mercredi 20 avril 2011

Plus le temps de rien, ma bonne dame.

Nous traversons actuellement une zone de fortes visites et outre de fait de nous donner le plaisir de recevoir la famille et les amis, elle me permet de justifier le très faible rendement qui est le mien actuellement.
Ma dernière note fut réalisée pendant la visite de Lacroix Bertoldo suite à notre rencontre avec un banc de dauphins qui poussa la gentillesse jusqu'à se laisser filmer.
Voici donc des résumés partiels, déformés et totalement subjectifs de ce qui se passa les jours qui suivirent (et pour corser le tout je ne vous les donne pas dans l'ordre) :
. Virgile et Anne-Claire nous ont rejoint le 31 Mars. Je suis allé les récupérer à San Sebastian pour leur montrer le bateau. Ce n'était pas prévu mais fut bienvenu puisqu'ils n'avaient pas compris qu'il fallait descendre du Benchijigua Express à San Sebastian pour prendre le Benchi Express jusqu'à Playa Santiago. Sans mon intervention, décisive comme à l'accoutumée, ils seraient repartis à Los Cristianos.
. Ludovic, malgré un acharnement digne d'un livre d'Hemingway avec un vieux et un cétacé et un équipement à la pointe de la technologie (serait-il un geek de la pêche ?) n'a malheureusement pas prélevé le moindre poisson dans l'Atlantique Nord. Je le remercie de ne pas avoir soutenu que c'était par conscience écologique.
. Virgile et Anne-Claire ont mis plusieurs jours à comprendre les subtilités du décalage horaire. Cela a occasionné un retard dont je ne croyais pas Virgile capable et des conversations surréalistes sur les retards des ferries qui étaient en fait à l'heure.
. Nous sommes retournés (à 11 cette fois-ci) à la rencontre des dauphins. Nous n'avons rencontré que du vent dans le pif et une mer aux courbes avantageuses. Virgile a essayé de faire vomir son épouse et a failli lui-même appâter les poissons (ce qui n'aurait pas déplu à un Ludovic inamovible aux côtés de sa canne à pêche).
. Nous avons fait par deux fois une rencontre fortuite avec une nouvelle race de randonneur dite "gars tout nu". C'est un type à poil avec des chaussures de randonnées et un sac à dos. Il est généralement allemand et souvent tout rouge. La première fois, j'ai discrètement pris une photo, malheureusement d'un peu loin pour vous permettre de vous repaitre de le vue de ces corps luisant d'un savant mélange de transpiration et d'écran solaire.
. Nous avons mangé comme des petits gorets, bien aidés en cela par les capacités culinaires de Ludovic et Stefania.
. Estelle est partie une semaine en France. Elle en a ramené la machine à coudre de sa grand-mère et mes parents. Nous n'avons pas encore utilisé la machine à coudre car le reste nous occupe beaucoup.
. Papa et maman se mettent à l'espagnol de façon résolue ce qui permet à papa d'aller seul chercher le pain et les croissants chaque matin. Il regarde aussi les émissions de football non doublées sur Teledeporte.
. Énervé par la visite de deux superbes appareils photographiques, j'ai décidé d'enfin acheter le mien. Après des recherches minutieuses, j'ai réservé et fait mettre de côté à Tenerife l'objet de mes rêves en demandant à Estelle d'aller récupérer le tout en rentrant de France. C'est munie des références précises qu'elle se présenta au magasin et pleine de fierté qu'elle me dit qu'elle avait, sur les conseils du vendeur, acheté un objectif différent de celui prévu. Elle était allé dans la deuxième boutique de l'enseigne et personne n'était au courant de la commande. Le vendeur lui a donc conseillé un autre objectif puisqu'il n'avait pas le mien en stock. Résultat des courses, nous sommes sept jours après l'arrivée d'Estelle (et celle de l'appareil photo) et je suis seul à la maison à attendre l'hypothétique livraison de l'objectif commandé.
. Célestine a décidé de marcher sur les traces (glorieuses) de sa sœur Sidonie puisqu'elle s'est faite attraper en train d'inscrire ses initiales au dos d'un siège du bus scolaire. Son explication fut toutefois limpide : les autres le faisaient aussi. Je la traite depuis de délinquante sévère, au grand dam de ses grand-parents mais pour la plus grande joie de Claude G. qui aimerait bien récupérer ma voix pour 2012 (entre nous il peut toujours espérer).
. Papa est devenu accroc à l'Araku ce qui me permet d'avoir un alibi pour mes fins de soirée.
. Nous sommes en pleine séance de Sciences du CNED. J'ai récupéré Sidonie avec Digestion et Respiration. Estelle et Célestine sont dans les MST ce qui a permit à mon épouse d'évoquer avec son ainée les concepts tels que les relations sexuelles sans but de reproduction et le préservatif. Ce soir, je vais vérifier qu'elle ne mette pas de whisky dans sa tisane.


C'est tout pour aujourd'hui.

Une bise à tous.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 30 mars 2011

Inviter des gens, oui, mais pas n'importe qui et ode au passé simple.

Bonjour à tous,

Un complément au court message d'hier pour ceux que cela pourrait intéresser.
Comme certains le savent déjà, nous avons la joie de recevoir à nouveau les trois LACROIX BERTOLDO président (Ludovic), trésorière générale (Stefania) et plus jeune membre (Agostino) du Steve Jobs International Fan Club de France.
Ils arrivèrent le 27 dans la soirée avec une demi tonne de bagages qui, outre les habituels vêtements, bouteilles de vin et autres cadeaux, comprenait du matériel de pêche digne des plus grands professionnels (une canne dans un étui cylindrique en dur de deux mètres de long, un énorme moulinet et une grosse douzaine de rapalas aux couleurs chatoyantes).
Devant une telle débauche de moyens, nous décidâmes de commencer sans tarder ce qui devait être une des plus fructueuses campagnes de pêche de l'histoire de l'océan Atlantique (restons modestes).
Nous sortîmes donc Cala Luna du port de San Sebastian de La Gomera dès le lendemain (en arrachant au passage la bouée fer à cheval de notre voisin bâbord et le support vendu avec). Navigation au moteur et sans problème jusqu'à Playa Santiago. Sur les recommandations d'Estelle, Ludovic avait mis à l'eau le poulpe dit "Abba", reconnaissable à ses couleurs seventies caractéristiques, mais celui-ci ne concrétisa aucun des nombreux espoirs mis en lui.
Arrivée triomphale à Playa Santiago où nous mouillâmes. Estelle, qui était revenue en voiture, nous rejoint au port et nous annonçât que nous pouvions accoster. Comme prévu, l'ancre était prise dans une amarre et je plongeais la libérer. Nous nous amarrâmes avec style et classe sans arracher la moindre bouée bien aidés en cela par l'absence de tout bateau dans un rayon de vingt mètres.
Le lendemain, juste après le chant du poulpe (il n'y a pas de coq dans le voisinage) nous partîmes en direction de Valle Gran Rey. Le plan consistait en une filature du bateau "Tina", spécialisé dans les excursions maritimes à la recherches de cétacés. Ludovic, suivant âprement son plan de bataille, avait sorti ses armes de destruction massive mais le sort s'acharnant, nul poisson ne vint nous faire l'honneur de morde à l'hameçon.
Le plan
Tina fonctionna à merveille et nous nous retrouvâmes au milieu d'un banc de dauphins.


Grisés par cette première victoire, nous décidâmes de partir en quête de globicéphales (globalicéphales en italien, selon Stefania) que nous trouvâmes et admirâmes.


Repus, des images plein la tête et les appareils photos, nous primes le chemin du retour.
Neptune était toutefois avec nous puisqu'il nous envoya un nouveau groupe de dauphins qui nous fit, à son tour, un incroyable cadeau.
A deux nœuds sous génois seul dans huit nœuds de vent (n'en déplaise à certains amateurs d'objets pointus habitant à Lunel) un groupe d'une dizaine de dauphins nous suivit pendant de longues minutes. Attirés par le bruit (et/ou l'odeur) du pied que Ludovic mettait dans l'eau, ils s'approchèrent à moins d'un mètre du tableau arrière.
C'est à ce moment que nous décidâmes de filmer la scène.
Le reste est maintenant sur Youtube.
Les images sont de l'appareil photo des LACROIX BERTOLDO. Depuis leur première venue, je n'utilise plus le mien car j'ai l'impression contempler des captures d'écran d'un épisode de Derrick.


D'autres aventures nous sont depuis arrivées mais j'ai conscience d'avoir déjà abusé de votre temps.

Une bise à tous et toutes.

Les MEJEAN PAOLI

mardi 29 mars 2011

Tâche N°765465 : filmer des dauphins

Bonjour à tous et toutes,

Un message rapide pour vous inviter à aller regarder le film que nous avons réalisé ce matin au large de Valle Gran Rey.

http://www.youtube.com/watch?v=rO0M7WvRMjs

C'était la deuxième fois de la matinée que nous rencontrions des dauphins et nous avons aussi vu des globicéphales.

A très bientôt j'espère.

Les MEJEAN PAOLI (avec les LACROIX BERTOLDO)

mardi 22 mars 2011

Eloge funèbre

Hier, lors de mon voyage retour vers notre îlot perdu dans l'Atlantique Nord, j'ai regardé un excellent film que je vous recommande : Get low. C'est l'histoire d'un homme qui charge une entreprise de pompes funèbres d'organiser une réception de funérailles de son vivant
Prémonition ?, coïncidence ?, je ne sais pas mais hier soir, vers 22h00, nous avons eu un appel téléphonique de la maman d'Estelle nous demandant de téléphoner à Marie-Odile car Vulcain avait un grave problème de santé. C'était en fait un retournement de l'estomac.
Cette nuit, le vétérinaire a essayé, en vain, de résoudre le problème et lors de la conversation téléphonique qu'Estelle a eu avec lui ce matin, il a été décidé d'euthanasier Vulcain afin de lui éviter de longues, pénibles et à priori inutiles souffrances.
A l'heure actuelle, il est certainement aller rejoindre le paradis des chiens où la nourriture est abondante, les contraceptifs canins absents et l'horizon à explorer infini.
Comme il est de tradition, je vais donc vous rappeler qui était Vulcain de son vrai nom Very Blue Des Chaumes D'Antan :
  • Il était le petit fils (par sa mère) de Djumbo Du Pré Des Chaumes, chien le plus titré du monde ce qui d'ailleurs lui permettait de se la taper dans les cocktails mondains.
  • Il était né le 21 Mai 2004 et avait donc presque 7 ans. Il était dans la famille depuis le 05 Aout 2004.
  • C'était un chien de garde de renommée mondiale. Sa taille et son poids permettaient de masquer son manque absolu de courage et d'agressivité. Il ne protégeait la maison que des cambrioleurs qui venaient avec un chien (sinon il leur faisait la fête).
  • L'intégralité de sa dangerosité résidait dans sa queue qui, du fait de sa taille et de l'entrain qu'il mettait à l'agiter, occasionnait chez les gens à proximité des douleurs non négligeables. Ses 80 kilos ont par ailleurs fait tomber plusieurs personnes qu'il collait de trop près pour avoir des caresses.
  • Il avait peur du vent et des avions et détestait des efforts violents et/ou prolongés.
  • Il pouvait gober un steak de 250 grammes ce qui m'a dissuadé de lui en offrir trop souvent.
  • Son manque absolu de flair nous obligeait à lui montrer la nourriture jetée à 15 cm de ses pattes avant.
  • Vulcain a eu une crise d'adolescence qui fut stoppée net par l'achat d'un collier anti-fugue.
  • Il a mangé un nombre non négligeable de matelas anti-escarres type 1 et 2.
  • Après avoir mué, il s'est aperçu qu'il avait une voix grave et a décidé d'aboyer chaque fois qu'une voiture, un tracteur ou un promeneur passait à l'arrière de la maison.
  • Il montait sur le canapé dès notre départ de la maison et ne le quittait qu'à notre retour. Sa vitesse de déplacement trop faible et les kilos de poils sur le canapé le trahissaient à chaque fois.
C'était mon premier chien et il va me manquer.

samedi 19 mars 2011

Rhaaaa lovely

Bonjour à tous et toutes,

C'est le cœur léger et les bouts de doigts martyrisés que je me présente à vous aujourd'hui.
Nous sommes Samedi, avant veille de Lundi, date à laquelle je vais retourner vers les rivages ensoleillés de La Gomera. Comme ces mêmes rivages ensoleillés sont habités par de riants hispaniques mais surtout par Estelle et les enfants, je suis plus que content d'entreprendre le voyage. Cet enthousiasme est tel qu'il n'est même pas atténué par la perspective de faire Nîmes Girona en bus Eurolines avec des gens qui n'ont parfois pas le contrôle de leurs gaz intestinaux.
C'en est donc fini de ma semaine de garde à la pharmacie. Tout s'est bien passé et les gardois ont eu le plus souvent la courtoisie de me laisser dormir plusieurs heures chaque nuit. La prochaine garde est au mois d'Août, j'ai le temps de reprendre des forces d'ici là.
Les doigts martyrisés c'est parce que j'ai aidé papi Roland à installer des canisses à la place des cyprès morts du bout du terrain. Travailler en pharmacie c'est bien mais cela ne prépare pas beaucoup les mains aux travaux d'extérieur.

Sinon :
  • La carnaval de Playa Santiago s'est très bien passé et les enfants se sont régalé. Nous avons fait une collection de bouteilles de Dorada (une gamme spéciale avait été créée pour l'occasion).
  • La visite de mamie Danièle & Co s'est bien passée. Le temps n'était pas parfait et certaines personnes ont souffert du froid ce qui m'a plongé dans un abîme de perplexité.
  • Les prochaines visites sont les Lacroix Bertoldo puis les Mejean Vaucher puis les Mejean Jacquemet.
  • J'ai ressorti ma moto et ai procédé au remplacement des batteries et à un nettoyage complet. Profitant d'un rayon de soleil après des jours de pluie, je suis monté en Ardèche avec elle ce matin. Temps superbe, routes viroleuses, et deux Termignoni qui grondent sous la selle. Une sorte de nirvana terrestre. Le garage de papi Roland a donc l'ensemble de la collection de véhicules deux roues motorisés de Marin : Une Ducati 900 MHe noire et un Honda Dax 70 orange. S'il fait beau demain, je vous fais des photos.
  • J'ai mangé avec Olivier C. dit "La crouzette" que je n'avais pas vu depuis l'été 2009. C'est sympa de voir que le temps passe mais que rien ne change (en tout cas ni lui ni moi).
  • J'ai aussi eu la visite d'Olivier B. et de Clément M. dans ma retraite pharmaceutique. Deux excellentes soirées.
  • Je me suis mis à Drupal et je sais maintenant qu'une grande partie de mon temps libre va être absorbée par ce machin chronophage.
  • Demain, je vais voir la 403 qui est en restauration depuis deux ans. Il parait qu'elle est très belle.
  • J'ai acheté une nouvelle batterie pour la Copen mais elle n'est pas aux bonnes dimensions. Mike, mon Saint Bernard tresquois doit aller la changer (encore merci).
Bon, mamie Odile veut aller faire le tour de Saint Pierre en marchant. Je trouve ça un peu nul de partir marcher en fin de journée mais bon, il ne faut pas contrarier les personnes âgées.

Bises.

Les MEJEAN PAOLI

jeudi 3 mars 2011

Nos allemands à nous.

La Gomera était à l'origine peuplée par les guanches.

Vinrent ensuite les espagnols.

Depuis quelques décennies, ce sont les allemands qui représentent le plus grand flux migratoire. Ils sont généralement âgés ou hippies et parfois les deux.

Par exemple, cet après-midi, en allant acheter de la crème fraiche au Spar (oui, ma vie est aussi trépidante que cela), j'ai rencontré un ami d'Angela Merkel avec une barbe qui aurait rendu verts de jalousie les troubadours de chez ZZ TOP.
Ce qui a attiré mon attention c'est quand il est rentré dans sa voiture immatriculée chez nos amis d'en haut à droite. C'est vrai qu'il y en a peu par chez nous car le berceau de Goethe, c'est quand même un peu loin. Mais là où j'ai vraiment tiqué, c'est que son véhicule, à ce gentil teuton cool, c'était une Porsche Panamera Turbo flambant neuve (ou alors bien lavée).

A vue de nez, elle valait autant que la moitié du parc automobile de Playa Santiago.

A bientôt.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 2 mars 2011

Une journée pas comme les autres

Tout avait pourtant commencé de façon totalement habituelle. Lever 07h00, petit déjeuner, préparation et départ pour le bus.
Célestine qui n'a pas pris de veste ce matin encore (ça ne fait pas assez jeune femme à son goût) récupère dans le bus celle qu'elle y a oublié quelques jours auparavant. Je savoure à cet instant la chance d'habiter dans un endroit où le bus est toujours le même avec à l'intérieur une dame qui récupère inlassablement les objets que mes enfants y déposent.

Tout bascule lorsqu'en rentrant à l'appartement, Estelle m'apprend que Cala Luna est arrivé à San Sebastian. Le monsieur qui le convoie devait nous prévenir un peu avant son arrivée mais il n'a pas réussi à nous joindre. Je vais tout de même faire un peu de sport afin de parfaire ce corps d'athlète que le monde m'envie.

Nous partons vers 10h45 et arrivons à la marina à 11h15. Nous retrouvons Gérard B. et Michel M.
Gérard B. est un ami du papa d'Olivier Bompart qui a gentillement accepté de convoyer le bateau de Port Camargue à San Sebastian de La Gomera. Il était accompagné d'un monsieur que je ne connaissais pas : Michel M.
On discute du voyage qui s'est à priori bien passé.
J'apprends à cette occasion que Cala Luna a fait des pointes à 10 nœuds. Quand je pense que certains rebouteux de Lunel traitent ce magnifique objet tout entier dédié à la vitesse de saucisse flottante, c'est vraiment faire preuve d'une incroyable mauvaise foi.
Ils nous racontent aussi qu'ils ont pris un thon de 50kg dans le détroit de Gibraltar. Ils ont des photos comme preuves (toujours utile) et surtout ils ont mis des filets dudit thon dans du gros sel et nous proposent de tester la préparation. J'adore le thon et une fois la boite ouverte, l'odeur n'a rien de désagréable. Je goute donc et trouve cela trop salé mais très bon. Si j'ai de la chance, ils n'auront pas tout mangé avant leur départ et je récupèrerai la fin et la ferai dessaler dans de l'eau douce.

Comme je m'étais engagé à offrir les billets d'avion, je prends les coordonnées des deux navigateurs. La carte d'identité de Michel M. attire mon attention et je bascule définitivement dans la quatrième dimension.
Michel M. est né à Saint-Galmier. Les plus observateurs d'entre vous savent que cette cité plutôt fleurie possède en son sein la source Badoit. Certains aussi savent qu'elle se trouve dans le département de la Loire et certains autres (ceux qui ont un patrimoine génétique en commun avec les enfants et moi) savent qu'elle est surtout juste à côté de Chamboeuf, mondialement connu comme étant le village de naissance (et d'enfance) de mamie Odile. On peut même ajouter, sans grand risque d'erreur, que c'est sur ses verdoyantes terres que je fut conçu il y a de cela 38 ans.
Vous avouerez sans peine que la probabilité qu'une telle rencontre ait lieu était équivalente à celle que deux personnes de plus de 90 ans, en vacances en Tunisie cette fin d'année, investissent dans l'immobilier pour préparer leur avenir.

Peu importe, tout est semble-t-il possible en cette terre.
Encore abasourdi par cette coïncidence, je discute avec ledit Michel M. qui en fait, non content d'avoir vécu en un endroit cher à mon cœur (j'allais régulièrement remplir des bouteilles à la source Badoit) s'est en effet révélé parfaitement connaitre ma famille maternelle. Il m'a même confié que mon oncle Jean-Pierre lui avait plusieurs fois prêté sa mobylette pour qu'il puisse aller conter fleurette à celle qui est devenue son épouse. Cerise sur le gâteau (cherry on the cake pour Olivier B.) : mon oncle Jean-Pierre était à la Gomera avec son frère Michel et ses sœurs Odile et Marie-Françoise entre le 31.12.2010 et le 06.01.2011 et Cécile, la deuxième fille dudit Jean-Pierre vient cet été avec sa famille.

Récapitulons :

Odile J. rencontre Roland M. Ils ont (entre autres) Jérôme M. qui rencontre Estelle P. à la fac de Montpellier ainsi qu'Olivier B par l'intermédiaire de Ludovic L.. Jérôme M. et Estelle P. se marient et font des enfants. Estelle MP., suite au décès de son papa, Jean P., hérite du bateau qu'il avait acheté avec son épouse Danièle PV.. Comme elle vit à La Gomera avec sa famille, Estelle MP. demande à Gérard B. ami de Alain B., lui-même père du précité Olivier B., de convoyer le bateau. Pour que la boucle soit bouclée, il faut savoir que Michel M. a quitté Saint-Galmier il y a quelques années pour s'installer dans le Sud de la France, non loin de chez Gérard B. avec lequel il a sympathisé et avec lequel il vient de faire un convoyage. Pour parfaire le labyrinthe, il faut savoir qu'Estelle avait d'abord, sur les recommandations d'Olivier B., demandé à Claude V. de faire le convoyage mais celui-ci n'était pas disponible et avait recommandé Gérard B.. Gérard B. devait lui d'abord partir avec Philippe C. qui, ayant décliné, a été remplacé par Michel M..

Je vais essayer de vendre cette histoire à un studio hollywoodien et j'ai d'abord pensé à Brad Pitt pour jouer mon rôle (la ressemblance est troublante) mais il est trop petit. Sim étant trop petit et mort, je vais organiser un casting.

Pour finir, Marin et Célestine sont arrivés de l'école avec leurs déguisements de carnaval.

C'est tout pour aujourd'hui.

Bises.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 23 février 2011

The L day.


Bonjour à tous et toutes,

Jusqu'à aujourd'hui, le 23 Février ne signifiait pour vous que la date anniversaire de l'annonce, par des scientifiques écossais, du premier clonage d'un mammifère, en l'occurrence Dolly (clonage réalisé le 05Juillet 1996).
Toutefois le 23 Février est d'abord et avant tout (et ce depuis le 23 Février 1996), la date anniversaire du début de la relation amoureuse, d'abord totalement officieuse, que j'entretiens avec la dénommée Estelle PAOLI.
Cela fait donc 15 ans, soit 5 479 jour ou 131 496 heures ou 7 889 760 minutes ou 473 385 600 secondes que nous sommes ensemble et comble de chance, cela semble fonctionner. Cela me rappelle que j'utilisais beaucoup la fonction compte à rebours du site de l'horloge parlante pour mettre la pression sur notre architecte et les divers artisans lors de la rénovation de la maison (ex : il vous reste 2 jours, soit 24 heures ou 1440 minutes ou 86400 secondes avant la prochaine réunion de chantier pour laquelle vous vous êtes engagés à livrer les toilettes du bas.).
Imaginer ceux que nous étions il y a de cela si longtemps nous plonge dans de vastes étendues pleines de nostalgie et d'incrédulité.


Pour fêter dignement cet évènement de portée il est vrai plus que locale, nous avons mis au point un programme des plus chargés :

. 08h30 à 09h05 : Footing avec Estelle.
. 09h05 à 09h30 : Première ascension en solo jusqu'à l'entrée de Pueblo Don Thomas (seuls Papa et Michel savent la portée de cet exploit).
. 09h30 à 11h00 : Récupération, ménage, mise en beauté (rasage avec mon cadeau de Noël, bain et sent-bon de fête en ce qui me concerne).
. 11h00 11h45 : Playa Santiago - Valle Gran Rey où nous achetons du pain à la super boulangerie allemande et du Sterimar pour Célestine et Paola qui produisent de la morve (verte) en quantité industrielle depuis deux semaines.
. 11h45 à 14h00 : repas au restaurant "Mirador César Manrique" : vue extraordinaire et excellente nourriture.
. 14h00 à 15h00 : retour à Playa Santiago.


Le reste du programme :

. Devoirs et CNED avec les enfants.
. Sieste pour Marin.
. Apéritif avec des bretzels artisanaux de la boulangerie allemande.
. Dîner avec des pizzas livrées par Don Tomate.
. Coucher des enfants.
. Foie gras et champagne importés de France.

Sinon, dans la veine jour spécial :

. Il faisait gris en arrivant au restaurant et soleil pendant le repas.
. J'ai vu ma première Porsche 911 gomérienne en attendant Estelle à la sortie du restaurant.
. Tout va trop bien.

Une bise à tous.

Les MEJEAN PAOLI

samedi 19 février 2011

Le dieu de la coiffure


Lorsqu'on est parent, on n'a de cesse de chercher le meilleur pour nos enfants.
C'est une quête perpétuelle qui mobilise une telle énergie qu'il ne nous est plus possible de travailler (je sais l'alibi peut sembler faible mais je veux y croire).
Elle touche tous les aspects de la vie, des plus futiles (l'éducation, la santé, l'alimentation, le bien-être) aux plus essentiels (l'aspect).
Une des raisons (si ce n'est LA raison) pour lesquelles nous nous sommes installés ici est qu'un des coiffeurs du village est sans aucun doute le meilleur du monde. Cette affirmation vous paraitra quelque peu péremptoire jusqu'à ce que vous connaissiez son prénom : Jesus (cqfd) le Messie de la permanente, le Christ du brushing.

Sidonie y est allé ce matin et elle est ravie du résultat (cf la photo).

Célestine a pris rendez vous pour Samedi prochain à la même heure.

Je profite de l'occasion pour faire une petit mise au point. J'ai oui dire que certaines personnes de mon lectorat avaient remarqué que, faisant fi de l'orthodoxie orthographique la plus élémentaire, je mettais une majuscule aux jours de la semaine. C'est vrai mais il est aussi vrai que je suis un rebelle (je vous signale que, pour le plus grand malheur de mon épouse, je suis doublement tatoué) et la bienséance syntaxique est pour moi ce qu'un nuage est pour l'aigle royal : tout sauf un obstacle. Pour clore cette parenthèse, Célestine était très contente du cadeau de Marie qui lui a fait très plaisir.

Ceci étant dit quelques nouvelles :
. Nous avons récupéré Estelle en pleine forme. Nous remercions tous ceux qui se sont occupé d'elle durant son séjour français.
. Elle avait plein de trucs dans ses bagages dont des jeux pour les consoles des enfants (en provenance directe de l'importateur français de Nintendo et Vtech : Romegier International Trades). Les problèmes que nous éprouvions avant pour communiquer avec eux ne se sont pas du tout améliorés.
. Comme c'est la tradition, nous sommes allé manger à La Cuevita et c'était très bon (Madregal pour moi et Pargo pour Estelle).
. Paola était tellement contente des bottes pour son déguisement du carnaval qu'elle les a gardées toute l'après-midi et nous ne nous sommes aperçu qu'elle n'avait pas mis de chaussettes que vers 19h45 sur le chemin du restaurant. Elle nous a affirmé qu'elle était "confort" à l'intérieur. Je vous rassure, nous avons mangé en terrasse.
. Cela fait 19 jours que je vérifie quotidiennement le temps et cela fait 19 jours consécutifs que nous avons du soleil.
. Nous venons de coucher Marin et il râle qu'il en a marre des siestes. Dans une heure et demi, il va râler lorsque nous allons le réveiller.
. Cala Luna est bien parti de Port Camargue. On attend maintenant avec impatience son arrivée à San Sebastian.
. Grâce à l'aimable concours des pharmaciens de Bagnols sur Cèze et Pont-Saint-Esprit, mon séjour français du mois de Mars va s'allonger de trois jours. Il va aussi me permettre de réaliser un marathon de 168 heures d'officine non stop. Je suis en train de négocier avec Estelle le montant des 133 heures supplémentaires. Elle m'a vaguement parlé d'une Ducati mais je n'ai pas encore dit oui (une 1198R Corse à la limite, pourquoi pas).

Je crois que c'est tout.

Une bise à tous.

Les MEJEAN PAOLI

dimanche 13 février 2011

Le monde perdu


Estelle est partie depuis maintenant deux jours et pour le moment, tout se passe extremement bien. Les enfants sont gentils et l'intendance, il est vrai aidée par le fait que nous n'avons jusqu'à présent mangé que des plats préparés à l'avance ou très facile à cuisiner, est réduite au ménage et à la lessive.
Je me suis toutefois fait la réflexion que l'enfance est un monde tout à fait spécial qui surpasse allègrement tous les parcs d'attraction y compris Disneyworld ou même Aéro City Park. Hier soir, les enfants se sont couchés tard et ils sont donc allé se laver les dents dès la sortie de table. Je me suis alors aperçu qu'ils quittaient une salle à manger garnie des restes de repas et une cuisine en vrac pour les retrouver, 11 heures de sommeil plus tard, (relativement) propres et rangées. Et le concept marche pour la nourriture qui se prépare seule seule, les vêtements qui s'autonettoient et l'argent qu'il suffit d'aller chercher à la banque (en plus, maintenant, il y en a partout des banques).
Ce n'est pas que cela me pèse (je n'ai que cela à faire), c'est juste que lorsque nous sommes enfants, ces petits miracles quotidiens nous apparaissent comme une évidence qu'ils ne sont pourtant pas.

Sinon à part ça :
. Nous sommes allé visiter l'église de Santiago Apostol qui était fermée. Célestine a expliqué à ses frères et sœurs que c'était une église romane.
. Dans la série auto-congratulations, Paola est en train d'apprendre "Cher frère blanc" de Léopold Sedar Senghor.
. Marin qui en a marre d'être le seul à ne pas travailler, vient de commencer son cahier d'exercices de l'année dernière. Je garde cette information au chaud pour le temps béni de l'adolescence où, à n'en pas douter, cette soif de travail et de connaissance ne sera plus qu'un lointain souvenir.
. Marin, toujours lui, est devenu le plus grand freineur (sur petit vélo à roulettes) de l'histoire. il est tellement peureux qu'il freine sur le plat.
. Demain c'est la Saint Valentin et Sidonie nous dit confessé qu'elle ne pouvait rien offrir à son amoureux car il habite à Connaux. Ma fille est un modèle de fidélité puisqu'elle n'a pas vu Baptiste depuis Juin 2009.
. Marin a toujours du mal avec la prononciation du "R" en espagnol. Il oscille entre le "L" et le "R" français surexprimé. Ceci explique que ce matin il fait un dessin de Saint Valentin pour Barbala (en fait Barbara) et il est aussi en classe avec une certaine Bloute (en fait Ruth).
. Sidonie est sur des charbons ardents car Lundi, la cousine de Uma, entre à l'école. D'après ce qu'elle sait, elle arrive de Mauritanie et a vécu en France. Elle ne parle pas espagnol mais est sensée être (un peu) francophone.
. J'ai fini le premier pot de confiture d'orange préparée par Estelle la semaine dernière.
. Nous avons prévu un pique-nique aujourd'hui. En fonction du temps, pour le moment assez incertain, il aura lieu :
. A l'ermita d'Alajero
. A la piscine
. Sur la terrasse
. Dans la salle à manger.

Excellente journée à tous et toutes.

Les MEJEAN PAOLI

vendredi 11 février 2011

Plein de photos


Des gens nous ayant reproché de ne pas mettre des photos sur le blog, j'ai créé un album Picasa pour combler ce manque, o combien inexcusable.

C'est là

mercredi 9 février 2011

La Gomera, c'est tout petit.


Lundi, en rentrant de notre balade à Valle Gran Rey, nous avons pris en stop deux jeunes allemands qui voulaient faire des provisions à Arure avant d'aller faire des randonnées dans le parc national du Garajonay.
Aujourd'hui, en rentrant de San Sebastian, nous avons pris en stop deux jeunes allemands qui voulaient aller randonner jusqu'à El Cabrito.
Le côté "rigolo" de ces deux faits pourtant fort communs est que ce sont les même allemands que nous avons transporté les deux fois.
Je dois vous avouer que je n'étais pas tranquille car à chaque fois nous avions des provisions dans la voiture et vous n'êtes pas sans savoir que j'aime beaucoup utiliser les expressions suivantes :
. "Je mange ou je bois ...., c'est toujours ça que les allemands n'auront pas"
. "Gardons ...., au cas où les allemands rattaquent".
C'est ma façon à moi de contribuer au racisme ambiant et ce à moindre frais. Et puis mon grand-père maternel a quand même été prisonnier de guerre chez nos amis d'outre Rhin, cela a dû laisser des traces.

Sinon à part ça :
. Nous avons acheté quatre plants de salade verte, deux de piments rouges et un d'oignon. Je les ai planté en arrivant et depuis il pleut.
. J'ai envoyé un mail vengeur à notre propriétaire qui refuse de racheter un aspirateur après le décès plus que prématuré de l'immonde merdouille chinoise qui nous servait à aspirer les kilos de cheveux que ma femme et mes filles perdent quotidiennement. Je voudrai à l'occasion dire à ma mère la chance qu'elle a eu de ne faire que des garçons.
. Ce matin, nous avons été gratifiés d'un lever de soleil absolument fabuleux. Marin a dit que c'était du yaourt à la fraise. La photo ne rend pas grâce au sujet, mais elle donne une vague idée du spectacle.
. Notre Wii fait un bruit bizarre et l'alimentation est morte. Nous en avons commandé une (l'alimentation) chez notre réparateur de San Sebastian.
. Estelle part Vendredi matin et nous avons appris qu'un des moteurs du Benchi Express était mort aujourd'hui. Nous espérons qu'il y aura un bus de remplacement. d'après un site du coin se serait sa sortie en cale sèche annuelle et Estelle aurait donc mal compris ... affaire à suivre.
. Estelle, qui est un peu prout-prout, a décidé qu'elle allait dorénavant éviter les bus Eurolines. Elle va de ce fait faire les aller-retour en voiture de location Europcar. Faites donc attention les 11 et 18 Fé
vrier sur les tronçons d'autoroute entre Girone et Nîmes.
. Nous sommes en pleine deuxième saison de "Dr House" et cette nuit j'ai rêvé que j'avais le peste noire.
. Célestine sait faire des grenouilles en papier.

A bientôt.

PS : ça y est, le soleil est revenu.

lundi 7 février 2011

Laguna Grande et Valle Gran Rey


Hier, nous sommés allés pique-niquer à Laguna Grande. C'est une grande clairière dans le parc du Garajonay avec des jeux pour enfants (dont une tyrolienne que les nôtres ont squattée pendant des heures), des endroits pour manger (avec des tables, des bancs, des barbecues de compétition et même des fours à pain ou à pizza selon les goûts le tout avec du bois à disposition) et des vestiges archéologiques.


Comme vous pouvez le constater, Marin aime bien faire des clins d'oeil sur les photos.
Il faisait un temps magnifique et on a fait la sieste dans l'herbe pendant que les enfants hurlaient à bonne distance.


Aujourd'hui nous sommes allés (sans les enfants cette fois) nous promener à Valle Gran Rey jusqu'à une petite cascade. C'est assez rare ici où tous les cours d'eau sont à sec 360 jours par an. Comme nous avons remonté le cours d'eau. Estelle en a profité pour bien vérifier (c'est une scientifique) que ses nouvelles chaussures de randonnée ne sont pas étanches. Les allégations du site internet de Décathlon sont donc totalement véridiques : elles ne sont pas du tout étanches.


Nous nous sommes arrêté en chemin à la "Tienda del vino" de Arure. Nous y avons fait des emplettes car mamie Danièle, à qui Estelle doit son goût immodéré pour les boissons alcoolisées, arrive le 07 Mars.
Nous avons acheté, pour tester, six vins blancs de La Gomera (la culture viticole n'est ici pas très développée et les rouges autochtones que nous avons gouté nous ont laissé de cuisants souvenirs) :
. Un Cumbres de Garajonay fermentado en barrica (Vallehermoso).
. Un Cumbres de Garajonay (Vallehermoso).
. Un Cinco Varas (Vallehermoso).
. Un Asocado (Vallehermoso).
. Un Portillo de Mona (Valle Gran Rey).
. Un Acevinon (Hermigua).
Vous remarquerez qu'aucun ne vient de Playa Santiago car dans le quartier, nous sommes en monoculture : les cailloux.
Nous avons aussi acheté une bouteille de Roque Cano "Mistela" qui est une sorte de vin à l'orange (il y a aussi de la cannelle et de l'anis).
Nous vous communiquerons les résultats des tests ultérieurement.

samedi 5 février 2011

Pour Jackie

Estelle avait pris rendez vous chez le coiffeur pour Marin mais c'était Mardi à 16h30 et le Mardi à 16h30, notre cadet rentre juste de sept heures d'école et une heure de judo.
J'ai donc dû prendre mes responsabilités

Et hop !

jeudi 3 février 2011

2011 : année de la génétique.

Bonjour à tous et toutes,

Passons d'abord le difficile obstacle du mea (maxima) culpa pour ce silence digne d'un internaute égyptien coupé de son lectorat par un dictateur peu éclairé. N'ayant pas d'excuse hors une nonchalance intergalactiquement connue, je vais me borner à vous souhaiter une très heureuse nouvelle année 2011. Qu'elle vous apporte la santé, l'amour et le bonheur (ou que vous les gardiez).

Comme le titre de cette note l'indique, cette année sera scientifique et aujourd'hui c'est génétique.

Vous savez, j'ai implanté un laboratoire de toutologie (détaché du CNRS) à Playa Santiago et ce matin nous avons fait une découverte majeure : les spécificités du gêne dit du "plutôt mourir que de laisser gagner un autre à un jeu même si mon adversaire est beaucoup plus petit que moi et que ledit jeu est ridicule" plus connu sous l'appelation "gêne de tonton Pete".
Déroulement de l'expérience :
Marin est le plus long à manger son petit déjeuner et nous devons alterner les menaces de mort et les vibrants encouragements pour ne pas louper le bus du matin. Aujourd'hui, seuls Sidonie et Marin restent à tables (nos deux autres filles ne mangent pas, elles gobent les aliments) et Marin a fini sa tartine et ses céréales. Estelle et moi sentons que nous pouvons atteindre notre Graal matutinal et sentons une décharge d'adrénaline galoper dans nos veines. C'est à ce moment qu'Estelle déclenche le processus avec la phrase suivante : "Vas-y Marin, bois vite, tu peux gagner Sidonie !". Ladite Sidonie est en train de finir ses céréales Nesquik. Le reste est décrit à vitesse réduite pour vous permettre de suivre. Sidonie gobe les dernières céréales puis nous gratifie d'un cul-sec de ses 250ml de lait chocolaté en moins de 10 secondes et sans respirer. Elle repose ensuite le bol sur la table en regardant Marin avec un petit sourire et s'en va.
Ce gêne fut découvert par Odile MEJEAN (laboratoire de toutologie du Bosquet) en 1986 lorsque tonton Pete (9 ans à l'époque) refusait de laisser gagner tonton Virgile (3 ans à l'époque) quelque soit le jeu.
En faisant comme avec les drosophiles on peut dire :
. Le gêne touche les deux sexes.
. Il est récessif (je ne suis pas atteint) .

Sinon en vrac et en oubliant plein de trucs :

. On est rentré en France pour Noël et c'était très bien. On est allé au Grau du Roi, à Connaux, à Pont de Labeaume, à Saint Etienne de Fontbellon, à Langlade et à Val Thorens.
. J'ai travaillé un tout petit peu à la pharmacie.
. J'ai fait mon trajet Tresques - Playa Santiago en voiture puis voiture dans ferry (2000km de route puis deux jours de mer) et tout s'est très bien passé. Nous sommes maintenant la seule voiture immatriculée en France à rouler sur les routes de La Gomera.
. Nous avons eu la visite de Jackie pendant 10 jours en Janvier ce qui a ravi les enfants et le marchand de bonbons de la place du village. Nous avons découvert à cette occasion que nous avions un fer à repasser et une planche à repasser. Comme je suis le préposé au repassage, ils sont tous les deux retournés dans leur placard.
. Notre carnet de bal se remplit puisque nous avons de la visite en Mars, en Avril et en Mai.
. Un groupe du troisième âge est venu passer une semaine du 30 Décembre au 06 Janvier. Nous n'étions pas là mais tout s'est semble-t-il bien passé. La voisine nous a dit qu'ils avaient passé leur temps nus. Nous espérons qu'elle voulait dire torse nu.
. Sidonie a eu 9 ans, Célestine 10 ans, Clément 23 ans, Papi Roland 63 ans, Martine (biip) ans : très bons anniversaires à eux.
. Nous avons à nouveau gravi l'Escrinet Papa et moi et cette fois-ci Virgile et Clément nous ont accompagné. Pierre-François s'est lamentablement défilé. Cet été nous avons programmé La Chavade (enfin les 10 derniers kilomètres).
. Clément vient de déménager à 10 mètres de chez Margot mais il nous a clairement expliqué que son choix n'était motivé que par des considérations économiques et pratiques. On a beaucoup ri (c'est vrai qu'il a beaucoup d'humour ce jeune).
. Notre aspirateur est mort et on essaye de motiver notre propriétaire pour qu'il le remplace mais j'ai l'impression qu'il a du sang ardéchois dans les veine (et pourtant il est anglais ce qui tendrait à démontrer que ma théorie selon laquelle les ardéchois ont conquis le monde est bien exacte).
. Le bateau est sensé arriver à la fin du mois. Il n'y a pas de place à Playa Santiago et je vais avoir le plaisir de donner beaucoup d'argent à la marina de San Sebastian.
. Cette semaine un radeau et un canot ont respectivement quitté Valle Gran Rey et San Sebastian pour traverser l'Atlantique.
. Sidonie a été sélectionnée pour aller faire du judo à Tenerife une fois par mois. Je vis depuis dans la peur de devoir me taper des déplacements (ici tout est loin même si c'est près et en plus parfois c'est loin) pour aller passer des heures à regarder des adolescents se rouler sur des tatamis. Il nous faut aussi jongler avec la dépression nerveuse de Célestine qui n'a pas été sélectionnée (il faut dire que le banane greffée depuis sur le visage de Sidonie ne l'aide pas).
. Une amie de Célestine lui a offert pour son anniversaire un teeshirt avec une tête de lapin et la mention "Playboy". Puisque je lui ai dit que je préfèrerais qu'elle évite de le porter hors de la maison, il a fallu que je lui explique le concept de playmate : un très grand moment dans ma vie.
. Sidonie a eu un appareil photo GoPro HD pour son anniversaire. Il fait des filmes en HD mais je ne sais pas les lire. En attendant on filme et on fait des photos.
. Hier je suis allé aider mon voisin à déménager. Comme il est allemand et que les deux amis venus l'aider le sont aussi, j'ai bu trois bières en me disant que j'aurai dû mieux travailler ma deuxième langue étrangère au collège et au lycée.
. Tout le monde a été malade depuis notre retour de France. Les plus durement touchés furent Paola et Marin à qui nous avons diagnostiqué la grippe. Estelle a pu donner libre cours à son addiction numéro un : prendre la température. Je dois dire que je suis responsable car j'ai acheté un thermomètre électronique auriculaire il y a de cela quelques années. Il va sans dire qu'un modèle rectal au mercure agirait comme une bonne cure de désintoxication car je doute que les enfants seraient aussi dociles. Quoi qu'il en soit tout va mieux. Je note pour l'histoire qu'Estelle a suspecté, pour Paola, une méningite ET une kératite herpétique (non, je ne me moque pas).
. Estelle, toujours elle, se bat avec l'énergie du désespoir contre les poux que nous avons récupéré au Costa Rica il y a de cela un an.
. Marin va à la cantine de l'école depuis la rentrée de Janvier et tout semble bien se passer. Il nous assure qu'il mange bien sa soupe et nous avons décidé de le croire. Nous sommes donc sans enfants du Lundi au Vendredi de 08h00 à 15h20 ce qui nous laisse plein de temps pour ne rien faire.

Je crois que c'est tout pour aujourd'hui.

A dans trois mois (mais non, je lole).

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 17 novembre 2010

Bonjour les gens ("les gens" se dit d'ailleurs "la gente" chez nos voisins ibériques et c'est au singulier ce qui m'a valu de passer pour un vil analphabète de nombreuses fois),

Je suis donc en France depuis Jeudi dernier pour un stage en entreprise et en milieu froid. Tout se passe bien mais je suis plus que content que ma période croissançogène (néologisme bienvenu en période de crise) se termine demain.
J'ai heureusement farci mon séjour de nombreuses sorties qui m'ont permis de quitter mon bocal pharmaceutique :
. Jeudi soir et Vendredi matin à Nîmes (j'ai acheté plein de trucs pour aider notre PIB).
. De Samedi midi à Dimanche soir en Ardèche. Nous avions la visite de mes oncles Jean-Marc et Michel et ce fut l'occasion d'un magnifique lâcher de grandes bouches. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés papa, Michel et moi à gravir les pentes escarpées de l'Escrinet par un Dimanche matin froid, venteux et pluvieux (l'équipe médico-technico-journalistique était composée de Clément et Jean-Marc). A part cela nous avons bien bu et mangé.
. Dimanche soir chez les Bompart avec des conversations de haute teneur philosophique et un film d'art et d'essai (2012) immédiatement suivi d'un débat "Imaginez l'aménagement intérieur du vaisseau français en cas d'apocalypse sous la présidence de Nicolas S. : pour ou contre le revêtement intérieur intégral en moquette rouge".
. Lundi midi, repas chez Mike et Marie-Odile. Malgré l'achat d'un chargeur hyperintelligent, il n'a pas été possible de ramener à la vie les batteries de ma 900 MHe. Nous l'avons démarrée avec des câbles mais la cause est entendue, Jésus n'aura pas d'équivalent à Connaux. Par contre, ces quelques centaines de mètres effectuées au guidon d'une moto ont achevé de me convaincre qu'il faut vraiment que j'investisse dans un nouveau véhicule à deux roues.
. Mardi soir, retour chez les Bompart pour une soirée gâchée par un choix cinématographique désastreux de la part du maître de maison. Nous avons toutefois assisté au premier dépannage informatique entre la France et les Canaries. Un grand moment de rigolade car la geek à l'autre bout n'était autre qu'Estelle qui proposait, à chaque ligne de code, des solutions alternatives à un Olivier au bord de la crise de nerfs.
. Ce soir je m'en vais à Montpellier pour manger avec Pete et Clément.

Sinon :
. Nous avons internet depuis Jeudi dernier mais la connexion nécessite l'attention quasi permanente d'Estelle pour fonctionner.
. Marin est, semble-t-il, déjà entré dans sa crise d'adolescence : il soutient sans faillir à sa mère que deux et deux font cinq et qu'elle n'y comprend rien.
. Tonton Pete a eu 33 ans le 12 Novembre et Margot moins un peu plus tôt
. Clément se demande actuellement s'il ne va pas changer de carrière sportive. Le sumo semble actuellement plus le tenter que le basket. Personnellement, cela va peut-être me permettre d'être moins ridicule en snowboard cet hiver.
. Virgile et Anne-Claire sont allés, une semaine durant, faire les capitalistes sanguinaires exploitant les masses laborieuses nord africaines à Djerba.
. Notre vendeuse de fruits et légumes (qui fait beaucoup pour la croissance du PIB canarien) nous a fait découvrir un fruit fabuleux : la pitaya. C'est très bon mais surtout la couleur de la chair est absolument incroyable.
. Nous avons eu un joli remaniement. Je vous signale juste la disparition du bouclier fiscal et de l'ouverture, comme quoi même les imbéciles changent d'avis.
. Nous avons une nouvelle immatriculation pour la Corolla.
. Ma progression en apnée est grandement freinée par un employé du port de Playa Santiago. Dès qu'il y a un peu de vagues, il m'interdit d'aller plonger. Mercredi dernier, je l'ai feinté en allant en douce à Tapahuga. L'eau était un agitée et donc moins transparente que d'habitude mais ce fut tout de même très agréable.
. Nous avons testé le restaurant (le Tagoror) de nos nouveaux voisins avec la maman d'Estelle. Le cadre est très joli, la nourriture excellente et les prix très raisonnables.
. Estelle et sa maman ont testé le Golf de Tecina. Elles ont pris des cours avec un écossais prénommé Ian qui semble tout a fait charmant et pédagogue (comme moi sur un voilier en fait). Elles ont même gagné un joli diplôme.
. Olivier m'a donné à lire un livre (en anglais) sur Drupal. Je suis persuadé que cela me permettra de briller en société (plus qu'avec un vulgaire Houellebecq, fut-il goncourisé).
. Nous avons vaincu le sommet de La Gomera. Le Garajonay (qui donne son nom au parc, de ce fait homonyme) qui culmine à 1487, offre une vue panoramique sur toute l'île. Il parait même que par temps très clair, on peut voir La Palma, El Hierro, Tenerife et même Gran Canaria. Ce jour là il n'y avait pas un nuage mais aucune île n'était visible. La faute à un vent de sable venu d'Afrique qui trouble le bleu habituel. Les gens du coin l'appellent "La calima" mais je ne suis pas sûr et je n'ai rien trouvé via Google.

Il est maintenant temps pour moi de vous quitter. Le devoir m'appelle et les tresquois en détresse ont besoin de mon aide.

J'espère qu'il n'en est rien pour vous.

A bientôt.

Les MEJEAN PAOLI

mardi 26 octobre 2010

Une nouvelle glaciation


Bonjour,

Conscient que certaines personnes me soupçonnent d'être un tantinet excessif, je vais tâcher d'écrire de façon aussi factuelle qui soit.
Je suis actuellement dans la pharmacie de Tresques, à l'heure de la fermeture et dehors, les éléments (enfin surtout un) sont déchainés. Il fait un vent à décorner les escargots et comme il fait nuit et que Claude A. est un visionnaire incompris, il fait un froid polaire (je vous rappelle que je suis présentement on ne peut plus factuel). Il fait tellement froid que les canalisations on gelé et que je vais devoir aller me laver dans le Rhône après avoir cassé la couche de glace qui le recouvre intégralement (là, certains d'entre vous auront détecté des failles dans ma factualité). Heureusement que mon régime n'a pas totalement ôté la couche de graisse brune dont je me suis patiemment recouvert tout au long des ces dernières années, j'aurai pu y laisser la vie. Je me sens un peu comme Rahan, le fils des âges farouches.

Au même moment, ma femme et mes nombreux descendants sont dans un piscine non chauffée à barboter sous un plaisant soleil.
Inutile de vous dire que je suis bien content de ne pas être avec eux.

Aujourd'hui est néanmoins un jour heureux puisque Clément est sorti de l'hôpital avec la ferme intention (normalement justifiée) de ne pas y remettre les pieds avant un bon moment. Cette grandiose nouvelle me réchauffe tant le cœur que je ne me rend presque plus compte que même à l'intérieur, mes doigts sont froids et engourdis (factuel).

Je vous laisse donc pour aller tenter de faire cuire quelques aliments dans ma retraite solitaire.

Et comme diraient les costariciens, qui sont des gens forts religieux (un peu comme Paola), en ces temps d'incertitude :

Hasta mañana, si Dios quiere.

Le MEJEAN PAOLI des glaces

vendredi 22 octobre 2010

Interlude français



Pour des raisons familiales, et grâce à l'extraordinaire flexibilité de Marie-Odile que je remercie encore, je suis en France du 22 au 29 Octobre.
Je commence cette note alors que je suis encore à Pueblo Don Thomas d'où nous parviennent quelques faibles bribes de l'agitation qui règne en France. J'espère que j'arriverai à rejoindre Montpellier Vendredi soir car j'ai prévu de faire le trajet en provenance de Girona par le train (billet Renfe mais trajet majoritairement sur le sol français). Avant que les désagréments ne me fassent changer d'avis, je suis plutôt pour cette contestation puisque la réforme me semble (de mon point de vue d'hypermétrope astigmate) foncièrement injuste.
Je suis d'accord qu'il faut travailler plus longtemps mais les efforts doivent être équitablement répartis. Il faut bien se rendre compte que finalement, quand on tape toujours sur les mêmes, ils finissent par s'en apercevoir (ça, cela fait longtemps, ils ne sont pas plus cons que les autres quoi que certains en pensent) mais surtout un beau jour ils finissent par en avoir un peu marre et le font savoir. Comme le dirait l'autre : gentlemen, start your engines !
Sinon à part ces considérations hautement philosophiques :
. A la récréation, les camarades de classe de Marin mangent des caillettes (je ne m'abaisse même pas à expliquer ce que sont les caillettes, monument gastronomique s'il en est). Après vérification, ce sont des galletas (prononcer gayétas) qui sont des petits gâteaux.
. Paola et moi commençons à savoir siffler comme les vieux gomériens qui silbotent. On plie l'index, on le met dans sa bouche, on souffle et ça fait un sifflement. Bientôt un démonstration sur Youtube.
. J'ai commandé quatre kimonos de judo (prononcer youdo) chez Decathlon (120, 130, 140 et 170 cm) et je les récupère Samedi après-midi à Montpellier. Sidonie croit encore qu'elle fait du kung-fu ou du karaté (cela dépend des jours).
. L'autre jour, en attendant le ferry d'Estelle, nous avons vu en groupe d'une dizaine de dauphins à 20 mètres au large de l'entrée du port. L'un d'entre eux a fait trois fois une jolie pirouette hors de l'eau.
. Au informations télévisées canariennes, j'ai vu (et entendu) Dominique Strauss-Kahn parlant anglais et doublé en espagnol. Je ne m'en suis toujours pas remis.
. Les cours de religion portent de plus en plus leurs fruits. Paola, en regardant la couverture d'un des livres comiques que j'ai emprunté à tonton Virgile ("La guerre de trente ans : 1618 - 1648" de Henry Bodgan) s'écrie : "Il y a plein de Jésus morts". Il y a en fait un dessin avec des cadavres dont certains sont en position de "crucifié allongé". Sidonie lui réplique : "Jésus n'est pas mort puisqu'il s'est envolé". Je lui fait remarquer que Jésus est mort et qu'il est ensuite ressuscité (j'ai une solide formation en théologie fondamentale). Sur ce, Sidonie me regarde avec un sourire moqueur et me dit : "Ah ah, c'est ça !". Je suis allé brûler une bougie anti-moustiques pour expier les péchés de ma descendance.
. Marin a eu quatre ans le 17 Octobre. La canne à pêche qu'il attendait depuis des mois est arrivée à cette occasion et nous l'avons testée, entre hommes, ce Jeudi. Nous n'avions ni appâts, ni plombs, ni bouchon et comme on pouvait s'y attendre, aucun poisson ne nous a fait l'amitié de venir se suicider sur notre hameçon.
. Lors de l'absence d'Estelle, nous avons fait la connaissance de Jesus (par le même, celui-ci n'a par marché à la surface de la piscine), Maria-Jose et Helena. Ce sont les propriétaires de l'appartement au dessus du nôtre. Ils sont très gentils et habitent à Gran Canaria. On a pas mal discuté (enfin surtout pour moi qui discute rarement avec des inconnus) et ils sont venus manger à la maison. Comme j'étais alors un père célibataire, ils ont apporté la nourriture et l'ont cuisiné chez nous. J'ai alors pu découvrir les secrets de la cuisine espagnole. En fait, il n'y en a qu'un : une consommation illimitée d'huile d'olive. Sans exagérer, ils ont passé au moins 750ml dans la soirée. Nous avons mangé : gaspacho, salade verte, frites maison et croquetas (des sortes de boulettes très bonnes). Comme je sais quand même recevoir, j'ai ouvert la bouteille de "Terre promise" apportée par Ludovic et Stefania. Il était excellent et ils ont beaucoup aimé. Leur appartement est à la location si quelqu'un est intéressé.
. Sidonie est en ce moment même à un anniversaire et Paola est invitée Dimanche. Célestine, dont le carnet de bal est encore vierge, se désespère.
. Mercredi, nous avons acheté du thon chez le poissonnier de San Sebastian et les 1250 grammes n'ont pas entendu les douze coups de minuit. Non, nous n'avons pas ni pendule ni clocher proche, c'est une de mes fameuses formules ampoulées pour dire qu'en deux plats (un thon à la tahitienne et des pâtes au thon, aux olives et à la sauce tomate), nous avons tout mangé dans la journée.
. La curiosité linguistique du jour. En espagnol, pluie de dit lluvia. Par contre pluviomètre se dit pluviometro. Peut servir dans un cocktail où l'on se fait un peu ..... .
. La curiosité administrative du jour. Playa Santiago n'est pas un village mais un quartier. Il est de plus muni en son milieu de la limite entre les communautés de San Sebastian de La Gomera (à l'Est) et Alajero (à l'Ouest). Nous habitons à l'Ouest de la frontière et les enfants vont à l'école à l'Est. A la différence des belges, les vietnamiens (avant que l'unité du pays ne se fasse grâce à ma seule naissance et non pas, comme le prétendent certains historiens, du fait de l'oncle Hô) et des coréens, la coexistence est parfaitement pacifique.
. Je suis maintenant dans le Benchi Express en partance pour Los Cristianos via San Sebastian. Le temps est clair, la mer est plate, le renard est dans sa tanière. Dans 13h30, je serai normalement dans l'appartement de Clément à Montpellier.

Excellente journée à tous.

Les MEJEAN PAOLI

lundi 11 octobre 2010

Trithérapie

Cela fait maintenant plus d'un mois que nous sommes installés à Playa Santiago. Force est de constater que nous nous habituons facilement à la vie gomérienne, largement aidés, il est vrai, par les conditions plus que propices. Le temps est absolument parfait : mélange de soleil, de ciel bleu ayant le bon gout de faire de jolis dégradés avec celui du ciel, brise rafraichissante à l'ombre. Le rythme de vie est approximativement celui de la cote caraïbe du Costa Rica et on se surprend parfois à essayer de ralentir un pas déjà fort tranquille tout en essayant de faire le plus de bruit possible (malgré la faible vitesse de déplacement) en raclant consciencieusement les tongs sur la chaussée.
Les enfants s'intègrent selon des rythmes qui leurs sont propres avec, dans l'ordre décroissant : Paola, Célestine, Sidonie et Marin. Marin qui toutefois, et à son corps défendant, laisse peu à peu infuser l'espagnol en lui. Pour preuve, sa sortie remarquée du bar "La Chalana" lorsqu'il ponctua son départ par un tonitruant "Adios guapa" à l'attention de la serveuse qui est aussi aide à la cantine de l'école. Cette expression peut être traduite par "Au revoir beauté". C'est dans ce même bar que nous avons rencontrée Gwenaëlle (nous sommes poursuivis par les bretons qui nous suivent à chaque étape de notre vie : Carole puis Ingrid et Erwann puis Gwenaëlle et surement beaucoup d'autres que nous n'avons pas détectés). C'est la maman de Mateo qui est en classe avec Célestine. Elle est fort gentille et nous avons discuté un bon moment. Ils vivent ici depuis 6 ans en provenance d'Israël où ils avaient vécu 15 ans. Son mari est pécheur mais uniquement pour sa consommation familiale (comme quoi je ne suis pas le seul a avoir une profession non rémunératrice). Ils sont venus en vacances et ont décidé de s'installer. J'ai l'impression qu'ils ont une philosophie de vie assez proche de la notre.
Nous avons aussi rencontré Corinne, belge francophone qui fait des spectacles de marionnettes. Elle est ici pour se rapprocher de sa fille et de sa petite fille.
Dimanche dernier, Paola nous a démontré les progrès réalisés en théologie fondamentale depuis qu'elle a des cours de religion. En entrant dans la cuisine elle a dit : "Pion pion, c'est le jour du Seigneur, on fait des maths".
En parlant de maths (habile introduction d'un nouveau sujet), je me suis aperçu d'un curieux phénomène. En 2010, la famille MEJEAN PAOLI a 100 ans tout rond soit 37+34+10+9+6+4. Je pense qu'avec cette nouvelle, vous dormirez mieux ce soir.
Lors de la visite de nos amis, nous avons découvert un sport tout à fait captivant : "les bolas en couple mixte". Olivier et Ludovic ont été subjugués et se sont engagés à promouvoir cette discipline dans leurs régions respectives.
Maintenant attaquons la partie difficile des nouvelles du jour. Malgré des températures très largement supérieures à celles que vous pouvez connaitre en France, Estelle a froid ici et veut importer une polaire aux Canaries. Notre intégration n'étant pas achevée, j'ai peur que cette action pour le moins surprenante ne la compromette gravement.
Dernier point et non des moindres : je n'arrive pas à mettre les accents circonflexes sous Ubuntu. Merci de me pardonner les omissions.

En guise de conclusion, je voudrai rappeler que mon épouse a abandonné le domicile conjugal (et donc le lit) depuis maintenant trois jours. Les enfants sont alimentés, la maison resplendit, la lessive est à jour, les cours du CNED sont effectués et nous n'avons jamais été en retard le matin. Seule ombre au tableau : j'ai une sorte de migraine perpétuelle qui me force à prendre quotidiennement mon mélange magique : 1000mg de paracetamol, 1000mg d'aspirine et 400mg d'ibuprofène. Quand je vous dis qu'elle ne me manque pas !

Un bonjour de Playa Santiago (climat subtropical sec selon les cours de Conocimiento del medio de Sidonie).

Les MEJEAN PAOLI

jeudi 23 septembre 2010

Adaptation

Une des qualités dont j'espère que mes enfants seront dotés plus tard est la capacité d'adaptation. Elle est pour moi plus qu'importante car elle est utilisée chaque fois que la vie (et les occasions sont nombreuses) décide de nous envoyer une nouveauté dont nous nous serions parfois bien passé.

C'est dans cette optique que nous avons décidé de quitter quelques temps Connaux et l'existence relativement tranquille que nous y avions.

L'arrivée au Costa Rica fut en cela un changement plus que formateur car les points communs avec notre existence d'avant n'étaient pas nombreux.

Les enfants se sont adaptés en un temps record et une facilité déconcertante. Leur quotidien costaricien était pour eux absolument aussi commun que ne l'était auparavant le modèle connaulais (comme ça, vous connaissez le nom des habitants de Connaux).

Notre arrivée à La Gomera (et plus précisément à Playa Santiago) fut moins dépaysant mais les apparences sont parfois trompeuses :

. Il y avait plein de francophones à l'école de Playa Chiquita et ici nous n'avons trouvé qu'un garçon de l'âge de Célestine (avec lequel les relations sont tendues mais vous me connaissez, j'aurais plutôt tendance à m'en féliciter).

. Au Costa Rica, nous avons appris à écrire avec des lettres minuscules séparées et ici il nous faut réapprendre à écrire en attachant les lettres.

. La Gomera parle castillan mais un castillan un peu différent de celui que nous avons appris l'année dernière.

. Ici il fait moins chaud mais le soleil tape fort et laisse de jolies ombres chinoises (rouges) sur notre peau laissée découverte.

. L'année dernière on vouvoyait tout le monde et on disait « Maestra » à la maitresse. Ici, on tutoie et le maître de Sidonie ne répond qu'à « Felipe ».

. Les machettes d'ici n'ont pas la même forme que celle ramenée de Bribri.

. Ici il y a l'ADSL mais le technicien met plus de trois mois pour passer alors finalement on a moins internet qu'à la maison de Carl où l'on piratait le réseau de « Casa Viva ».

. Pour aller à l'école de Playa Chiquita, nous avions les vélos et on mangeait dans la cour le repas préparé par les parents. Ici, on prend le bus (la guagua) et les trois grandes mangent à la cantine.

. Ici les routes sont en parfait état mais il y a beaucoup moins de monde qui y passe dessus.

. Ici l'éclairage public s'éteint avec le jour qui se lève.

. Ici la jungle, le sable blanc, les animaux et la mer tiède sont remplacés par une succession de falaises, une mer fraiche, des lézards et des plages de sable (un peu) et de galets (beaucoup) noirs. A ce propos, j'ai découvert ici un son très particulier. Il s'entend lorsqu'une vague assez grosse se retire après avoir gravi le rivage. En repartant, et emmène avec elle des galets qui en roulant les uns sur les autres font un son très agréable.

. Ici la vie est rythmée par le passage des ferries Fred Olsen qui passent à toute allure en direction de El Hierro ou de Valle Gran Rey.

Nous n'aurons donc pas internet cette année car l'abonnement est de un an minimum et il n'aurait commencé que fin Novembre (au mieux). On utilise donc le wifi du Contry Club (prononcer «countri cloubé » dont nous sommes maintenant membres (c'est la grande classe capitaliste sanguinaire exploitant les masses laborieuses).


Nous avons redécidé d'importer notre Corolla à La Gomera. La nouvelle tentative aura lieu du 16 au 18 Janvier 2011. En attendant, nous avons troqué notre Opel Astra de chez CICAR pour une Nissan Micra de chez « La rueda ». Cela nous coûte un bras mais un aller (en Septembre) – retour (en Décembre) avec la Corolla nous prenait un avant-bras et huit jours de trajet.

Nous avons reçu le CNED et les enfants ont commencé à travailler. Cette année, une partie des devoirs se fait sur internet. Cela tombe bien, nous n'avons pas internet dans l'appartement.

Mon écran de 23 pouces a été bloqué quelques jours à la douane (il manquait la facture) juste pour que je ne puisse pas faire le malin quand les Bompart et les Lacroix seront là.

Oui, vous avez bien lu. Dès demain, et en deux vagues successives, nous allons recevoir nos tout premiers invités. Nous sommes absolument ravis et impatients de les voir arriver.

J'ai élagué notre palmier et je suis assez content du résultat obtenu. Des photos viendront dans quelques jours.

Nous avons eu une coupure partielle d'électricité pendant trois jours. Ce n'était qu'une ligne du disjoncteur (habilement cachée) qui était descendue. Estelle, stressée par cet état de fait contre lequel nous ne savions pas quoi faire, a décidé de toucher l'alarme pour voir si cela arrangerait nos affaires. Résultat : trois heures de sirène hurlant dans la maison et personne pour nous aider. Nous avons fini par trouver le code de désactivation : 1234. J'ai, à cette occasion, découvert qu'un son peu engendrer une très grande douleur. Je n'avais jamais testé. Estelle est depuis ce jour célèbre dans toute la résidence.

Je pense que c'est tout pour aujourd'hui. Nous espérons que vous allez tous bien.

A bientôt.

Les MEJEAN PAOLI

vendredi 17 septembre 2010

Petit précis à l'usage du voyageur

Une question revient fréquemment dans les nombreux courriers que m'envoient mes lecteurs du monde entier :
"Mais comment donc faites-vous Jérôme (ils me vouvoient, c'est plus respectueux) pour gérer quatre enfants en sachant que l'efficacité de votre charmante épouse est grandement diminuée par la quantité d'alcool circulant perpétuellement dans son sang ?"
La réponse est comme toutes les bonnes réponses : simple. Il n'y a pas de truc, seule une parfaite organisation permet cet exploit quotidien.
Un exemple parlant mieux qu'un long discours, je m'en vais vous en narrer un.
Nous avions décidé d'importer notre vaillante Toyota Corolla afin d'éviter d'acheter un véhicule sur place malgré une incompétence crasse en mécanique.
Nous avions trouvé un plan comme les aime Hannibal dans l'agence tous risques.
. 17 Septembre 2010 : Tresques - Portimao en voiture
. 19 Septembre 2010 : Portimao - Santa Cruz de Tenerife en ferry
. 21 Septembre 2010 : Santa Cruz de Tenerife - Los Cristianos en voiture
. 21 Septembre 2010 : Los Cristianos - San Sebastian de La Gomera en Ferry
. 21 Septembre 2010 : San Sebastian de La Gomera - Playa Santiago en voiture.
L'autre avantage : nous permettre d'importer une demi tonne de merdouilles dont nous avons moyennement besoin (comme par exemple la machine à coudre de Mamie Jojo).
Or, nous sommes le 17 Septembre 2010, il est 13h56 et le Benji Express dans lequel je me trouve va appareiller pour La Gomera.
Distorsion spatio-temporelle due au réchauffement climatique ? Cela se pourrait mais non, j'ai juste trop attendu pour acheter mes billets et il n'y avait plus de place dans le Portimao - Santa Cruz de Tenerife.
J'ai donc sorti un plan B comme on apprend à en faire au Costa Rica où rien ne marche comme prévu.
Hier soir, j'ai testé le bus Eurolines entre Nîmes et Gerone (37 euros). Le ticket dit qu'il faut y être une demi heure avant le départ pour enregistrer le billet. C'est une bonne idée mais il n'y a personne et le bus avait 25 minutes de retard. Alors que j'allais me suicider, j'ai aperçu un vieux monsieur avec deux grosses valises. Il attendait lui aussi et semblait connaitre le système, je me suis donc détendu. Nous nous sommes arrêtés 50 minutes (sans aucune explication) sur une aire d'autoroute juste avant Narbonne puis 15 minutes à Narbonne soit 25+50+15 = une heure et demi de retard probable. J'ai donc commencé à ausculter les vitres pour voir si je pourrai me jeter hors du bus en route pour mettre fin à mes souffrances puis nous sommes arrivés à la gare routière (et ferroviaire) de Gerone à 04h30. Le bus pour l'aéroport étant à 05h00, j'en ai profité pour faire la connaissance de Georges.
Alors ce qu'il m'a dit :
. Il est égyptien de naissance
. Son père était ministre de la santé et sa mère pianiste
. Il a 62 ans
. Il habite en Pologne où il a été garde du corps (de la successeur de Lech Walesa entre autres)
. Il a une maison au Caire
. Il arrivait des Pays Bas où il a été emprisonné quelques heures pour avoir tabassé un homme de deux mètres qui voulait lui voler sa valise (il mesure au maximum 1,60 mètre). Il a du payer 1500 euros pour sortir.
. Il parle sept langues
Les seules choses dont je suis sûr :
. Il parle espagnol et anglais
. En anglais il ponctue chaque phrase par "fucking shit".
. Il s'est planté d'aéroport et a confondu Barcelone avec Gerone-Barcelone.
J'ai passé avec lui deux heures surréalistes mais ça m'a occupé.
Sinon le reste du voyage s'est bien passé.
Le bateau a appareillé et je pense à Estelle (qui me manque mais ce n'est pas le sujet). La mer est presque plate et pourtant cela bouge pas mal avec ces mouvement de grande amplitude qui font remonter l'estomac et la salive.

Aujourd'hui est un jour spécial puisque mon petit frère Pierre-François (il est plus jeune de quatre ans et plus petit d'un centimètre ce qu'il ne veut pas reconnaitre) vient de ce pacser avec la délicieuse Gaëlle. Souhaitons leur une vie de bonheur.

Excellente journée.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 8 septembre 2010

Un nouveau départ

Aujourd'hui est de ces jours particuliers que vivent de façon métronomique tous les parents de nos civilisations hypercaloriques et pourtant dépressives. Aujourd'hui est un jour ambigu. Aujourd'hui correspond au premier jour d'une longue période d'apprentissages académiques mais pas seulement. A cet instant, les parents invoquent tous les fétiches du monde pour que cette journée se passe le mieux (et le plus rapidement) possible. Aujourd'hui c'est la joie et la peur symbiotiques et synergiques.

En un mot comme en cent : aujourd'hui est le jour de la rentrée.

Nous autres gomériens (oui je ne suis gomérien que depuis cinq jours mais aux gomériens bien nés, la valeur n'attend pas le nombre des années) commençons avec un peu de retard sur nos collègues français mais comme l'a fait si justement remarquer Sidonie, nous avons du prendre l'avion et le bateau pour arriver ici, ceci expliquant et/ou excusant cela.

Hier soir nous avons fêté la fin des vacances d'été et souhaité (avec du vin blanc, du jus d'orange, du jus poire-ananas, du coca-cola et des chips à l'huile d'olive) que cette nouvelle année scolaire soit la plus agréable et la plus profitable possible.

Estelle est liquide depuis plusieurs jours, les enfants viennent de prendre leur dose d'adrénaline et je suis tel un capitaine de supertanker ukrainien et raide mort en pleine tempête au ras de cailloux : splendide de calme. D'un autre coté, ça aurait l'air de quoi un capitaine ukrainien (et raide mort) qui pleure ?.

Ne goûtons toutefois pas notre plaisir : les enfants vont faire leur troisième rentrée d'affilée dans un pays différent et comble du (heureux) hasard, il n'est pas francophone. La Providence (je suis reconnaissant, j'ai mis la majuscule) nous permet toujours d'avoir la vie que nous choisissons et c'est quelque chose que nous ne saurons jamais apprécier à sa juste valeur.

N'ayant pas encore internet, nous ne savons rien de ce qui se passe dans le monde. Pour nous rien n'existe au delà des montagnes à l'arrière et de la mer à l'avant. Non contents d'avoir choisi une petite île perdue au milieu de l'Atlantique, nous avons opté pour une résidence peuplée de quelques rares (et vieux) anglais, de quelques femmes de ménage et autres jardiniers portugais et de deux maitres nageurs espagnols, le tout perché au dessus un village gomérien qui, une fois passée la fièvre de la bulle immobilière, retombe comme par magie et avec délectation dans la torpeur amnésiante qu'il n'aurait jamais du abandonner.

Je suis d'accord, il faut aimer le vide, mais je vous prie de me croire sur parole, lorsque c'est le cas, c'est vraiment, vraiment bon.

Rassurez vous, la réalité de derrière les montagnes revient très vite. Vendredi matin je prend le ferry puis l'avion puis la voiture pour retourner travailler en officine.

Même pas mal comme dirait l'autre après avoir pris un vol dans le bac à sable.

A bientôt.

Les MEJEAN PAOLI

dimanche 5 septembre 2010

S'éloigner de la civilisation ... ou pas.

C'est d'une chaise longue Ikea, avec un doux chant de grillon à l'oreille et une brise marine flattant mon délicat épiderme que je vous envoie quelques nouvelles, fraiches elles aussi.
Le voyage s'est très bien passé si ce n'est Célestine qui a fait le don anonyme d'un collier aux toilettes de l'aéroport de Girona.
Nous avons récupéré nos attestations de résidence canarienne (la classe) ce qui aura été d'une incroyable facilité.
Cette fois-ci nous avons loué une fabuleuse Opel Astra chez Cicar. Elle est très propre et bien équipée. On a frôlé le sans faute car une seule et unique chose manque : le moteur. Je m'étais entrainé avec la Seat d'Olivier et Lydia mais je pense que notre voiture est un ton au dessous au niveau puissance et surtout couple. Quand on connait les pentes dont notre nouveau caillou est abondamment pourvu, on imagine sans peine les grands moments de solitude vécus lorsqu'on rentre deux ou trois rapports et que rien ne se passe.
L'appartement est très beau et très agréable. La résidence est comme prévue presque déserte et, et ceci n'était pas prévu, presque totalement détenue par nos amis d'outre Manche qui rougissent au soleil (et qui accessoirement perdent beaucoup d'argent avec cet investissement).
Ce matin nous sommes allés à San Sebastian (30 minutes de route et environ 25 kilomètres) où nous avons découvert un "grand" supermarché habilement situé à côté d'un marché. La vie est objectivement moins chère qu'en France (la boucherie est par exemple moitié prix).
J'ai passé une heure chez Telefonica où j'ai acheté un téléphone portable et où j'ai pris un abonnement téléphone et internet. Le vendeur était très agréable et patient avec mon espagnol de crèche. Il a manqué faire une crise cardiaque quand je lui ai dit, au bout d'une demi heure de fastidieuses démarches administratives, que je n'avais ni Windows XP, ni Vista, ni Seven mais Ubuntu. Après vérification, cela semble être compatible, nous verrons bien.
Célestine a trouvé la piscine mais nous ne l'avons pas encore testée.
Ce soir nous allons visiter Playa Santiago.
La Dorada est à 0,51 euro la canette de 33cl ce qui me permet d'envisager une relation de couple éthylique mais apaisée avec ma douce et tendre.

Ici, il fait très chaud au soleil mais l'ombre est un infini bonheur.

Excellente journée et à très bientôt.

les MEJEAN PAOLI

vendredi 3 septembre 2010

Todo bien !

Bonjour à tous,

Nous sommes sur le Bonanza Express entre Tenerife et La Gomera.
Les enfants jouent dans leur coin, Estelle somnole sous la climatisation et je guette les dauphins et les baleines. Il fait beau et nous sommes bientôt arrivés.
Tout s'est bien passé jusqu'à présent et cela devrait continuer jusqu'à notre destination maintenant fort proche.

Plus de nouvelles très prochainement.

Excellente journée.

Les MEJEAN PAOLI

jeudi 26 août 2010

Un été en France

Bonjour à tous,

Mon très (trop) long silence estival prend fin aujourd'hui car nous venons de recevoir la confirmation (presque) définitive de l'agence immobilière grâce à laquelle nous allons louer un appartement à Playa Santiago sur l'île de La Gomera. C'est donc en ce glorieux 26 Août 2010 que la partie canarienne de nos pérégrinations commence officiellement. Tout n'est pas pour autant déjà fait.
Nous avons :
. Un appartement.
. Les billets d'avion avec le droit de transporter 90 kilos de trucs variés (hors armes de destruction massive) le 03 Septembre entre Girona et Tenerife Sur.
. Plein de vêtements et d'objets divers pour votre vie de là-bas.
. Envoyé les dossiers d'inscription des trois filles au CNED.
Il nous reste :
. A changer les enfants d'école (de San Sebastian à Playa Santiago).
. A trouver un véhicule (je rêve d'un BJ42 comme la fabuleuse Preciosa de Frédérique).
. A envoyer les trente kilos de CNED à La Gomera par la poste.
. A récupérer nos bagages laissés en dépôt à Agulo.
Comme d'habitude, nous comptons sur notre bonne étoile pour que tout se passe le mieux possible.
Par ailleurs et comme escompté du fait de notre franc rapprochement du continent européen, nous avons appris avec joie que les familles Lacroix-Bertoldo et Bompart-Peiron ont déjà réservé leurs billets Ryanair (des prix bas et des avions ponctuels mais un site internet pourri et des pratiques commerciales pour le moins spéciales) pour venir passer quelques jours avec nous. On se régale d'avance de les voir arriver là où nous ne sommes pourtant pas encore.
Sinon cela fait deux mois et demi que nous avons quitté le Costa Rica. Le retour a fait l'effet un lavage de cerveau car nos neuf mois tropicaux nous semblent appartenir à un passé beaucoup plus lointain. C'est assez surprenant et parfaitement inexplicable.
A part ça et en oubliant bien entendu une foule de choses pourtant essentielles :
. On a passé un très bon été entre le Gard et l'Ardèche.
. Les enfants ont passé d'excellentes vacances dans la famille.
. On a revu plein de gens et on en a loupé d'autres mais on se rattrapera sous peu je l'espère.
. On a fêté les anniversaires de :
. Guy
. Jackie
. Agostino
. Lydia
. Estelle
. Paola
. Frédérique
. Jérôme
. On a oublié celui d'Audrey (bon anniversaire et désolé) le 23.
. J'ai (presque) fini le site de Manzanillo et Stéphanie s'apprête à lancer le plus gros spam de l'histoire de la côte caraïbe du Costa Rica.
. Je me suis mis à Ubuntu et Drupal pour la plus grande joie d'Olivier et la plus grande tristesse d'Estelle.
. On a déménagé Pierre-François et Gaëlle chez Pierre-François & Gaëlle et Clément, qui a horreur du vide, a aussitôt emménagé dans la coquille laissé vacante par son ainé.
. Virgile et Anne-Claire ont eu aussi changé de coquille et sont devenus de vils propriétaires terriens.
. Virgile est allé en colonie de vacances pour apprendre à tuer des viets et/ou des allemands. Il est revenu ravi et les cheveux plus courts.
. Nous avons travaillé une semaine à la pharmacie de Tresques. Cela m'a permis de confirmer que je ne suis effectivement pas fait pour ce travail et plus généralement pas fait pour le travail du tout. Liliane ayant refusé de céder à mon charme pourtant ravageur, je retourne à Tresques le 11 Septembre (soit, je vous le rappelle, 8 jours après mon arrivée à La Gomera) pour une semaine de dur labeur.
. J'ai récupéré la Copen mais pas la 403 et je n'ai rien fait pour la 900 MHe (la honte).
. Nous avons navigué jusqu'à Sète avec les Bompart et ce fut bien agréable. Il faut dire que Sète est une jolie ville et que le vent a toujours soufflé dans le bon sens ce qui est très rare.

Ne voulant pas que vous repreniez l'habitude de courrier trop longs et étant un peu à court d'idées, je vais prendre congé de vous et vous souhaiter une très agréable journée.

Ici, au Grau du Roi, il fait gris mais très chaud, à vous les studios.

A très bientôt j'espère.

Les MEJEAN PAOLI

jeudi 5 août 2010

Pas d'affolement

Non, vous ne rêvez pas, je ne me suis pas remis à écrire pour donner des nouvelles.
Ce n'est pas que nous ne faisons plus rien (bien au contraire) ni que ce que nous faisons est inintéressant (itou) mais il semblerait que la période ne soit pas à l'épanchement narcissique. N'étant pas de nature à forcer les choses, je fais contre mauvaise fortune bon cœur et j'attends des jours plus prolifiques.
J'espère que notre délocalisation prochaine aura sur mon inspiration un effet salvateur.
Si je trouble aujourd'hui votre journée de Jeudi, c'est pour vous faire part de la "naissance" du site de Manzanillo.
Contrairement à ce que la majeure partie de mon lectorat croit, je n'ai pas passé mon temps au Costa Rica à ne rien faire et à boire de la bière (ça, c'était mon épouse). J'ai aidé à la fabrication du site internet du village de mes rêves.
Il est en ligne depuis hier et je me paie aujourd'hui une séance d'auto-promotion gratuite.
Allez donc le voir, vous serez beaux, riches et intelligents (garanti).

www.manzanillo-caribe.com

Les commentaires élogieux et dithyrambiques sont acceptés et encouragés, les autres simplement admis.

Excellente journée à tous.

Les MEJEAN PAOLI