Comme certains s'en rappellent encore, j'ai beaucoup regardé la télé dans ma vie. Je dois avouer que ce ne fut pas toujours des programmes à visée hautement intellectuelle mais on dira que cela fait partie de mon éducation, pour le meilleur et pour le pire.
Estelle et moi avons acheté hier deux splendides "Beach Cruiser" (nom pompeux des trucs à roues qui rouillent très vite et en très grand nombre dans la région).
Chaque fois que nous les enfourchons, nous avons donc une pensée pour Cruz dont je dois malheureusement avouer que ne me rappelle presque plus rien (j'ai plus de souvenirs de Ponch de la série Chips).
Ce matin, train train quotidien (y compris la rencontre de la maman de Momoka et de ses trois chiens) puis nous allons cruiser jusqu'au Duende pour faire des courses.
Retour en cruisant et rangement puis je cruise jusque chez CJ pour refaire le plein d'Imperial.
Retour en cruisant à la maison où les deux femmes de ménage de l'agence sont là.
Nous cruisons vingt minutes jusqu'à la Terraza où la journée d'internet rapide (et stable) par wifi est à 1000 colones. Il y a de l'ombre et des ventilateurs au dessus des tables et l'Imperial est à un prix raisonnable (mon Paradis à moi en fait).
On maile comme des fous, on surfe à perdre haleine, on skype à donf, on blogue à mort et on repart à 11h45 (bon, ok, j'ai bu une Imperial).
On cruise jusqu'au Duende où Estelle ne trouve pas un moule en aluminium mais Patricia qui a reçu la viande.
On cruise jusqu'à chez elle et on récupère 3780 grammes de lomito à 4620 colones le kg plus 7% de taxes soit 18685 colones (faites le calcul si vous êtes psychologiquement fort car ça risque de vous faire mal).
Je cruise rapidement jusqu'à la maison pour mettre l'animal au frais puis je rejoins à l'école Estelle dont le vélo gît au sol. Je me moque d'elle puis l'imite car je n'arrive pas à mettre ma béquille.
La matinée s'est bien passée pour les petits mais la maîtresse nous dit que lorsque les autres jouent, eux restent à regarder.
Nous cruisons jusqu'à la maison avec nos deux schtroumpfs sur le cadre.
M&C nous ont dit que la propriétaire du lodge Miraflores cherche quelqu'un pour louer sa maison et peut-être gérer le lodge. Je mange donc rapidement et cruise avec Paola sur le porte-bagages pour la rencontrer.
La maison est pas mal mais j'ai peur que la dame soit un peu à la recherche d'un pigeon pour lui donner de l'argent et travailler à sa place. A suivre ....
Nous cruisons jusqu'à la maison où Estelle livre un combat à mort avec le lomito, uniquement armée d'un couteau pourri. Elle gagne mais la bataille fut âpre.
Les filles rentrent enchantées de leur journée et finissent leur repas devant un divx.
Je couche Marin et nous attaquons vaillamment le CNED.
Aujourd'hui est un jour béni (Cruz était peut-être avec nous) car tout se passe relativement bien et en deux heures, les séances de français et de mathématiques sont avalées.
Pour fêter cela, je tente de monter le siège pour vélo de Marin mais sans outils et avec dans les mains la puissance de serrage d'un nourrisson de 7 mois et demi (né à terme tout de même), je décide de remettre à plus tard l'essai de l'engin obtenu.
Nous partons néanmoins tous les six pour une ballade familiale à bicyclette (comme le disait Yves M. qui lui aussi pédalait avec Paulette mais pas sur son cadre). Estelle a Paola sur le porte bagages et j'ai Marin sur le cadre devant moi :
. D'abord en amazone mais il glisse sur le côté.
. Puis à califourchon mais cela lui fait mal.
Je trouve enfin la solution lorsque je l'installe assis dos à la route sur mon guidon "cornes de vache" rembourré de mousse. Il se tient au guidon et ses mains sont entre les miennes et ledit guidon. Cela semble risqué mais cela marche merveilleusement bien et en plus il me sert de rétroviseur parlant quoique peu fiable et fort bruyant. Comme la nuit tombe, le vélo d'Estelle décide de perdre une pédale et nous rentrons après avoir échangé, Estelle et moi, de monture et de passager. Pédaler de nuit avec un vélo à une pédale et dont tout mouvement de pédalier vers l'arrière entraine un brusque freinage est une expérience pénible mais enrichissante.
Douche, apéritif, repas (pâtes à la bolognaise s'il vous plait !!) et couchage des enfants.
Sur la table devant moi une mante religieuse est en train d'avancer vers une grosse sauterelle qui semble être blessée (il lui manque en effet la patte antérieure droite). Je pensai vous relater l'issue de la confrontation mais les belligérants ne bougent pas beaucoup et l'heure de retrouver Morphée approche.
Le mot du jour : saltamontes (11 lettres)
jeudi 8 octobre 2009
mercredi 7 octobre 2009
Une longue journée
Ce matin, Estelle décide que 06h30 c'est trop tard et se lève une demi heure plus tôt sans me consulter.
Train train habituel (nous rencontrons en chemin la maman de la copine de classe japonaise de Sidonie qui fut journaliste en France) et nous arrivons à l'école où Marin et Paola nous jouent "les grandes eaux" en canon (c'est charmant).
Nous avons rendez vous avec Morgan et Bathyal pour aller à Colibri mais nous y allons finalement aussi avec Pierre et Maryse dans leur voiture 9 places.
Nous passons par Comparais Roald qui est tout sauf une route mais un chemin caillouteux qui parcours un paysage superbe et vallonné jusqu'à la plaine de Colibri où s'entendent à perte de vue les verts champs de bananiers des compagnies américaines Dole et Chiqueta. Pierre nous raconte que dans les années soixante, les américains ont résolu le problème de l'achat de terrains en tuant les chef indien de la région qui refusait de vendre, ainsi que toute sa famille. Depuis, les indiens du coin détestent les blancs, on se demande bien pourquoi.
Colibri c'est tout petit mais avec pas mal de magasins, des écoles, un poste de police et un tribunal. On y achète quatre vélos pour 229000 colonnes, puis un siège enfant pour vélo et surtout le rêve de toute ma vie : une machette avec son étui en cuir et son ustensile pour l'aiguiser. Je suis donc officiellement un homme (selon mes propres critères).
Nous rentrons en passant par Gargarisait Road qui est encore plus défoncée que sa copine parallèle et nous allons chez Pierre et Maryse où nous utilisons l'impressionnante caisse à outils de Pierre pour monter et gonfler les vélos. Nous nous apercevons que le pneu arrière du vélo de Célestin est percé et Pierre décide de retourner au magasin pour qu'ils procèdent au changement.
C'est là que commence l'aventure. Il faut savoir qu'il y a trois jours, Pierre et Maryse (P&M) se sont fait dérober leur PC portable dans leur voiture alors garée chez Morgan et Bathyal (M&C). Or aujourd'hui un voisin de M&C a dit à Morgan qu'il avait trouvé la sacoche et les papiers mais pas le PC portable dans un ruisseau des environs. P&M soupçonnent le voisin mais veulent tout de même récupérer les documents qui sont très importants. P&M sont en train de monter un hôtel dans le coin.
Après Colibri, on passe donc chez M&C prendre Morgan et déposer Maryse. On va chez le voisin (superbe endroit mais sans électricité à ce jour) et on tombe sur sa mère qui semble embêtée et qui nous amène à son fils environ 4 km plus loin soit 30 minutes de route.
Le jeune homme veut bien nous filer les documents et semble intéressé par la prime de 100$ évoquée par Pierre pour récupérer son PC portable (mais bien sûr il ne sait pas où est le PC). On rempart avec sa mère et lui sur Gargarisait Road (toujours aussi pourrie même de nuit). On dépose la famille chez eux (le fils nous donne les documents) puis on va chez M&C déposer Morgan et reprendre Maryse.
On repart sur Margarita Road (comme convenu : des cailloux, des trous, des bosses) et on récupère le jeune soupçonné pour le redéposer à son point de départ (le bout de Margarita Road que vous connaissez parfaitement maintenant) pendant que P&M font, en espagnol et sous ma supervision, une enquête et une guerre psychologique pour le pousser à rendre le bien par lui putativement dérobé.
Je ne vous dis pas la route que nous prenons pour rentrer, vous vous en doutez.
J'arrive à la maison à 19h00 où je trouve Estelle désespérée par la séance du CNED de la journée (elle était seule à faire travailler les quatre).
La situation est rendue tragique par le fait qu'il ne reste plus qu'une Imperial au frais.
Nous la buvons quand même, mangeons et couchons les enfants.
La maison est calme, le bruit du ventilateur est couvert par celui des millions d'insectes qui nous entourent.
Estelle lit dans le hamac et finalement ce soir, tout n'est que rusticité, calme et volupté.
Je suis en effet désespérée car nous n'avons réussi à faire qu'une question de la séance de français alors que notre planning prévoit une séance de français et une de math par jour.
Demain tout ira mieux car ce soir j'ai décidé que tout aller rentrer comme dans du beurre à partir de demain donc ...
Célestine a ramené un hamac à réaliser à la maison, Sidonie ne lit plus que les U en disant le son "ou", Paola a fait de la couture et doit rapporter une poupée réalisée à l'école et Marin comprend soit-disant tout ce qu'on lui dit en espagnol.
Hasta la vista...
Train train habituel (nous rencontrons en chemin la maman de la copine de classe japonaise de Sidonie qui fut journaliste en France) et nous arrivons à l'école où Marin et Paola nous jouent "les grandes eaux" en canon (c'est charmant).
Nous avons rendez vous avec Morgan et Bathyal pour aller à Colibri mais nous y allons finalement aussi avec Pierre et Maryse dans leur voiture 9 places.
Nous passons par Comparais Roald qui est tout sauf une route mais un chemin caillouteux qui parcours un paysage superbe et vallonné jusqu'à la plaine de Colibri où s'entendent à perte de vue les verts champs de bananiers des compagnies américaines Dole et Chiqueta. Pierre nous raconte que dans les années soixante, les américains ont résolu le problème de l'achat de terrains en tuant les chef indien de la région qui refusait de vendre, ainsi que toute sa famille. Depuis, les indiens du coin détestent les blancs, on se demande bien pourquoi.
Colibri c'est tout petit mais avec pas mal de magasins, des écoles, un poste de police et un tribunal. On y achète quatre vélos pour 229000 colonnes, puis un siège enfant pour vélo et surtout le rêve de toute ma vie : une machette avec son étui en cuir et son ustensile pour l'aiguiser. Je suis donc officiellement un homme (selon mes propres critères).
Nous rentrons en passant par Gargarisait Road qui est encore plus défoncée que sa copine parallèle et nous allons chez Pierre et Maryse où nous utilisons l'impressionnante caisse à outils de Pierre pour monter et gonfler les vélos. Nous nous apercevons que le pneu arrière du vélo de Célestin est percé et Pierre décide de retourner au magasin pour qu'ils procèdent au changement.
C'est là que commence l'aventure. Il faut savoir qu'il y a trois jours, Pierre et Maryse (P&M) se sont fait dérober leur PC portable dans leur voiture alors garée chez Morgan et Bathyal (M&C). Or aujourd'hui un voisin de M&C a dit à Morgan qu'il avait trouvé la sacoche et les papiers mais pas le PC portable dans un ruisseau des environs. P&M soupçonnent le voisin mais veulent tout de même récupérer les documents qui sont très importants. P&M sont en train de monter un hôtel dans le coin.
Après Colibri, on passe donc chez M&C prendre Morgan et déposer Maryse. On va chez le voisin (superbe endroit mais sans électricité à ce jour) et on tombe sur sa mère qui semble embêtée et qui nous amène à son fils environ 4 km plus loin soit 30 minutes de route.
Le jeune homme veut bien nous filer les documents et semble intéressé par la prime de 100$ évoquée par Pierre pour récupérer son PC portable (mais bien sûr il ne sait pas où est le PC). On rempart avec sa mère et lui sur Gargarisait Road (toujours aussi pourrie même de nuit). On dépose la famille chez eux (le fils nous donne les documents) puis on va chez M&C déposer Morgan et reprendre Maryse.
On repart sur Margarita Road (comme convenu : des cailloux, des trous, des bosses) et on récupère le jeune soupçonné pour le redéposer à son point de départ (le bout de Margarita Road que vous connaissez parfaitement maintenant) pendant que P&M font, en espagnol et sous ma supervision, une enquête et une guerre psychologique pour le pousser à rendre le bien par lui putativement dérobé.
Je ne vous dis pas la route que nous prenons pour rentrer, vous vous en doutez.
J'arrive à la maison à 19h00 où je trouve Estelle désespérée par la séance du CNED de la journée (elle était seule à faire travailler les quatre).
La situation est rendue tragique par le fait qu'il ne reste plus qu'une Imperial au frais.
Nous la buvons quand même, mangeons et couchons les enfants.
La maison est calme, le bruit du ventilateur est couvert par celui des millions d'insectes qui nous entourent.
Estelle lit dans le hamac et finalement ce soir, tout n'est que rusticité, calme et volupté.
Je suis en effet désespérée car nous n'avons réussi à faire qu'une question de la séance de français alors que notre planning prévoit une séance de français et une de math par jour.
Demain tout ira mieux car ce soir j'ai décidé que tout aller rentrer comme dans du beurre à partir de demain donc ...
Célestine a ramené un hamac à réaliser à la maison, Sidonie ne lit plus que les U en disant le son "ou", Paola a fait de la couture et doit rapporter une poupée réalisée à l'école et Marin comprend soit-disant tout ce qu'on lui dit en espagnol.
Hasta la vista...
mardi 6 octobre 2009
The E day

Ayé, c'est fait.
Nous venons de vivre notre première journée d'école au Costa Rica et tout s'est plutôt bien passé.
Ce matin, mon téléphone a sonné à 06h30 comme prévu mais aussi à 06h35 et 06h40 au cas où (je sais mais trois précautions valent mieux que deux).
Réveil des enfants, petit-déjeuner, lavage des dents, habillage, préparation du repas pour les deux grandes (et rien pour les deux petits ce qui rend Marin presque dépressif), préparation des cartables (dont deux vides) et départ.
Séance de photos (pour vous quand on aura trouvé de l'ADSL) et arrivée à l'école.
Nous sommes la curiosité du jour mais l'accueil est sympathique.
Marin et Paola retrouvent les deux petites filles que nous connaissons déjà. Lorsque leur maîtresse arrive pour les accueillir, Marin pleure un peu mais cela ne dure pas (heureusement que Paola est là : pas très joli comme tournure de phrase mais je la laisse).
Estelle accompagne ensuite Sidonie dans sa classe et moi je dépose Célestine (elles sont toutes les deux liquides).
Morgan nous dépose ensuite pour visiter une maison trouvée par Cathy mais elle est trop petite.
Nous essayons ensuite d'appeler pour une autre maison mais personne ne répond.
Nous rentrons tous les deux, seuls, sans enfants ni rien à faire de spécial : étrange mais agréable sensation.
Je vais ensuite à l'agence immobilière pour choper un peu d'internet mais cela reste plus que lent et aléatoire puis je retente de téléphoner sans plus de résultat.
Estelle est à la maison et elle confectionne un gâteau avec la boulette de cacao pur achetée la veille. C'est en fait un gâteau de dinette car notre four est non seulement petit mais le seul plat à notre disposition fait un centimètre d'épaisseur.
Tout d'un coup elle aperçoit un paresseux accroché au tronc d'un arbre situé à 10 mètres de nous. Elle le mitraille de la terrasse puis il commence à descendre et elle s'approche à environ deux mètres (l'appareil photo chauffe à nouveau). Quelques minutes plus tard il est au sol et traverse notre chem
in à la vitesse d'un paresseux au galop (ça envoie). Estelle, excédée, le filme (il va falloir trouver une connexion rapide).A 12h28 nous sommes à l'école et Marin, que nous voyons de loin en train de guetter à la fenêtre, semble avoir les yeux pleins de larmes.
En fait, tout s'est bien passé pour Marin et c'est Paola qui a pleuré deux fois dans la matinée mais rien de grave.
En passant devant la classe de Célestine, nous l'apercevons en train de virevolter avec un cerceau, un grand sourire aux lèvres (ce qui est plutôt bon signe). Sidonie est trop petite pour être visible du sol (les classes sont à environ un mètre du sol).
Nous repassons par l'agence immobilière pour essayer de skyper mais cela ne marche pas.
Maison, Imperial, repas (notre équivalent de métro, boulot, dodo en quelque sorte) .
Les grandes finissent à 14h00 et rentrent seules comme des adolescentes qu'elles aimeraient être : tout s'est bien passé.
Vendredi nous avons la fête de la diversité à l'école. Il faut que Célestine fasse un petit document sur la France et que nous cuisinions un plat typiquement français. Estelle penche pour un quiche lorraine mais si vous avez une meilleure idée (en tenant compte de nos capacités d'approvisionnement et de celles de notre cuisine).
Le gâteau d'Estelle est avalé en cinq minutes.
Nous douchons puis couchons Marin et attaquons le CNED.
La pluie commence à tomber et notre système électrique s'en fout.
Ce soir, pour célébrer dignement cette date historique, nous sortons le coca, le jus d'orange, les gâteaux apéritif et ... les Impérial (il est d'ailleurs temps de penser sérieusement au ravitaillement).
Les deux grandes (et surtout Célestine) sont vraiment enchantées de leur première journée d'école. C'est assez étrange car elle ne doit quasiment rien comprendre à ce qu'on lui dit (elle est la seule de la fratrie à n'avoir aucun(e) francophone dans sa classe) mais elle parle de sa journée comme elle le faisait lorsqu'elle rentrait de l'école de Connaux. Il est vrai que Célestine, à l'instar de sa mère, pourrait rapidement sympathiser avec un caillou aveugle, sourd, muet et timide.
PS : ce soir, Célestine a fait une magnifique page de couverture pour sa présentation de vendredi mais .... à l'envers. Je vous ai parlé des similitudes avec sa mère ?
lundi 5 octobre 2009
La veille du E day (E pour escuela)
Aujourd'hui restera dans les annales de notre famille comme la veille d'une ère nouvelle.
C'est en effet demain que Marin, le dernier de la meute, rentre à l'école.
Afin de fêter dignement l'évènement, nous avons décidé de le mettre dans une école au Costa Rica, histoire de corser la chose.
Les grandes sont un peu anxieuses mais les petits sont à priori contents, ce qui, espérons le, durera un peu.
Aujourd'hui nous sommes allés pour la première fois du côté droit de la route à la sortie de notre chemin. En effet, c'est au chemin suivant (à droite donc) que ce trouve le panneau "Chocoart" qui se targue de vendre du chocolat artisanal. Le chemin est raide et nous arrivons (moi, trempé) à une petite cabane où un petit panneau nous invite à sonner. Une charmante dame bilingue arrive et nous vend du chocolat de différentes saveurs et du vinaigre de banane bio.
La descente est plus facile et nous rentrons (moi, trempé).
Un rapide sondage auprès des enfants pour savoir qui veut aller au "Duende" faire les courses avec Estelle la condamne à y aller seule.
A peine arrivés à la maison, la voiture des français rencontrés à Cahuita apparait et Estelle, cette flemmardasse, est à l'intérieur. Elle est passée outre l'expression populaire et a ainsi évité le "Duende".
Comme toute sale capitaliste pollueuse, elle y va ensuite en voiture avec Cathy et moi je manifeste ma désapprobation en faisant un café bio à tout le monde (je sais, ma mère me dit souvent que je suis un extrémiste).
Les deux consuméristes folles reviennent avec plein de trucs pas durables dont un pâté (c'est écrit dessus) empaqueté en forme de mini saucisse de Strasbourg et qui se révèle avoir, ô surprise, un gout de pâté de foie.
On discute, on mange, on boit une Impérial (il fait très chaud ici, c'est obligatoire) et ils repartent vers 15h00.
On couche Marin et on attaque le CNED.
................................................................................
La nuit tombe, il commence à pleuvoir et un phénomène étrange se produit : l'électricité ne saute pas.
Pour fêter cela (on est très festifs ici), je râpe de la banane plantain et je fais frire dans la poële des petits tas du résultat.
Les enfants semblent impatients de manger ma préparation qui a plutôt une bonne odeur.
Finalement il faut se battre pour qu'ils finissent et nous avons droit à la panoplie complète des grimaces qui sont sensées nous dire : "Je mange ce truc infâme mais c'est contre ma volonté et je ne pense pas y survivre".
Tout le monde survit puis fait pipi et se lave les dents car il faut se coucher tôt.
Demain, le réveil est réglé sur 06h30.
A 15h30 chez vous (à part sur Babagnaff), ayez une petite pensée pour quatre petits enfants français qui vont découvrir avec délectation les subtilités de la langue de vos voisins et néanmoins amis ibères.
PS : en fait, lorsque vous aurez ce message, il sera trop tard (désolé mais il est trop tard pour aller à l'agence immobilière).
C'est en effet demain que Marin, le dernier de la meute, rentre à l'école.
Afin de fêter dignement l'évènement, nous avons décidé de le mettre dans une école au Costa Rica, histoire de corser la chose.
Les grandes sont un peu anxieuses mais les petits sont à priori contents, ce qui, espérons le, durera un peu.
Aujourd'hui nous sommes allés pour la première fois du côté droit de la route à la sortie de notre chemin. En effet, c'est au chemin suivant (à droite donc) que ce trouve le panneau "Chocoart" qui se targue de vendre du chocolat artisanal. Le chemin est raide et nous arrivons (moi, trempé) à une petite cabane où un petit panneau nous invite à sonner. Une charmante dame bilingue arrive et nous vend du chocolat de différentes saveurs et du vinaigre de banane bio.
La descente est plus facile et nous rentrons (moi, trempé).
Un rapide sondage auprès des enfants pour savoir qui veut aller au "Duende" faire les courses avec Estelle la condamne à y aller seule.
A peine arrivés à la maison, la voiture des français rencontrés à Cahuita apparait et Estelle, cette flemmardasse, est à l'intérieur. Elle est passée outre l'expression populaire et a ainsi évité le "Duende".
Comme toute sale capitaliste pollueuse, elle y va ensuite en voiture avec Cathy et moi je manifeste ma désapprobation en faisant un café bio à tout le monde (je sais, ma mère me dit souvent que je suis un extrémiste).
Les deux consuméristes folles reviennent avec plein de trucs pas durables dont un pâté (c'est écrit dessus) empaqueté en forme de mini saucisse de Strasbourg et qui se révèle avoir, ô surprise, un gout de pâté de foie.
On discute, on mange, on boit une Impérial (il fait très chaud ici, c'est obligatoire) et ils repartent vers 15h00.
On couche Marin et on attaque le CNED.
................................................................................
La nuit tombe, il commence à pleuvoir et un phénomène étrange se produit : l'électricité ne saute pas.
Pour fêter cela (on est très festifs ici), je râpe de la banane plantain et je fais frire dans la poële des petits tas du résultat.
Les enfants semblent impatients de manger ma préparation qui a plutôt une bonne odeur.
Finalement il faut se battre pour qu'ils finissent et nous avons droit à la panoplie complète des grimaces qui sont sensées nous dire : "Je mange ce truc infâme mais c'est contre ma volonté et je ne pense pas y survivre".
Tout le monde survit puis fait pipi et se lave les dents car il faut se coucher tôt.
Demain, le réveil est réglé sur 06h30.
A 15h30 chez vous (à part sur Babagnaff), ayez une petite pensée pour quatre petits enfants français qui vont découvrir avec délectation les subtilités de la langue de vos voisins et néanmoins amis ibères.
PS : en fait, lorsque vous aurez ce message, il sera trop tard (désolé mais il est trop tard pour aller à l'agence immobilière).
dimanche 4 octobre 2009
On est trop belles !




Vous vous demandiez tous depuis ce matin (chez nous) quel pouvait être cet évènement donc je vous ai subrepticement parlé.
Cela devait forcément être une évolution majeure de l'humanité cet c'est en effet le cas :
Les trois filles ont des tresses africaines
Les avantages sont nombreux :
. Plus de décoiffage ni de démêlage
. Les cheveux tiennent moins chaud
. Ils sont moins sensibles aux attaques de poux qu'on nous a décrites comme redoutables d'efficacité et de persévérance.
. Ils sèchent plus vite.
Donc ce matin réveil, petit-déjeuner, envoi des mails, bus, marché bio de Puerto Viejo (sous une bâche à 50°C) avec des légumes et les fruits jolis et pas trop chers (pour ce qui est du bio, je suis un peu dubitatif).
On trouve péniblement une dame qui fasse les tresses et comme elle est occupée elle appelle une collègue à la rescousse.
Paola passe en premier et je vous donne le petit truc de professionnelle pour faire des tresses à votre famille et vos amis : la vaseline qu'on tartine abondamment sur le chevelure à tresser.
Viennent ensuite les tours de Célestine puis de Sidonie (la chronologie a été déterminée par un jeu de hasard de ma création avec des règles complexes mais impartiales.
Estelle, Marin, Paola et un poulet grillé acheté à un français (encore !) dont un enfant sera à l'école avec Sidonie (encore !!) prennent le bus de 11h45 qui passe à 12h10.
J'attends les deux grandes et Sidonie finit par être coiffée par les deux dames en même temps (je crois qu'elle a eu un peu mal aux cheveux).
Cela nous a coûté 60$ soit environ quatre jours de salaire d'un ouvrier non qualifié.
Nous rentrons en taxi les filles et moi et retrouvons le reste de la troupe chez Caribe Sur en train de skyper sans vidéo.
Repas puis CNED (on attend toujours le déclic avec impatience).
Fin de journée tranquille puis après la douche nous allons au Soda "La Biela" chez celle donc nous connaissons le prénom depuis ce soir : Patricia, ex informaticienne argentine. Toujours pas de pizzas mais des spaghettis à la bolognaise et en cadeau un dessert typiquement argentine : bananas con dulce de lecche (très bon).
Ce soir, première pluie à Hoana house. Cela ne fait pas trop de bruit mais ça coupe l'électricité.
samedi 3 octobre 2009
Adaptation
Contrairement à ce que le non envoi du message d'hier soir pourrait laisser supposer, le connexion internet à l'agence immobilière fonctionne; J'ai même eu Romégier par Skype avant que tout ne plante.
La nuit fut bonne même si l'ensemble de la famille déconseille vivement l'achat du coussin gonflable de chez Décathlon qui vous condamne à dormir sur une brique qui fait du bruit.
Estelle a elle préféré dormir avec la lumière de la "buanderie" allumée toute la nuit afin de chasser les éventuels prédateurs (j'ai dû faire preuve de force persuasion pour l'empêcher de mettre la maison au centre d'un cercle de feu). Elle s'est même tellement détendue qu'elle est allée boire et faire pipi toute seule dans la nuit.
Nous fumes réveillés à 06h30 par l'arrivée matinale de 75% de notre progéniture.
Préparatifs puis bus de 08h45 qui arrive à 08h55 (pas mal) et nous arrivons à Puerto Viejo.
Et que font six français quand ils arrivent en ville (et qu'ils arrivent de nulle part comme dirait feu Daniel B.) ?
Ben ces gros nazes ils consomment :
. Café (400 colones), jus d'orange (700 colones) et croissant au chocolat (350 colones)
. Des chaussures pour tout le monde sauf Estelle (mes tongs sont jolies et à 1600 colones)
. Quelques achats au "gros" supermarché de la "ville" et indisponibles chez nous (farine, fil d'étendage, bougies, lessive, ...).
. Des fournitures scolaires pour le CNED de cet après-midi (dont, et le rouge de la honte teinte mon visage, un cahier Super Mario et un cahier Charlotte aux fraises).
On a aussi vu qu'un vélo type beachrider (type la crotte de l'autre jour mais en neuf) vaut 70.000 colones alors qu'un VTT avec une fourche avant, deux freins et plein de vitesses vaut 55.000 colones (le vendeur n'a pas pu me donner d'explication). On a vu qu'une moto neuve 150 cm3 se trouve aux environ de 140.000 colones, j'ai trouvé un magasin qui vend des machettes (j'ai été raisonnable, je n'en ai pas encore acheté une), les voiturettes électriques coûtent un bras à louer et, c'est un mauvais signe, elles sont toutes actuellement en panne.
On s'est renseigné sur un truc de dingue dont on vous parlera demain soir pasque c'est pas sûr mais c'est dingo.
On est rentré par le bus de 11h45, on a mangé, on a couché Marin et on a .................................................. attaqué le CNED.
Bon, soyons francs, on a failli monter un syndicat d'enseignants au bout de 1h30.
Moi j'avais Célestine et Paola et pourtant c'est Estelle qui a perdu.
Ce soir, en buvant notre Impérial (faut que je vous parle d'un truc), on s'est dit que c'était le premier jour et qu'après ça irait mieux (faut que je vous parle d'un autre truc sur l'Imperial).
Sinon à part ça rien de neuf ou presque :
. Ici on a découvert des fruits qu'ils appelent "machachina" ou "machichina". Ce sont des lechees avec des poils.
. Ici, tout supermarché qui se respecte a au moins huit sortes différentes de papier à rouler dont du OB slim et du Rizla +.
Les deux trucs sur Imperial (qui comme chacun sait est la bière du coin qui se boit bien quand elle est bien fraîche mais qui se boit quand même quand elle est juste fraîche) :
. Les bouteilles en verre sont consignées et pas qu'un peu puisque si vous achetez une bière sans ramener sa copine chez mon pote qui écoute du hard rock, c'est 800 colones (la 33cl). Par contre si vous lui amenez une bouteille vide, cela ne vous coûte plus que 600 colones. Je ne connais pas le tarif si on lui ramène une bouteille pleine. Si vous venez chez nous, faites gaffe, au "Duende" elle est à 650 colones avec échange (c'est des sales capitalistes ces lutins).
. On s'est aperçu que la théorie de JCVD sur les bières et les cacahuètes et le mouvement perpétuel marche avec l'Imperial et les gâteaux apéritifs du coin.
Le mot du jour : estupendo (neuf lettres)
La nuit fut bonne même si l'ensemble de la famille déconseille vivement l'achat du coussin gonflable de chez Décathlon qui vous condamne à dormir sur une brique qui fait du bruit.
Estelle a elle préféré dormir avec la lumière de la "buanderie" allumée toute la nuit afin de chasser les éventuels prédateurs (j'ai dû faire preuve de force persuasion pour l'empêcher de mettre la maison au centre d'un cercle de feu). Elle s'est même tellement détendue qu'elle est allée boire et faire pipi toute seule dans la nuit.
Nous fumes réveillés à 06h30 par l'arrivée matinale de 75% de notre progéniture.
Préparatifs puis bus de 08h45 qui arrive à 08h55 (pas mal) et nous arrivons à Puerto Viejo.
Et que font six français quand ils arrivent en ville (et qu'ils arrivent de nulle part comme dirait feu Daniel B.) ?
Ben ces gros nazes ils consomment :
. Café (400 colones), jus d'orange (700 colones) et croissant au chocolat (350 colones)
. Des chaussures pour tout le monde sauf Estelle (mes tongs sont jolies et à 1600 colones)
. Quelques achats au "gros" supermarché de la "ville" et indisponibles chez nous (farine, fil d'étendage, bougies, lessive, ...).
. Des fournitures scolaires pour le CNED de cet après-midi (dont, et le rouge de la honte teinte mon visage, un cahier Super Mario et un cahier Charlotte aux fraises).
On a aussi vu qu'un vélo type beachrider (type la crotte de l'autre jour mais en neuf) vaut 70.000 colones alors qu'un VTT avec une fourche avant, deux freins et plein de vitesses vaut 55.000 colones (le vendeur n'a pas pu me donner d'explication). On a vu qu'une moto neuve 150 cm3 se trouve aux environ de 140.000 colones, j'ai trouvé un magasin qui vend des machettes (j'ai été raisonnable, je n'en ai pas encore acheté une), les voiturettes électriques coûtent un bras à louer et, c'est un mauvais signe, elles sont toutes actuellement en panne.
On s'est renseigné sur un truc de dingue dont on vous parlera demain soir pasque c'est pas sûr mais c'est dingo.
On est rentré par le bus de 11h45, on a mangé, on a couché Marin et on a .................................................. attaqué le CNED.
Bon, soyons francs, on a failli monter un syndicat d'enseignants au bout de 1h30.
Moi j'avais Célestine et Paola et pourtant c'est Estelle qui a perdu.
Ce soir, en buvant notre Impérial (faut que je vous parle d'un truc), on s'est dit que c'était le premier jour et qu'après ça irait mieux (faut que je vous parle d'un autre truc sur l'Imperial).
Sinon à part ça rien de neuf ou presque :
. Ici on a découvert des fruits qu'ils appelent "machachina" ou "machichina". Ce sont des lechees avec des poils.
. Ici, tout supermarché qui se respecte a au moins huit sortes différentes de papier à rouler dont du OB slim et du Rizla +.
Les deux trucs sur Imperial (qui comme chacun sait est la bière du coin qui se boit bien quand elle est bien fraîche mais qui se boit quand même quand elle est juste fraîche) :
. Les bouteilles en verre sont consignées et pas qu'un peu puisque si vous achetez une bière sans ramener sa copine chez mon pote qui écoute du hard rock, c'est 800 colones (la 33cl). Par contre si vous lui amenez une bouteille vide, cela ne vous coûte plus que 600 colones. Je ne connais pas le tarif si on lui ramène une bouteille pleine. Si vous venez chez nous, faites gaffe, au "Duende" elle est à 650 colones avec échange (c'est des sales capitalistes ces lutins).
. On s'est aperçu que la théorie de JCVD sur les bières et les cacahuètes et le mouvement perpétuel marche avec l'Imperial et les gâteaux apéritifs du coin.
Le mot du jour : estupendo (neuf lettres)
vendredi 2 octobre 2009
Off grid
Ça y est, c'est parti mon kiki.
De là où j'écris ce soir, aussi loin (bon ok, il fait nuit) que mon regard porte, il n'y a pas une lumière. Nous sommes donc entourés par la jungle et ses nombreux bruits (Estelle entend même un animal qui fait un bruit de guitare électrique).
Nous sommes à Ohana house comme convenu. Le déménagement fut plus long que le peu de bagages ne le laissait à priori penser.
Nous sommes partis et arrivés avec la pluie mais cela n'a pas duré.
Nous avons mangé chez notre copine qui n'avait pas de pizzas (son producteur est rentré en catastrophe au Nicaragua d'où viennent la majeure partie des travailleurs qui font les sales boulots du Costa Rica comme quoi c'est partout pareil) et chez qui nous avons donc dégusté de très bonnes lasagnes à la viande.
Emplettes chez "El duende gourmet" et chez mon pote qui écoute du hard rock dans son supermarché puis nous rentrons coucher Marin. Le déballage (complet cette fois) du matériel fut long, fastidieux et sudoriducteur (néologisme du jour voulant maladroitement signifier que j'ai beaucoup sué).
En fin d'après midi je vais faire un complément de courses et je paume mon beurre en chemin. Notre copine restauratrice me propose d'emmener l'un de nous deux (il n'y a pas assez de place dans sa voiture car elle a plein de chiens) au grand supermarché du coin car elle va à Bribri (voir Google Earth).
Apéritif et repas agréables.
Alors Ohana house c'est quoi donc en fait :
Au rez de chaussée :
. Une petite chambre qui sent le moisi avec une vieille clim qui marche super bien (avec télécommande s'il vous plait).
. Une buanderie dont les murs sont en fait du grillage (un lave linge et un sèche linge vieux mais très gros).
A l'étage :
. Une cuisine sans eau chaude mais avec une fontaine à eau potable (température ambiante), un four sans ondes comme on en a quand on va à la fac la première année, une cafetière, un frigo, un cuiseur à riz, un blender, un robinet d'eau rigolo qui passe sans prévenir de deux gouttes à jet puissant, quelques ustensiles, un léger nécessaire pour repas et c'est tout.
. Deux chambres avec chacune un ventilateur.
. Une salle de bains toilettes dont l'eau douche est un système de résistance électrique dans le pommeau (système réglable en trois positions : froid, chaud et brûlant ce qui est pratique sous les tropiques).
. Un petit couloir.
. Un joli terrasse couverte.
Le toit est en tôle ondulée avec une sorte de sous couche en tiges de bambou. J'ai peur que nous ne devenions sourds à la première averse.
C'est beaucoup plus simple que le lodge de Cahuita mais c'est très bien pour nous.
Nous dormons dans la chambre du bas. Célestine et Sidonie dans les lits superposés (Sidonie en haut car elle ne fait pas un mouvement de la nuit et ne risque donc pas de tomber). Marin dort avec Paola. Il est sur un matelas une place par terre (pas de risque de tomber) et Paola est seule au milieu d'un lit deux places (peu de risques de tomber).
Au moment où je vous parle, Estelle scrute anxieusement la jungle obscure afin de vérifier si aucun danger n'est pour le moment visible (à priori non). Par contre les singes ne doivent pas être loin car ça bouge dans le feuillage (et cela ne la fait pas spécialement rigoler comme quoi, avec l'évolution, l'humour a été modifié).
Ce message est enregistré pour plus tard car comme dans tout endroit reculé, internet ne passe pas (ni le téléphone et je vous ferai demain quelques photos des fils électriques qui arrivent à la maison).
Demain nous allons visiter Puerto Viejo le matin et nous commençons le CNED l'après-midi (Célestine est impatiente, je pense que cela ne va pas durer).
Hasta luego
www.mejeanpaoli.blogspot.com
De là où j'écris ce soir, aussi loin (bon ok, il fait nuit) que mon regard porte, il n'y a pas une lumière. Nous sommes donc entourés par la jungle et ses nombreux bruits (Estelle entend même un animal qui fait un bruit de guitare électrique).
Nous sommes à Ohana house comme convenu. Le déménagement fut plus long que le peu de bagages ne le laissait à priori penser.
Nous sommes partis et arrivés avec la pluie mais cela n'a pas duré.
Nous avons mangé chez notre copine qui n'avait pas de pizzas (son producteur est rentré en catastrophe au Nicaragua d'où viennent la majeure partie des travailleurs qui font les sales boulots du Costa Rica comme quoi c'est partout pareil) et chez qui nous avons donc dégusté de très bonnes lasagnes à la viande.
Emplettes chez "El duende gourmet" et chez mon pote qui écoute du hard rock dans son supermarché puis nous rentrons coucher Marin. Le déballage (complet cette fois) du matériel fut long, fastidieux et sudoriducteur (néologisme du jour voulant maladroitement signifier que j'ai beaucoup sué).
En fin d'après midi je vais faire un complément de courses et je paume mon beurre en chemin. Notre copine restauratrice me propose d'emmener l'un de nous deux (il n'y a pas assez de place dans sa voiture car elle a plein de chiens) au grand supermarché du coin car elle va à Bribri (voir Google Earth).
Apéritif et repas agréables.
Alors Ohana house c'est quoi donc en fait :
Au rez de chaussée :
. Une petite chambre qui sent le moisi avec une vieille clim qui marche super bien (avec télécommande s'il vous plait).
. Une buanderie dont les murs sont en fait du grillage (un lave linge et un sèche linge vieux mais très gros).
A l'étage :
. Une cuisine sans eau chaude mais avec une fontaine à eau potable (température ambiante), un four sans ondes comme on en a quand on va à la fac la première année, une cafetière, un frigo, un cuiseur à riz, un blender, un robinet d'eau rigolo qui passe sans prévenir de deux gouttes à jet puissant, quelques ustensiles, un léger nécessaire pour repas et c'est tout.
. Deux chambres avec chacune un ventilateur.
. Une salle de bains toilettes dont l'eau douche est un système de résistance électrique dans le pommeau (système réglable en trois positions : froid, chaud et brûlant ce qui est pratique sous les tropiques).
. Un petit couloir.
. Un joli terrasse couverte.
Le toit est en tôle ondulée avec une sorte de sous couche en tiges de bambou. J'ai peur que nous ne devenions sourds à la première averse.
C'est beaucoup plus simple que le lodge de Cahuita mais c'est très bien pour nous.
Nous dormons dans la chambre du bas. Célestine et Sidonie dans les lits superposés (Sidonie en haut car elle ne fait pas un mouvement de la nuit et ne risque donc pas de tomber). Marin dort avec Paola. Il est sur un matelas une place par terre (pas de risque de tomber) et Paola est seule au milieu d'un lit deux places (peu de risques de tomber).
Au moment où je vous parle, Estelle scrute anxieusement la jungle obscure afin de vérifier si aucun danger n'est pour le moment visible (à priori non). Par contre les singes ne doivent pas être loin car ça bouge dans le feuillage (et cela ne la fait pas spécialement rigoler comme quoi, avec l'évolution, l'humour a été modifié).
Ce message est enregistré pour plus tard car comme dans tout endroit reculé, internet ne passe pas (ni le téléphone et je vous ferai demain quelques photos des fils électriques qui arrivent à la maison).
Demain nous allons visiter Puerto Viejo le matin et nous commençons le CNED l'après-midi (Célestine est impatiente, je pense que cela ne va pas durer).
Hasta luego
www.mejeanpaoli.blogspot.com
mercredi 30 septembre 2009
Un honnête homme
Il est des moments dans la vie où tout vous porte à croire que vous êtes ce que le destin a décidé que vous soyez. Pour moi, et je n'en tire aucune gloire, il a décidé que je serai exceptionnel.La preuve : aujourd'hui nous allons, comme convenu, visiter le parc national de Cahuita. Un québécois rencontré quelques jours auparavant nous avait dit que pour voir des singes capucins, il suffisait de jeter des bananes dans la jungle et que nos gentils cousins partiellement bipèdes viendraient s'alimenter sous nos yeux ravis.
Nous achetons donc 9 bananes dans notre supermarché favori (50 colones pièce) puis nous passons l'entrée du parc. Il faut donner son nom, son pays d'origine, sa ville de résidence (Connaux est donc sur le registre du parc et ce pour l'éternité) et le nombre de personnes dans le groupe. Le prix d'entrée est laissé à la discrétion de chacun. Pour nous ce fut 10.000 colones (ça parait beaucoup mais en fait c'est 12,50 euros).
D'un coup d'un seul vous passez de Cahuita et ses trois rues poussiéreuses et sales à un sentier ombragé de sable immaculé qui longe une plage superbe, quasi déserte et vierge de tout détritus. En plus aujourd'hui il y a avait du vent : le paradis.Estelle aperçoit des singes dans un arbre, nous jetons trois bananes et attendons le spectacle .... qui ne vint pas. Déjà, après examen attentif, ce ne sont pas des capucins. Nous ramassons deux bananes et partons plus loin.
Un drapeau vert signale que les courants sont moins forts à cet endroit et nous nous réinstallons. Mon génie précité se met en marche et je dispose deux bananes sur un gros tronc à faible distance du sentier. Lorsqu'ils viendront se nourrir, les capucins seront à portée d'objectif (je suis décidément trop fort). Le temps passe et nous allons nous baigner mais les vagues sont trop grosses pour Paola et Marin qui abandonnent rapidement. Les capucins arrivent (j'avais encore raison) puis disparaissent.
Deux minutes plus tard, l'un d'eux descend de l'arbre où nous avons rangé les affaires et pique une banane dans un sac plastique avant de repartir tranquillement.
Paola est vraiment choquée par ce vol et nous devons calmer sa révolte.
Nous décidons de remettre en place le sac qui est tombé à terre.
Quelques minutes après, lui ou un autre revient et nous pique un sachet de bonbons à la menthe (ceux que les restaurants nous donnent avec la note), le reste de notre pain de midi et un paquet de gâteaux fourrés chimiques.
Le film de la scène est là.Pour mesurer réellement l'étendue quasi infinie de mon génie, il faut savoir que lorsque nous sommes partis, les deux bananes de mon piège étaient encore en train de pourrir sur leur tronc.
A part ça ce soir fut notre dernier soir à Cahuita (gâteaux apéritif, ananas pour le repas).
Nous partons demain avant midi pour Playa Chiquita et de nouvelles aventures.
Dans le même souci d'élévation de la Connaissance, voici l'hymne national du Costa Rica avec les paroles en espagnol et leur traduction française.
mardi 29 septembre 2009
L'éducation des masses

A la veille de fêter nos deux semaines de vie costaricaine, l'équipe éditoriale de ce blog, déjà élitiste au possible, a décidé d'apporter sa contribution à l'édification du grand ensemble de la Connaissance (v
ous avez remarqué la majuscule) de l'Humanité (idem) toute entière.Nous vous proposons donc de vous faire un exposé plus que détaillé sur les papillons du Costa Rica. Car voyez-vous, béotiens que vous êtes, nous sommes allés ce matin au mariposario (de mariposa : papillon) de Cahuita et les explications sont en espagnol, anglais, allemand et .... français. Inutile de vous dire qu'on a tout lu parce que ces temps-ci, des panneaux en français il n'y en a pas des masses.
Donc on a vu des jolis papillons, des gros, des petits, des avec plein de couleurs, de
s oeufs, des chrysalides et même des papillons en train d'en sortir.Pour ne pas devenir trop intelligents, on a bu deux coca cola et on est rentrés.
Le reste de la journée s'est déroulé tranquillement pour nous permettre d'assimiler tout ce nouveau savoir afin de pouvoir vous le restituer, intact et flamboyant, par le truchement de ce blog (je sais ce soir je suis d'humeur pédante mais j'ai un peu chaud et je me fais manger par les moustiques).
Pour ce qui est des nouvelles :
. On a trouvé du Nesquick
. On a trouvé de la vraie moutarde (marque "Roland")
. Demain nous allons au parc national de Cahuita pour voir des singes capucins. Préparez-vous à recevoir une volée de savoir dès demain soir (vous avez vu : ça rime quand je m'exprime).
. Nous faisons face à des grandes tensions dans le choix des dessins animés et ce à chaque visionnage.
. Nous avons entre-aperçu le crabe qui loge sous une des dalles du chemin qui mène à notre bungalow (il y a des milliers de trous de crabe de partout mais ils sont très timides).
Pour finir, avant d'aller nous coucher, je voudrai lancer un vibrant appel à la solidarité internationale. Si vous voyez des fautes d'orthographe, de frappe, de grammaire, de conjugaison, voire de goût (surtout concernant les photos et leur emplacement), merci de nous le faire savoir au plus tôt à l'adresse suivante :
mejean.paoli@gmail.com
Merci d'avance.
lundi 28 septembre 2009
Comme des retraités

Vous connaissez vous aussi cette expression commune à tous les retraités et qui donne des envies de meurtre à chaque fois qu'on l'entend :
"Depuis que je suis à la retraite, je n'ai plus le temps de rien faire".
En fait, rassurez vous, on trouve nous aussi que c'est du foutage de g..... et l'examen attentif du planning minuté de papi Roland a permis de comprendre le pourquoi du comment. En fait, le retraité met simplement 124,54 fois plus de temps pour faire les mêmes choses qu'avant.
Tout ça pour simplement dire que si on n'a rien écrit ces deux derniers jours, ce n'est pas parce qu'on ne fait plus rien mais parce qu'on avait plein de choses à faire. Je dois quand même avouer que j'ai adopté le rythme caribéen pour la marche à une vitesse impressionnante (je marche maintenant plus lentement que Marin).
Qu'a-t-on donc tant fait que cela ? :
. On est allé à la ferme aux papillons le jour de sa fermeture hebdomadaire après s'être trompés deux fois de chemin (ça nous a permis de discuter avec le jardinier du lodge qui était rond comme une queue de pelle).
. On a eu notre première grosse pluie tropicale avec coupure d'électricité (plus d'eau, plus de chasse d'eau, plus de réseau mais heureusement le MSI Wind a une autonomie de fou ce qui nous a évité de tuer des enfants).
. On a vu notre premier paresseux (à deux mètres, bon s'est vrai c'est pas très rapide mais quand même c'est sympa).
. On a eu notre première grenouille dans la salle de bain (et Estelle l'a reconnue).
. On a rencontré des français (qui ont deux enfants qui seront dans la classe de Paola et Marin) et des québécois (qui habitent à deux pas de l'école).
. On a trouvé notre maison pour un mois : Ohana house à Playa Chiquita
. On a pris le bus et le taxi.
. On a pas mal marché.
. On s'est pas mal baigné.
. Sidonie a eu mal aux oreilles mais ça va mieux.
. Marin a vomi ce soir (et il s'est endormi en trois minutes).
. On a pas mal lu.
. On dort comme des malades (hier couchés à 21h30 et levés à 08h00).
. On s'est fait balader comme des vrais pigeons par l'agence immobilière Sunrise Coast Realty de Cocles.
. On a découvert qu'une voiture de location ne peut passer la frontière entre le Costa Rica et le Panama que si on procède préventivement à l'exécution de l'ensemble des douaniers (nous sommes donc dans la phase d'élaboration du plan B).
On espère que vous allez tous bien et comme il est déjà 20h35, on ne va pas tarder à aller dormir.
vendredi 25 septembre 2009
Le Costa Rica, l'autre pays du fromage
A la maison, nous avons une sorte de léger péché mignon : le fromage.
Entre notre fromager du dimanche à Laudun et Vergnes à Nîmes, cela fait maintenant plusieurs années qu'une part importante de notre incapacité à perdre du poids est due aux produits laitiers affinés.
Le Costa Rica est connu pour sa biodiversité, ses plages, ses parcs naturels et la gentillesse de ses habitants. Ce serait oublier un peu rapidement l'excellence de son choix en matière de fromages.
Il n'y a qu'à voir, dans la modeste et charmante bourgade de Cahuita où nous séjournons depuis plusieurs jours, l'excellent supermarché Safari a un assortiment tout à fait intéressant de fromages de qualité supérieure (un peu comme la bière de luxe du supermarché par chez nous). Nous avons testé :
. Le cheddar au goût d'allumette brûlée.
. Le gouda lite au goût de plastique avec des morceaux rouges à l'intérieur.
En fait, le produit le plus mangeable est l'équivalent costaricain du fromage qui nous sert à préparer les croque monsieur à la maison (c'est vendu par La Vache Qui Rit sous la dénomination "tostinette").
A part ce détail gastronomique, la journée d'hier fut plutôt tranquille. Nous avons fait un long mail à l'agence immobilière de la casa "Que pasa" pour lui dire les modifications que nous demandons avant de pouvoir enménager. Nous avons mangé au restaurant "Sobre las olas" qui est un peu cher mais bon et proche du lodge. Les filles ont passé l'après-midi à la piscine et j'ai fait mes courses quasi quotidiennes à Cahuita (il est à noter que les effets conjugués de mon acclimatation et de la baisse, toute relative, des températures m'ont permis de ne commencer à transpirer qu'une fois rentré dans le supermarché et ses 50°C habituels). J'ai aussi déposé un sac de linge sale chez Brigitte.
Anecdote du jour : mon primeur semble persuadé que je manie la langue de Cervantès à la perfection car il m'a demandé de faire l'interprète entre un américain et lui. J'ai essayé de faire illusion mais sans résultats probants.
Entre notre fromager du dimanche à Laudun et Vergnes à Nîmes, cela fait maintenant plusieurs années qu'une part importante de notre incapacité à perdre du poids est due aux produits laitiers affinés.
Le Costa Rica est connu pour sa biodiversité, ses plages, ses parcs naturels et la gentillesse de ses habitants. Ce serait oublier un peu rapidement l'excellence de son choix en matière de fromages.
Il n'y a qu'à voir, dans la modeste et charmante bourgade de Cahuita où nous séjournons depuis plusieurs jours, l'excellent supermarché Safari a un assortiment tout à fait intéressant de fromages de qualité supérieure (un peu comme la bière de luxe du supermarché par chez nous). Nous avons testé :
. Le cheddar au goût d'allumette brûlée.
. Le gouda lite au goût de plastique avec des morceaux rouges à l'intérieur.
En fait, le produit le plus mangeable est l'équivalent costaricain du fromage qui nous sert à préparer les croque monsieur à la maison (c'est vendu par La Vache Qui Rit sous la dénomination "tostinette").
A part ce détail gastronomique, la journée d'hier fut plutôt tranquille. Nous avons fait un long mail à l'agence immobilière de la casa "Que pasa" pour lui dire les modifications que nous demandons avant de pouvoir enménager. Nous avons mangé au restaurant "Sobre las olas" qui est un peu cher mais bon et proche du lodge. Les filles ont passé l'après-midi à la piscine et j'ai fait mes courses quasi quotidiennes à Cahuita (il est à noter que les effets conjugués de mon acclimatation et de la baisse, toute relative, des températures m'ont permis de ne commencer à transpirer qu'une fois rentré dans le supermarché et ses 50°C habituels). J'ai aussi déposé un sac de linge sale chez Brigitte.
Anecdote du jour : mon primeur semble persuadé que je manie la langue de Cervantès à la perfection car il m'a demandé de faire l'interprète entre un américain et lui. J'ai essayé de faire illusion mais sans résultats probants.
L'efficacité, c'est bien aussi
Hier matin, au réveil ou presque, nous avons un mail en espagnol intégral (merci Goggle translation) nous apprenant que nos enfants sont tous acceptés à l'école de Playa Chiquita. C'est une excellente nouvelle qui nous ravit Estelle et moi. La directrice nous donne rendez vous le jour même à 13h00. Nous avons donc largement le temps de nous préparer et de prendre le bus de 11h30.
Le temps étant partiellement couvert depuis plusieurs jours, la piscine nous apparait un peu fraiche ce qui est tout relatif car elle doit être aux environs de 26°C. Estelle fait un film de Marin qui saute et des deux grandes qui font des plongeons arrières.
Le bus est à l'heure mais il est un peu plein et Paola s'assied par terre dans l'escalier de la descente arrière. Le truc fun c'est qu'avec la vitesse, les portes de ladite descente s'ouvrent et se ferment de façon autonome (surtout à pleine vitesse et aujourd'hui le chauffeur a décidé de faire claquer un temps). Je lui demande donc de s'accrocher à mon pied et à une poignée afin de garder l'ensemble de notre cheptel jusqu'à l'arrivée.
Nous passons ensuite à la maison où nous voyons un vélo, croyons voir des signes de début de ménage et cherchons à voir (en vain) une personne en train de nettoyer.
Nous allons ensuite à l'école où nous rencontrons la directrice de l'école. Elle s'appelle Jutta, est allemande et très gentille.
Célestine sera dans une classe de 9 élèves et son maître s'appelle Alejandro, Sidonie sera dans une classe de 11 élèves et sa maîtresse s'appelle Maïa, Paola et Marin seront dan
s la même classe, cell
e de Jutta et deux autres maîtresses (dont une francophone), il y a 30 enfants dont trois francophones. L'école est très jolie et nous pensons que les enfants y seront très bien.
Nous allons ensuite manger dans le "restaurant" de la dame qui nous avait gentillement permis de nous abriter la veille. La propreté n'est pas suise mais la nourriture est bonne et peu chère, il y a une balançoire (à revisser périodiquement pendant l'utilisation) et nous discutons un bon moment avec celle qui s'avère être une ingénieur informatique d'origine argentine (on ne sait pas comment elle est arrivée ici).
Nous allons ensuite prendre notre premier bain familial à Playa Chiquita. Célestine se fait emporter par le courant et je vais la chercher. Les enfants s'amusent beaucoup dans les vagues.
Nous allons ensuite attendre le bus qui arrive avec une demi-heure de retard.
Marin s'endort pendant le trajet et il ne se réveille pas lorsque je le porte de la gare des bus jusqu'au lodge (malgré une toute petite pluie fine).
Repas rapide et tout le monde au lit.
Le temps étant partiellement couvert depuis plusieurs jours, la piscine nous apparait un peu fraiche ce qui est tout relatif car elle doit être aux environs de 26°C. Estelle fait un film de Marin qui saute et des deux grandes qui font des plongeons arrières.
Le bus est à l'heure mais il est un peu plein et Paola s'assied par terre dans l'escalier de la descente arrière. Le truc fun c'est qu'avec la vitesse, les portes de ladite descente s'ouvrent et se ferment de façon autonome (surtout à pleine vitesse et aujourd'hui le chauffeur a décidé de faire claquer un temps). Je lui demande donc de s'accrocher à mon pied et à une poignée afin de garder l'ensemble de notre cheptel jusqu'à l'arrivée.
Nous passons ensuite à la maison où nous voyons un vélo, croyons voir des signes de début de ménage et cherchons à voir (en vain) une personne en train de nettoyer.

Nous allons ensuite à l'école où nous rencontrons la directrice de l'école. Elle s'appelle Jutta, est allemande et très gentille.
Célestine sera dans une classe de 9 élèves et son maître s'appelle Alejandro, Sidonie sera dans une classe de 11 élèves et sa maîtresse s'appelle Maïa, Paola et Marin seront dan
s la même classe, cell
e de Jutta et deux autres maîtresses (dont une francophone), il y a 30 enfants dont trois francophones. L'école est très jolie et nous pensons que les enfants y seront très bien.Nous allons ensuite manger dans le "restaurant" de la dame qui nous avait gentillement permis de nous abriter la veille. La propreté n'est pas suise mais la nourriture est bonne et peu chère, il y a une balançoire (à revisser périodiquement pendant l'utilisation) et nous discutons un bon moment avec celle qui s'avère être une ingénieur informatique d'origine argentine (on ne sait pas comment elle est arrivée ici).
Nous allons ensuite prendre notre premier bain familial à Playa Chiquita. Célestine se fait emporter par le courant et je vais la chercher. Les enfants s'amusent beaucoup dans les vagues.
Nous allons ensuite attendre le bus qui arrive avec une demi-heure de retard.
Marin s'endort pendant le trajet et il ne se réveille pas lorsque je le porte de la gare des bus jusqu'au lodge (malgré une toute petite pluie fine).
Repas rapide et tout le monde au lit.
jeudi 24 septembre 2009
Petit à petit
L'oiseau fait son nid.
Comme convenu, Dino est à l'heure et nous partons à 07h00 pour Cocles et Playa Chiquita. Comme pressenti, le trajet est beaucoup plus agréable en minibus climatisé qu'en vélo pourri.
Nous arrivons à 07h40 et je reste à l'agence immobilière tandis qu'Estelle et les enfants continuent jusqu'à Playa Chiquita.
A 07h55 je vois passer la jeune fille de l'agence immobilière en moto. Je me dis que le trajet vers la maison va être délicat. Le temps passe puis je décide de l'appeler à 08h10. Elle arrive deux minutes plus tard avec une tête qui n'augure rien de fabuleux.
Je suis un fin psychologue car je comprend rapidement que les clefs ne sont toujours pas disponibles. Elle s'excuse et commence à me dire de revenir le lendemain. Je lui explique que ma famille est 4km plus loin sans téléphone et que je ne vais pas les laisser seuls et rentrer. Elle appelle son patron anglophone a qui j'explique mes griefs. Il accepte de nous appeler un taxi et nous partons vers la maison.
Estelle et les enfants l'ont déjà trouvée mais ils ne sont pas rentrés dans la propriété. La visite commence et je trouve une échelle qui me permet de rentrer par la terrasse de l'étage et d'ouvrir de l'intérieur ..... qui est très très sale et deux petits chiens vivent à l'intérieur. En fait c'est pire que si la maison n'avait pas été habitée depuis longtemps. Elle est habitée par une personne dont aucun des ascendant n'est suisse. Cela nous refroidit un peu mais la jeune fille de l'agence immobilière m'assure que tout sera propre dans une semaine. Elle demande un dépôt de garantie mais nous n'avons pas la moindre envie de le donner (nous attendrons sagement que le travail soit effectivement réalisé).
Nous allons ensuite à l'école pour savoir où en est notre dossier. Apparemment, les grandes sont prises et le cas des petits est à l'étude.
Nous allons ensuite à la plage mais le vent se lève et les gouttes commencent à tomber. Nous repartons et faisons Playa Chiquita - Cocles (soit 4km) sous une pluie entre fine et battante.
Nous commandons ensuite un taxi qui nous ramène à Cahuita.
Repas puis après-midi tranquille. je vais faire quelques courses au centre ville.

Comme convenu, Dino est à l'heure et nous partons à 07h00 pour Cocles et Playa Chiquita. Comme pressenti, le trajet est beaucoup plus agréable en minibus climatisé qu'en vélo pourri.
Nous arrivons à 07h40 et je reste à l'agence immobilière tandis qu'Estelle et les enfants continuent jusqu'à Playa Chiquita.
A 07h55 je vois passer la jeune fille de l'agence immobilière en moto. Je me dis que le trajet vers la maison va être délicat. Le temps passe puis je décide de l'appeler à 08h10. Elle arrive deux minutes plus tard avec une tête qui n'augure rien de fabuleux.
Je suis un fin psychologue car je comprend rapidement que les clefs ne sont toujours pas disponibles. Elle s'excuse et commence à me dire de revenir le lendemain. Je lui explique que ma famille est 4km plus loin sans téléphone et que je ne vais pas les laisser seuls et rentrer. Elle appelle son patron anglophone a qui j'explique mes griefs. Il accepte de nous appeler un taxi et nous partons vers la maison.
Estelle et les enfants l'ont déjà trouvée mais ils ne sont pas rentrés dans la propriété. La visite commence et je trouve une échelle qui me permet de rentrer par la terrasse de l'étage et d'ouvrir de l'intérieur ..... qui est très très sale et deux petits chiens vivent à l'intérieur. En fait c'est pire que si la maison n'avait pas été habitée depuis longtemps. Elle est habitée par une personne dont aucun des ascendant n'est suisse. Cela nous refroidit un peu mais la jeune fille de l'agence immobilière m'assure que tout sera propre dans une semaine. Elle demande un dépôt de garantie mais nous n'avons pas la moindre envie de le donner (nous attendrons sagement que le travail soit effectivement réalisé).
Nous allons ensuite à l'école pour savoir où en est notre dossier. Apparemment, les grandes sont prises et le cas des petits est à l'étude.
Nous allons ensuite à la plage mais le vent se lève et les gouttes commencent à tomber. Nous repartons et faisons Playa Chiquita - Cocles (soit 4km) sous une pluie entre fine et battante.
Nous commandons ensuite un taxi qui nous ramène à Cahuita.
Repas puis après-midi tranquille. je vais faire quelques courses au centre ville.
mercredi 23 septembre 2009
Etre un winner

Hier matin, lever à 06h15, départ de la maison à 06h30 et arrivée au terminal des bus à 06h50 où je découvre que mon bus vient de partir avec 10 minutes d'avance.
Le prochain est à 08h00 et ne va que jusqu'à Puero Viejo et j'ai rendez vous à 08h00 à l'école de Cocles.
Désespoir, abattement et transpiration puis éclair : je vais louer un vélo et y aller à la force de mes petits mollets.
Premier problème : trouver un vélo à Cahuita lorsqu'il est 07h15. Le loueur n'est sensé arriver qu'à 08h00 mais il a été vu pas loin en train de lire son journal. Son voisin compatit à ma détresse et me dit cette phrase assassine : "It's a sunny day but not for you". On trouve enfin mon loueur et je pars plein d'entrain pour 24km dont une dizaine impraticables avec un vélo à une vitesse, sans freins et dont la chaîne, qui n'a pas vu de graisse depuis des années, saute très régulièrement. Une heure dix minutes plus tard j'arrive à mon rendez vous avec 45 minutes de retard. L'agent immobilier est parti mais il m'envoie le propriétaire de la maison que je suis ... à vélo. La maison est moche.
Le reste de la journée passe entre les visites et les tours de vélo.
Je repars à 16h30 avec la nuit qui ne va pas tarder à arriver. La chaîne saute avec la même régularité et les deux supports de garde-boue arrière se sont dévissés et frottent maintenant alternativement contre le pneu et les rayon : le rythme de pédalage augmente.
J'arrive à Cahuita à 17h55 par nuit noire. Je dépose le vélo et je rentre au lodge totalement mort.
Le résultat de la journée :
. J'ai fait environ 80km de vélo pourri sur des routes défoncées par temps tropical chaud et humide.
. J'ai bu 4 litres de différents liquides et je n'ai uriné qu'une fois (je vous laisse imaginer le volume de sueur).
. J'ai à priori trouvé une maison à louer et peut-être une école pour les enfants.
. J'ai perdu mon couteau multifonctions.
. je vais bien dormir.
mardi 22 septembre 2009
le hollywood des caraibes
Ce matin Marin se réveille avec un chapelet de piqures sur le front. On dirait un klingon.
On arrive désormais à les tenir au bungalow jusqu'à 9h00. Jérôme part faire les courses chez Auchan et nous prenons la direction de la piscine.
Jérôme passe chez l'agent immobilier ( le double de Theo Huxtable) qui lui annonce qu'il n'y a aucune location pour nous. Il n'y a pas de maisons à louer à long terme, car la plupart du temps les propriétaires viennent passer leurs vacances dedans.
On lui demande donc de nous chercher une location à moyen terme car dans deux jours nous n'avons plus d'endroit où loger.
Jérôme passe ensuite à la FNAC du coin pour nous acheter un adaptateur 110V car le notre est en rade.
Le vendeur est en train de dormir et n'a pas l'intention de se réveiller malgré les "hola" de Jérôme. Finalement après deux tentatives il arrive à rentrer en contact avec lui et lui achète un adaptateur qui fonctionne.
L'après midi se déroule tranquillement au bord de la piscine.
Marin se réveille de nouveau de la sieste avec des piqures sur le bras. On décide d'explorer sa tente pour vérifier si il n'y a pas de bébêtes. Effectivement deux insectes cohabitaient avec lui et n'étaient pas très content de ce mariage forcé.
On a plusieurs rendez vous demain pour visiter quelques locations. On a décidé que Jérôme ira seul car il faut prendre le bus de 7h00 et il semble plus facile qu'il fasse le tri tout seul de ce que l'on nous propose.
On oriente donc nos recherche sur Cocles juste après Puerto Viejo.
Il a rendez vous avec une agence immobilière du coin tenu par un couple de français, on espère qu'ils nous donneront des informations sur les écoles.
dimanche 20 septembre 2009
Réchauffement climatique

Ici, la psychose rôde, il semblerait que nous soyons au bord de la sécheresse. Pour nos yeux non encore habitués, il est difficile de ne pas penser que les effets de la marijuana du coin sont vraiment hyper violents. En effet c'est, sans exagération aucune, l'archétype de la zone tropicale humide et luxuriante comme on l'imagine avant d'y aller.
Hier, Estelle discute avec un des propriétaires de notre lodge et il lui dit que la pluie commence à un peu trop se faire attendre. En ce qui nous concerne, on attend depuis trois jours, cela reste très raisonnable à côté du gros mois d'attente dans le Gard.
Ce matin, petite pluie au réveil ce qui nous permet de faire attendre un peu les enfants avant de les laisser aller hurler sous les fenêtres des voisins.
On se dit que les soleil étant caché, ce serait assez malin d'en profiter pour aller à Cahuita et y manger à midi.
Piscine, toilette, rangement et préparation du sac à dos mode "on va se prendre une méchante saucée mais on est malins, on a des habits secs de rechange".
En fait on n'est pas si malins que cela car dès que nous sommes sortis, le soleil est revenu et on a été trempés mais de sueur.
Avant le repas, pour fêter cela, on s'arrête dans un des hypermarchés de Cahuita (12 à 13 gros mètres carrés de surface de vente) style Auchan pour acheter à boire. Comme j'attends tranquillement dehors sans rien demander à personne, un vieux black s'approche et vient me tailler une bavette en anglais. Bon, lui aussi est au bord du suicide, c'est trop sec, si ça continue, on va voir des brins d'herbe changer de couleur. J'essaie de lui faire toucher du doigt que chez moi, c'est jaune paille depuis deux mois mais il s'en tape, lui il n'aime que le vert.
Je vous rassure tout de suite, ici c'est tellement humide que notre plus gros travail de la journée, c'est de faire sécher les serviettes de bain. Comme quoi le Costa Rica, ce n'est pas le paradis que l'on croit.
A part ça on ne sait toujours pas où nous allons habiter et nous sommes sensés dégager d'ici dans deux jours.
Nouveauté du jour : j'ai mis nos photos sur un album Picasaweb :
http://picasaweb.google.fr/mejean.paoli
La dent manquante de Sidonie

Le Costa Rica, en fait, c'est exactement comme la France. La preuve : ici aussi les dents tombent.
Hier matin nous sommes allés nous promener du côté gauche du lodge. Comme on pouvait s'y attendre, il a fait chaud et humide. Nous coupons de grandes feuilles d'une plante inconnue (je sais, nous avons fait de la botanique à la fac mais cela fait très longtemps maintenant) pour faire des éventails et les enfants y font des trous pour faire des masques.
Nous passons à côtés du Collegio y Escuela complementaria de Cahuita mais malgré nos recherches, nous ne voyons que le panneau.
Nous allons ensuite à la plage qui elle aussi est noire et presque déserte. L'eau est transparente et chaude, il y a des petites vagues. Il y a aussi un chien qui veut jouer à rapporter un bâton. Lorsque nous repartons de la plage, Célestine est très triste que nous le laissions tout seul.
Sur le chemin du retour nous passons chez Brigitte où je loue un vélo pour le reste de la journée (3000 colones) et où nous convenons du prix pour le nettoyage d'un sac de linge sale (4000 colones). Le vélo a un système de freinage spécial : il faut rétro-pédaler pour ralentir.
Vers 16h00, je pars au centre ville en vélo pour faire les courses. Le vélo est définitivement le meilleur moyen de locomotion car son extrême étroitesse permet de slalomer entre les innombrables trous de la route. Je me suis même fait plaisir en déposant un buggy. Certains me diront qu'un Ducati Hypermotard 1100S pourrait être plus efficace et plus plaisant mais ce serait oublier qu'il est impossible de survivre plus de quatre secondes avec un casque et un blouson épais. J'achète du poulet congelé mais je n'arrive pas à lire l'étiquette et je ne sais pas quelle partie de l'animal j'ai acheté. J'ai aussi pris une espèce de saucisse de Strasbourg géante.
Retour avec classe et célérité durant lequel je croise un dame qui semble persuadée que je suis allemand : "German ?, Deutschland ?". Je dépose les courses (le beurre ne survit pas très longtemps par ici) puis je passe rendre le vélo chez Brigitte et déposer le linge.
Au moment de préparer le repas, je m'aperçois que mon poulet congelé est sous la forme de deux cuisses. Nous n'avons pas de four et si nous essayons de le cuire à la poêle, la température de la cuisine atteindra celle de la surface du soleil. Je tente donc de désosser la bête et la conclusion est limpide : même avec un bon couteau, il est très difficile de désosser des cuisses de poulet cru (j'espère que mon expérience aidera certains d'entre vous).
Pour finir car je vois que notre expérience intéresse certains d'entre vous. Sachez que notre voyage n'est possible que parce que nous sommes, mon épouse et moi, deux aventuriers aussi endurcis qu'expérimentés.
Deux exemples :
. Avant-hier matin, Estelle crie dans la salle de bains qu'il y a une énorme bête dans la douche. Je cours pour tuer à mains nues la mygale ou l'anaconda. En fait, c'est un colibri.
. Le même jour, je suis sous la douche et je prends le savon. J'essaie de le faire mousser mais rien à faire, pas la moindre bulle. J'appelle Estelle à la rescousse. En fait, il y a encore la protection en plastique autour du savon. Je précise toutefois que sans lunettes je suis considéré comme presque aveugle.
samedi 19 septembre 2009
Manzanillo

Ce matin je me lève un peu plus tôt que les autres ce qui me permet de faire le blog tranquillement et de rajouter des photos aux messages précédents. Paola m'entend et se lève immédiatement. On se retrouve toutes les deux sur la terrasse à 05h00, il fait jour et la température est agréable.
Quand les autres se lèvent, on petit-déjeune tranquillement, on se douche et on appelle Dino pour qu'il nous emmène à Manzanillo.
Manzanillo se trouve à environ 30 km de là où on réside actuellement. C'est le bout du chemin : après Manzanillo, il n'y a plus de village, juste la jungle.
La route est goudronnée pendant les 15 premiers kilomètres (on est même passé devant un supermarché où les" presos son muy basos").
Après c'est Beyrouth en tropical et pourtant la DDE locale est très présente(on a croisé des dizaines de types avec casques, matériel et camions). On se rend vite compte qu'il vaut mieux rouler en dehors de la route que sur la route. Ceci n'empêche pas à de très nombreux hôtels, résidences et autres l
odges de s'installer au bord du chemin. On commence quand même à se demander si il s'agit de la morne saison où si les touristes ont disparu avec la crise car il n'y a en pas assez pour remplir toutes ces locations.On arrive à Manzanillo en une heure et on découvre une baie superbe où l'eau est très claire, le village est très petit, assez sale et l'école se résume à deux bâtiments très abimés avec peu d'élèves (mais toujours en uniforme, je suis admirative de ces petits garçons en chemise pantalon, chaussettes, chaussures fermées sous 33° à l'ombre).

On se baigne, l'eau est chaude mais ça fait du bien, Sidonie se fait piquer par une bête sous marine non identifiée. La toute petite trace disparait très vite avec la crème antihistaminique. On boit un coup chez Maxi et on achète de quoi manger au mini-super (c'est l'orthographe exacte) du coin.
On mange rapidement des chips et du fromage en attendant de repartir.
On prend le bus pour rentrer, il ne mettra pas plus de temps que Dino.
A l'arrivée on s'arrête à l'agence immobilière de Cahuita qui est ouverte et l'agent prend note de nos requêtes pour nous chercher une habitation.
En arrivant Marin fait une petite sieste, les filles passent le reste de la journée à la piscine, on a même droit à un spectacle de plongeon.
Ce soir tous le monde est encore fatigué car le décalage horaire est difficile à encaisser. Je fais donc des pâtes aux lardons. On finit de manger à 19h00 et on se couche à 20h00.
NB: ce matin la petite souris à laissé 1000 colones à Sidonie ( 1 euro 50). Elle a acheté un collier de fleurs en plastique pour 500 colones et les costa ricanos qui aiment bien les enfants l'ont trouvé muy bonita, depuis elle n'est plus elle-même.

vendredi 18 septembre 2009
Le premier jour
Aujourd'hui tous le monde se lève très tôt.
Les filles se baignent en attendant le réveil de Marin qui était épuisé. Le soleil s'est levé vers 04h30 mais ni le bruit des singes hurleurs ni la luminosité ne l'empêchent de dormir.
Le propriétaire du lodge nous a donné un sachet de café de bienvenue ce qui nous aide à nous réveiller. On a pris du lait dans le frigo de la piscine (on note sur une feuille et on paie à la fin du séjour) ce qui permet à tous d'avoir une boisson chaude.
Vers les 09h00, on décide d'aller voir le centre de Cahuita, faire quelques courses et petit déjeuner.
Le "centre ville" se trouve à 20 minutes à pieds de là ou nous résidons. La route qui y mène n'est pas goudronné, on croise quelques vélos (ce qui semble le moyen de circuler le plus simple) et on passe devant quelques hotels.
Il fait une chaleur impressionnante et le soleil fort.
On arrive enfin à Cahuita et Marin est trempé de sueur (ce n'est pas un Mejean pour rien).
Sidonie est au bord de l'agonie et cherche de quoi s'éventer. Elle trouve un bout d'écorce qui fera l'affaire.
Le centre ville n'est en fin de compte qu'une rue à peine plus goudronnée que l'autre avec quelques restaurants, échoppes de vente de souvenirs, un supermercado et un marchand de légumes.
On se fait interpeller par le tenancier d'un restaurant qui nous propose de petit déjeuner.
On ne se fait pas prier car depuis la veille nous n'avions rien mangé et la nourriture de l'avion n'avait fait rêver personne.
On mange copieusement : omelettes jambon fomage, pan cake, crepes et le fameux riz haricot rouge.
Après le repas on rencontre Dino, le chauffeur de la veille. Il nous propose de nous faire visiter une maison à louer. On le suit mais elle est trop grande et non meublée. De retour downtown, on fait nos courses chez "safari" c'est le carrefour du coin mais sans rien dedans et avec des ventilateurs qui remuent un air ambiant à plus de 40°C.
L'agence immobilère de Cahuita était fermée, on attendra demain pour faire plus d'investigations sur notre futur domicile.
On rentre au lodge pour coucher Marin qui est encore bien fatigué.
Les filles profitent plusieurs heures de la piscine.
La nuit tombe rapidement et quand on va manger c'est Célestine qui ne peut plus avancer. Paola ne peux pas attendre le dessert et s'endort sur sa chaise.
Tous le monde rentre et s'endort rapidement.
Les faits marquants de la journée :
. Célestine et Sidonie font des sauts périlleux dans la piscine (en sachant que Sidonie n'avait jamais tenté le moindre plongeon jusqu'à présent et que Célestine a abandonné le plat monstrueux cet été sur le bateau).
. Sidonie s'est arraché sa dent tremblante (la souris lui a apporté deux pièces de 500 colones).
. Célestine a saigné du nez.
. La bière locale est excellente et le pain pas du tout.
. Cahuita est paumé mais son distributeur automatique est très (trop ?) performant.
jeudi 17 septembre 2009
Le matin, c'est bien
Bonjour à tous,
Comme je n'avais dormi que 45 minutes les 24 heures précédentes, Estelle a décidé qu'elle serait un peu claustrophobe dans la tente moustiquaire (qui a dit chiante ?) vers 04h00 du matin et nous nous sommes levés.
Les trois grandes étaient réveillées et elles ont commencé à jouer avec leurs lampes de poche (Osram Do-it waterproof).
Nous sommes restés sur la terrasse pour attendre le lever du jour mais les moustiques ayant décidé de nous manger les pieds et les mollets, Estelle a choisi de mettre sa claustrophobie en sommeil.
C'est à ce moment là que les filles se sont définitivement levées.
Ça tombait bien car le soleil venait de faire de même.
On a un peu défait les valises puis les filles se sont aperçu que l'eau de la piscine est à plus de 30°C. J'ai passé les deux heures suivantes à faire chut pour éviter que les propriétaires ne nous jettent à la porte le premier jour.
C'est toujours chaud et moite mais avec le jour, on voit bien que c'est aussi superbe et luxuriant.
Pour changer un peu, je suis sorti avec les trois grandes pour aller à la plage (de l'autre côté du chemin d'accès soit 15 mètres). Ben c'est comme sur Google Earth : du sable noir et fin avec du bois flotté et derrière la jungle avec personne à l'horizon. L'eau est claire et chaude mais quand même moins que celle de la piscine.
Paola a remarqué deux gobelets en plastique et un bout de planche de surf (en fait elle est nulle cette plage).
Marin s'est réveillé vers 7h30, a pris son lait avec Estelle et est allé se baigner (chienne de vie).
Mon adaptateur 110V ne fonctionne pas mais le propriétaire nous a donné un simple prise US vers Europe et ça marche.
J'ai appelé par Skype sur mon téléphone et c'est aussi pratique que peu cher (voir même gratuit si vous avec Skype).
On vient de se laver les dents et on va chercher à manger car le frigo et les placards sont vides.
Dernière bonne nouvelle : le café est bon donc Estelle reste avec nous.
Comme je n'avais dormi que 45 minutes les 24 heures précédentes, Estelle a décidé qu'elle serait un peu claustrophobe dans la tente moustiquaire (qui a dit chiante ?) vers 04h00 du matin et nous nous sommes levés.
Les trois grandes étaient réveillées et elles ont commencé à jouer avec leurs lampes de poche (Osram Do-it waterproof).
Nous sommes restés sur la terrasse pour attendre le lever du jour mais les moustiques ayant décidé de nous manger les pieds et les mollets, Estelle a choisi de mettre sa claustrophobie en sommeil.
C'est à ce moment là que les filles se sont définitivement levées.
Ça tombait bien car le soleil venait de faire de même.
On a un peu défait les valises puis les filles se sont aperçu que l'eau de la piscine est à plus de 30°C. J'ai passé les deux heures suivantes à faire chut pour éviter que les propriétaires ne nous jettent à la porte le premier jour.
C'est toujours chaud et moite mais avec le jour, on voit bien que c'est aussi superbe et luxuriant.
Pour changer un peu, je suis sorti avec les trois grandes pour aller à la plage (de l'autre côté du chemin d'accès soit 15 mètres). Ben c'est comme sur Google Earth : du sable noir et fin avec du bois flotté et derrière la jungle avec personne à l'horizon. L'eau est claire et chaude mais quand même moins que celle de la piscine.
Paola a remarqué deux gobelets en plastique et un bout de planche de surf (en fait elle est nulle cette plage).
Marin s'est réveillé vers 7h30, a pris son lait avec Estelle et est allé se baigner (chienne de vie).
Mon adaptateur 110V ne fonctionne pas mais le propriétaire nous a donné un simple prise US vers Europe et ça marche.
J'ai appelé par Skype sur mon téléphone et c'est aussi pratique que peu cher (voir même gratuit si vous avec Skype).
On vient de se laver les dents et on va chercher à manger car le frigo et les placards sont vides.
Dernière bonne nouvelle : le café est bon donc Estelle reste avec nous.
Easy Jérôme
Le voyage en détail.
Je voudrai tout d'abord parler de la Compagnie aérienne Iberia et de l'aéroport de Madrid.
J'avais lu sur internet plein de mauvais commentaires sur ces deux composantes du transport aérien ibérique.
Pour ce qui est de l'avion, il a volé du début à la fin et a donc rempli sa fonction première. Pour le reste, l'absence de petits écrans au dos des sièges nous a rendu la tâche beaucoup moins facile. En effet, les enfants n'ont que très brièvement suivi les trois films en espagnol projetés sur de pauvres écrans qui vibrent et qui sont invisibles pour des gens de moins de 1,40m. J'étais un peu dégouté jusqu'à ce qu'en sortant de l'avion, Estelle me fasse remarquer que les passagers de la classe Buisness Plus (la grande classe, pas le vulgus pecum) avaient eux aussi droit au même niveau déquipement video lowfi 2D Dolby 0.0. On s'est un peu ennuyés pendant onze heures mais pour beaucoup moins cher. Par contre, j'ai été dégouté que personne ne nous propose de passer devant tout le monde avec notre vaste progéniture.
Pour ce qui est du personnel de bord ils ont été tout à fait corrects (une dame parlait même un peu de français). Une chose remarquable est la moyenne d'âge du personnel de cabine (PNC comme disent les gens qui ont des casquettes) qui devait facilement atteindre les cinquante ans.
L'aéroport de Madrid nous a laissé un excellent souvenir. Il est tout neuf et tout propre, on ne s'est pas perdu et pourtant nous sommes des buses de l'orientation, tous nos bagages ont été correctement acheminés et cerise sur le gateau
Après seize longues heures de voyage, nous atterrissons donc à San José avec quelques minutes d'avance. Trois minutes avant qu'on nous demande de remonter nos sièges et nos tablettes après avoir ajusté nos ceintures, nous avons eu droit à la distribution de documents à remplir (alors que le Costa Rica n'est pas aux USA comme chacun le sait). Grosse pression car nous sommes nombreux et nous n'avons qu'un stylo bille. C'est donc moi qui me suis tapé le remplissage des treize formulaires (deux par personne et un familial).
L'immigration passe en cinq minutes, les bagages arrivent tous en à peine plus et le douanier nous félicite pour notre nombreuse famille et se fout complètement de ce qu'on peut avoir dans nos valises. Autre bon point : les toilettes non magnifiques et très propres.
A la sortie je laisse Estelle, les enfants et les bagages et n'en vais à la rencontre de Dino, notre taxi que le lodge a réservé pour nous. Je vois donc s'avancer un grand black avec un grand sourire qui me dit texto "Easy Jérôme". Je pense que je devais avoir une tête un peu stressée.
Je récupère les hommes et le matériel, nous chargeons tout dans un minibus et nous quittons l'aéroport à 15h20 pétantes : la grande classe.
Il flotte et San José est un immense bouchon inintéressant ce qui permet à Célestine et Sidonie de s'endormir instantanément sur moi. Marin et Paola suivront rapidement.
Après San José, c'est assez simple. On roule comme si on était dans le film Jurrasic Park (le premier, les autres sont nuls). La route est assez mauvaise et il y a des flics (je suis un peu vert, je pensais qu'il n'y en avait pas ici) et des camions dont beaucoup ont énormément de mal à atteindre le sommet des collines (et plein d'ailleurs abandonnent en chemin et se garent un peu en plein milieu). Le soleil se couche à 17h30 et il fait nuit noire à 18h30. Le trajet est super long (surtout quand vous avez déjà fait Marseille - Madrid - San José avant) et la nuit, c'est pas très facile de voir à plus de 10 mètres donc on passe à côté d'une grande partie du paysage. En arrivant à Puerto Limon ça devient un peu surréaliste car il y a plein de gros camions et des montagnes de containers dans des enclos barricadés et sur éclairés. Après Puerto Limon, la route n'est pas plus mauvaise mais il y a plein de monde qui marche dans la nuit au bord de la route et on se demande encore comment on n'en a pas écrasé deux ou trois (pareil pour les nombreux crabes paumés sur la route et ayant malgré tout gardé leur volume initial).
Les deux cent derniers mètres sont parcourus sur un chemin qui fait passer celui de la maison cassée pour une autoroute américaine.
Vient ensuite le pire moment du voyage. On ouvre la porte du minibus et on se met à respirer de la soupe chaude. Pour ceux qui ont regardé "Abbyss" plus de dix fois, cela fait penser à la scène ou il apprend à aspirer le liquide qui va l'aider à respirer.
Enfin, on râle mais on est arrivé.
mardi 15 septembre 2009
Ca commence fort
Premières nouvelles depuis notre départ hier soir de Connaux.
Démarrage à l'heure (17h00) avec Yves Langlois et mamie Danièle.
Nous mettons plus de deux heures à atteindre l'hôtel car :
. Avignon est un gros bouchon.
. Il pleut pour la première fois depuis un mois.
. Marseille va se faire battre ce soir et plein de gens veulent assister à la défaite (nous avons même vu une voiture avec deux grands drapeaux sortant des fenêtres malgré la pluie et l'autoroute).
Les chambres ne sont pas prêtes et nous patientons avec une bière.
Repas dans la chambre puis coucher pour une courte nuit.
A 02h15, l'alarme incendie démarre pour un bon quart d'heure. Pas de feu mais une fuite d'eau.
Impossible de se rendormir jusqu'au réveil à 04h15.
Je pars à 05h00 avec les deux grandes et tous les bagages à enregistrer (la tâche est grandement facilitée par la pluie et le fait que je n'ai pas de pièces pour les chariots de l'aéroport).
Estelle nous rejoint à 05h15 avec les deux petits.
Enregistrement sans problème (nous avons nos cartes d'embarquement jusqu'à San José et nos bagages se débrouillent à Madrid).
Nous sommes dans le hall 1 de l'aéropport Marseille Provence. Il est 06h00 et nous petit-déjeunons.
Démarrage à l'heure (17h00) avec Yves Langlois et mamie Danièle.
Nous mettons plus de deux heures à atteindre l'hôtel car :
. Avignon est un gros bouchon.
. Il pleut pour la première fois depuis un mois.
. Marseille va se faire battre ce soir et plein de gens veulent assister à la défaite (nous avons même vu une voiture avec deux grands drapeaux sortant des fenêtres malgré la pluie et l'autoroute).
Les chambres ne sont pas prêtes et nous patientons avec une bière.
Repas dans la chambre puis coucher pour une courte nuit.
A 02h15, l'alarme incendie démarre pour un bon quart d'heure. Pas de feu mais une fuite d'eau.
Impossible de se rendormir jusqu'au réveil à 04h15.
Je pars à 05h00 avec les deux grandes et tous les bagages à enregistrer (la tâche est grandement facilitée par la pluie et le fait que je n'ai pas de pièces pour les chariots de l'aéroport).
Estelle nous rejoint à 05h15 avec les deux petits.
Enregistrement sans problème (nous avons nos cartes d'embarquement jusqu'à San José et nos bagages se débrouillent à Madrid).
Nous sommes dans le hall 1 de l'aéropport Marseille Provence. Il est 06h00 et nous petit-déjeunons.
dimanche 13 septembre 2009
Ca sent l'avion
Ca yest, tout le monde est parti et les enfants sont couchés.
La maison est incroyablement tranquille après un long et excellent weekend avec la famille et les amis.
C'était tellement bien que cela vaut déjà le coup de partir si loin. On se sent tout drôle en réalisant que maintenant, on ne reverra nos proches que dans plusieurs mois et peut-être dans un endroit qui nous est pour le moment totalement inconnu.
Dès demain commence la dernière cession de grand ménage et on finalise les bagages. On n'a toujours pas reçu le purificateur d'eau et le masque de plongée doit arriver Mardi.
C'était quand même vraiment bien.
La maison est incroyablement tranquille après un long et excellent weekend avec la famille et les amis.
C'était tellement bien que cela vaut déjà le coup de partir si loin. On se sent tout drôle en réalisant que maintenant, on ne reverra nos proches que dans plusieurs mois et peut-être dans un endroit qui nous est pour le moment totalement inconnu.
Dès demain commence la dernière cession de grand ménage et on finalise les bagages. On n'a toujours pas reçu le purificateur d'eau et le masque de plongée doit arriver Mardi.
C'était quand même vraiment bien.
vendredi 11 septembre 2009
Pathologies
Comme vous le savez, nous sommes extrêmement futés.
Nous partons dans quelques jours et le Costa Rica n'ayant pas les mêmes structures médicales que la France (et d'aussi bons pharmaciens), nous avons décidé d'avoir préventivement le plus de maladies possibles :
. Les quatre enfants sortent d'un impétigo de groupe.
. Estelle a eu une infection dentaire
. Sidonie a une énorme allergie cutanée depuis ce matin
. Marin a le nez plein depuis plusieurs jours.
Le seul qui tient, comme d'habitude, c'est moi.
A part ça j'ai signé le compromis de vente du garage ce matin et on garde espoir d'être prêts à l'heure.
Nous partons dans quelques jours et le Costa Rica n'ayant pas les mêmes structures médicales que la France (et d'aussi bons pharmaciens), nous avons décidé d'avoir préventivement le plus de maladies possibles :
. Les quatre enfants sortent d'un impétigo de groupe.
. Estelle a eu une infection dentaire
. Sidonie a une énorme allergie cutanée depuis ce matin
. Marin a le nez plein depuis plusieurs jours.
Le seul qui tient, comme d'habitude, c'est moi.
A part ça j'ai signé le compromis de vente du garage ce matin et on garde espoir d'être prêts à l'heure.
jeudi 10 septembre 2009
Sentir sur nos nuques le souffle humide du temps
Dans une semaine nous serons déjà au Costa Rica.
Ce qui pourrait de prime abord passer pour une excellente nouvelle signifie néanmoins qui ne nous reste que très peu de temps pour nous préparer.
Ceci expliquant peut-être cela, nous avons bien avancé dans nos travaux :
. Nous avons réservé pour sept jours au Playa Negra Guesthouse.
. Nous avons commandé un taxi qui nous amènera de l'aéroport à notre logement.
. Nous avons acheté un excellent MSI Wind U100 - 015FR d'où j'écris la note du jour.
. Les valises sont presque remplies (et très lourdes). Nous avons rajouté deux petites valises de cabines comme baguages à mains.
. J'ai vidé le garage de Nîmes.
. J'ai presque complètement débarrassé les tas d'herbe du verger.
On garde le rythme.
Ce qui pourrait de prime abord passer pour une excellente nouvelle signifie néanmoins qui ne nous reste que très peu de temps pour nous préparer.
Ceci expliquant peut-être cela, nous avons bien avancé dans nos travaux :
. Nous avons réservé pour sept jours au Playa Negra Guesthouse.
. Nous avons commandé un taxi qui nous amènera de l'aéroport à notre logement.
. Nous avons acheté un excellent MSI Wind U100 - 015FR d'où j'écris la note du jour.
. Les valises sont presque remplies (et très lourdes). Nous avons rajouté deux petites valises de cabines comme baguages à mains.
. J'ai vidé le garage de Nîmes.
. J'ai presque complètement débarrassé les tas d'herbe du verger.
On garde le rythme.
vendredi 4 septembre 2009
Ca avance
Depuis hier, plein de nouvelles choses :
. J'ai presque vendu le garage de Nîmes.
. Nous avons presque fermé la quasi totalité de nos comptes du Crédit Patates. Je pense d'ailleurs avoir été le client le plus sale qu'ils aient jamais reçu dans leur agence. Il faut dire que le portail du garage ne fonctionnait pas (électricité coupée) et que j'ai dû ramper dans 5 cm de poussière.
. Nous avons reçu les livres de cours de Paola, la nouvelle carte bleue d'Estelle et mon couteau multifonctions (il ne manque plus que le purificateur d'eau).
. Ce matin et à midi nous avons vidé notre dressing pour faire de la place à Marie-Odile et Mike.
Oualaaaaaa
Nouveau : le compte à rebours qui ne sert à rien
Nous arriverons au Costa Rica dans 12 jours 8 heures et 36 minutes
. J'ai presque vendu le garage de Nîmes.
. Nous avons presque fermé la quasi totalité de nos comptes du Crédit Patates. Je pense d'ailleurs avoir été le client le plus sale qu'ils aient jamais reçu dans leur agence. Il faut dire que le portail du garage ne fonctionnait pas (électricité coupée) et que j'ai dû ramper dans 5 cm de poussière.
. Nous avons reçu les livres de cours de Paola, la nouvelle carte bleue d'Estelle et mon couteau multifonctions (il ne manque plus que le purificateur d'eau).
. Ce matin et à midi nous avons vidé notre dressing pour faire de la place à Marie-Odile et Mike.
Oualaaaaaa
Nouveau : le compte à rebours qui ne sert à rien
Nous arriverons au Costa Rica dans 12 jours 8 heures et 36 minutes
jeudi 3 septembre 2009
Journée piquouzes
Ce matin nous avions rendez-vous au centre de vaccination de Nîmes pour les vaccinations.
Nous avons décidé de tous nous vacciner contre la fièvre jaune et l'hépatite A.
Comme ils n'avaient pas les doses enfant du vaccin contre l'hépatite A, les enfants seront à nouveau "piquouzés" à Tresques.
Seul le vaccin de la fièvre jaune n'est pas disponible en pharmacie.
Tout s'est bien passé et personne n'a pleuré (bon c'est vrai on a été aidés par la perspective d'avoir un superbe pansement décoré).
A par ça on a reçu les deux disques durs (incroyablement petits pour des 500Go) et j'ai commencé les sauvegardes.
Mamie Danièle a retrouvé le manuel d'utilisation (en français !!!!) du GPS.
Estelle a réservé les paëllas des deux fêtes d'au revoir.
Nous devons aller chercher un colis à la poste de Connaux (purificateur ou couteau ?).
Cet après-midi je fais visiter le garage de Nîmes et nous fermons des comptes au Crédit patates.
Estelle se fait restructurer les cheveux chez le coiffuer de sa maman (photos à venir).
Nous avons décidé de tous nous vacciner contre la fièvre jaune et l'hépatite A.
Comme ils n'avaient pas les doses enfant du vaccin contre l'hépatite A, les enfants seront à nouveau "piquouzés" à Tresques.
Seul le vaccin de la fièvre jaune n'est pas disponible en pharmacie.
Tout s'est bien passé et personne n'a pleuré (bon c'est vrai on a été aidés par la perspective d'avoir un superbe pansement décoré).
A par ça on a reçu les deux disques durs (incroyablement petits pour des 500Go) et j'ai commencé les sauvegardes.
Mamie Danièle a retrouvé le manuel d'utilisation (en français !!!!) du GPS.
Estelle a réservé les paëllas des deux fêtes d'au revoir.
Nous devons aller chercher un colis à la poste de Connaux (purificateur ou couteau ?).
Cet après-midi je fais visiter le garage de Nîmes et nous fermons des comptes au Crédit patates.
Estelle se fait restructurer les cheveux chez le coiffuer de sa maman (photos à venir).
mardi 1 septembre 2009
Plus que 14 jours
Ben oui, dans deux semaines exactement nous serons en train de monter en voiture pour aller à Marignane.
Vue l'heure fort matinale de notre départ du 16 Septembre, nous avons pensé qu'il serait plus agréable d'éviter de faire Connaux - Marignane le jour même.
Nous avons donc réservé deux chambres familiales communicantes à l'hôtel Novotel Aéroport Porte de Marseille pour la nuit du 15 au 16.
Au niveau du timing cela donnera donc :
. 04h30 : lever des parents
. 04h45 : lever des enfants
. 05h15 : départ de l'hôtel
. 05h30 : arrivée à l'aéroport
Il va par contre nous falloir deux taxis.
Puisque nous sommes dans les plannings, je vous donne le détail des vols :
. 06h45 : Décollage de Marseille Provence Terminal 1 (vol IB8913 Air Nostrum)
. 08h25 : Atterrissage à Madrid Barajas Terminal 4
. 12h05 : Décollage de Madrid Barajas Terminal 4S (vol IB6313 Iberia)
. 15h05 : Atterrissage à San José Juan Santamaria
En tenant compte du décalage horaire de huit heures, le voyage aura duré 16 heures 20 minutes.
Vue l'heure fort matinale de notre départ du 16 Septembre, nous avons pensé qu'il serait plus agréable d'éviter de faire Connaux - Marignane le jour même.
Nous avons donc réservé deux chambres familiales communicantes à l'hôtel Novotel Aéroport Porte de Marseille pour la nuit du 15 au 16.
Au niveau du timing cela donnera donc :
. 04h30 : lever des parents
. 04h45 : lever des enfants
. 05h15 : départ de l'hôtel
. 05h30 : arrivée à l'aéroport
Il va par contre nous falloir deux taxis.
Puisque nous sommes dans les plannings, je vous donne le détail des vols :
. 06h45 : Décollage de Marseille Provence Terminal 1 (vol IB8913 Air Nostrum)
. 08h25 : Atterrissage à Madrid Barajas Terminal 4
. 12h05 : Décollage de Madrid Barajas Terminal 4S (vol IB6313 Iberia)
. 15h05 : Atterrissage à San José Juan Santamaria
En tenant compte du décalage horaire de huit heures, le voyage aura duré 16 heures 20 minutes.
jeudi 27 août 2009
C'est la classe
Nous sommes maintenant référencés sur Expat blogs comme les grands !
Les derniers préparatifs réalisés :
. Achat de deux disques durs de 500 Go Freecom Toughdrive
. Enregistrement des passeports sur le site Iberia
. Scan des passeports, des permis de conduire et des cartes de correction (lunettes).
. Nous avons à priori choisi comment aller de San José à Cahuita (http://www.graylinecostarica.com/)
. Téléchargement du manuel (en anglais malheureusement) du GPS de papi Jean (Garmin Etrex Summit)
. Nous avons (à priori aussi) décidé de ne pas acheter de voiture et d'en louer une pour nos séjours trimestriels au Panama.
. A san José nous serons à priori ici
Nous sommes par ailleurs en train de déplacer quelques tonnes de papiers (personnels, pharmacies).
Les derniers préparatifs réalisés :
. Achat de deux disques durs de 500 Go Freecom Toughdrive
. Enregistrement des passeports sur le site Iberia
. Scan des passeports, des permis de conduire et des cartes de correction (lunettes).
. Nous avons à priori choisi comment aller de San José à Cahuita (http://www.graylinecostarica.com/)
. Téléchargement du manuel (en anglais malheureusement) du GPS de papi Jean (Garmin Etrex Summit)
. Nous avons (à priori aussi) décidé de ne pas acheter de voiture et d'en louer une pour nos séjours trimestriels au Panama.
. A san José nous serons à priori ici
Nous sommes par ailleurs en train de déplacer quelques tonnes de papiers (personnels, pharmacies).
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