mardi 31 mai 2011

Social - Socialisme

Bonjour à tous et toutes,

Lorsque nous avons décidé de nous installer à La Gomera, ce sont des critères linguistiques, climatiques, géographiques et économiques qui nous ont guidé. Cela fait bientôt neuf mois que nous sommes installés ici et force est de constater que nous ne regrettons pas notre choix (oui, je sais, j'avais encore raison mais si je commence à le faire remarquer à chaque occasion, mon propos risque d'être clairsemé).

Il est toutefois une caractéristique que nous n'avions pas détectée (il faut dire que nous regardions de loin), c'est l'intensité de la vie sociale canarienne. Nous sommes dans un petit village de la deuxième plus petite île de l'archipel et pourtant, les festivités et autres réunions ne manquent pas :
  • Le carnaval dure dix jours et mobilise le village tout entier avec des activités matin et soir.
  • Le Silbo Gomero, langage sifflé spécifique de l'île, fait partie de l'enseignement obligatoire et donne lieu à des rencontres et des démonstrations.
  • L'ile fourmille de clubs de musique et de danse traditionnels.
  • Le jour des Canaries est l'occasion de fêtes, d'expositions et de spectacles.
  • Il existe tout un panel de sports, danses, costumes et musiques spécifiques à la région. Si les traditions existent en France, elles sont beaucoup moins vivaces (ou alors juste au 13h00 de JPP. Pour exemple, dans les activités d'été prévues pour les enfants par la mairie du village, il y a l'équivalent local de notre pétanque : la boule canarienne. Bien entendu, Paola a choisi cette activité.
Au niveau des dernières nouvelles :
  • Les trois filles ont participé à une pièce de théâtre à l'occasion du Dia de Canarias. Célestine était le Teide, Sidonie les alizés et Paola une touriste. En ce qui me concerne j'ai fait le gendarme (au sens premier du terme) pendant les répétitions et Estelle a participé à l'habillage, au maquillage et à l'entrée en scène. La tournée (mondiale) va ensuite passer par la capitale, Madrid San Sebastian de La Gomera.
  • Nous avons assisté à la cérémonie de passage de ceinture du cours de judo. Sidonie, Paola et Marin sont passés du blanc au blanc-jaune et Célestine, eut égard à ses performances exceptionnelles (héritées de son père), est directement passée de blanc à jaune. Le fait qu'elle soit plus grande que tout le monde a peut-être contribué à cette promotion.
  • Marin, et je décline toute responsabilité à ce propos, commence à spontanément taper dans des ballons (qui plus est avec le pied). Il a par ailleurs choisi football comme activité d'été, je commence donc à me renseigner sur les tests de paternité vendus sur internet.
  • Par l'intermédiaire d'amis restés au Costa Rica, je suis entré en communication avec un monsieur qui connait un monsieur qui travaille chez Fluide Glacial. Je ne m'en suis toujours pas remis.
  • Le temps s'est un peu amélioré ces derniers jours ce qui est bien agréable.
  • Nous sommes à la recherche d'un logement pour le mois de Septembre et à l'heure où je vous parle, nous n'avons pas avancé d'un pouce.
  • J'arrive (partiellement) à faire un slideshow et un dropdown menu. Oui, je me la pète.
  • Le mouvement de contestation de le jeunesse espagnole est arrivé jusqu'à nous puisqu'il y a deux tentes sur la Plaza de Las Americas à San Sebastian de La Gomera.

Ce long weekend, nous avons fortement avancé en direction de la ligne d'arrivée du CNED saison 2010-2011. Ce fut Sciences et Histoire-Géographie-Education civique. C'est Estelle qui s'est occupée de Célestine et qui a vu avec elle la période du Front Populaire. Comme le niveau est un peu élevé pour nos chères têtes blondes, il faut parfois faire de la vulgarisation. C'est ainsi qu'Estelle s'est dévouée pour expliquer les différences entre les sensibilités de droite et de gauche dans notre paysage politique national. Célestine était manifestement déjà informée puisqu'elle a expliqué à sa mère que : "La droite, c'est les gens qui défendent les riches et la gauche, c'est les gens normaux, comme nous quoi". Je laisse une partie de mon lectorat boire ces paroles d'une limpidité quasi divine.

Je vous laisse à vos occupations.


Les MEJEAN PAOLI

mercredi 25 mai 2011

Laiton man 2011

Bonjour à tous et toutes,

Etant tous beaux, intelligents, cultivés et sportifs (sinon vous ne seriez pas d'assidus lecteurs de ma verbieuse prose), vous n'êtes pas sans connaître ce que nos amis anglophones appellent l'
Iron man. Cette sympathique épreuve prisée par ceux qui trouvent qu'un triathlon devraient être réservé aux enfants et aux femmes enceintes et par les fabricants de pansements pour ampoules a inspiré les organisateurs d'un nouveau type de défi.
La chance veut que la première épreuve de l'histoire se soit déroulée à La Gomera ce qui m'a permis d'y participer. Autre coïncidence amusante : j'en fut le seul organisateur et l'unique participant mais cela n'a pas empêché l'événement de passionner un public venu en nombre (mes quatre enfants, mon épouse et ma tante), faisant de la compétition un véritable succès populaire. En fait ils étaient restés à Playa Santiago car les enfants avaient école et Martine devait aller chercher ses cartes d'embarquement chez Fred Olsen.
La tension était palpable quelques minutes avant le départ car le temps était incertain et les probabilités de succès pas si élevées que cela. L'équipement, dix bons kilos dont trois litres d'eau, deux sandwiches thon - mayonnaise, un sandwich pain de mie - confiture d'orange, un sandwich pain de mie - confiture d'orange - confiture de banane (erreur de fabrication des gouters des enfants que je ne vous conseille pas), deux pommes et une banane, avait la particularité de contenir une part non négligeable de matériel de papi Jean (Kway, chaussures et GPS).
Le principe de l'épreuve : partir de la mer (plage de Playa Santiago) et monter jusqu'au sommet de l'ile : le Alto de Garajonay, juste 1487 mètres plus haut.
Ce fut finalement moins dur que prévu. La minutieuse préparation du parcours ne m'a pas empêché de me tromper cinq fois de chemin mais les détours ne furent pas dramatiquement long.
J'ai atteint le sommet, le soleil réchauffant mon corps déjà trempé de sueur, en 5h35. Comme Estelle ne pouvait pas venir me chercher avant 17h30, j'ai décidé de commencer à descendre afin de rentrer dans la légende de l'épreuve par la grande porte.
L'honnêteté qui est mienne me pousse à vous avouer que les parties pentues qui s'offrirent à moi (oui, ici, quand on passe de 1471 à 973 mètres d'altitude, on monte quand même un peu) furent gravies à un rythme pour le moins sénatorial. J'ai atteint La Degollada de Peraza à 17h20 où Estelle est venue me récupérer. Nous avons fait, afin de sauvegarder notre mariage, l'intégralité du trajet retour toutes vitres ouvertes.
J'ai tiré de cette expérience une certitude qui me servira à coup sûr pour le reste de ma vie : le sandwich thon - mayonnaise ne s'accorde pas du tout d'un temps ensoleillé.

Sinon à part ça :

  • Martine est repartie ce matin après dix jours passés en notre compagnie. Nous espérons qu'elle a autant apprécié que nous cette cohabitation. Marin va devoir trouver de nouveaux partenaires de jeu.
  • Le temps n'est toujours pas magnifiquement beau ce qui me désespère un peu.
  • Mes salades poussent merveilleusement vite, le basilic est énorme et notre premier poivron est en train de changer de couleur.
  • Sidonie a des poils sous une seule aisselle (la droite).
  • Le 30 Mai, c'est le jour des Canaries et Martine a offert des costumes traditionnels aux enfants.
  • Il y a eu des élections municipales et le candidat socialiste sortant est arrivé largement en tête (je ne sais pas s'il y a plusieurs tours). La Gomera est la seule ile de l'archipel à voter à gauche.
  • Nous (enfin Célestine et moi) avons définitivement choisi Quise comme prochain domicile. Dimanche, alors que nous y pique-niquions, elle a symboliquement pris possession du lieu en jetant, en douce et au loin, le jambon de son sandwich. Je l'ai chaudement félicitée.
Je crois que c'est tout pour aujourd'hui.

Excellente fin de journée à tous.


Les MEJEAN PAOLI

L'aller


Le retour


Les stats


Heure (GMT+1) Altitude Distance parcourue Vitesse moyenne Durée
08h40 3 0 0,00 0
09h41 209 5050 4,97 61
10h20 349 7020 3,03 39
10h41 483 8060 2,97 21
11h41 828 10200 2,14 60
12h06 1000 11500 3,12 25
12h52 1128 12100 0,78 46
13h30 1329 14100 3,16 38
13h40 1388 14600 3,00 10
13h50 1355 15000 2,40 10
14h15 1471 15900 2,16 25
14h40 1462 16300 0,96 25
15h10 1363 17800 3,00 30
15h35 1313 19200 3,36 25
16h10 1109 20900 2,91 35
16h40 1140 22400 3,00 30
17h20 973 24600 3,30 40
Données GPS
Vitesse moyenne 2,8 km.h-1
Montée totale 1968 m
Descente totale 925 m
Altitude minimale 3 m
Altitude maximale 1479m
Vitesse de montée maxi 29 m.min-1
Vitesse de descente maxi 26 m.min-1
Vitesse de montée moyenne 10 m.min-1
Vitesse de descente moyenne 10 m.min-1
Durée totale 08h40

jeudi 19 mai 2011

Elles existent, je les ai vues (et photographiées)

Lors de nos randonnées dans la région il nous est arrivé de rencontrer, au milieu des monceaux de crottes de chèvre, d'autres crottes ayant l'aspect (et peut-être la texture, l'odeur et le goût) de déjections issues de mammifères de taille supérieure.
Durant nos huit mois de séjour à La Gomera, nous n'avons toutefois jamais vu le moindre quadrupède pouvant générer ce type d'excrément. Il faut toutefois dire que nous avons mis quatre mois pour voir notre premier toucan alors que la région où nous vivions en est remplie. J'ai donc dû me résoudre à échafauder des explications pour le moins ambitieuses tournant le plus souvent autour de problèmes digestifs ou d'intoxications alimentaires. Ces explications étaient tout à fait satisfaisantes (puisque miennes) mais un malaise persistait.
Ce nuage s'est dissipé ce matin lors de voyage hebdomadaire vers San Sebastian de La Gomera. La distance a failli nous être fatale mais nous fûmes secourus par la définition de notre nouvel appareil photo.
Tout colle : la forme, le volume, l'aspect.

Sinon en moins réjouissant il semblerait qu'un petit enfant soit prévu pour l'année prochaine. Cette nouvelle qui devrait être joyeuse possède toutefois des caractéristiques pour le moins spéciales qui tempèrent allègrement la joie habituellement mienne pour ce type d'évènement :
. Son papa aura 57 ans de plus que lui (ou elle).
. Sa maman aura 45 ans de plus que lui (ou elle).
. Son premier demi-frère (par son père) aura 27 ans de plus que lui (ou elle) alors que son deuxième demi-frère (qui est le frère du premier) en aura seulement 26. il est d'ailleurs à noter qu'il (ou elle) aura deux ans de moins que son neveu (fils de son deuxième demi-frère paternel mère 1).
. Son troisième demi-frère (par son père mais avec une autre mère que celle des deux premiers) aura 15 ans de plus que lui (ou elle).
. Son quatrième demi-frère (par sa mère qui avait d'abord vécu avec son grand-père) aura 11 ans de plus que lui (ou elle).
. Sa naissance tombe miraculeusement l'année où son père va essayer de signer un nouveau contrat alors que la majorité de ses clients ne veut plus de lui. D'un autre côté, ses clients sont tellement crédules que ça va rentrer comme dans une motte de beurre tendre (vous connaissez la marque).
Souhaitons donc à ce petit enfant tout le bonheur qu'il mérite même si bon sang de bonsoir, je n'aimerai pas être à sa place.

Excellente journée à tous.

Les MEJEAN PAOLI


mercredi 18 mai 2011

La journée du Silbo

Bonjour,

Comme vous le savez déjà, les trois filles ont une heure de Silbo par semaine à l'école.
Ce langage sifflé spécifique de La Gomera (d'où son nom "Silbo Gomero") fait partie, depuis 1999, de l'enseignement obligatoire dans les écoles de l'île.
Aujourd'hui avaient lieu à Playa Santiago les Douzièmes rencontres de Silbo Gomero. Toutes les écoles de La Gomera étaient présentes et nous avons assisté à plein de démonstrations de la part des enfants et de leurs professeurs.
Le clou (et bouquet final) du spectacle fut une conversation en Silbo entre un professeur et quelques uns de ses élèves situés à plusieurs centaines de mètres de là sur les hauteurs qui entourent le village. Une autre élève faisait ensuite la traduction en espagnol.

Une excellente matinée de laquelle nous sommes revenus avec plein de photos, quelques films, deux casquettes et un gros coup de soleil pour Estelle.

dimanche 8 mai 2011

Médaille Fields, Monaco et drag-queens.

La Laja


Bonjour à tous et toutes,

Dans le but assumé d'élever vos âmes, voici, dans le désordre, la substantifique moelle issue de nos vies gomériennes :


. Durant le repas dominical pris à l'appartement pour cause de temps mitigé, nous avons fait avancer la recherche en mathématique fondamentale. Nous avons démontré que les différences d'age entre les enfants sont une suite logique et peuvent être représentées par les quatre cotés d'un quadrilatère et ses deux diagonales. Démonstration : Célestine - Sidonie : 1 an, Paola - Marin : 2 ans, Sidonie - Paola : 3 ans, Célestine - Paola : 4 ans, Sidonie - Marin : 5 ans et Célestine - Marin : 6 ans.


. Il y a de cela quelques temps, j'avais rencontré un véhicule totalement incongru pour le village : une Porsche Panamera Turbo. Notre bout du monde est en train de se transformer en une copie, plus brillante encore, de la principauté de Monaco puisque aujourd'hui nous avons croisé une
Mercedes SLS AMG négligemment garée devant le restaurant Don Tomate. Quand on ajoute à cela le fait que Angela MERKEL a passé les vacances de Pâques à l'hôtel Jardin Tecina, le pouvoir attracteur que nous dégageons sur la jetset mondiale ne peut plus être raisonnablement discuté.

. La malédiction des bretons vient encore de nous atteindre puisque cette peuplade étrange qui nous suit dans tous nos déplacements vient encore de frapper la famille en général et Célestine en particulier. Gwenaëlle, car c'est elle, a invité Célestine hier soir à un spectacle de drag-queens aux théâtre de San Sebastian de La Gomera. Nous avons juste demandé à ce qu'elle ne la force pas à manger du beurre salé. Notre ainée est revenue ravie à 00h30 et ses explications de ce matin au petit déjeuner ont plongé ses trois frères et sœurs dans des abîmes de perplexité.


. Nous avons trouvé quatre maisons potentielles. Elles ont toutes trois points en commun : Estelle n'est pas du tout d'accord pour aller y vivre, nous ne savons pas si elles sont à vendre (et à quel prix) et je les adore toutes.


. Célestine a testé deux grandes nouveautés dans sa vie : le soutien gorge et le mensonge. Je n'étais pressé pour aucun des deux mais c'est le second qui me pose le plus de problèmes.


. Estelle a commencé à utiliser le machine à coudre de sa grand-mère. Elle est en train de finir une jupe pour Célestine qui sera bientôt en photo ici même.


. Je pars demain en France pour aller sauver d'une mort certaine la population des environs de Tresques. Ryanair ayant abandonné l'aéroport de Girone, je vais tester celui de Barcelone et la location de voiture chez Europcar. Le point positif est que mon absence ne durera que du Lundi 12h15 au Dimanche 16h00. Je rentre en plus avec Martine qui vient nous rendre visite pendant dix jours.


. J'ai (enfin) fini les premières fiches de quelques appartements et villas de Pueblo Don Thomas. Le travail est loin d'être fini mais j'ai au moins quelque chose à montrer aux propriétaires et aux éventuels clients. Je développe parallèlement, sous la contrainte d'Olivier, une version sous Drupal. Ce logiciel est parfaitement magique puisqu'il fait disparaitre, sans laisser la moindre trace tangible, des dizaines d'heures de temps libre. Dans ma stratégie de développement mondial, j'ai aussi réalisé une page Facebook qui possède déjà quatre fans enthousiastes (dont Estelle et moi). Si certains d'entre vous ne sont pas encore sur ce réseau social, voici LA bonne raison pour enfin vous inscrire. Toute aide sous la forme de publicité auprès de vos connaissances sera largement rétribuée par une éternelle reconnaissance.


. Le temps est actuellement relativement mitigé. Tout est relatif mais après huit mois ici, ma patience envers les nuages et autres phénomènes météorologiques non dominés par les couleurs bleue et jaune a singulièrement diminué.


. La dernière semaine fut placée sous le signe de Nadine de Rotschild. Nous avons en effet butiné d'une garden party a une autre : Paola chez Sheyla, Sidonie chez Adriana, Célestine chez Mateo. Mateo et Sara puis Ela puis Adriana chez nous.


Je crois que j'ai assez abusé de votre temps pour aujourd'hui. J'espère que vous êtes tous en forme.


A très bientôt.


Les MEJEAN PAOLI

mercredi 20 avril 2011

Plus le temps de rien, ma bonne dame.

Nous traversons actuellement une zone de fortes visites et outre de fait de nous donner le plaisir de recevoir la famille et les amis, elle me permet de justifier le très faible rendement qui est le mien actuellement.
Ma dernière note fut réalisée pendant la visite de Lacroix Bertoldo suite à notre rencontre avec un banc de dauphins qui poussa la gentillesse jusqu'à se laisser filmer.
Voici donc des résumés partiels, déformés et totalement subjectifs de ce qui se passa les jours qui suivirent (et pour corser le tout je ne vous les donne pas dans l'ordre) :
. Virgile et Anne-Claire nous ont rejoint le 31 Mars. Je suis allé les récupérer à San Sebastian pour leur montrer le bateau. Ce n'était pas prévu mais fut bienvenu puisqu'ils n'avaient pas compris qu'il fallait descendre du Benchijigua Express à San Sebastian pour prendre le Benchi Express jusqu'à Playa Santiago. Sans mon intervention, décisive comme à l'accoutumée, ils seraient repartis à Los Cristianos.
. Ludovic, malgré un acharnement digne d'un livre d'Hemingway avec un vieux et un cétacé et un équipement à la pointe de la technologie (serait-il un geek de la pêche ?) n'a malheureusement pas prélevé le moindre poisson dans l'Atlantique Nord. Je le remercie de ne pas avoir soutenu que c'était par conscience écologique.
. Virgile et Anne-Claire ont mis plusieurs jours à comprendre les subtilités du décalage horaire. Cela a occasionné un retard dont je ne croyais pas Virgile capable et des conversations surréalistes sur les retards des ferries qui étaient en fait à l'heure.
. Nous sommes retournés (à 11 cette fois-ci) à la rencontre des dauphins. Nous n'avons rencontré que du vent dans le pif et une mer aux courbes avantageuses. Virgile a essayé de faire vomir son épouse et a failli lui-même appâter les poissons (ce qui n'aurait pas déplu à un Ludovic inamovible aux côtés de sa canne à pêche).
. Nous avons fait par deux fois une rencontre fortuite avec une nouvelle race de randonneur dite "gars tout nu". C'est un type à poil avec des chaussures de randonnées et un sac à dos. Il est généralement allemand et souvent tout rouge. La première fois, j'ai discrètement pris une photo, malheureusement d'un peu loin pour vous permettre de vous repaitre de le vue de ces corps luisant d'un savant mélange de transpiration et d'écran solaire.
. Nous avons mangé comme des petits gorets, bien aidés en cela par les capacités culinaires de Ludovic et Stefania.
. Estelle est partie une semaine en France. Elle en a ramené la machine à coudre de sa grand-mère et mes parents. Nous n'avons pas encore utilisé la machine à coudre car le reste nous occupe beaucoup.
. Papa et maman se mettent à l'espagnol de façon résolue ce qui permet à papa d'aller seul chercher le pain et les croissants chaque matin. Il regarde aussi les émissions de football non doublées sur Teledeporte.
. Énervé par la visite de deux superbes appareils photographiques, j'ai décidé d'enfin acheter le mien. Après des recherches minutieuses, j'ai réservé et fait mettre de côté à Tenerife l'objet de mes rêves en demandant à Estelle d'aller récupérer le tout en rentrant de France. C'est munie des références précises qu'elle se présenta au magasin et pleine de fierté qu'elle me dit qu'elle avait, sur les conseils du vendeur, acheté un objectif différent de celui prévu. Elle était allé dans la deuxième boutique de l'enseigne et personne n'était au courant de la commande. Le vendeur lui a donc conseillé un autre objectif puisqu'il n'avait pas le mien en stock. Résultat des courses, nous sommes sept jours après l'arrivée d'Estelle (et celle de l'appareil photo) et je suis seul à la maison à attendre l'hypothétique livraison de l'objectif commandé.
. Célestine a décidé de marcher sur les traces (glorieuses) de sa sœur Sidonie puisqu'elle s'est faite attraper en train d'inscrire ses initiales au dos d'un siège du bus scolaire. Son explication fut toutefois limpide : les autres le faisaient aussi. Je la traite depuis de délinquante sévère, au grand dam de ses grand-parents mais pour la plus grande joie de Claude G. qui aimerait bien récupérer ma voix pour 2012 (entre nous il peut toujours espérer).
. Papa est devenu accroc à l'Araku ce qui me permet d'avoir un alibi pour mes fins de soirée.
. Nous sommes en pleine séance de Sciences du CNED. J'ai récupéré Sidonie avec Digestion et Respiration. Estelle et Célestine sont dans les MST ce qui a permit à mon épouse d'évoquer avec son ainée les concepts tels que les relations sexuelles sans but de reproduction et le préservatif. Ce soir, je vais vérifier qu'elle ne mette pas de whisky dans sa tisane.


C'est tout pour aujourd'hui.

Une bise à tous.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 30 mars 2011

Inviter des gens, oui, mais pas n'importe qui et ode au passé simple.

Bonjour à tous,

Un complément au court message d'hier pour ceux que cela pourrait intéresser.
Comme certains le savent déjà, nous avons la joie de recevoir à nouveau les trois LACROIX BERTOLDO président (Ludovic), trésorière générale (Stefania) et plus jeune membre (Agostino) du Steve Jobs International Fan Club de France.
Ils arrivèrent le 27 dans la soirée avec une demi tonne de bagages qui, outre les habituels vêtements, bouteilles de vin et autres cadeaux, comprenait du matériel de pêche digne des plus grands professionnels (une canne dans un étui cylindrique en dur de deux mètres de long, un énorme moulinet et une grosse douzaine de rapalas aux couleurs chatoyantes).
Devant une telle débauche de moyens, nous décidâmes de commencer sans tarder ce qui devait être une des plus fructueuses campagnes de pêche de l'histoire de l'océan Atlantique (restons modestes).
Nous sortîmes donc Cala Luna du port de San Sebastian de La Gomera dès le lendemain (en arrachant au passage la bouée fer à cheval de notre voisin bâbord et le support vendu avec). Navigation au moteur et sans problème jusqu'à Playa Santiago. Sur les recommandations d'Estelle, Ludovic avait mis à l'eau le poulpe dit "Abba", reconnaissable à ses couleurs seventies caractéristiques, mais celui-ci ne concrétisa aucun des nombreux espoirs mis en lui.
Arrivée triomphale à Playa Santiago où nous mouillâmes. Estelle, qui était revenue en voiture, nous rejoint au port et nous annonçât que nous pouvions accoster. Comme prévu, l'ancre était prise dans une amarre et je plongeais la libérer. Nous nous amarrâmes avec style et classe sans arracher la moindre bouée bien aidés en cela par l'absence de tout bateau dans un rayon de vingt mètres.
Le lendemain, juste après le chant du poulpe (il n'y a pas de coq dans le voisinage) nous partîmes en direction de Valle Gran Rey. Le plan consistait en une filature du bateau "Tina", spécialisé dans les excursions maritimes à la recherches de cétacés. Ludovic, suivant âprement son plan de bataille, avait sorti ses armes de destruction massive mais le sort s'acharnant, nul poisson ne vint nous faire l'honneur de morde à l'hameçon.
Le plan
Tina fonctionna à merveille et nous nous retrouvâmes au milieu d'un banc de dauphins.


Grisés par cette première victoire, nous décidâmes de partir en quête de globicéphales (globalicéphales en italien, selon Stefania) que nous trouvâmes et admirâmes.


Repus, des images plein la tête et les appareils photos, nous primes le chemin du retour.
Neptune était toutefois avec nous puisqu'il nous envoya un nouveau groupe de dauphins qui nous fit, à son tour, un incroyable cadeau.
A deux nœuds sous génois seul dans huit nœuds de vent (n'en déplaise à certains amateurs d'objets pointus habitant à Lunel) un groupe d'une dizaine de dauphins nous suivit pendant de longues minutes. Attirés par le bruit (et/ou l'odeur) du pied que Ludovic mettait dans l'eau, ils s'approchèrent à moins d'un mètre du tableau arrière.
C'est à ce moment que nous décidâmes de filmer la scène.
Le reste est maintenant sur Youtube.
Les images sont de l'appareil photo des LACROIX BERTOLDO. Depuis leur première venue, je n'utilise plus le mien car j'ai l'impression contempler des captures d'écran d'un épisode de Derrick.


D'autres aventures nous sont depuis arrivées mais j'ai conscience d'avoir déjà abusé de votre temps.

Une bise à tous et toutes.

Les MEJEAN PAOLI

mardi 29 mars 2011

Tâche N°765465 : filmer des dauphins

Bonjour à tous et toutes,

Un message rapide pour vous inviter à aller regarder le film que nous avons réalisé ce matin au large de Valle Gran Rey.

http://www.youtube.com/watch?v=rO0M7WvRMjs

C'était la deuxième fois de la matinée que nous rencontrions des dauphins et nous avons aussi vu des globicéphales.

A très bientôt j'espère.

Les MEJEAN PAOLI (avec les LACROIX BERTOLDO)

mardi 22 mars 2011

Eloge funèbre

Hier, lors de mon voyage retour vers notre îlot perdu dans l'Atlantique Nord, j'ai regardé un excellent film que je vous recommande : Get low. C'est l'histoire d'un homme qui charge une entreprise de pompes funèbres d'organiser une réception de funérailles de son vivant
Prémonition ?, coïncidence ?, je ne sais pas mais hier soir, vers 22h00, nous avons eu un appel téléphonique de la maman d'Estelle nous demandant de téléphoner à Marie-Odile car Vulcain avait un grave problème de santé. C'était en fait un retournement de l'estomac.
Cette nuit, le vétérinaire a essayé, en vain, de résoudre le problème et lors de la conversation téléphonique qu'Estelle a eu avec lui ce matin, il a été décidé d'euthanasier Vulcain afin de lui éviter de longues, pénibles et à priori inutiles souffrances.
A l'heure actuelle, il est certainement aller rejoindre le paradis des chiens où la nourriture est abondante, les contraceptifs canins absents et l'horizon à explorer infini.
Comme il est de tradition, je vais donc vous rappeler qui était Vulcain de son vrai nom Very Blue Des Chaumes D'Antan :
  • Il était le petit fils (par sa mère) de Djumbo Du Pré Des Chaumes, chien le plus titré du monde ce qui d'ailleurs lui permettait de se la taper dans les cocktails mondains.
  • Il était né le 21 Mai 2004 et avait donc presque 7 ans. Il était dans la famille depuis le 05 Aout 2004.
  • C'était un chien de garde de renommée mondiale. Sa taille et son poids permettaient de masquer son manque absolu de courage et d'agressivité. Il ne protégeait la maison que des cambrioleurs qui venaient avec un chien (sinon il leur faisait la fête).
  • L'intégralité de sa dangerosité résidait dans sa queue qui, du fait de sa taille et de l'entrain qu'il mettait à l'agiter, occasionnait chez les gens à proximité des douleurs non négligeables. Ses 80 kilos ont par ailleurs fait tomber plusieurs personnes qu'il collait de trop près pour avoir des caresses.
  • Il avait peur du vent et des avions et détestait des efforts violents et/ou prolongés.
  • Il pouvait gober un steak de 250 grammes ce qui m'a dissuadé de lui en offrir trop souvent.
  • Son manque absolu de flair nous obligeait à lui montrer la nourriture jetée à 15 cm de ses pattes avant.
  • Vulcain a eu une crise d'adolescence qui fut stoppée net par l'achat d'un collier anti-fugue.
  • Il a mangé un nombre non négligeable de matelas anti-escarres type 1 et 2.
  • Après avoir mué, il s'est aperçu qu'il avait une voix grave et a décidé d'aboyer chaque fois qu'une voiture, un tracteur ou un promeneur passait à l'arrière de la maison.
  • Il montait sur le canapé dès notre départ de la maison et ne le quittait qu'à notre retour. Sa vitesse de déplacement trop faible et les kilos de poils sur le canapé le trahissaient à chaque fois.
C'était mon premier chien et il va me manquer.

samedi 19 mars 2011

Rhaaaa lovely

Bonjour à tous et toutes,

C'est le cœur léger et les bouts de doigts martyrisés que je me présente à vous aujourd'hui.
Nous sommes Samedi, avant veille de Lundi, date à laquelle je vais retourner vers les rivages ensoleillés de La Gomera. Comme ces mêmes rivages ensoleillés sont habités par de riants hispaniques mais surtout par Estelle et les enfants, je suis plus que content d'entreprendre le voyage. Cet enthousiasme est tel qu'il n'est même pas atténué par la perspective de faire Nîmes Girona en bus Eurolines avec des gens qui n'ont parfois pas le contrôle de leurs gaz intestinaux.
C'en est donc fini de ma semaine de garde à la pharmacie. Tout s'est bien passé et les gardois ont eu le plus souvent la courtoisie de me laisser dormir plusieurs heures chaque nuit. La prochaine garde est au mois d'Août, j'ai le temps de reprendre des forces d'ici là.
Les doigts martyrisés c'est parce que j'ai aidé papi Roland à installer des canisses à la place des cyprès morts du bout du terrain. Travailler en pharmacie c'est bien mais cela ne prépare pas beaucoup les mains aux travaux d'extérieur.

Sinon :
  • La carnaval de Playa Santiago s'est très bien passé et les enfants se sont régalé. Nous avons fait une collection de bouteilles de Dorada (une gamme spéciale avait été créée pour l'occasion).
  • La visite de mamie Danièle & Co s'est bien passée. Le temps n'était pas parfait et certaines personnes ont souffert du froid ce qui m'a plongé dans un abîme de perplexité.
  • Les prochaines visites sont les Lacroix Bertoldo puis les Mejean Vaucher puis les Mejean Jacquemet.
  • J'ai ressorti ma moto et ai procédé au remplacement des batteries et à un nettoyage complet. Profitant d'un rayon de soleil après des jours de pluie, je suis monté en Ardèche avec elle ce matin. Temps superbe, routes viroleuses, et deux Termignoni qui grondent sous la selle. Une sorte de nirvana terrestre. Le garage de papi Roland a donc l'ensemble de la collection de véhicules deux roues motorisés de Marin : Une Ducati 900 MHe noire et un Honda Dax 70 orange. S'il fait beau demain, je vous fais des photos.
  • J'ai mangé avec Olivier C. dit "La crouzette" que je n'avais pas vu depuis l'été 2009. C'est sympa de voir que le temps passe mais que rien ne change (en tout cas ni lui ni moi).
  • J'ai aussi eu la visite d'Olivier B. et de Clément M. dans ma retraite pharmaceutique. Deux excellentes soirées.
  • Je me suis mis à Drupal et je sais maintenant qu'une grande partie de mon temps libre va être absorbée par ce machin chronophage.
  • Demain, je vais voir la 403 qui est en restauration depuis deux ans. Il parait qu'elle est très belle.
  • J'ai acheté une nouvelle batterie pour la Copen mais elle n'est pas aux bonnes dimensions. Mike, mon Saint Bernard tresquois doit aller la changer (encore merci).
Bon, mamie Odile veut aller faire le tour de Saint Pierre en marchant. Je trouve ça un peu nul de partir marcher en fin de journée mais bon, il ne faut pas contrarier les personnes âgées.

Bises.

Les MEJEAN PAOLI

jeudi 3 mars 2011

Nos allemands à nous.

La Gomera était à l'origine peuplée par les guanches.

Vinrent ensuite les espagnols.

Depuis quelques décennies, ce sont les allemands qui représentent le plus grand flux migratoire. Ils sont généralement âgés ou hippies et parfois les deux.

Par exemple, cet après-midi, en allant acheter de la crème fraiche au Spar (oui, ma vie est aussi trépidante que cela), j'ai rencontré un ami d'Angela Merkel avec une barbe qui aurait rendu verts de jalousie les troubadours de chez ZZ TOP.
Ce qui a attiré mon attention c'est quand il est rentré dans sa voiture immatriculée chez nos amis d'en haut à droite. C'est vrai qu'il y en a peu par chez nous car le berceau de Goethe, c'est quand même un peu loin. Mais là où j'ai vraiment tiqué, c'est que son véhicule, à ce gentil teuton cool, c'était une Porsche Panamera Turbo flambant neuve (ou alors bien lavée).

A vue de nez, elle valait autant que la moitié du parc automobile de Playa Santiago.

A bientôt.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 2 mars 2011

Une journée pas comme les autres

Tout avait pourtant commencé de façon totalement habituelle. Lever 07h00, petit déjeuner, préparation et départ pour le bus.
Célestine qui n'a pas pris de veste ce matin encore (ça ne fait pas assez jeune femme à son goût) récupère dans le bus celle qu'elle y a oublié quelques jours auparavant. Je savoure à cet instant la chance d'habiter dans un endroit où le bus est toujours le même avec à l'intérieur une dame qui récupère inlassablement les objets que mes enfants y déposent.

Tout bascule lorsqu'en rentrant à l'appartement, Estelle m'apprend que Cala Luna est arrivé à San Sebastian. Le monsieur qui le convoie devait nous prévenir un peu avant son arrivée mais il n'a pas réussi à nous joindre. Je vais tout de même faire un peu de sport afin de parfaire ce corps d'athlète que le monde m'envie.

Nous partons vers 10h45 et arrivons à la marina à 11h15. Nous retrouvons Gérard B. et Michel M.
Gérard B. est un ami du papa d'Olivier Bompart qui a gentillement accepté de convoyer le bateau de Port Camargue à San Sebastian de La Gomera. Il était accompagné d'un monsieur que je ne connaissais pas : Michel M.
On discute du voyage qui s'est à priori bien passé.
J'apprends à cette occasion que Cala Luna a fait des pointes à 10 nœuds. Quand je pense que certains rebouteux de Lunel traitent ce magnifique objet tout entier dédié à la vitesse de saucisse flottante, c'est vraiment faire preuve d'une incroyable mauvaise foi.
Ils nous racontent aussi qu'ils ont pris un thon de 50kg dans le détroit de Gibraltar. Ils ont des photos comme preuves (toujours utile) et surtout ils ont mis des filets dudit thon dans du gros sel et nous proposent de tester la préparation. J'adore le thon et une fois la boite ouverte, l'odeur n'a rien de désagréable. Je goute donc et trouve cela trop salé mais très bon. Si j'ai de la chance, ils n'auront pas tout mangé avant leur départ et je récupèrerai la fin et la ferai dessaler dans de l'eau douce.

Comme je m'étais engagé à offrir les billets d'avion, je prends les coordonnées des deux navigateurs. La carte d'identité de Michel M. attire mon attention et je bascule définitivement dans la quatrième dimension.
Michel M. est né à Saint-Galmier. Les plus observateurs d'entre vous savent que cette cité plutôt fleurie possède en son sein la source Badoit. Certains aussi savent qu'elle se trouve dans le département de la Loire et certains autres (ceux qui ont un patrimoine génétique en commun avec les enfants et moi) savent qu'elle est surtout juste à côté de Chamboeuf, mondialement connu comme étant le village de naissance (et d'enfance) de mamie Odile. On peut même ajouter, sans grand risque d'erreur, que c'est sur ses verdoyantes terres que je fut conçu il y a de cela 38 ans.
Vous avouerez sans peine que la probabilité qu'une telle rencontre ait lieu était équivalente à celle que deux personnes de plus de 90 ans, en vacances en Tunisie cette fin d'année, investissent dans l'immobilier pour préparer leur avenir.

Peu importe, tout est semble-t-il possible en cette terre.
Encore abasourdi par cette coïncidence, je discute avec ledit Michel M. qui en fait, non content d'avoir vécu en un endroit cher à mon cœur (j'allais régulièrement remplir des bouteilles à la source Badoit) s'est en effet révélé parfaitement connaitre ma famille maternelle. Il m'a même confié que mon oncle Jean-Pierre lui avait plusieurs fois prêté sa mobylette pour qu'il puisse aller conter fleurette à celle qui est devenue son épouse. Cerise sur le gâteau (cherry on the cake pour Olivier B.) : mon oncle Jean-Pierre était à la Gomera avec son frère Michel et ses sœurs Odile et Marie-Françoise entre le 31.12.2010 et le 06.01.2011 et Cécile, la deuxième fille dudit Jean-Pierre vient cet été avec sa famille.

Récapitulons :

Odile J. rencontre Roland M. Ils ont (entre autres) Jérôme M. qui rencontre Estelle P. à la fac de Montpellier ainsi qu'Olivier B par l'intermédiaire de Ludovic L.. Jérôme M. et Estelle P. se marient et font des enfants. Estelle MP., suite au décès de son papa, Jean P., hérite du bateau qu'il avait acheté avec son épouse Danièle PV.. Comme elle vit à La Gomera avec sa famille, Estelle MP. demande à Gérard B. ami de Alain B., lui-même père du précité Olivier B., de convoyer le bateau. Pour que la boucle soit bouclée, il faut savoir que Michel M. a quitté Saint-Galmier il y a quelques années pour s'installer dans le Sud de la France, non loin de chez Gérard B. avec lequel il a sympathisé et avec lequel il vient de faire un convoyage. Pour parfaire le labyrinthe, il faut savoir qu'Estelle avait d'abord, sur les recommandations d'Olivier B., demandé à Claude V. de faire le convoyage mais celui-ci n'était pas disponible et avait recommandé Gérard B.. Gérard B. devait lui d'abord partir avec Philippe C. qui, ayant décliné, a été remplacé par Michel M..

Je vais essayer de vendre cette histoire à un studio hollywoodien et j'ai d'abord pensé à Brad Pitt pour jouer mon rôle (la ressemblance est troublante) mais il est trop petit. Sim étant trop petit et mort, je vais organiser un casting.

Pour finir, Marin et Célestine sont arrivés de l'école avec leurs déguisements de carnaval.

C'est tout pour aujourd'hui.

Bises.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 23 février 2011

The L day.


Bonjour à tous et toutes,

Jusqu'à aujourd'hui, le 23 Février ne signifiait pour vous que la date anniversaire de l'annonce, par des scientifiques écossais, du premier clonage d'un mammifère, en l'occurrence Dolly (clonage réalisé le 05Juillet 1996).
Toutefois le 23 Février est d'abord et avant tout (et ce depuis le 23 Février 1996), la date anniversaire du début de la relation amoureuse, d'abord totalement officieuse, que j'entretiens avec la dénommée Estelle PAOLI.
Cela fait donc 15 ans, soit 5 479 jour ou 131 496 heures ou 7 889 760 minutes ou 473 385 600 secondes que nous sommes ensemble et comble de chance, cela semble fonctionner. Cela me rappelle que j'utilisais beaucoup la fonction compte à rebours du site de l'horloge parlante pour mettre la pression sur notre architecte et les divers artisans lors de la rénovation de la maison (ex : il vous reste 2 jours, soit 24 heures ou 1440 minutes ou 86400 secondes avant la prochaine réunion de chantier pour laquelle vous vous êtes engagés à livrer les toilettes du bas.).
Imaginer ceux que nous étions il y a de cela si longtemps nous plonge dans de vastes étendues pleines de nostalgie et d'incrédulité.


Pour fêter dignement cet évènement de portée il est vrai plus que locale, nous avons mis au point un programme des plus chargés :

. 08h30 à 09h05 : Footing avec Estelle.
. 09h05 à 09h30 : Première ascension en solo jusqu'à l'entrée de Pueblo Don Thomas (seuls Papa et Michel savent la portée de cet exploit).
. 09h30 à 11h00 : Récupération, ménage, mise en beauté (rasage avec mon cadeau de Noël, bain et sent-bon de fête en ce qui me concerne).
. 11h00 11h45 : Playa Santiago - Valle Gran Rey où nous achetons du pain à la super boulangerie allemande et du Sterimar pour Célestine et Paola qui produisent de la morve (verte) en quantité industrielle depuis deux semaines.
. 11h45 à 14h00 : repas au restaurant "Mirador César Manrique" : vue extraordinaire et excellente nourriture.
. 14h00 à 15h00 : retour à Playa Santiago.


Le reste du programme :

. Devoirs et CNED avec les enfants.
. Sieste pour Marin.
. Apéritif avec des bretzels artisanaux de la boulangerie allemande.
. Dîner avec des pizzas livrées par Don Tomate.
. Coucher des enfants.
. Foie gras et champagne importés de France.

Sinon, dans la veine jour spécial :

. Il faisait gris en arrivant au restaurant et soleil pendant le repas.
. J'ai vu ma première Porsche 911 gomérienne en attendant Estelle à la sortie du restaurant.
. Tout va trop bien.

Une bise à tous.

Les MEJEAN PAOLI

samedi 19 février 2011

Le dieu de la coiffure


Lorsqu'on est parent, on n'a de cesse de chercher le meilleur pour nos enfants.
C'est une quête perpétuelle qui mobilise une telle énergie qu'il ne nous est plus possible de travailler (je sais l'alibi peut sembler faible mais je veux y croire).
Elle touche tous les aspects de la vie, des plus futiles (l'éducation, la santé, l'alimentation, le bien-être) aux plus essentiels (l'aspect).
Une des raisons (si ce n'est LA raison) pour lesquelles nous nous sommes installés ici est qu'un des coiffeurs du village est sans aucun doute le meilleur du monde. Cette affirmation vous paraitra quelque peu péremptoire jusqu'à ce que vous connaissiez son prénom : Jesus (cqfd) le Messie de la permanente, le Christ du brushing.

Sidonie y est allé ce matin et elle est ravie du résultat (cf la photo).

Célestine a pris rendez vous pour Samedi prochain à la même heure.

Je profite de l'occasion pour faire une petit mise au point. J'ai oui dire que certaines personnes de mon lectorat avaient remarqué que, faisant fi de l'orthodoxie orthographique la plus élémentaire, je mettais une majuscule aux jours de la semaine. C'est vrai mais il est aussi vrai que je suis un rebelle (je vous signale que, pour le plus grand malheur de mon épouse, je suis doublement tatoué) et la bienséance syntaxique est pour moi ce qu'un nuage est pour l'aigle royal : tout sauf un obstacle. Pour clore cette parenthèse, Célestine était très contente du cadeau de Marie qui lui a fait très plaisir.

Ceci étant dit quelques nouvelles :
. Nous avons récupéré Estelle en pleine forme. Nous remercions tous ceux qui se sont occupé d'elle durant son séjour français.
. Elle avait plein de trucs dans ses bagages dont des jeux pour les consoles des enfants (en provenance directe de l'importateur français de Nintendo et Vtech : Romegier International Trades). Les problèmes que nous éprouvions avant pour communiquer avec eux ne se sont pas du tout améliorés.
. Comme c'est la tradition, nous sommes allé manger à La Cuevita et c'était très bon (Madregal pour moi et Pargo pour Estelle).
. Paola était tellement contente des bottes pour son déguisement du carnaval qu'elle les a gardées toute l'après-midi et nous ne nous sommes aperçu qu'elle n'avait pas mis de chaussettes que vers 19h45 sur le chemin du restaurant. Elle nous a affirmé qu'elle était "confort" à l'intérieur. Je vous rassure, nous avons mangé en terrasse.
. Cela fait 19 jours que je vérifie quotidiennement le temps et cela fait 19 jours consécutifs que nous avons du soleil.
. Nous venons de coucher Marin et il râle qu'il en a marre des siestes. Dans une heure et demi, il va râler lorsque nous allons le réveiller.
. Cala Luna est bien parti de Port Camargue. On attend maintenant avec impatience son arrivée à San Sebastian.
. Grâce à l'aimable concours des pharmaciens de Bagnols sur Cèze et Pont-Saint-Esprit, mon séjour français du mois de Mars va s'allonger de trois jours. Il va aussi me permettre de réaliser un marathon de 168 heures d'officine non stop. Je suis en train de négocier avec Estelle le montant des 133 heures supplémentaires. Elle m'a vaguement parlé d'une Ducati mais je n'ai pas encore dit oui (une 1198R Corse à la limite, pourquoi pas).

Je crois que c'est tout.

Une bise à tous.

Les MEJEAN PAOLI

dimanche 13 février 2011

Le monde perdu


Estelle est partie depuis maintenant deux jours et pour le moment, tout se passe extremement bien. Les enfants sont gentils et l'intendance, il est vrai aidée par le fait que nous n'avons jusqu'à présent mangé que des plats préparés à l'avance ou très facile à cuisiner, est réduite au ménage et à la lessive.
Je me suis toutefois fait la réflexion que l'enfance est un monde tout à fait spécial qui surpasse allègrement tous les parcs d'attraction y compris Disneyworld ou même Aéro City Park. Hier soir, les enfants se sont couchés tard et ils sont donc allé se laver les dents dès la sortie de table. Je me suis alors aperçu qu'ils quittaient une salle à manger garnie des restes de repas et une cuisine en vrac pour les retrouver, 11 heures de sommeil plus tard, (relativement) propres et rangées. Et le concept marche pour la nourriture qui se prépare seule seule, les vêtements qui s'autonettoient et l'argent qu'il suffit d'aller chercher à la banque (en plus, maintenant, il y en a partout des banques).
Ce n'est pas que cela me pèse (je n'ai que cela à faire), c'est juste que lorsque nous sommes enfants, ces petits miracles quotidiens nous apparaissent comme une évidence qu'ils ne sont pourtant pas.

Sinon à part ça :
. Nous sommes allé visiter l'église de Santiago Apostol qui était fermée. Célestine a expliqué à ses frères et sœurs que c'était une église romane.
. Dans la série auto-congratulations, Paola est en train d'apprendre "Cher frère blanc" de Léopold Sedar Senghor.
. Marin qui en a marre d'être le seul à ne pas travailler, vient de commencer son cahier d'exercices de l'année dernière. Je garde cette information au chaud pour le temps béni de l'adolescence où, à n'en pas douter, cette soif de travail et de connaissance ne sera plus qu'un lointain souvenir.
. Marin, toujours lui, est devenu le plus grand freineur (sur petit vélo à roulettes) de l'histoire. il est tellement peureux qu'il freine sur le plat.
. Demain c'est la Saint Valentin et Sidonie nous dit confessé qu'elle ne pouvait rien offrir à son amoureux car il habite à Connaux. Ma fille est un modèle de fidélité puisqu'elle n'a pas vu Baptiste depuis Juin 2009.
. Marin a toujours du mal avec la prononciation du "R" en espagnol. Il oscille entre le "L" et le "R" français surexprimé. Ceci explique que ce matin il fait un dessin de Saint Valentin pour Barbala (en fait Barbara) et il est aussi en classe avec une certaine Bloute (en fait Ruth).
. Sidonie est sur des charbons ardents car Lundi, la cousine de Uma, entre à l'école. D'après ce qu'elle sait, elle arrive de Mauritanie et a vécu en France. Elle ne parle pas espagnol mais est sensée être (un peu) francophone.
. J'ai fini le premier pot de confiture d'orange préparée par Estelle la semaine dernière.
. Nous avons prévu un pique-nique aujourd'hui. En fonction du temps, pour le moment assez incertain, il aura lieu :
. A l'ermita d'Alajero
. A la piscine
. Sur la terrasse
. Dans la salle à manger.

Excellente journée à tous et toutes.

Les MEJEAN PAOLI

vendredi 11 février 2011

Plein de photos


Des gens nous ayant reproché de ne pas mettre des photos sur le blog, j'ai créé un album Picasa pour combler ce manque, o combien inexcusable.

C'est là

mercredi 9 février 2011

La Gomera, c'est tout petit.


Lundi, en rentrant de notre balade à Valle Gran Rey, nous avons pris en stop deux jeunes allemands qui voulaient faire des provisions à Arure avant d'aller faire des randonnées dans le parc national du Garajonay.
Aujourd'hui, en rentrant de San Sebastian, nous avons pris en stop deux jeunes allemands qui voulaient aller randonner jusqu'à El Cabrito.
Le côté "rigolo" de ces deux faits pourtant fort communs est que ce sont les même allemands que nous avons transporté les deux fois.
Je dois vous avouer que je n'étais pas tranquille car à chaque fois nous avions des provisions dans la voiture et vous n'êtes pas sans savoir que j'aime beaucoup utiliser les expressions suivantes :
. "Je mange ou je bois ...., c'est toujours ça que les allemands n'auront pas"
. "Gardons ...., au cas où les allemands rattaquent".
C'est ma façon à moi de contribuer au racisme ambiant et ce à moindre frais. Et puis mon grand-père maternel a quand même été prisonnier de guerre chez nos amis d'outre Rhin, cela a dû laisser des traces.

Sinon à part ça :
. Nous avons acheté quatre plants de salade verte, deux de piments rouges et un d'oignon. Je les ai planté en arrivant et depuis il pleut.
. J'ai envoyé un mail vengeur à notre propriétaire qui refuse de racheter un aspirateur après le décès plus que prématuré de l'immonde merdouille chinoise qui nous servait à aspirer les kilos de cheveux que ma femme et mes filles perdent quotidiennement. Je voudrai à l'occasion dire à ma mère la chance qu'elle a eu de ne faire que des garçons.
. Ce matin, nous avons été gratifiés d'un lever de soleil absolument fabuleux. Marin a dit que c'était du yaourt à la fraise. La photo ne rend pas grâce au sujet, mais elle donne une vague idée du spectacle.
. Notre Wii fait un bruit bizarre et l'alimentation est morte. Nous en avons commandé une (l'alimentation) chez notre réparateur de San Sebastian.
. Estelle part Vendredi matin et nous avons appris qu'un des moteurs du Benchi Express était mort aujourd'hui. Nous espérons qu'il y aura un bus de remplacement. d'après un site du coin se serait sa sortie en cale sèche annuelle et Estelle aurait donc mal compris ... affaire à suivre.
. Estelle, qui est un peu prout-prout, a décidé qu'elle allait dorénavant éviter les bus Eurolines. Elle va de ce fait faire les aller-retour en voiture de location Europcar. Faites donc attention les 11 et 18 Fé
vrier sur les tronçons d'autoroute entre Girone et Nîmes.
. Nous sommes en pleine deuxième saison de "Dr House" et cette nuit j'ai rêvé que j'avais le peste noire.
. Célestine sait faire des grenouilles en papier.

A bientôt.

PS : ça y est, le soleil est revenu.

lundi 7 février 2011

Laguna Grande et Valle Gran Rey


Hier, nous sommés allés pique-niquer à Laguna Grande. C'est une grande clairière dans le parc du Garajonay avec des jeux pour enfants (dont une tyrolienne que les nôtres ont squattée pendant des heures), des endroits pour manger (avec des tables, des bancs, des barbecues de compétition et même des fours à pain ou à pizza selon les goûts le tout avec du bois à disposition) et des vestiges archéologiques.


Comme vous pouvez le constater, Marin aime bien faire des clins d'oeil sur les photos.
Il faisait un temps magnifique et on a fait la sieste dans l'herbe pendant que les enfants hurlaient à bonne distance.


Aujourd'hui nous sommes allés (sans les enfants cette fois) nous promener à Valle Gran Rey jusqu'à une petite cascade. C'est assez rare ici où tous les cours d'eau sont à sec 360 jours par an. Comme nous avons remonté le cours d'eau. Estelle en a profité pour bien vérifier (c'est une scientifique) que ses nouvelles chaussures de randonnée ne sont pas étanches. Les allégations du site internet de Décathlon sont donc totalement véridiques : elles ne sont pas du tout étanches.


Nous nous sommes arrêté en chemin à la "Tienda del vino" de Arure. Nous y avons fait des emplettes car mamie Danièle, à qui Estelle doit son goût immodéré pour les boissons alcoolisées, arrive le 07 Mars.
Nous avons acheté, pour tester, six vins blancs de La Gomera (la culture viticole n'est ici pas très développée et les rouges autochtones que nous avons gouté nous ont laissé de cuisants souvenirs) :
. Un Cumbres de Garajonay fermentado en barrica (Vallehermoso).
. Un Cumbres de Garajonay (Vallehermoso).
. Un Cinco Varas (Vallehermoso).
. Un Asocado (Vallehermoso).
. Un Portillo de Mona (Valle Gran Rey).
. Un Acevinon (Hermigua).
Vous remarquerez qu'aucun ne vient de Playa Santiago car dans le quartier, nous sommes en monoculture : les cailloux.
Nous avons aussi acheté une bouteille de Roque Cano "Mistela" qui est une sorte de vin à l'orange (il y a aussi de la cannelle et de l'anis).
Nous vous communiquerons les résultats des tests ultérieurement.

samedi 5 février 2011

Pour Jackie

Estelle avait pris rendez vous chez le coiffeur pour Marin mais c'était Mardi à 16h30 et le Mardi à 16h30, notre cadet rentre juste de sept heures d'école et une heure de judo.
J'ai donc dû prendre mes responsabilités

Et hop !