vendredi 25 septembre 2009

L'efficacité, c'est bien aussi

Hier matin, au réveil ou presque, nous avons un mail en espagnol intégral (merci Goggle translation) nous apprenant que nos enfants sont tous acceptés à l'école de Playa Chiquita. C'est une excellente nouvelle qui nous ravit Estelle et moi. La directrice nous donne rendez vous le jour même à 13h00. Nous avons donc largement le temps de nous préparer et de prendre le bus de 11h30.
Le temps étant partiellement couvert depuis plusieurs jours, la piscine nous apparait un peu fraiche ce qui est tout relatif car elle doit être aux environs de 26°C. Estelle fait un film de Marin qui saute et des deux grandes qui font des plongeons arrières.
Le bus est à l'heure mais il est un peu plein et Paola s'assied par terre dans l'escalier de la descente arrière. Le truc fun c'est qu'avec la vitesse, les portes de ladite descente s'ouvrent et se ferment de façon autonome (surtout à pleine vitesse et aujourd'hui le chauffeur a décidé de faire claquer un temps). Je lui demande donc de s'accrocher à mon pied et à une poignée afin de garder l'ensemble de notre cheptel jusqu'à l'arrivée.
Nous passons ensuite à la maison où nous voyons un vélo, croyons voir des signes de début de ménage et cherchons à voir (en vain) une personne en train de nettoyer.
Nous allons ensuite à l'école où nous rencontrons la directrice de l'école. Elle s'appelle Jutta, est allemande et très gentille.
Célestine sera dans une classe de 9 élèves et son maître s'appelle Alejandro, Sidonie sera dans une classe de 11 élèves et sa maîtresse s'appelle Maïa, Paola et Marin seront dans la même classe, celle de Jutta et deux autres maîtresses (dont une francophone), il y a 30 enfants dont trois francophones. L'école est très jolie et nous pensons que les enfants y seront très bien.


Nous allons ensuite manger dans le "restaurant" de la dame qui nous avait gentillement permis de nous abriter la veille. La propreté n'est pas suise mais la nourriture est bonne et peu chère, il y a une balançoire (à revisser périodiquement pendant l'utilisation) et nous discutons un bon moment avec celle qui s'avère être une ingénieur informatique d'origine argentine (on ne sait pas comment elle est arrivée ici).
Nous allons ensuite prendre notre premier bain familial à Playa Chiquita. Célestine se fait emporter par le courant et je vais la chercher. Les enfants s'amusent beaucoup dans les vagues.
Nous allons ensuite attendre le bus qui arrive avec une demi-heure de retard.
Marin s'endort pendant le trajet et il ne se réveille pas lorsque je le porte de la gare des bus jusqu'au lodge (malgré une toute petite pluie fine).
Repas rapide et tout le monde au lit.

jeudi 24 septembre 2009

Petit à petit

L'oiseau fait son nid.

Comme convenu, Dino est à l'heure et nous partons à 07h00 pour Cocles et Playa Chiquita. Comme pressenti, le trajet est beaucoup plus agréable en minibus climatisé qu'en vélo pourri.
Nous arrivons à 07h40 et je reste à l'agence immobilière tandis qu'Estelle et les enfants continuent jusqu'à Playa Chiquita.
A 07h55 je vois passer la jeune fille de l'agence immobilière en moto. Je me dis que le trajet vers la maison va être délicat. Le temps passe puis je décide de l'appeler à 08h10. Elle arrive deux minutes plus tard avec une tête qui n'augure rien de fabuleux.
Je suis un fin psychologue car je comprend rapidement que les clefs ne sont toujours pas disponibles. Elle s'excuse et commence à me dire de revenir le lendemain. Je lui explique que ma famille est 4km plus loin sans téléphone et que je ne vais pas les laisser seuls et rentrer. Elle appelle son patron anglophone a qui j'explique mes griefs. Il accepte de nous appeler un taxi et nous partons vers la maison.
Estelle et les enfants l'ont déjà trouvée mais ils ne sont pas rentrés dans la propriété. La visite commence et je trouve une échelle qui me permet de rentrer par la terrasse de l'étage et d'ouvrir de l'intérieur ..... qui est très très sale et deux petits chiens vivent à l'intérieur. En fait c'est pire que si la maison n'avait pas été habitée depuis longtemps. Elle est habitée par une personne dont aucun des ascendant n'est suisse. Cela nous refroidit un peu mais la jeune fille de l'agence immobilière m'assure que tout sera propre dans une semaine. Elle demande un dépôt de garantie mais nous n'avons pas la moindre envie de le donner (nous attendrons sagement que le travail soit effectivement réalisé).
Nous allons ensuite à l'école pour savoir où en est notre dossier. Apparemment, les grandes sont prises et le cas des petits est à l'étude.
Nous allons ensuite à la plage mais le vent se lève et les gouttes commencent à tomber. Nous repartons et faisons Playa Chiquita - Cocles (soit 4km) sous une pluie entre fine et battante.
Nous commandons ensuite un taxi qui nous ramène à Cahuita.
Repas puis après-midi tranquille. je vais faire quelques courses au centre ville.

mercredi 23 septembre 2009

Etre un winner




Hier matin, lever à 06h15, départ de la maison à 06h30 et arrivée au terminal des bus à 06h50 où je découvre que mon bus vient de partir avec 10 minutes d'avance.
Le prochain est à 08h00 et ne va que jusqu'à Puero Viejo et j'ai rendez vous à 08h00 à l'école de Cocles.
Désespoir, abattement et transpiration puis éclair : je vais louer un vélo et y aller à la force de mes petits mollets.
Premier problème : trouver un vélo à Cahuita lorsqu'il est 07h15. Le loueur n'est sensé arriver qu'à 08h00 mais il a été vu pas loin en train de lire son journal. Son voisin compatit à ma détresse et me dit cette phrase assassine : "It's a sunny day but not for you". On trouve enfin mon loueur et je pars plein d'entrain pour 24km dont une dizaine impraticables avec un vélo à une vitesse, sans freins et dont la chaîne, qui n'a pas vu de graisse depuis des années, saute très régulièrement. Une heure dix minutes plus tard j'arrive à mon rendez vous avec 45 minutes de retard. L'agent immobilier est parti mais il m'envoie le propriétaire de la maison que je suis ... à vélo. La maison est moche.
Le reste de la journée passe entre les visites et les tours de vélo.
Je repars à 16h30 avec la nuit qui ne va pas tarder à arriver. La chaîne saute avec la même régularité et les deux supports de garde-boue arrière se sont dévissés et frottent maintenant alternativement contre le pneu et les rayon : le rythme de pédalage augmente.
J'arrive à Cahuita à 17h55 par nuit noire. Je dépose le vélo et je rentre au lodge totalement mort.
Le résultat de la journée :
. J'ai fait environ 80km de vélo pourri sur des routes défoncées par temps tropical chaud et humide.
. J'ai bu 4 litres de différents liquides et je n'ai uriné qu'une fois (je vous laisse imaginer le volume de sueur).
. J'ai à priori trouvé une maison à louer et peut-être une école pour les enfants.
. J'ai perdu mon couteau multifonctions.
. je vais bien dormir.

mardi 22 septembre 2009

le hollywood des caraibes


Ce matin Marin se réveille avec un chapelet de piqures sur le front. On dirait un klingon.
On arrive désormais à les tenir au bungalow jusqu'à 9h00. Jérôme part faire les courses chez Auchan et nous prenons la direction de la piscine.
Jérôme passe chez l'agent immobilier ( le double de Theo Huxtable) qui lui annonce qu'il n'y a aucune location pour nous. Il n'y a pas de maisons à louer à long terme, car la plupart du temps les propriétaires viennent passer leurs vacances dedans.
On lui demande donc de nous chercher une location à moyen terme car dans deux jours nous n'avons plus d'endroit où loger.
Jérôme passe ensuite à la FNAC du coin pour nous acheter un adaptateur 110V car le notre est en rade.
Le vendeur est en train de dormir et n'a pas l'intention de se réveiller malgré les "hola" de Jérôme. Finalement après deux tentatives il arrive à rentrer en contact avec lui et lui achète un adaptateur qui fonctionne.
L'après midi se déroule tranquillement au bord de la piscine.
Marin se réveille de nouveau de la sieste avec des piqures sur le bras. On décide d'explorer sa tente pour vérifier si il n'y a pas de bébêtes. Effectivement deux insectes cohabitaient avec lui et n'étaient pas très content de ce mariage forcé.
On a plusieurs rendez vous demain pour visiter quelques locations. On a décidé que Jérôme ira seul car il faut prendre le bus de 7h00 et il semble plus facile qu'il fasse le tri tout seul de ce que l'on nous propose.
On oriente donc nos recherche sur Cocles juste après Puerto Viejo.
Il a rendez vous avec une agence immobilière du coin tenu par un couple de français, on espère qu'ils nous donneront des informations sur les écoles.

dimanche 20 septembre 2009

Réchauffement climatique


Ici, la psychose rôde, il semblerait que nous soyons au bord de la sécheresse. Pour nos yeux non encore habitués, il est difficile de ne pas penser que les effets de la marijuana du coin sont vraiment hyper violents. En effet c'est, sans exagération aucune, l'archétype de la zone tropicale humide et luxuriante comme on l'imagine avant d'y aller.
Hier, Estelle discute avec un des propriétaires de notre lodge et il lui dit que la pluie commence à un peu trop se faire attendre. En ce qui nous concerne, on attend depuis trois jours, cela reste très raisonnable à côté du gros mois d'attente dans le Gard.
Ce matin, petite pluie au réveil ce qui nous permet de faire attendre un peu les enfants avant de les laisser aller hurler sous les fenêtres des voisins.
On se dit que les soleil étant caché, ce serait assez malin d'en profiter pour aller à Cahuita et y manger à midi.
Piscine, toilette, rangement et préparation du sac à dos mode "on va se prendre une méchante saucée mais on est malins, on a des habits secs de rechange".
En fait on n'est pas si malins que cela car dès que nous sommes sortis, le soleil est revenu et on a été trempés mais de sueur.
Avant le repas, pour fêter cela, on s'arrête dans un des hypermarchés de Cahuita (12 à 13 gros mètres carrés de surface de vente) style Auchan pour acheter à boire. Comme j'attends tranquillement dehors sans rien demander à personne, un vieux black s'approche et vient me tailler une bavette en anglais. Bon, lui aussi est au bord du suicide, c'est trop sec, si ça continue, on va voir des brins d'herbe changer de couleur. J'essaie de lui faire toucher du doigt que chez moi, c'est jaune paille depuis deux mois mais il s'en tape, lui il n'aime que le vert.
Je vous rassure tout de suite, ici c'est tellement humide que notre plus gros travail de la journée, c'est de faire sécher les serviettes de bain. Comme quoi le Costa Rica, ce n'est pas le paradis que l'on croit.
A part ça on ne sait toujours pas où nous allons habiter et nous sommes sensés dégager d'ici dans deux jours.
Nouveauté du jour : j'ai mis nos photos sur un album Picasaweb :

http://picasaweb.google.fr/mejean.paoli

La dent manquante de Sidonie


Le Costa Rica, en fait, c'est exactement comme la France. La preuve : ici aussi les dents tombent.

Hier matin nous sommes allés nous promener du côté gauche du lodge. Comme on pouvait s'y attendre, il a fait chaud et humide. Nous coupons de grandes feuilles d'une plante inconnue (je sais, nous avons fait de la botanique à la fac mais cela fait très longtemps maintenant) pour faire des éventails et les enfants y font des trous pour faire des masques.
Nous passons à côtés du Collegio y Escuela complementaria de Cahuita mais malgré nos recherches, nous ne voyons que le panneau.
Nous allons ensuite à la plage qui elle aussi est noire et presque déserte. L'eau est transparente et chaude, il y a des petites vagues. Il y a aussi un chien qui veut jouer à rapporter un bâton. Lorsque nous repartons de la plage, Célestine est très triste que nous le laissions tout seul.
Sur le chemin du retour nous passons chez Brigitte où je loue un vélo pour le reste de la journée (3000 colones) et où nous convenons du prix pour le nettoyage d'un sac de linge sale (4000 colones). Le vélo a un système de freinage spécial : il faut rétro-pédaler pour ralentir.

Vers 16h00, je pars au centre ville en vélo pour faire les courses. Le vélo est définitivement le meilleur moyen de locomotion car son extrême étroitesse permet de slalomer entre les innombrables trous de la route. Je me suis même fait plaisir en déposant un buggy. Certains me diront qu'un Ducati Hypermotard 1100S pourrait être plus efficace et plus plaisant mais ce serait oublier qu'il est impossible de survivre plus de quatre secondes avec un casque et un blouson épais. J'achète du poulet congelé mais je n'arrive pas à lire l'étiquette et je ne sais pas quelle partie de l'animal j'ai acheté. J'ai aussi pris une espèce de saucisse de Strasbourg géante.

Retour avec classe et célérité durant lequel je croise un dame qui semble persuadée que je suis allemand : "German ?, Deutschland ?". Je dépose les courses (le beurre ne survit pas très longtemps par ici) puis je passe rendre le vélo chez Brigitte et déposer le linge.

Au moment de préparer le repas, je m'aperçois que mon poulet congelé est sous la forme de deux cuisses. Nous n'avons pas de four et si nous essayons de le cuire à la poêle, la température de la cuisine atteindra celle de la surface du soleil. Je tente donc de désosser la bête et la conclusion est limpide : même avec un bon couteau, il est très difficile de désosser des cuisses de poulet cru (j'espère que mon expérience aidera certains d'entre vous).

Pour finir car je vois que notre expérience intéresse certains d'entre vous. Sachez que notre voyage n'est possible que parce que nous sommes, mon épouse et moi, deux aventuriers aussi endurcis qu'expérimentés.
Deux exemples :
. Avant-hier matin, Estelle crie dans la salle de bains qu'il y a une énorme bête dans la douche. Je cours pour tuer à mains nues la mygale ou l'anaconda. En fait, c'est un colibri.
. Le même jour, je suis sous la douche et je prends le savon. J'essaie de le faire mousser mais rien à faire, pas la moindre bulle. J'appelle Estelle à la rescousse. En fait, il y a encore la protection en plastique autour du savon. Je précise toutefois que sans lunettes je suis considéré comme presque aveugle.



samedi 19 septembre 2009

Manzanillo


Ce matin je me lève un peu plus tôt que les autres ce qui me permet de faire le blog tranquillement et de rajouter des photos aux messages précédents. Paola m'entend et se lève immédiatement. On se retrouve toutes les deux sur la terrasse à 05h00, il fait jour et la température est agréable.
Quand les autres se lèvent, on petit-déjeune tranquillement, on se douche et on appelle Dino pour qu'il nous emmène à Manzanillo.
Manzanillo se trouve à environ 30 km de là où on réside actuellement. C'est le bout du chemin : après Manzanillo, il n'y a plus de village, juste la jungle.
La route est goudronnée pendant les 15 premiers kilomètres (on est même passé devant un supermarché où les" presos son muy basos").
Après c'est Beyrouth en tropical et pourtant la DDE locale est très présente(on a croisé des dizaines de types avec casques, matériel et camions). On se rend vite compte qu'il vaut mieux rouler en dehors de la route que sur la route. Ceci n'empêche pas à de très nombreux hôtels, résidences et autres lodges de s'installer au bord du chemin. On commence quand même à se demander si il s'agit de la morne saison où si les touristes ont disparu avec la crise car il n'y a en pas assez pour remplir toutes ces locations.
On arrive à Manzanillo en une heure et on découvre une baie superbe où l'eau est très claire, le village est très petit, assez sale et l'école se résume à deux bâtiments très abimés avec peu d'élèves (mais toujours en uniforme, je suis admirative de ces petits garçons en chemise pantalon, chaussettes, chaussures fermées sous 33° à l'ombre).

On se baigne, l'eau est chaude mais ça fait du bien, Sidonie se fait piquer par une bête sous marine non identifiée. La toute petite trace disparait très vite avec la crème antihistaminique. On boit un coup chez Maxi et on achète de quoi manger au mini-super (c'est l'orthographe exacte) du coin.
On mange rapidement des chips et du fromage en attendant de repartir.

On prend le bus pour rentrer, il ne mettra pas plus de temps que Dino.

A l'arrivée on s'arrête à l'agence immobilière de Cahuita qui est ouverte et l'agent prend note de nos requêtes pour nous chercher une habitation.

En arrivant Marin fait une petite sieste, les filles passent le reste de la journée à la piscine, on a même droit à un spectacle de plongeon.

Ce soir tous le monde est encore fatigué car le décalage horaire est difficile à encaisser. Je fais donc des pâtes aux lardons. On finit de manger à 19h00 et on se couche à 20h00.

NB: ce matin la petite souris à laissé 1000 colones à Sidonie ( 1 euro 50). Elle a acheté un collier de fleurs en plastique pour 500 colones et les costa ricanos qui aiment bien les enfants l'ont trouvé muy bonita, depuis elle n'est plus elle-même.

vendredi 18 septembre 2009

Le premier jour



















Aujourd'hui tous le monde se lève très tôt.
Les filles se baignent en attendant le réveil de Marin qui était épuisé. Le soleil s'est levé vers 04h30 mais ni le bruit des singes hurleurs ni la luminosité ne l'empêchent de dormir.
Le propriétaire du lodge nous a donné un sachet de café de bienvenue ce qui nous aide à nous réveiller. On a pris du lait dans le frigo de la piscine (on note sur une feuille et on paie à la fin du séjour) ce qui permet à tous d'avoir une boisson chaude.
Vers les 09h00, on décide d'aller voir le centre de Cahuita, faire quelques courses et petit déjeuner.
Le "centre ville" se trouve à 20 minutes à pieds de là ou nous résidons. La route qui y mène n'est pas goudronné, on croise quelques vélos (ce qui semble le moyen de circuler le plus simple) et on passe devant quelques hotels.




























Il fait une chaleur impressionnante et le soleil fort.
On arrive enfin à Cahuita et Marin est trempé de sueur (ce n'est pas un Mejean pour rien).
Sidonie est au bord de l'agonie et cherche de quoi s'éventer. Elle trouve un bout d'écorce qui fera l'affaire.
Le centre ville n'est en fin de compte qu'une rue à peine plus goudronnée que l'autre avec quelques restaurants, échoppes de vente de souvenirs, un supermercado et un marchand de légumes.
On se fait interpeller par le tenancier d'un restaurant qui nous propose de petit déjeuner.
On ne se fait pas prier car depuis la veille nous n'avions rien mangé et la nourriture de l'avion n'avait fait rêver personne.
On mange copieusement : omelettes jambon fomage, pan cake, crepes et le fameux riz haricot rouge.









Après le repas on rencontre Dino, le chauffeur de la veille. Il nous propose de nous faire visiter une maison à louer. On le suit mais elle est trop grande et non meublée. De retour downtown, on fait nos courses chez "safari" c'est le carrefour du coin mais sans rien dedans et avec des ventilateurs qui remuent un air ambiant à plus de 40°C.
L'agence immobilère de Cahuita était fermée, on attendra demain pour faire plus d'investigations sur notre futur domicile.
On rentre au lodge pour coucher Marin qui est encore bien fatigué.
Les filles profitent plusieurs heures de la piscine.
La nuit tombe rapidement et quand on va manger c'est Célestine qui ne peut plus avancer. Paola ne peux pas attendre le dessert et s'endort sur sa chaise.
Tous le monde rentre et s'endort rapidement.
Les faits marquants de la journée :
. Célestine et Sidonie font des sauts périlleux dans la piscine (en sachant que Sidonie n'avait jamais tenté le moindre plongeon jusqu'à présent et que Célestine a abandonné le plat monstrueux cet été sur le bateau).
. Sidonie s'est arraché sa dent tremblante (la souris lui a apporté deux pièces de 500 colones).
. Célestine a saigné du nez.
. La bière locale est excellente et le pain pas du tout.
. Cahuita est paumé mais son distributeur automatique est très (trop ?) performant.

jeudi 17 septembre 2009

Le matin, c'est bien

Bonjour à tous,

Comme je n'avais dormi que 45 minutes les 24 heures précédentes, Estelle a décidé qu'elle serait un peu claustrophobe dans la tente moustiquaire (qui a dit chiante ?) vers 04h00 du matin et nous nous sommes levés.
Les trois grandes étaient réveillées et elles ont commencé à jouer avec leurs lampes de poche (Osram Do-it waterproof).
Nous sommes restés sur la terrasse pour attendre le lever du jour mais les moustiques ayant décidé de nous manger les pieds et les mollets, Estelle a choisi de mettre sa claustrophobie en sommeil.
C'est à ce moment là que les filles se sont définitivement levées.
Ça tombait bien car le soleil venait de faire de même.
On a un peu défait les valises puis les filles se sont aperçu que l'eau de la piscine est à plus de 30°C. J'ai passé les deux heures suivantes à faire chut pour éviter que les propriétaires ne nous jettent à la porte le premier jour.
C'est toujours chaud et moite mais avec le jour, on voit bien que c'est aussi superbe et luxuriant.
Pour changer un peu, je suis sorti avec les trois grandes pour aller à la plage (de l'autre côté du chemin d'accès soit 15 mètres). Ben c'est comme sur Google Earth : du sable noir et fin avec du bois flotté et derrière la jungle avec personne à l'horizon. L'eau est claire et chaude mais quand même moins que celle de la piscine.
Paola a remarqué deux gobelets en plastique et un bout de planche de surf (en fait elle est nulle cette plage).
Marin s'est réveillé vers 7h30, a pris son lait avec Estelle et est allé se baigner (chienne de vie).
Mon adaptateur 110V ne fonctionne pas mais le propriétaire nous a donné un simple prise US vers Europe et ça marche.
J'ai appelé par Skype sur mon téléphone et c'est aussi pratique que peu cher (voir même gratuit si vous avec Skype).
On vient de se laver les dents et on va chercher à manger car le frigo et les placards sont vides.
Dernière bonne nouvelle : le café est bon donc Estelle reste avec nous.

Easy Jérôme




Le voyage en détail.
Je voudrai tout d'abord parler de la Compagnie aérienne Iberia et de l'aéroport de Madrid.
J'avais lu sur internet plein de mauvais commentaires sur ces deux composantes du transport aérien ibérique.
Pour ce qui est de l'avion, il a volé du début à la fin et a donc rempli sa fonction première. Pour le reste, l'absence de petits écrans au dos des sièges nous a rendu la tâche beaucoup moins facile. En effet, les enfants n'ont que très brièvement suivi les trois films en espagnol projetés sur de pauvres écrans qui vibrent et qui sont invisibles pour des gens de moins de 1,40m. J'étais un peu dégouté jusqu'à ce qu'en sortant de l'avion, Estelle me fasse remarquer que les passagers de la classe Buisness Plus (la grande classe, pas le vulgus pecum) avaient eux aussi droit au même niveau déquipement video lowfi 2D Dolby 0.0. On s'est un peu ennuyés pendant onze heures mais pour beaucoup moins cher. Par contre, j'ai été dégouté que personne ne nous propose de passer devant tout le monde avec notre vaste progéniture.
Pour ce qui est du personnel de bord ils ont été tout à fait corrects (une dame parlait même un peu de français). Une chose remarquable est la moyenne d'âge du personnel de cabine (PNC comme disent les gens qui ont des casquettes) qui devait facilement atteindre les cinquante ans.
L'aéroport de Madrid nous a laissé un excellent souvenir. Il est tout neuf et tout propre, on ne s'est pas perdu et pourtant nous sommes des buses de l'orientation, tous nos bagages ont été correctement acheminés et cerise sur le gateau (et non pas cherry on the cake comme certains d'entre vous ont la fâcheuse habitude de le dire), il y avait une superbe salle de jeux pour les enfants avec plein d'activités et mêmes des toilettes réservées). On a même pris le train entre le terminal 4 et le terminal 4S ce qui a plongé Marin dans des abîmes de perplexité (cela faisait des heures qu'on lui disait qu'il allait reprendre l'avion).

Après seize longues heures de voyage, nous atterrissons donc à San José avec quelques minutes d'avance. Trois minutes avant qu'on nous demande de remonter nos sièges et nos tablettes après avoir ajusté nos ceintures, nous avons eu droit à la distribution de documents à remplir (alors que le Costa Rica n'est pas aux USA comme chacun le sait). Grosse pression car nous sommes nombreux et nous n'avons qu'un stylo bille. C'est donc moi qui me suis tapé le remplissage des treize formulaires (deux par personne et un familial).
L'immigration passe en cinq minutes, les bagages arrivent tous en à peine plus et le douanier nous félicite pour notre nombreuse famille et se fout complètement de ce qu'on peut avoir dans nos valises. Autre bon point : les toilettes non magnifiques et très propres.

A la sortie je laisse Estelle, les enfants et les bagages et n'en vais à la rencontre de Dino, notre taxi que le lodge a réservé pour nous. Je vois donc s'avancer un grand black avec un grand sourire qui me dit texto "Easy Jérôme". Je pense que je devais avoir une tête un peu stressée.

Je récupère les hommes et le matériel, nous chargeons tout dans un minibus et nous quittons l'aéroport à 15h20 pétantes : la grande classe.

Il flotte et San José est un immense bouchon inintéressant ce qui permet à Célestine et Sidonie de s'endormir instantanément sur moi. Marin et Paola suivront rapidement.

Après San José, c'est assez simple. On roule comme si on était dans le film Jurrasic Park (le premier, les autres sont nuls). La route est assez mauvaise et il y a des flics (je suis un peu vert, je pensais qu'il n'y en avait pas ici) et des camions dont beaucoup ont énormément de mal à atteindre le sommet des collines (et plein d'ailleurs abandonnent en chemin et se garent un peu en plein milieu). Le soleil se couche à 17h30 et il fait nuit noire à 18h30. Le trajet est super long (surtout quand vous avez déjà fait Marseille - Madrid - San José avant) et la nuit, c'est pas très facile de voir à plus de 10 mètres donc on passe à côté d'une grande partie du paysage. En arrivant à Puerto Limon ça devient un peu surréaliste car il y a plein de gros camions et des montagnes de containers dans des enclos barricadés et sur éclairés. Après Puerto Limon, la route n'est pas plus mauvaise mais il y a plein de monde qui marche dans la nuit au bord de la route et on se demande encore comment on n'en a pas écrasé deux ou trois (pareil pour les nombreux crabes paumés sur la route et ayant malgré tout gardé leur volume initial).

Les deux cent derniers mètres sont parcourus sur un chemin qui fait passer celui de la maison cassée pour une autoroute américaine.

Vient ensuite le pire moment du voyage. On ouvre la porte du minibus et on se met à respirer de la soupe chaude. Pour ceux qui ont regardé "Abbyss" plus de dix fois, cela fait penser à la scène ou il apprend à aspirer le liquide qui va l'aider à respirer.

Enfin, on râle mais on est arrivé.

mardi 15 septembre 2009

Ca commence fort

Premières nouvelles depuis notre départ hier soir de Connaux.
Démarrage à l'heure (17h00) avec Yves Langlois et mamie Danièle.
Nous mettons plus de deux heures à atteindre l'hôtel car :
. Avignon est un gros bouchon.
. Il pleut pour la première fois depuis un mois.
. Marseille va se faire battre ce soir et plein de gens veulent assister à la défaite (nous avons même vu une voiture avec deux grands drapeaux sortant des fenêtres malgré la pluie et l'autoroute).
Les chambres ne sont pas prêtes et nous patientons avec une bière.
Repas dans la chambre puis coucher pour une courte nuit.
A 02h15, l'alarme incendie démarre pour un bon quart d'heure. Pas de feu mais une fuite d'eau.
Impossible de se rendormir jusqu'au réveil à 04h15.
Je pars à 05h00 avec les deux grandes et tous les bagages à enregistrer (la tâche est grandement facilitée par la pluie et le fait que je n'ai pas de pièces pour les chariots de l'aéroport).
Estelle nous rejoint à 05h15 avec les deux petits.
Enregistrement sans problème (nous avons nos cartes d'embarquement jusqu'à San José et nos bagages se débrouillent à Madrid).

Nous sommes dans le hall 1 de l'aéropport Marseille Provence. Il est 06h00 et nous petit-déjeunons.

dimanche 13 septembre 2009

Ca sent l'avion

Ca yest, tout le monde est parti et les enfants sont couchés.
La maison est incroyablement tranquille après un long et excellent weekend avec la famille et les amis.
C'était tellement bien que cela vaut déjà le coup de partir si loin. On se sent tout drôle en réalisant que maintenant, on ne reverra nos proches que dans plusieurs mois et peut-être dans un endroit qui nous est pour le moment totalement inconnu.
Dès demain commence la dernière cession de grand ménage et on finalise les bagages. On n'a toujours pas reçu le purificateur d'eau et le masque de plongée doit arriver Mardi.

C'était quand même vraiment bien.

vendredi 11 septembre 2009

Pathologies

Comme vous le savez, nous sommes extrêmement futés.
Nous partons dans quelques jours et le Costa Rica n'ayant pas les mêmes structures médicales que la France (et d'aussi bons pharmaciens), nous avons décidé d'avoir préventivement le plus de maladies possibles :
. Les quatre enfants sortent d'un impétigo de groupe.
. Estelle a eu une infection dentaire
. Sidonie a une énorme allergie cutanée depuis ce matin
. Marin a le nez plein depuis plusieurs jours.

Le seul qui tient, comme d'habitude, c'est moi.

A part ça j'ai signé le compromis de vente du garage ce matin et on garde espoir d'être prêts à l'heure.

jeudi 10 septembre 2009

Sentir sur nos nuques le souffle humide du temps

Dans une semaine nous serons déjà au Costa Rica.
Ce qui pourrait de prime abord passer pour une excellente nouvelle signifie néanmoins qui ne nous reste que très peu de temps pour nous préparer.
Ceci expliquant peut-être cela, nous avons bien avancé dans nos travaux :
. Nous avons réservé pour sept jours au Playa Negra Guesthouse.
. Nous avons commandé un taxi qui nous amènera de l'aéroport à notre logement.
. Nous avons acheté un excellent MSI Wind U100 - 015FR d'où j'écris la note du jour.
. Les valises sont presque remplies (et très lourdes). Nous avons rajouté deux petites valises de cabines comme baguages à mains.
. J'ai vidé le garage de Nîmes.
. J'ai presque complètement débarrassé les tas d'herbe du verger.

On garde le rythme.

vendredi 4 septembre 2009

Ca avance

Depuis hier, plein de nouvelles choses :
. J'ai presque vendu le garage de Nîmes.
. Nous avons presque fermé la quasi totalité de nos comptes du Crédit Patates. Je pense d'ailleurs avoir été le client le plus sale qu'ils aient jamais reçu dans leur agence. Il faut dire que le portail du garage ne fonctionnait pas (électricité coupée) et que j'ai dû ramper dans 5 cm de poussière.
. Nous avons reçu les livres de cours de Paola, la nouvelle carte bleue d'Estelle et mon couteau multifonctions (il ne manque plus que le purificateur d'eau).
. Ce matin et à midi nous avons vidé notre dressing pour faire de la place à Marie-Odile et Mike.

Oualaaaaaa

Nouveau : le compte à rebours qui ne sert à rien

Nous arriverons au Costa Rica dans 12 jours 8 heures et 36 minutes

jeudi 3 septembre 2009

Journée piquouzes

Ce matin nous avions rendez-vous au centre de vaccination de Nîmes pour les vaccinations.
Nous avons décidé de tous nous vacciner contre la fièvre jaune et l'hépatite A.
Comme ils n'avaient pas les doses enfant du vaccin contre l'hépatite A, les enfants seront à nouveau "piquouzés" à Tresques.
Seul le vaccin de la fièvre jaune n'est pas disponible en pharmacie.
Tout s'est bien passé et personne n'a pleuré (bon c'est vrai on a été aidés par la perspective d'avoir un superbe pansement décoré).
A par ça on a reçu les deux disques durs (incroyablement petits pour des 500Go) et j'ai commencé les sauvegardes.
Mamie Danièle a retrouvé le manuel d'utilisation (en français !!!!) du GPS.
Estelle a réservé les paëllas des deux fêtes d'au revoir.
Nous devons aller chercher un colis à la poste de Connaux (purificateur ou couteau ?).
Cet après-midi je fais visiter le garage de Nîmes et nous fermons des comptes au Crédit patates.
Estelle se fait restructurer les cheveux chez le coiffuer de sa maman (photos à venir).

mardi 1 septembre 2009

Plus que 14 jours

Ben oui, dans deux semaines exactement nous serons en train de monter en voiture pour aller à Marignane.
Vue l'heure fort matinale de notre départ du 16 Septembre, nous avons pensé qu'il serait plus agréable d'éviter de faire Connaux - Marignane le jour même.
Nous avons donc réservé deux chambres familiales communicantes à l'hôtel Novotel Aéroport Porte de Marseille pour la nuit du 15 au 16.
Au niveau du timing cela donnera donc :
. 04h30 : lever des parents
. 04h45 : lever des enfants
. 05h15 : départ de l'hôtel
. 05h30 : arrivée à l'aéroport
Il va par contre nous falloir deux taxis.

Puisque nous sommes dans les plannings, je vous donne le détail des vols :
. 06h45 : Décollage de Marseille Provence Terminal 1 (vol IB8913 Air Nostrum)
. 08h25 : Atterrissage à Madrid Barajas Terminal 4
. 12h05 : Décollage de Madrid Barajas Terminal 4S (vol IB6313 Iberia)
. 15h05 : Atterrissage à San José Juan Santamaria

En tenant compte du décalage horaire de huit heures, le voyage aura duré 16 heures 20 minutes.

jeudi 27 août 2009

C'est la classe

Nous sommes maintenant référencés sur Expat blogs comme les grands !
Les derniers préparatifs réalisés :
. Achat de deux disques durs de 500 Go Freecom Toughdrive
. Enregistrement des passeports sur le site Iberia
. Scan des passeports, des permis de conduire et des cartes de correction (lunettes).
. Nous avons à priori choisi comment aller de San José à Cahuita (http://www.graylinecostarica.com/)
. Téléchargement du manuel (en anglais malheureusement) du GPS de papi Jean (Garmin Etrex Summit)
. Nous avons (à priori aussi) décidé de ne pas acheter de voiture et d'en louer une pour nos séjours trimestriels au Panama.
. A san José nous serons à priori ici

Nous sommes par ailleurs en train de déplacer quelques tonnes de papiers (personnels, pharmacies).

mardi 25 août 2009

Le Costa Rica, c'est presque là

L'été se termine et tout ce que nous devions faire est maintenant derrière nous.
La prochaine étape c'est donc le grand départ vers l'inconnu le 16 Septembre.
Au niveau des préparatifs nous avons fait :
. Achat des billets d'avion Marseille - Madrid - San José
. Passeports biométriques pour les enfants (les nôtres sont encore bons)
. Permis de conduire internationaux (pas obligatoires pour le Costa Rica)
. Achats de deux sacs à roulette de 140l, de six sacs à dos de 70l, 60l, deux fois 20l et deux fois 10l.
. Achat de six chapeau et de vêtements légers et faciles d'entretien
. Achat de sous vêtements Petit Bateau pour les enfants
. Achat d'un purificateur d'eau Katadyn Combi
. Achat de 5 tentes moustiquaires (1 double et 4 simples)
. Achat d'un couteau Letherman Wave
. Inscription des deux grandes au CNED et achat de livres scolaires pour Paola
. Achat d'un guide et d'une carte plastifiée du Costa Rica
. Achat de 6 coussins gonflables
. Achat d'une cafetière italienne
. Achat d'une méthode d'apprentissage de l'espagnol (Assimil)
. Commande de dollars US
Il nous reste bien entendu un millier de trucs à faire mais je suis assez confiant (j'ai une super liste pour ne rien oublier).
En ce qui concerne le lieu d'installation prévu, il se trouvera (lorsque nous l'aurons trouvé), entre Cahuita et Manzanillo au Sud de la côte Caraïbes du Costa Rica.

Les tentes moustiquaires


Les sacs

jeudi 13 août 2009

Plus tard je serai ...

Fin d'après midi sur le pont du bateau.
Je surveille la troupe pour éviter que l'un d'eux (surtout le plus petit) ne tombe à la mer.
Célestine et Sidonie hésitent quand à leur futur métier.
Célestine : photographe, professeur de sport ou entraineur.
Sidonie : fleuriste, coiffeuse ou esthéticienne.
Je demande à Marin ce qu'il voudra faire plus tard.

"Des bulles"

Le catéchisme en vacances

Fin de journée, nous parcourons les étroites ruelles de Ciutadella et Sidonie aperçoit au dessus d'une porte d'entrée un petit renfoncement avec une statuette de Jésus accompagné d'un ange.

"Oh, regardez, c'est Jésus avec un elfe !"

Estelle et moi avons regardé vers le ciel et envoyé toutes nos excuses à papi Jean.

dimanche 2 août 2009

Minorque c'est olé olé

Nous avons découvert que le naturisme est très développé à Minorque et nous avons souvent dû slalomer pour éviter que les enfants ne se retrouvent nez à ... avec ce que nous appelions pudiquement des gens détendus.
Ce jour là, dans la cala Covas, nous avons laissé mamie Danièle au bateau pour aller nous baigner à la "plage".
Un rasta blanc (détendu lui aussi) nous passe devant et Marin lui dit (en français heureusement) :

"Moi aussi j'ai un zizi"

mardi 26 mai 2009

Paola coeur de lion

Apprendre à faire du vélo aux deux grandes fut long, pénible et générateur de stress.

Apprendre à faire du vélo à Paola fut beaucoup plus simple.

Il a suffit :

. Que les grandes fassent une fois le trajet maison - école en vélo avec Estelle ce qui fit très envie à Paola.
. Que Paola décide qu'elle savait faire du vélo.
. Que Paola hérite du vélo de Sidonie qui a elle-même hérité du vélo de Célestine
. Qu'elle se mette sur la selle et qu'elle parte toute seule.

Et hop !!!


Stage de vie professionnelle

Grâce à l'effet bénéfique de ses séjours de plus en plus prolongés à la crèche de Laudun et à sa passion pour les tracteurs, Marin a enfin accepté de monter avec Olivier lors de son dernier passage.

Il était très content de l'expérience et n'a pas du tout eu peur.

Les photos de l'exploit







mardi 12 mai 2009

Devenir footballer pro quand on a trois soeurs aînées

Dimanche je joue au ballon-ballon avec Marin. C'est une sorte de football avec des règles super souples au niveau des mains dont on peut pas mal se servir.
Je tape dans le ballon et il va le chercher un peu avec les mains et un peu avec les pieds.
A un moment je tape un peu plus fort et il ne voit pas où est parti ledit ballon.
Il le cherche un peu puis le trouve et cours le chercher.
Il le prend dans ses bras et lui dit :
"N'aie pas peur mon chéri, je suis là"
Va falloir bosser le côté masculin.
Et dire que certains gueulent quand je parle d'acheter une moto.

jeudi 7 mai 2009

L'origine du monde

Tout le monde connait le tableau de Gustave Courbet.
Ce matin, lors du transfert maison - école, nous avons notre fameuse discussion sur qui était là à une certaine date et qui n'y était pas et où étaient ceux qui n'étaient pas là.
L'action se déroulait fin 2000 donc seules Célestine et Sidonie étaient nées.
La problème de Paola est qu'elle était à moitié dans maman sous la forme d'un "oeuf" qui attend son tour et à moitié dans papa et plus précisément dans son :

" DISCULE "

mardi 5 mai 2009

La semaine de la culture

Chez nous on aime le sport, mais on aime aussi la Culture (vous avez vu, il y a une majuscule).

Hier soir à 17h30, Célestine a joué dans un pièce de théâtre d'avant-garde dont l'unique représentation au public était donnée dans une des salles de l'école publique de Connaux. Les critiques ont été subjugués.

Aujourd'hui, Sidonie participe à un concours de chant contestataire avec sa classe. Il y a en plus un pique-nique citoyen durable (sandwich au jambon, œuf dur, chipsters, crème mont-blanc et Arcens).

lundi 4 mai 2009

Sports mécaniques

Gros weekend du 1er Mai.
Vendredi : nettoyage de l'appartement du Grau du Roi intérieur et extérieur.
Samedi et Dimanche :
. Fauchage, tonte et plantations
. Sports mécaniques :
. Célestine est maintenant confirmée sur tondeuse autoportée. Elle doit toutefois avoir un copilote assis derrière elle pour lui permettre d'atteindre la pédale et surtout d'avoir un équipage suffisamment lourd pour feinter la sécurité qui coupe de jus lorsqu'on se lève du siège. Lorsque c'est Sidonie qui est copilote, c'est elle qui gère la boite de vitesse. Etonnament, elle se débrouille plutot bien et elle s'est même permis de faire un "tonton Clément like" sur un cyprès.
. Organisation d'une course tous véhicules autour de la table de la terrasse. Marin en tracteur, Paola en trotteur et Sidonie en trotinette. Explication des notions d'intérieur et d'extérieur du virage, description des techniques de dépassement et de "harcèlement" du pilote à doubler. Sidonie, comme convenu, est une tueuse.

jeudi 30 avril 2009

Ma madeleine à moi

J'ai une mémoire bizarre qui ne garde que très peu de traces du passé.
Je ne conserve que quelques très rares bribes sous formes d'images vagues ou plutôt de sensations.
L'une d'entre elles est papi de Chamboeuf en train de faucher le petit pré qui était entre la ferme et le poulailler (à gauche en allant vers le poulailler).
Cela fait longtemps que ceci me trottait dans la tête et je suis donc allé acheter une faux chez Perret à Bagnols sur Cèze. Bien entendu, seuls quelques rares allumés utilisent encore ce genre d'outil et ils ont dû la commander.
Hier, je suis allé la chercher et je me suis tout de suite mis à faucher le verger qui en avait plus que besoin.
Je me suis bien régalé et un de mes souvenirs m'a aidé. Il me semblait que papi affutait très souvent sa faux. J'ai donc expérimenté la chose et en effet, il faut passer la pierre très souvent pour que cela coupe convenablement.
Bon hier soir, lorsque j'ai montré mon travail à Estelle, elle a trouvé que c'était bien moins rapide que la tondeuse (et elle a raison). La grande différence c'est qu'en fauchant, j'ai une saveur douce dans la tête alors qu'en tondant, j'ai une odeur d'hydrocarbures dans le nez.

mardi 28 avril 2009

Etre précis, c'est bien

Hier soir, discussion à trois avec Marin en attendant le repas.
Estelle me demande si mon footing de l'après-midi s'est bien passé.
Marin entend la question et lui dit que lui aussi, il a bien couru.
Estelle enchaine donc et lui demande s'il a couru avec ses copains puisqu'il était à la crèche.
Comme d'habitude, la réponse fuse :

"J'ai pas couru avec mes copains, j'ai couru avec mes chaussures"

vendredi 24 avril 2009

Mon, ton, son, notre, votre, leur ..... et vie de couple

Hier, à la fin du repas de midi, Estelle propose un dessert à Marin :

"Tu veux un Mont-Blanc ?"

"Oui, je veux un Ton-Blanc"

Plus tard, toujours Estelle mais avec Paola.

Discussion entre femmes au sujet du couple que notre jeune femme de 4 ans forme avec Martial. La question est de savoir s'il faut d'abord se marier ou d'abord faire des enfants. Estelle essaie de lui expliquer qu'elle ne se mariera peut-être pas avec lui.

Paola lui répond : "Ben si, je vais me marier avec lui parce que tous les autres sont pris".

vendredi 10 avril 2009

L'inactivité est mère de tous les vices.

Je viens de m'apercevoir d'un truc.

Le semaine prochaine les trois grandes sont en Ardèche.
Marin va aller à la crèche deux après-midis.
Nous faisons avec Estelle un tiers temps thérapeutique (entre 20 et 23 heures hebdomadaires chacun).

Mais bon sang de petit bonsoir, que va-t-on bien pouvoir faire ?

Heureusement, Lundi, on déménage mamie Danièle.

lundi 6 avril 2009

Une pépinière de champions

Avec un père aussi sportif, il était écrit que notre progéniture connaitrait la gloire sur tous les stades de la planète.
Toutefois, les qualités liées au patrimoine génétique ne sauraient suffire, si exceptionnelles soient-elles.
Il faut donc travailler sans cesse.
C'est ainsi que Sidonie, grâce à une motivation sans pareille, s'oblige à regarder la télé avec son équipement complet de natation de compétition. Elle ne s'autorise comme accessoire de confort qu'une paire de pantoufles afin de ne pas tomber malade et ainsi risquer de perturber son programme d'entrainement.


PS : cette photo a été prise le 03 Février 2009 et ceux qui sont passé un jour d'hiver savent la température qu'il fait chez nous.

Chapeau l'athlète !

mardi 31 mars 2009

Mille excuses

Certains de nos lecteurs historiques nous ont reproché de ne pas avoir publié de photos du carnaval.
L'oubli est en effet inacceptable et la rédaction présente ses plus plates excuses.
Voici donc avec du retard :

. Paola et Martial


Sidonie et Baptiste

. Célestine, Moana et Caroline


Les trois poules


. Marin


. Marin, mamie Jojo et ..... mon épouse


Toujours plus loin

Dans sa croisade pour le renouvellement en profondeur de la langue française (et de sa grammaire), Marin a inventé un nouvel artifice linguistique : la complexification par double négation inverse.

Ainsi, pour parler de la taille des pâtes que nous avons mangées hier soir, il a avantageusement remplacé le très commun :

"C'est petit"

Par l'excellent :

"C'est gros mais non"

Les plus vifs d'entre vous me diront que c'est une simple évolution du désormais célèbre :

"Je dis non"

Ils n'auront pas tort.

La souffrance, la vraie.

Paola est malade, et elle veut que cela se sache.
Hier après-midi, nous partons, Marin et moi, chercher les deux grandes à l'école.
Paola est sur le canapé, sous une couverture avec une bassine à côté d'elle et Tiji en fond lumineux et sonore.
Lorsque nous revenons, Célestine rentre et demande où est Paola.
Comme elle est sensée être sur le canapé, l'adrénaline monte instantanément et j'imagine un scénario catastrophe.
En fait, elle est simplement couchée sous la table du salon.
Lorsque je lui demande ce qu'elle fabrique là, elle me répond d'une voix faible, chevrotante et plaintive :

"Je n'ai même pas la force d'aller chercher de l'eau"

J'en ai pleuré de douleur.

vendredi 27 mars 2009

Du charme, diantre.

Vous connaissez tous le charme, la grâce et la classe qui ont fait la réputation de mon épouse.
Certains jours, ces traits caractéristiques de sa personne sont plus évidents que d'autres.
Ce matin par exemple :




L'homme qui aimait le premier groupe

Chez nous, vous le savez, nous aimons la langue française.
On l'utilise, on en joue, on l'aime.
On l'aime tellement que certains d'entre nous n'hésitent pas à la faire évoluer.
Ainsi, Marin a décidé de transformer tous les verbes en verbes du premier groupe.
Cela donne :
. Ouvrer à la place d'ouvrir
. Lirer à la place de lire
. Parter à la place de partir
. Mettrer à la place de mettre.
Et dire que certains pensaient notre langue nationale sclérosée et déclinante.

samedi 31 janvier 2009

Vintage

L'autre soir, à la fin du repas, les filles jouent à mettre leurs cheveux sur mon crâne. Cela fait toujours beaucoup rigoler. Les trois y passent, puis Marin (c'est pas très facile car il est presque aussi rasé que moi) et enfin Estelle.

Sidonie se bidonne est dit : "On dirait un gars des années 80".

Je me suis permis de lui faire remarquer qu'elle est née vingt ans plus tard.

vendredi 23 janvier 2009

Le mariage, c'est pas que de la rigolade

L'autre soir, en plein repas et sans aucun lien avec le reste de la conversation, Sidonie prend la parole et dit :

"Ce que j'aime le moins dans le mariage, c'est quand on met le zizi dans la foufounette".

Un ange est passé puis nous avons un (tout petit peu) essayé de comprendre.

En fait, il semblerait qu'elle se fasse une idée assez douloureuse de la conception des bébés.

jeudi 22 janvier 2009

Revue de détail

Au 14 Janvier 2009

Célestine : 146 cm - 37,1 kg - Pointure 36

Sidonie : 125 cm - 22 kg - Pointure 32

Paola : 114 cm - 20 kg - Pointure 28

Marin : 91 cm - 14,1 kg - Pointure 23

mercredi 21 janvier 2009

La der des ders

Dimanche soir, c'est avec une certaine émotion que nous avons mis la dernière couche de nuit à Marin. Cela fait longtemps maintenant que nous jetons une couche sèche le matin mais nous voulions symboliquement finir le dernier paquet.

Lundi soir, premier coucher sans couche avec moultes félicitations et encouragements.

Mardi matin : un dernier pipi au lit pour rigoler et un lavage complet (drap, turbulette, pyjama).

Mardi soir : Nouvel essai.

Mercredi matin : au premier cri de Marin (8h15) je me précipite dans sa chambre et le pose immédiatement sur les toilettes.

Victoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire

samedi 10 janvier 2009

Pas un de "normal"

Cette nuit, et pour la deuxième fois consécutive, Sidonie a vomit puis s'est tranquillement rendormie.
Hier, j'ai eu la joie d'y mettre la main dedans lorsque je me suis penché pour lui faire un bisou de réveil.
Ce matin, Sidonie a attendu que sa voisine Paola se réveille pour que celle-ci vienne nous prévenir.

Dans ces cas là, il faut être très fort à l'intérieur.

jeudi 13 novembre 2008

Ouf !!

La mauvaise période que nous venons de traverser semble en effet derrière nous.
Aujourd'hui, 13h35, je suis dans la douche lorsque j'entends un troupeau d'éléphants au galop dans le couloir.
C'est Célestine qui arrive avec un sourire qui remonte largement au dessus des oreilles.
"Papa, papa, on a trop de la chance, on vient de gagner un étui de 170 gr de bâtonnets de crabe Fleury Michon"
Je laisse bien entendu éclater ma joie.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, le supermarché Champion qui nous approvisionne est en fête et nous avons des tickets à gratter grâce auxquels nous pouvons gagner, entre autres, des bâtonnets de crabe Fleury Michon.

J'en profite pour faire passer des messages personnels :

. Pete : je suis une sous crotte.

. Maman : soigne toi bien.

Yepeeeeeeeeeee (je suis encore sous le coup de cette excellente nouvelle)





vendredi 31 octobre 2008

Mercredi

Nous testons le petit déjeuner dans la chambre. La moquette fait un peu la gueule.


Nous partons voir les Longuet qui sont amputés eux aussi mais seulement d'une partie de leurs enfants (seul Mathieu est présent). Excellente journée avec une ballade au château et au bois de Vincennes. Nous rentrons à l'hotel où je finis de monter la voiture à pédales d'Agostino.

Nous partons ensuite dîner chez les Bertoldo Lacroix pour une double découverte : Agostino (qui est finalement blond aux yeux bleus comme les photos ne le montraient pas) et le nouvel appartement. Il y a un rétroprojecteur et des divx : le paradis des moins de 10 ans. On mange des pâtes et comme prévu elles sont excellentes. Devinez quoi : on se couche tard.


Mardi

Ce matin nous partons pour Paris. Le GPS tourne à plein tube. Halte à mi parcours dans un haut lieu de la gastronomie autoroutière : l'Arche (les fins gourmets connaissent). Arrivée sans problème à Paris puis découverte du périphérique qui nous plait tellement que nous y restons une bonne heure. Estelle joue ensuite avec le GPS et nous permet de visiter un peu de ghetto de Neuilly-sur-Seine avec ses femmes obligées de porter le 4x4 de luxe. Nous arrivons à l'hôtel où une charmante jeune personne m'annonce que nos deux chambres ne sont plus communicantes. J'exprime poliment mais fermement mon désappointement au responsable qui me propose de me trouver un hôtel pouvant me fournir lesdites chambres communicantes. Ce sera donc Pote d'Italie qui n'est qu'à quelques minutes de périphérique soit : 1h30. Arrivée à l'hôtel à 18h30 pour un départ à 10h20 : trop facile. Nous avons à peine le temps de nous laver car nous partons chez Virgile et Anne-Claire où nous sommes attendus pour le dîner. Comme nous sommes à la bourre, je m'arrête dans une épicerie arabe et je suis scandalisé : je suis servi par un black. Nous découvrons le nouvel appartement et pour fêter l'évènement, Anne-Claire a décidé de frapper un grand coup : elle a sorti le speck fumé (orthographe approximative). Excellent repas aidé il est vrai par la 9box de Virgile qui occupe bien les plus jeunes d'entre nous. Départ tardif dans une Toyota Corolla verso qui n'a pas brûlé. Le GPS est désespéré : le périphérique est fermé ce soir.

Dimanche

Premier petit déjeuner à l'hôtel et concours du plus gros mangeur pour les quatre estomacs sur pattes. Nous allons ensuite en pèlerinage en bas de l'immeuble où j'ai habité durant mon séjour lyonnais.
Nous rejoignons ensuite le reste du groupe pour aller manger dans une excellente pizzéria du centre ville. Après le repas, Jean-Christophe et Lætitia repartent et nous montons à Fourvière pour admirer la vierge de la basilique puis est descendue pour un nettoyage. Grande ballade puis retour à l'hôtel.

Ce soir, nous allons manger chez Olivier et Audrey qui vient de rentrer d'Ardèche où elle a déposé Ernest et Lili (au grand désespoir des filles). Nous venons de vivre notre deuxième journée de beau temps à Lyon : étrange ....

Samedi

Nous partons un peu après l'heure prévue mais rien de grave. Trajet sans histoire et nous récupérons Olivier Cours Gambetta où son épouse et ses enfants l'ont honteusement abandonné.

Nous allons ensuite chez les Hours où nous découvrons leur nouvelle maison. Jean-Christophe et Lætitia arrivent ensuite car la voiture de Jean-Christophe est tombée en panne peu après leur départ.
Repas puis ballade au parc de la tête d'or puis retour chez les Hours pour le dîner. Les enfants s'endorment un à un dans toutes les pièces de la maison. En rentrant, nous déposons Olivier chez lui. Le GPS trouve l'hôtel et nous lui en sommes fort reconnaissants. Il est fort tard.


jeudi 30 octobre 2008

Lundi

Estelle part à Nîmes juste après le petit déjeuner. Nous bullons un peu puis nous partons à l'aquarium de Lyon pour admirer les poissons, les requins, les raies et même les hippocampes. Tout va bien si ce n'est la pluie soutenue qui nous trempe puisque le parking est assez loin de l'entrée.
Au retour, nous nous faisons monter le repas dans la chambre (ce qui n'est pas une excellente idée pour la moquette). Les deux petits font ensuite la sieste pendant que les grandes regardent un divx. Après la sieste, nous allons au centre commercial de la Part Dieu pour acheter un cadeau à Olivier et Audrey. Nous en profitant pour acheter l'excellentissime « Alexandra Lederman » pour Wii à prix bradé (est-il aussi excellentissime que cela ?).

Nous rentrons nous sécher et nous laver. J'en profite pour inventer un extraordinaire sèche chaussettes à base de sèche cheveux. Nous partons en métro chez Olivier et Audrey. Estelle arrive peu après nous en provenance directe de Nîmes. Excellente soirée et retour à nouveau tardif.


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mardi 21 octobre 2008

Elever de la racaille

Qu'il est doux d'être parent.
Il y a quelques jours, comme tout bon semi retraité, je vais chercher ma progéniture féminine à l'école. La classe de Sidonie arrive en retard et sa maitresse s'approche de moi en souriant et me dit "Pourriez vous venir un instant, je voudrai vous montrer quelque chose. Sidonie nous a fait une jolie fresque." Vous connaissez tous mon côté optimiste et j'ai donc pensé que ma deuxième fille était un nouveau Picasso (quoique je n'aime pas le cubisme mais bon, c'est une expression toute faite, j'aurai dû dire un nouveau Monet mais je suis un peu mou ces derniers temps). Un rapide coup d'oeil au visage de Sidonie me fit rapidement changer d'avis. C'est donc plein d'entrain que je pénétrai dans la classe des CE1 avec mes trois enfants et ma déliquante. En effet, Sidonie avait réalisé un graffiti au feutre sur le mur qui jouxte sa place. Elle y déclarait sa flamme pour Baptiste et avait agrémenté la chose de quelques menus dessins. Sans doute satisfaite de sa prestation, elle avait aussi redécoré le dessous de sa chaise. Non contente de dégrader le bien commun, elle avait perpétré son forfait (je suis pédant mais j'aime ça) pendant que la maîtresse parlait au tableau (c'est vous dire le respect que Bonnie lui porte). J'ai fait une photo avec mon téléphone portable et je la publierai dès que possible.
L'ambiance, vous vous en doutez, fut légèrement tendue lors du repas de midi. Il plut des punitions dont l'une consistait à faire des lignes d'excuse à remettre à sa maitresse. La chose fut réalisée peu de temps après.
Hier, Estelle dit à Sidonie qu'elle a parlé à sa maitresse. Une nouvelle fois, la visage se ferme et les yeux s'affolent. En fait, Al Capone, qui crache rapidement le morceau, nous a menti. Elle n'a rien donné à sa maitresse et les lignes d'excuse attendent tranquillement dans le casier de Jack l'éventreur.
Elle est impressionante, je ne pense pas pouvoir être fier de ce type de talent mais c'est quand même quelque chose de peu commun.