e vais tout de suite couper la luzerne sous la charentaise de ceux qui auraient vocation à râler à propos du rythme actuel de publication plus que relâché.
Oui, j'ai une grosse flegme, j'en suis conscient et rien n'est actuellement prévu pour y remédier.
Je ne suis pas particulièrement en quête de circonstances atténuantes mais néanmoins :
. Nous avons eu la visite de Mamie Danièle puis de Papi Roland et Mamie Odile. Je n'apprendrai à personne que la gestion à l'étranger des personnes du deuxième âge et demi est une activité très plaisante mais prenante.
. Nous venons de concrétiser une de mes idées moisies qui va chambouler notre planning et nous faire rentrer un peu plus tôt soit mi Juin 2010.
. Nous avons fait des bonds de géant au niveau du CNED (grâce à l'aide précieuse desdites personnes du deuxième âge et demi).
. On a fait pas mal de visites, on a souvent mangé au restaurant et ce qui devait arriver, est là : le budget prévisionnel est en train de prendre une sale claque dans la tronche. Vous me direz : "A quoi vous attendiez-vous en recevant des capitalistes sanguinaires ?" que vous auriez parfaitement raison. Ces gros propriétaires terriens, c'est cher à suivre.
Sinon à part ça :
. Suite à une visite au siège social de chez Ohlala, nous avons été sensibilisés au problème de la dengue. Je pensai que la dengue, c'était au Nord de Puerto Limon mais Stéphanie m'a dit que l'année dernière, Manzanillo avait eu 80 cas. Comme on a une fontaine d'eau stagnante à la maison et que j'ai trouvé ce matin un moustique zébré des pattes (blanc et noir, ceux qui filent la dengue), on a commencé à vider la fontaine aujourd'hui. Heureusement, je suis le fils spirituel de tonton Marcel et de Jean Paoli. J'ai donc pris une pompe d'aquarium de l'ancien locataire que j'ai fixé à la TMJP (Tonton Marcel Jean Paoli) avec un élastique à un tuyau d'arrosage et il ne reste plus que 6 ou 7 cm d'eau au fond. Sidonie inquiète, s'est renseignée. Après avoir bien écouté mes explications elle en a fait une synthèse personnelle: "Alors quand il nous pique, après on est dingue ?".
. J'ai vu un truc complètement fou passer devant chez nous : une Porsche Boxter. Quand on sait l'état des routes, on a du mal à imaginer qu'une même personne ait simultanément autant de connerie et d'argent. Le même jour, nous avons appris que le salaire minimum n'est pas de 1000 colones mais 750 colones. Dès que j'ai le temps, je calcule le prix de la Porsche en nombre d'heures.
. Nous sommes allés à l'inauguration de la nouvelle école de Jutta, Mi jardin, qui est très jolie (juste à côté de chez P&M). Nos craintes étaient fondées, on ne peut pas se fier aux gens originaires du Nord de Saint-Privas. Ruben et Youenn, avec l'ignoble complicité de leurs fourbes parents nous ont sauvagement abandonnés et s'y sont inscrits. Bon, on a les boules, il y a un avion et un trampoline.
. Ce matin, nous sommes allés à l'école (oui, je sais, il est temps, la rentrée c'est Mercredi) et on nous a donné les listes de matériel à fournir (dont une brosse à dents, du dentifrice et du papier hygiénique pour les deux petits). Nous avons aussi acheté nos superbes uniformes (un pour les cours, un pour le sport). Je dois dire que cela est plus en rapport avec notre standing de capitalistes sanguinaires exploiteurs des masses laborieuses. Comme ce sont de simples tee shirts (un bleu, un orange), nous allons demain acheter les bas qui iront avec.
. On a eu une grosse pluie cette nuit et c'est maintenant définitif, le toit est étanche. Nous n'avons par contre plus de sèche linge et notre nouvelle machine à laver ne fonctionne pas plus de 5 minutes d'affilée. Ce n'est pas grave, nous avons toujours ceux de Carl. Ledit Carl a troqué son gros pick up contre un 4x4 normal, ça fout vraiment la honte.
. P&M ont commencé l'importation illégale et massive de québécois. J'en ai rencontré deux. Ils buvaient de la bière et (donc) avaient l'air sympathiques mais vous savez, avec ces gens il vaut mieux faire attention. On est plus méfiants maintenant, on s'enferme la nuit tombée.
. Pas de nouveau supermarché à Puerto Viejo depuis plus de deux mois. On commence sérieusement à se faire du soucis.
. La station service de Hone Creek n'est toujours pas ouverte.
. Aux dernières nouvelles, M&C arriveront en Mars.
. Marin a eu une méchante infection au genou et nous sommes allés trois fois chez le médecin de Puerto Viejo (très gentil d'ailleurs, 30 US$ la première consultation et les suivantes sont gratuites). J'ai personnellement enlevé une quantité impressionnante de pus mais c'est surtout qu'il avait peur qu'une mouche ait pondu à l'intérieur. On a un peu flippé mais finalement tout s'est bien terminé (les antibiotiques, c'est pas automatique, mais bon, ça dépanne un peu).
. Sidonie a eu une sorte de gastro. Elle a fertilisé les canaux de Tortugero en vomissant du bateau lors du trajet Moin-Tortugero. En parlant de cela, nous conseillons vivement à tout le monde d'aller faire un tour à Tortugero. Les canaux sont absolument magnifiques et la faune est plus que riche.
. Notre deuxième passage à Arenal ne nous a pas permis de voir le volcan. On a donc picolé dans les piscines chaudes et on a fait du canopy. Les photos prises n'étant pas trop à notre avantage, on espère que Papi Roland et Mamie Odile vont paumer le CD.
C'est tout pour ce soir.
Labizatous (bonsoir Jean-Luc).
lundi 8 février 2010
mardi 2 février 2010
Still alive
Bonsoir,
Nous sommes à Arenal, à l'hôtel "Tres lagos" et nous venons de finir de manger.
Notre visite de Tortugero a été fabuleuse (si vous venez au Costa Rica et que vous ne visitez pas Tortugero, on ne vous parlera plus).
Il y a beaucoup de nuages, nous n'avons donc toujours pas vu le volcan mais nous gardons espoir.
On a eu un mail très agréable à lire de la part de Marie-Odile (on vous en parlera plus tard).
On vous embrasse.
Les MEJEAN PAOLI
Nous sommes à Arenal, à l'hôtel "Tres lagos" et nous venons de finir de manger.
Notre visite de Tortugero a été fabuleuse (si vous venez au Costa Rica et que vous ne visitez pas Tortugero, on ne vous parlera plus).
Il y a beaucoup de nuages, nous n'avons donc toujours pas vu le volcan mais nous gardons espoir.
On a eu un mail très agréable à lire de la part de Marie-Odile (on vous en parlera plus tard).
On vous embrasse.
Les MEJEAN PAOLI
lundi 25 janvier 2010
Abuela y abuelo.

Comme vous le savez déjà, papi Roland et mamie Odile sont au Costa Rica depuis le 16 Janvier.
Leur acclimatation s'est remarquablement bien passée et ils semblent prendre beaucoup de plaisir à être ici.
Ils ont, dans le désordre et en une semaine :
. Visité le parc de Cahuita avec les québécois. Nous sommes ensuite allés prendre l'apéritif chez un italien qui a un petit établissement à l'ancienne entrée du parc (sur la route Cahuita - Puerto Viejo). C'est très joli, très calme, très agréable et très bon.
. Mangé des crêpes chez Ohlala.
. Fait des courses au Duende, au Mega Super et au Pirripli.
. Mangé des langoustes chez Maxi.
. Testé le pain de chez Maïo.
. Visité la jungle après Manzanillo.
. Testé toutes les plages entre Punta Uva et Manzanillo.
. Fait du vélo sur nos routes défoncées.
. Mangé chez Pizza Hut à Puerto Limon.
. Visité le refuge pour animaux de Cocles (une première pour nous aussi et une excellente adresse que nous recommandons vivement).
. Papi a adopté l'Imperial et le hamac, mamie la Smirnoff Ice rouge.
. Fait, à pieds et avec Sidonie, Manzanillo - Arrecife par la plage.
. Fait le marché du samedi matin à Puerto Viejo.
. Ecouté des chants à l'église évangélique de Puerto Viejo.
. Testé les stations services légales et illégales.
. Vu plein d'animaux.
. Admiré un élagage à la tico (découpe à la machette, à 15 mètres du sol, tenu par une mauvaise corde après être monté à la force des mains). Papi en est resté scotché dans son fauteuil.
Nous avons, avec le concours d'Ingrid, réservé notre voyage pour les ramener à San José :
. Forfait deux jours/une nuit à Tortuguero. Agence Terraventuras (Puerto Viejo) avec transport jusqu'à Arenal (départ de la maison).
. Deux nuits à l'hôtel "Los lagos" où nous espérons bien voir le volcan cette fois-ci.
. Transfert en minibus Arenal - San José
. Une nuit à l'hôtel "Adventure inn" car les autres étaient pleins ou dépourvus de chambres pour quatre personnes.
Il fait un temps splendide depuis leur arrivée et ils n'ont pas vu une goutte de pluie de jour.
Durant nos vacances (je sais, c'est très méchant de ma part mais nous avons des vacances durant nos vacances), Marisela a fait nettoyer le toit mais l'absence de vraie pluie ne nous a pas permis de tester son l'étanchéité potentiellement retrouvée.
Ici donc, tout va bien, on espère évidemment qu'il en est de même pour vous tous.
A bientôt.
dimanche 17 janvier 2010
Ils sont là !
Bonjour à tous,
Après un long voyage, nous les avons récupérés à l'heure prévue.
Ils sont en forme et ils ont un peu dormi cette nuit, j'espère que cela leur permettra de profiter du paysage lors du transfert vers Punta Uva.
On vous embrasse.
A très bientôt.
Les MEJEAN et les MEJEAN PAOLI
Après un long voyage, nous les avons récupérés à l'heure prévue.
Ils sont en forme et ils ont un peu dormi cette nuit, j'espère que cela leur permettra de profiter du paysage lors du transfert vers Punta Uva.
On vous embrasse.
A très bientôt.
Les MEJEAN et les MEJEAN PAOLI
samedi 16 janvier 2010
On the road again
Papi et mamie doivent normalement être en train de patienter chez W.
Nous sommes au restaurant "Las tres hermanas" entre Playa Grande et San José. Ce restaurant sert de succulentes viandes au barbecue (nous sommes dans le pays des cowboys) et possède à l'entrée deux statues géantes (une vache et un singe) qui en plus font du bruit. La quasi totalité des clients se font photographier devant.
Il fait encore très chaud, on attend la vallée centrale avec impatience.
Bon, ça y est, on est à San José dans un hotel sans fenêtres sur l'extérieur. Comme le wifi est gratuit et fort rapide, je ne dis rien mais bon, c'est tout de même assez bizarre comme concept.
Je profite donc de la civilisation pour envoyer plein de photos sur notre album picasa.
Aux dernières nouvelles, Odile et Roland MEJEAN volent vers San José.
Nous sommes au restaurant "Las tres hermanas" entre Playa Grande et San José. Ce restaurant sert de succulentes viandes au barbecue (nous sommes dans le pays des cowboys) et possède à l'entrée deux statues géantes (une vache et un singe) qui en plus font du bruit. La quasi totalité des clients se font photographier devant.
Il fait encore très chaud, on attend la vallée centrale avec impatience.
Bon, ça y est, on est à San José dans un hotel sans fenêtres sur l'extérieur. Comme le wifi est gratuit et fort rapide, je ne dis rien mais bon, c'est tout de même assez bizarre comme concept.
Je profite donc de la civilisation pour envoyer plein de photos sur notre album picasa.
Aux dernières nouvelles, Odile et Roland MEJEAN volent vers San José.
jeudi 14 janvier 2010
Alors, cette côte Pacifique ?
Vous connaissez tous ma propension à tirer des conclusions sur la base d'observations pour le moins partielles.
C'est donc après seulement un jour sur place et la visite d'une seule plage que je peux dès à présent vous parler, en toute (mé)connaissance de cause, du Nord de la côte Pacifique du Costa Rica.
Mes conclusions sont les suivantes (soyez attentifs, c'est du haut niveau) :
"C'est bien mais je n'y vivrait pas" ou encore "C'est sympa pour les vacances".
Tout est tellement différent par rapport à l'autre côté que s'en est surprenant :
. Le soleil se couche dans la mer, chez nous il s'y lève.
. Les maisons sont grandes, en dur, manucurées, barricadées (pas comme à san José quand même) et sous alarme.
. La végétation est incomparablement moins luxuriante sur la côte Ouest. Pour les initiés, cela ressemble à la Grande Motte en plein été.
. Les plages sont belles, larges mais les courants sont violents et il n'y a pas de végétation pour se protéger des attaques (violentes) du soleil. Les enfants eux se régalent à chercher des coquillages dans le sable. La couleur est aussi moins belle que par chez nous.
. Ici, les serveurs des restaurants parlent spontanément anglais et il faut leur répondre plusieurs fois en espagnol pour qu'ils s'y mettent enfin.
. Ici, les gens viennent en vacances, de l'autre côté, les gens viennent pour y vivre, c'est je pense la différence fondamentale d'où découlent toutes les différences qui ne sont pas strictement environnementales.
Par contre, la description que nous avait fait Jean était à mon avis exagérée. Nous n'avons pas vu de grand bâtiment et la densité des habitations est assez faible.
Sinon :
. Le restaurant de l'hôtel "Bula-Bula", "The great Waltini" est effectivement excellent, le guide "Lonely planet" était dans le vrai.
. Nous n'irons pas voir pondre les tortues car ces flemmasses ne commencent qu'à partir de 23h00 et n'ont pas d'obligation de résultat. Si j'étais un capitaliste sanguinaire exploiteur des masses laborieuses, je dirai qu'elles ont un emploi de fonctionnaire. Par ailleurs le musée des tortues a fait faillite donc pas de visite. On va donc continuer à ne rien foutre en attendant de repartir.
. Les enfants passent leur temps dans la piscine et les adultes lisent.
. Sur TV5 monde, on a vu que B. Obama veut taxer les banques. Marin a violemment réagi à cette annonce qui va à l'encontre de tous ses principes capitalistes ultralibéraux. Pour marquer sa désapprobation il a décidé d'arroser le jardin à poil.
. Les filles viennent de partir se promener jusqu'à l'hôtel "Bula-Bula" pour y retrouver le perroquet qui s'est perché sur le bras gauche de Célestine ce matin. Nous ne sommes pas tout à fait sûrs de les revoir un jour.
Une grosse bise à Jeanne qui se remet parfaitement, nous l'espérons, de son intervention chirurgicale.
C'est donc après seulement un jour sur place et la visite d'une seule plage que je peux dès à présent vous parler, en toute (mé)connaissance de cause, du Nord de la côte Pacifique du Costa Rica.
Mes conclusions sont les suivantes (soyez attentifs, c'est du haut niveau) :
"C'est bien mais je n'y vivrait pas" ou encore "C'est sympa pour les vacances".
Tout est tellement différent par rapport à l'autre côté que s'en est surprenant :
. Le soleil se couche dans la mer, chez nous il s'y lève.
. Les maisons sont grandes, en dur, manucurées, barricadées (pas comme à san José quand même) et sous alarme.
. La végétation est incomparablement moins luxuriante sur la côte Ouest. Pour les initiés, cela ressemble à la Grande Motte en plein été.
. Les plages sont belles, larges mais les courants sont violents et il n'y a pas de végétation pour se protéger des attaques (violentes) du soleil. Les enfants eux se régalent à chercher des coquillages dans le sable. La couleur est aussi moins belle que par chez nous.
. Ici, les serveurs des restaurants parlent spontanément anglais et il faut leur répondre plusieurs fois en espagnol pour qu'ils s'y mettent enfin.
. Ici, les gens viennent en vacances, de l'autre côté, les gens viennent pour y vivre, c'est je pense la différence fondamentale d'où découlent toutes les différences qui ne sont pas strictement environnementales.
Par contre, la description que nous avait fait Jean était à mon avis exagérée. Nous n'avons pas vu de grand bâtiment et la densité des habitations est assez faible.
Sinon :
. Le restaurant de l'hôtel "Bula-Bula", "The great Waltini" est effectivement excellent, le guide "Lonely planet" était dans le vrai.
. Nous n'irons pas voir pondre les tortues car ces flemmasses ne commencent qu'à partir de 23h00 et n'ont pas d'obligation de résultat. Si j'étais un capitaliste sanguinaire exploiteur des masses laborieuses, je dirai qu'elles ont un emploi de fonctionnaire. Par ailleurs le musée des tortues a fait faillite donc pas de visite. On va donc continuer à ne rien foutre en attendant de repartir.
. Les enfants passent leur temps dans la piscine et les adultes lisent.
. Sur TV5 monde, on a vu que B. Obama veut taxer les banques. Marin a violemment réagi à cette annonce qui va à l'encontre de tous ses principes capitalistes ultralibéraux. Pour marquer sa désapprobation il a décidé d'arroser le jardin à poil.
. Les filles viennent de partir se promener jusqu'à l'hôtel "Bula-Bula" pour y retrouver le perroquet qui s'est perché sur le bras gauche de Célestine ce matin. Nous ne sommes pas tout à fait sûrs de les revoir un jour.
Une grosse bise à Jeanne qui se remet parfaitement, nous l'espérons, de son intervention chirurgicale.
mercredi 13 janvier 2010
Dégradés de nébulosités

Arenal restera pour nous un concentré de gris et de pluie. Si la pluie a parfois cessé de tomber, le gris ne fut remplacé que par le noir. Nous avons néanmoins (mais n'a-t-on pas simplement fait contre mauvaise fortune bon cœur) passé un excellent séjour. Nous avons particulièrement apprécié les piscines d'eau chaude de l'hôtel par le temps froid et pluvieux que nous avons eu durant ces deux jours. Nous n'avons rien fait de notre programme prévu et c'est ainsi, inutile de se flageller pour cela.
Par contre :

. Nous avons visité un excellent établissement (El jardin zoologico des serpientes del Arenal) avec des serpents , des lézards, des grenouilles des insectes et des papillons dans un tout petit village perdu au bout d'un route de terre. Nous avons en particulier fait la connaissance d'Elisa, 10 ans et 120 kg qui a défaut d'être une petite fille obèse est en fait un python de 10 ans et 5 mètres. Elle a beau ne manger qu'un poulet (ou un lapin) vivant tous les 10 jours et ne pas être vénéneuse (tout du moins pas plus que les autres femelles du monde animal), son souvenir restera quelques temps avec nous. L'établissement ne payait pas de mine mais comme souvent l'habit ne fait pas le moine et nous en avons eu largement plus que pour les 28.000 colones que nous a coûté la visite.
. Nous avons vu des crocodiles, des tortues, des papillons (tétanisés par les froid et la pluie) et pas de grenouilles à l'hôtel "Los lagos". Les piscines et les activités annexes sont un plus évident si vous voyagez avec des enfants. Le wet-bar est lui un gros plus si vous voyagez avec une femme et une belle-mère alcooliques.

. Nous avons acheté des chaussures pour Célestine et Marin (16.000 colones pour les deux) chez un fabuleux cordonnier de La Fortuna. J'y ai découvert la marque "Tibetland" que "Timberland" a honteusement copiée dans le nom et le logo ainsi que la très chère à mon cœur et prestigieuse marque "Paulette" qui n'est autre que le surnom dont j'affuble Paola, ma blonde folle.
. J'ai mangé du gallo pinto matin, midi et soir et j'ai adoré ça.
. Estelle nous a obligé à regarder "La boum 2" sur TV5 monde - Amérique du Sud. Elle fait semblant de ne pas avoir apprécié mais nous savons tous qu'elle ment.
. On a porté des bracelets inviolables fluo pendant deux jours et on a trouvé ça hyper chic.
Nous avons donc quitté Arenal (à 11h00) en faisant le tour du lac. La route est très belle et nous avons même rencontré un troupeau de petits animaux dont j'ai oublié le nom. Il doivent être habitués à l'homme et aux véhicules motorisés car ils sont spontanément venus autour de la voiture lorsque nous nous sommes arrêtés pour les photographier. Le lac Arenal est réputé dans les mondes du windsurf et du kitesurf et nous avons pu le vérifier car il y avait un vent impressionnant (et de belles vagues). Nous avons ensuite traversé un bonne part du Guanacaste avec ses paysages secs et ensoleillés comme dans "Out of Africa". Comme nous commencions à nous trouver ridicules de manger dans les Burger King (Puerto Limon et Guapiles à notre tableau de chasse), nous avons décidé de passer au local, durable, écologique et tout et tout : le Mac Donald's de Liberia.
Nous sommes arrivés vers 15h30 à l'hôtel Bula-Bula (ce sont eux qui gèrent la location de la maison) de Playa Grande où un charmant monsieur raide mort m'a longuement proposé de nous faire faire des tours en bateau. J'ai promis d'y réfléchir et nous sommes partis découvrir notre maison pour les trois prochaines nuits. Elle est très jolie, a trois chambres et une piscine mais est surtout caractérisée par un taux d'humidité proche du zéro absolu. Estelle est en transes et elle parcourt la maison en répétant frénétiquement : "C'est génial, tout sèche, tout sèche". Il est vrai qu'après quatre mois d'humidité caribéenne, c'est agréable. Par contre, même en essayant d'être objectif, je trouve cela beaucoup moins bien que le côté Caraïbes. C'est super sec, le vert des végétaux est foncé et poussiéreux, cela n'a pas du tout le même charme. L'Imperial est hors de prix et il n'y a que des maisons de mythomanes. Nous n'avons pas encore vu les plages, je vous donnerai un avis plus complet une fois que cela aura été fait (dès demain matin). On va buller pendant trois jours et l'endroit semble parfaitement adapté (il y a juste des tortues luth qui nidifient ici et des jolies plages au Nord).
On suit de loin vos problèmes de neige mais on vous avoue que malgré les excellentes photos de la maison cassée sous la neige envoyées par Marie-Odile et Mike, on a du mal à conceptualiser la chose. On vous envoie du chaud, si ça peut vous aider.
lundi 11 janvier 2010
Nager dans la soupe
Bonsoir,
Je suis en train de surfer discrètement assis dans le restaurant de l'hotel "Los lagos" près du volcan Arenal que nous n'avons pourtant pas encore vu. La faute à un temps plus qu'exécrable qui nous suit depuis cette nuit. Nous avons dormi puis roulé sous des trombes d'eau. Nous avons même traversé un rio (en serrant très fort les fesses mais juste derrière une voiture plus petite, plus basse et plus légère) et je pense qu'une heure plus tard, il nous aurait fallu faire demi tour. En plus de la pluie, nous avons un ciel bas et fort chargé. On ne voit donc pas très loin ni très haut, donc, pas de volcan.
Tout cela aurait pu être désagréable s'il n'y avait eu les piscines chaudes de l'hotel. Nous avons donc barboté sous la pluie pendant deux heures. On n'a même pas dû sortir pour boire un coup et je vous l'annonce avec une joie non feinte : l'Imperial se boit très bien dans l'eau chaude d'origine volcanique.
Je vous laisse, les plats arrivent.
A bientôt.
Je suis en train de surfer discrètement assis dans le restaurant de l'hotel "Los lagos" près du volcan Arenal que nous n'avons pourtant pas encore vu. La faute à un temps plus qu'exécrable qui nous suit depuis cette nuit. Nous avons dormi puis roulé sous des trombes d'eau. Nous avons même traversé un rio (en serrant très fort les fesses mais juste derrière une voiture plus petite, plus basse et plus légère) et je pense qu'une heure plus tard, il nous aurait fallu faire demi tour. En plus de la pluie, nous avons un ciel bas et fort chargé. On ne voit donc pas très loin ni très haut, donc, pas de volcan.
Tout cela aurait pu être désagréable s'il n'y avait eu les piscines chaudes de l'hotel. Nous avons donc barboté sous la pluie pendant deux heures. On n'a même pas dû sortir pour boire un coup et je vous l'annonce avec une joie non feinte : l'Imperial se boit très bien dans l'eau chaude d'origine volcanique.
Je vous laisse, les plats arrivent.
A bientôt.
dimanche 10 janvier 2010
Marchamo y Costa de Papito y Jean-O (pour la rime)
Cela fait maintenant bientôt quatre mois que nous sommes arrivés au Costa Rica et le rythme auquel nous découvrons de sympathiques nouveautés ne faiblit toujours pas (si je m'écoutais, je dirais même qu'il augmente).
Imaginant déjà la salive perlant aux commissures de votre cortex cérébral, je m'en vais vous en compter certaines pas plus tard que maintenant :
1. Le marchamo. C'est la vedette incontestée de ce début d'année et cette popularité est tout à fait justifiée. Sous ce doux patronyme chantant aux accents sudaméricains indéniables se cache en fait un phénomène autrement moins exotique : la vignette automobile. Vous n'êtes pas sans savoir que M&C nous ont laissé, entre autres choses, un Mitsubishi Montero Sport de 1999. Certaines personnes de notre entourage costaricien appellent cela une voiture de trafiquant de drogue pour l'unique raison qu'elle est noire, avec des vitres teintées et un V6 essence glouton (qu'est ce que les gens sont médisants à Manzanillo). Elle nous a sauvé la vie durant la saison des pluie (même si celle-ci fut beaucoup plus sèche que la précédente). Depuis quelques temps, les gens me demandaient si j'avais payé mon marchamo (j'ai, je dois l'avouer, mis un bon moment avant de pouvoir le mémoriser). Comme il trônait sur le pare brise une étiquette avec un gros "10" dessus, je pensai (alors et à torts) que M&C avaient déjà fait les démarches. Mercredi, Frédérique passe nous dire bonjour et m'annonce que je n'ai pas le marchamo (le "10", c'est le contrôle technique) et que les policiers font un carnage en vérifiant le marchamo de toutes les voitures qui empruntent la seule route du coin. Je prends peur et décide que la voiture restera à la maison, quoi qu'il advienne. Cela tombe bien puisque je dois aller à Puerto Viejo retirer de l'argent car nous sommes à sec. Je pédale donc quarante minutes aller et quarante minutes retour sous le soleil mais c'est agréable et ma chaine ne saute pas une fois : le paradis avec de la transpiration. A l'aller, je croise Erwann mais aucun policier (ni au retour d'ailleurs). Le soir, nous sommes au restaurant avec Ingrid et Erwann, Stéphanie et Olivier (et Noah mais nous n'avons pas discuté car il a deux mois), Pierre et Marise et Jean. On commence à papoter et là j'apprends qu'Erwann, juste avant de me croiser, avait croisé des policiers et comme il n'avait pas son marchamo, ils lui ont mis une amende de 13.000 colones, lui ont pris les plaques et lui ont annoncé qu'il devrait aller à Bribri puis Puerto Limon pour les récupérer. Inutile de vous dire que j'étais aussi content d'avoir fait du vélo qu'eux étaient dégoutés (j'étais quand même désolé pour eux). Je suis retourné le lendemain à Puerto Viejo en vélo pour payer mon marchamo.
2. La clef 3G. Les gringos du coin sont en transes : la clef 3G est arrivée. Pour nos amis sevrés d'internet depuis des mois, voire des années, cette nouvelle a fait l'effet d'un champignon hallucinogène particulièrement violent. Elle part par dizaines, on fait la queue devant les magasins ICE comme au bon temps de l'URSS, c'est la folie. Le talon d'Achille de la chose : la couverture réseau tout sauf complète. Frédérique a déjà la sienne, je vous donnerai des nouvelles.
3. La Costa de Papito. Pour ceux qui ont fait plusieurs fois le chemin Puerto Viejo - Cocles (ou plus loin), la Costa de Papito évoque des panneaux aux slogans accrocheurs tel que "Que rico Papito" que j'utilise le plus souvent possible (c'est comme le noir, ça va avec tout). En plus de cela (et c'était déjà pas mal), ils ont aussi un spa appelé "Pure jungle spa" (je suis tout à fait d'accord avec vous, ils ont le sens de la formule). Estelle ayant reçu du père Noël un bon pour un massage, elle a convaincu sa maman de l'accompagner et elles sont, à l'heure où je vous écrit, en train de se régaler d'un "Pure immersion jungle massage" ou un truc dans le genre.
4. La casa del pan : restaurant français de Playa Chiquita. On y a donc mangé et c'est très très bon et fort joli. Seul point noir : nous avons mangé à côté d'un groupe de 19 allemands qui, bien qu'étant pour la plupart intégré depuis fort longtemps, ont gardé pour la langue de Goethe et son niveau sonore des capacités quasiment intactes. J'en profite pour lancer un appel : Carole, la propriétaire doit changer le nom de son restaurant. Elle est à la recherche d'un nouveau qui envoie du bois.
5. Jean, le guide. C'est un ami d'Ingrid et Erwann qui vit au Costa Rica depuis 13 ans. Il est guide pour touristes francophones et comme il sait plein de choses sur notre petit pays de résidence actuel et qu'en plus il est fort sympathique, on s'est dit que cela aurait été bien de le rencontrer plus tôt. Seul point noir : il nous a dit que Playa Grande, où nous allons passer trois jours, est moche comme tout. J'espère que pour une fois, il a tort.
6. La finca la Isla. Sur les conseils avisés de Jean, nous sommes allés au jardin botanique de Puerto Viejo (black beach, un peu avant Puerto Viejo, à droite en arrivant de Hone Creek). C'est très bien, très joli, très intéressant et très raisonnable au niveau du prix. On a vu plein de grenouilles rouges vénéneuses mais pas de toucan (crotte, encore raté). On vous le conseille vraiment.
7. Un évènement dans ma vie : le marcel. Jeudi, comme il faisait très chaud, je suis parti à Puerto Viejo en vélo, avec un chapeau mais sans tee shirt. A l'entrée de la BCR (Banco de Costa Rica), un des deux vigiles armés me dévisage et me dit : "camiseta". J'ai d'abord pensé lui casser le cou d'une prise de Jujitsu puis j'ai pensé qu'il avait peut-être de la famille et je suis allé acheter un truc pour cacher mon corps d'athlète. Là, dans une boutique spécialisée en vêtements moches, j'ai perdu la raison et j'ai acheté mon premier marcel (jaune en plus). Je dois maintenant faire très attention pour contenir les assauts d'Estelle et maintenir le volume de notre progéniture à son niveau actuel.
Pour finir, le séjour de mamie Danièle à Punta Uva touche à sa fin puisque nous partons Lundi matin en direction du volcan Arenal. Je pense qu'elle a passé un bon séjour parmi nous et que son adaptation a été rapide et facile. Papi Roland et mamie Odile arrivent le 16, mamie Danièle décolle le 17 et nous rentrons le jour même à Punta Uva.
A très bientôt.
Imaginant déjà la salive perlant aux commissures de votre cortex cérébral, je m'en vais vous en compter certaines pas plus tard que maintenant :
1. Le marchamo. C'est la vedette incontestée de ce début d'année et cette popularité est tout à fait justifiée. Sous ce doux patronyme chantant aux accents sudaméricains indéniables se cache en fait un phénomène autrement moins exotique : la vignette automobile. Vous n'êtes pas sans savoir que M&C nous ont laissé, entre autres choses, un Mitsubishi Montero Sport de 1999. Certaines personnes de notre entourage costaricien appellent cela une voiture de trafiquant de drogue pour l'unique raison qu'elle est noire, avec des vitres teintées et un V6 essence glouton (qu'est ce que les gens sont médisants à Manzanillo). Elle nous a sauvé la vie durant la saison des pluie (même si celle-ci fut beaucoup plus sèche que la précédente). Depuis quelques temps, les gens me demandaient si j'avais payé mon marchamo (j'ai, je dois l'avouer, mis un bon moment avant de pouvoir le mémoriser). Comme il trônait sur le pare brise une étiquette avec un gros "10" dessus, je pensai (alors et à torts) que M&C avaient déjà fait les démarches. Mercredi, Frédérique passe nous dire bonjour et m'annonce que je n'ai pas le marchamo (le "10", c'est le contrôle technique) et que les policiers font un carnage en vérifiant le marchamo de toutes les voitures qui empruntent la seule route du coin. Je prends peur et décide que la voiture restera à la maison, quoi qu'il advienne. Cela tombe bien puisque je dois aller à Puerto Viejo retirer de l'argent car nous sommes à sec. Je pédale donc quarante minutes aller et quarante minutes retour sous le soleil mais c'est agréable et ma chaine ne saute pas une fois : le paradis avec de la transpiration. A l'aller, je croise Erwann mais aucun policier (ni au retour d'ailleurs). Le soir, nous sommes au restaurant avec Ingrid et Erwann, Stéphanie et Olivier (et Noah mais nous n'avons pas discuté car il a deux mois), Pierre et Marise et Jean. On commence à papoter et là j'apprends qu'Erwann, juste avant de me croiser, avait croisé des policiers et comme il n'avait pas son marchamo, ils lui ont mis une amende de 13.000 colones, lui ont pris les plaques et lui ont annoncé qu'il devrait aller à Bribri puis Puerto Limon pour les récupérer. Inutile de vous dire que j'étais aussi content d'avoir fait du vélo qu'eux étaient dégoutés (j'étais quand même désolé pour eux). Je suis retourné le lendemain à Puerto Viejo en vélo pour payer mon marchamo.
2. La clef 3G. Les gringos du coin sont en transes : la clef 3G est arrivée. Pour nos amis sevrés d'internet depuis des mois, voire des années, cette nouvelle a fait l'effet d'un champignon hallucinogène particulièrement violent. Elle part par dizaines, on fait la queue devant les magasins ICE comme au bon temps de l'URSS, c'est la folie. Le talon d'Achille de la chose : la couverture réseau tout sauf complète. Frédérique a déjà la sienne, je vous donnerai des nouvelles.
3. La Costa de Papito. Pour ceux qui ont fait plusieurs fois le chemin Puerto Viejo - Cocles (ou plus loin), la Costa de Papito évoque des panneaux aux slogans accrocheurs tel que "Que rico Papito" que j'utilise le plus souvent possible (c'est comme le noir, ça va avec tout). En plus de cela (et c'était déjà pas mal), ils ont aussi un spa appelé "Pure jungle spa" (je suis tout à fait d'accord avec vous, ils ont le sens de la formule). Estelle ayant reçu du père Noël un bon pour un massage, elle a convaincu sa maman de l'accompagner et elles sont, à l'heure où je vous écrit, en train de se régaler d'un "Pure immersion jungle massage" ou un truc dans le genre.
4. La casa del pan : restaurant français de Playa Chiquita. On y a donc mangé et c'est très très bon et fort joli. Seul point noir : nous avons mangé à côté d'un groupe de 19 allemands qui, bien qu'étant pour la plupart intégré depuis fort longtemps, ont gardé pour la langue de Goethe et son niveau sonore des capacités quasiment intactes. J'en profite pour lancer un appel : Carole, la propriétaire doit changer le nom de son restaurant. Elle est à la recherche d'un nouveau qui envoie du bois.
5. Jean, le guide. C'est un ami d'Ingrid et Erwann qui vit au Costa Rica depuis 13 ans. Il est guide pour touristes francophones et comme il sait plein de choses sur notre petit pays de résidence actuel et qu'en plus il est fort sympathique, on s'est dit que cela aurait été bien de le rencontrer plus tôt. Seul point noir : il nous a dit que Playa Grande, où nous allons passer trois jours, est moche comme tout. J'espère que pour une fois, il a tort.
6. La finca la Isla. Sur les conseils avisés de Jean, nous sommes allés au jardin botanique de Puerto Viejo (black beach, un peu avant Puerto Viejo, à droite en arrivant de Hone Creek). C'est très bien, très joli, très intéressant et très raisonnable au niveau du prix. On a vu plein de grenouilles rouges vénéneuses mais pas de toucan (crotte, encore raté). On vous le conseille vraiment.
7. Un évènement dans ma vie : le marcel. Jeudi, comme il faisait très chaud, je suis parti à Puerto Viejo en vélo, avec un chapeau mais sans tee shirt. A l'entrée de la BCR (Banco de Costa Rica), un des deux vigiles armés me dévisage et me dit : "camiseta". J'ai d'abord pensé lui casser le cou d'une prise de Jujitsu puis j'ai pensé qu'il avait peut-être de la famille et je suis allé acheter un truc pour cacher mon corps d'athlète. Là, dans une boutique spécialisée en vêtements moches, j'ai perdu la raison et j'ai acheté mon premier marcel (jaune en plus). Je dois maintenant faire très attention pour contenir les assauts d'Estelle et maintenir le volume de notre progéniture à son niveau actuel.
Pour finir, le séjour de mamie Danièle à Punta Uva touche à sa fin puisque nous partons Lundi matin en direction du volcan Arenal. Je pense qu'elle a passé un bon séjour parmi nous et que son adaptation a été rapide et facile. Papi Roland et mamie Odile arrivent le 16, mamie Danièle décolle le 17 et nous rentrons le jour même à Punta Uva.
A très bientôt.
mardi 5 janvier 2010
Il fallait bien que cela arrive

Cela aura mis presque quatre mois mais je viens de trouver ce qui me manque de la France : les soirées d'été.
Ici, il fait toujours chaud et le vêtement le plus chaud que je porte est un tee shirt ce qui rend la vie presque exclusivement "externe".
Je profite de l'occasion pour faire d'un morceau de récif deux coups :
. Madeleine Bompart, outre ces innombrables qualités (je prépare subliminalement mon retour) est blonde mais intelligente. Elle nous a offert pour Noël des tee shirts Décathlon en microfibres qui nous permettent d'être habillés sans avoir chaud. Pour elle qui a par ailleurs beaucoup souffert d'avoir un enfant extrêmement pénible, nous demandons à la Providence de lui rendre ses largesses au centuple (et on lui envoie des bisous).
. Les vêtements, ici, doivent être choisis selon deux critères principaux : la finesse et la faible valeur. La finesse permet de minimiser le poids à porter une fois que le tissu est gorgé de sueur (au bout de 13 secondes) et le faible prix permet de minimiser la tristesse lorsque le tissu sort de la machine à laver avec de grosses taches marron (au bout du premier lavage).
Mais revenons à nos singes hurleurs (qui ont gueulé une partie de la nuit) : les soirées. Ici, la nuit tombe d'un coup(mais vraiment d'un coup) vers 17h30. On a beau décaler l'heure de l'apéritif d'une heure, cela fait un peu tôt et on se retrouve souvent à finir la vaisselle de repas du soir à 20h15. Comme ensuite, les moustiques continuent à piquer alors que les effets anesthésiants de l'alcool s'estompent, il devient moins intéressant de rester très longtemps dehors pour profiter de la fraicheur nocturne (précoce, agréable mais relative).
Nouvel aparté : les moustiques d'ici.
Notre maison a l'avantage d'être relativement épargnée par ces charmants insectes qui ont une amusante spécificité : on ne les voit pas. On se fait piquer, c'est indéniable, mais il est très rare d'en croiser un. Estelle, toujours à la pointe de la connaissance, nous assure qu'ils sont zébrés. Mamie Danièle, elle, se fait copieusement piquer. Je me demande toutefois si elle est plus visée que nous ou si nous ne faisons plus attention aux petits ronds rouges et urticants qui sont les traces éphémères des discrets passages de nos amis de la fin de journée.
Revenons à nouveau au principal sujet du jour : les soirées. Oui, je l'avoue, les diminutions très progressives de la luminosité (avec leur concert de couleurs) dans la campagne gardoise ont un charme que j'aurais aimé retrouver ici, même en plus chaud et plus humide. A n'en pas douter, ce type d'ambiance siérait parfaitement à la dégustation contemplative d'une Imperial ou d'un Abuelo - orange (passion naissante complémentaire et non concurrente de celle de ma bière costaricienne préférée). Vous me direz que cela n'est pas grand chose comme désagrément. Vous êtes dans le vrai.
Sinon, en vrac :
. Nous avons testé Selvyn. C'est très bon mais le service est au Costa Rica ce que la boulangerie des Embiez est à la France : dans le peloton de queue. La dame que nous avons identifié comme étant la femme de Selvyn, lorsqu'elle se faisait engueuler par des clients qui attendaient depuis des heures une nourriture qui ne viendrait probablement pas, allait, pour faire bonne figure, engueuler le monsieur de la parrilada (qui n'y était pour rien, la cuisson ayant ses raisons que la restauration ne connait pas) et la serveuse québécoise (arrivée la veille au Costa Rica), qui en plus d'avoir des problèmes en anglais, ne parlait pas un mot d'espagnol. Elle était formée par un collègue employé ici depuis trois jours.
. Les éboueurs ne sont pas passés ce Lundi. Cela tombe très bien puisque cela vient après une semaine où la population, en plus d'être environ dix fois plus importante qu'à l'habitude, était dans une fièvre consumériste à la limite de la transe. Inutile de vous dire que le côté biologique du pays est encore plus difficile à cerner qu'à l'accoutumée.
. Mamie Danièle a rencontré Patricia.
. Frédérique a trouvé des locataires (quatre nuits à 200 US$ l'une) pour la maison de Carl. Ils étaient dix, venaient de San José et l'une d'entre eux étaient une belge vivant en Amérique du Sud depuis neuf ans et rentrant bientôt en Europe. Ils ont ruiné le terrain avec leurs 4x4 et ont réussi à en embourber un. Ils avaient en plus très peur de Spike et ont demandé à ce qu'il reste attaché tout le temps.
. J'ai reçu un mail d'une argentine qui veut s'installer dans la région. Le ton résolument péremptoire de mes notes est en train de me faire passer pour ce que je ne suis pas : un spécialiste du coin. Je vais lui filer l'adresse mail de Patricia qui cherche quelqu'un pour l'aider. La jeune femme qui travaillait chez elle la dernière fois s'est révélée être schizophrène : mala pata !
. Quatre glaces, un Coca light et une Imperial au bar de la plage d'Arrecife : 5000 colones.
. Salina et Martina se sont fait voler leur bouteille de gaz aux environs du jour de l'an. Il faut dire que Carl et sa charmante épouse les obligent à cuisiner sous un abri de fortune au bord du ruisseau qui coule à l'arrière de la propriété. Salina, a juste titre, a fait remarquer que la bouteille étant sans surveillance et le chien attaché, il trouvait plutôt normal que le coût de la bouteille ne lui soit pas facturé. Marisela l'a plutôt bien pris : elle lui a dit qu'il était viré et qu'il devait immédiatement vider le taudis dans lequel ils vivaient. Heureusement, les propriétaires de l'autre maison (où Martina fait le ménage) ont proposé de les héberger. Nous leur avons avancé l'argent pour acheter une nouvelle bouteille de gaz (les plus de 40.000 colones nécessaires sont hors de portée d'un grand nombres de bourses locales). Voici une des raisons pour lesquelles nous n'envisagerions pas de faire notre vie ici.
. Pour finir, voici ce qui rend les adultes costariciens mâles le plus heureux : une alarme de voiture qui fait "bip - bip - biiip" lorsqu'on l'allume ou on l'éteint. Nous avons eu droit à un concert stéréophonique ininterrompu durant les cinq jours d'occupation des deux maisons qui nous entourent.
Bonne journée à tous.
samedi 2 janvier 2010
vendredi 1 janvier 2010
Et plein de felizzzzzzzzzzzzzzz

Ça y est, cette année encore, pas de buzz de l'an 2000, tout s'est bien passé.
Cela commence donc de la meilleure façon et nous espérons que cette toute nouvelle année qui finit en 10 (excellent présage selon d'anciennes croyances de l'Ouest du Turkménistan, dans les environs de Balkanabat) vous apportera tout le bonheur possible. Aux capitalistes sanguinaires (et à eux seuls) nous souhaitons la prospérité et la possibilité d'exploiter les masses laborieuses.
En ce qui nous concerne, on va juste essayer de ne toucher à rien et de continuer comme ça le plus longtemps possible.
Le réveillon s'est fort bien passé. Les denrées apportées par mamie Danièle étant épuisées depuis longtemps, nous avons mangé et bu local et ce fut tout à fait excellent (Crevettes et mahi-mahi à la Estelle). La fin de soirée a malheureusement viré au cauchemar puisque les six autres membres de la fête se sont tassés sur un canapé sentant le moisi pour regarder le monument cinématographique que n'est pas : "Treize à la douzaine". Le pire est à craindre car le disque dur de M&C contient le deuxième opus.
Aujourd'hui, il est prévu d'aller manger à midi chez Selvyn (à 200m de la maison). Selvyn est, avec Maxi (le restaurant de Manzanillo), le restaurateur prioritaire dans l'attribution des langoustes. Ils ont eu l'idée astucieuse de fournir des bateaux aux pêcheurs contre la promesse d'être les premiers servis. On vous dira si c'est bon.
Encore une fois excellente année à tous.

mercredi 30 décembre 2009
Que faire, lorsqu'on habite vers Puerto Viejo de Talamanca

Je ne traiterai pas de la possibilité pour nos amis les hommes blancs mais néanmoins fort mûrs de rencontrer une femme (la plus jeune possible) pour l'épouser (ou pas) et lui faire quelques enfants. Ce phénomène, connu sous l'appellation Eddybarclaysmo-Yvesmontantisme (ou amour transgénérationnel) est ici extrêmement répandu. Ainsi, Carl, notre gentil propriétaire américain de 64 ans est l'heureux papa de trois enfants dont l'ainé a 11 ans et la cadette 2. Pour sa défense, il faut dire qu'il a un gros pick-up blanc GMC ZZ1 (je sais, cela n'a rien à voir) et plein de propriétés dans la région.
Je ne traiterai pas non plus de l'expérience quasi orgasmique consistant à employer toute une ribambelle de gentils sud américains dociles à 1000 colones de l'heure sans contrat de travail ni charges.
Je ne ferai pas plus mention de la possibilité de faire ou d'obtenir à peu près tout en graissant les nombreuses pattes qui ne demandent que cela. Charles Pasqua et Edith Cresson (j'essaie de ne pas toujours taper au même endroit) feraient ici figure de couple mormon à cheval sur les principes.
Je vais simplement vous parler des choses qui peuvent agréablement occuper vos journées sans pour autant vous faire passer pour de sombres abrutis :
. Aller à la plage. Elles sont désertes, superbes, blanches ou noires, avec des eaux calmes ou agitées, des récifs ou pas. Pour ne pas y brûler, le mieux et de ne s'y aventurer que le matin tôt ou à partir de 16h00. Venez avec un ensemble MPT (Masque - Palmes - Tuba) de qualité car ici, il n'y a que des modèles de merde et les récifs étant magnifiques, mieux vaut pouvoir les admirer. Il faut aussi savoir que les plages sont très fréquentées le weekend.Par contre, c'est amusant à voir, ils viennent avec les tentes, les glacières, les chaises, les barbecues et les grand-mères.
. Aller au refuge de Cocles. Ils ont plein d'animaux du coin, il parait que c'est très bien.
. Aller au parc national de Cahuita. C'est propre, superbe, il y a des douches et plein de singes. Vous donnez ce que vous voulez à l'entrée mais ne soyez pas trop radins. Juste à côté il y a Cahuita qu'il serait dommage de ne pas traverser, cela fait des souvenirs (penser à rentrer dans le supermarché Safari).
. Aller un samedi soir à Puerto Viejo. C'est très animé et beaucoup plus joli dans le noir qu'en plein jour. Manger au Chile rojo et rester dans la rue principale sans dépasser la banque BCR (à moins que vous ayez besoin de crack ou d'héroïne).
. Passer une journée à Manzanillo. Le matin, petit déjeuner chez Olala (à l'entrée à droite), puis matinée dans le parc en direction de Punta Mona, à midi chez Maxi et l'après midi à la plage.
. C'est un peu plus loin mais cela vaut le déplacement : Puerto Limon et Bribri.
. Manger du gallo pinto, des bananes, des ananas, boire de l'Imperial, des batidos.
. Acheter des patis au monsieur habillé tout en blanc qui parcours la région en vélo en criant "pati-pati-patiiiiiii". Ceux à la viande sont très bons mais très épicés (500 colones pièce vendus par paquets,bien gras, de deux.
. Faire du yoga au Tree house (Playa Chiquita). Le prof est très bien et c'est 2000 colones la séance.
. Acheter son pain chez Maïo (Playa Chiquita). Il est excellent (nous, on préfère l'intégral).
. Manger des mamon chino achetés au marché du Samedi matin au marché de Puerto Viejo (à côté de la ferreteria du centre ville). Ceux du monsieur blanc à gauche en arrivant sont excellents. Cela devient rapidement une drogue.
. Prendre un petit déjeuner au "Bread and chocolate" de Puerto Viejo.
. Etre patient, tolérant, discret.
. Eviter de faire du vélo s'il n'a pas plu depuis plusieurs jours. Les routes sont alors pleines de poussière et c'est un enfer.
Voila; c'est tout pour aujourd'hui, amusez vous bien.
dimanche 27 décembre 2009
Feliz Navidad

Quitte à être en retard, autant le faire avec panache.
C'est donc avec deux gros jours de décalage que nous vous souhaitons un très joyeux Noël et nous espérons qu'il l'a effectivement été.
En ce qui nous concerne :
. Mamie Danièle est arrivée comme prévu le 22 Décembre 2009 vers 22h30. Les décalages horaire et climatique n'ont en rien affecté sa capacité à parler sans interruption avec sa fille (il est vrai, unique, et ce à tous points de vue) et ce sur des durées très importantes. L'endroit semble lui plaire, elle s'est acclimatée à l'Imperial en un temps record et la température de la mer correspond à ses standards, pourtant très difficiles à atteindre. Les enfants ont été très contents de la voir et semblent toujours dans le même état d'esprit. La nouveauté, avec sa présence, est que nous avons dans notre nouvelle vie quelqu'un qui vient de notre vie d'avant. Cela donne un sentiment étrange et nous rappelle combien nous n'avons finalement que peu changé malgré ce que nous pourrions penser.
. Clément, que vous connaissez peut-être sous son nom de scène "Kiki" a eu 22 ans le 26 Décembre.
. Son papa, qui n'est jamais très loin de lui, a fêté ses 62 ans le lendemain.
. L'ensemble des Mejean-Paoli se joint à moi pour leur souhaiter à nouveau un très joyeux anniversaire.

. Le père Noël, malgré l'éloignement, a été très gentil avec nous. Nous avons maintenant, entre autres, à la maison : un xylophone, une flute de pan, un djembe et des maracas. Chaque annonce est donc maintenant le plus souvent musicalement illustrée. Cela donne part exemple : "Poum - Tchac - Ding - Tchac - Tchac - Ding - Poum - Poum - Tchac - On mange".
. En ce qui me concerne, j'ai eu un masque de plongée correcteur qui a littéralement changé ma vie (il parait que je suis à peine reconnaissable). J'écume depuis chaque bout de récif qui se trouvé à proximité et croyez moi, cela ne manque pas.
. Depuis quelques jours il fait beau, très chaud et la mer est très calme. Nous allons souvent à la plage et comme nous sommes des sortes de leaders d'opinion, une bonne partie du Costa Rica nous imite et les plages sont bondées. Tout est relatif, on reste loin des densités estivales des plages de la Méditerranée mais la quasi solitude habituelle est définitivement partie (on espère son retour pour bientôt).
. Le 25 Décembre à midi, nous avons testé le fameux restaurant Maxi de Manzanillo. Leur réputation n'est pas usurpée, c'est excellent et plus qu'abondant. Je rappelle aux plus étourdis que la plage de Manzanillo est d'après mon humble avis la plus belle de la région.
. Le 24 Décembre au soir, nous avons mangé à la maison. Décors de fête, robes de soirée et pour ma part, chemise de l'ambassadeur (chemise blanche que je ne mets que pour entrer dans l'ambassade de France à San José). Mamie Danièle avait apporté de France (boucherie de Saint-Chaptes plus exactement) du foie gras et du saumon fumé et de l'aéroport de Madrid une bouteille de champagne. Nous nous sommes promis de garder le souvenir de cette excellente soirée le plus longtemps possible dans nos mémoires, j'espère que nous y arriverons.
. Nous avons soigné ce matin le jeune fils de Carl (13 ans je crois) qui semble prendre un certain plaisir à se blesser. On a commencé au Cicatryl mais je pense que les antibiotiques seront probablement nécessaires. Dès qu'elles l'ont vu arriver, les trois filles sont parties en gloussant et j'ai (et je m'en serai bien passé) entendu Paola (5 ans) dire à sa sœur : "Il est trop sexy pour toi". Comme elle courait, j'ai fait semblant de ne rien avoir entendu (je sais, c'est un peu facile mais comprenez moi, j'en ai trois).
. Une petite pensée pour Jackie qui réalise actuellement un audit surprise à l'hôpital d'Aubenas. Si vous avez du rab de pensées positives, n'hésitez pas à lui en envoyer, elle est à sec (d'un autre côté, force est de constater que ce n'est pas sa spécialité). On vous tient informés.
. Pierre, en ce qui le concerne, semble totalement guéri.
. Vous savez que je répugne à étaler les points positifs de la vie de vacancier au Costa Rica. Je ne résiste pourtant pas à vous confier ceci (et c'est totalement véridique). Nous n'avons pas entendu un mot sur les problèmes de santé de J. Hallyday. Rien, nichts, nada, nothing, queud.
Voili voilou, cela semble être tout pour le moment. Amusez vous bien, gaffe au chocolat.
Comme dirait un certain JLG : labizatousettoutes
mercredi 23 décembre 2009
mardi 22 décembre 2009
I believe I can fly
I believe I can touch the sky.
Je sais, cette chanson ne restera pas dans le top 900.000 des meilleures compositions de l'Humanité mais elle est très efficace sous la douche.
Tout ça, juste pour vous dire que mamie Danièle est actuellement en train de survoler l'océan Atlantique avec, selon toute vraisemblance, un Zolpidem dans le sang, gage d'un vol plus court et plus agréable.
Le site d'Iberia donne une demi heure de retard au décollage et une heure de retard à l'arrivée (elle n'est pas au courant).
Je pense que nous allons la récupérer dans un état second.
On vous tient informés.
Je sais, cette chanson ne restera pas dans le top 900.000 des meilleures compositions de l'Humanité mais elle est très efficace sous la douche.
Tout ça, juste pour vous dire que mamie Danièle est actuellement en train de survoler l'océan Atlantique avec, selon toute vraisemblance, un Zolpidem dans le sang, gage d'un vol plus court et plus agréable.
Le site d'Iberia donne une demi heure de retard au décollage et une heure de retard à l'arrivée (elle n'est pas au courant).
Je pense que nous allons la récupérer dans un état second.
On vous tient informés.
samedi 19 décembre 2009
Résilier son abonnement de téléphonie mobile

Il est parfois des moments dans la vie où le destin semble vous pousser dans le dos comme le ferait une brise portante. Un de ces jours où l'impossible semble ne plus l'être. Un instant où vous envisageriez presque de résilier votre contrat avant terme.
Pour ceux qui ont l'opportunité de partir à l'étranger, je voudrais adresser un message d'espoir teinté d'un gros soupçon d'avertissement :
"Allez-y mais faites gaffe ! "
Cette petite voix, je l'ai entendue moi-même il y a de cela quelques mois et étant alors dans la spirale infernale de la préparation du départ, je me suis laissé emporter dans le tourbillon exaltant et terrifiant de la bataille vulgus pecum (lien attestant de mon inculture) contre opérateur mobile.
Je me propose donc de vous faire le récit de cette épopée car en effet c'en fut une.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, résilier son abonnement téléphonique avant l'échéance du contrat est impossible sauf (officiellement et surtout théoriquement) en cas de départ à l'étranger. La suspension est possible mais un seul mois et n'ayant pas pour vocation d'engraisser à fonds perdus mon opérateur favori, j'avais donc décidé de faire les choses de façon irréprochable. J'ai donc envoyé un courrier en recommandé avec accusé de réception avec à l'intérieur :
. Une lettre demandant la résiliation et expliquant notre départ pour un an au Costa Rica
. Un exemplaire du contrat de travail de Marie-Odile avec la durée et la raison dudit contrat.
J'aurai pu m'arrêter ici dans mes démarches mais cela aurait été comme m'offrir en pâture tel le nugget de poulet trempé dans la sauce barbecue face à une petit enfant américain obèse au petit déjeuner (avec une bouteille de trois litres de coca light pour faire glisser).
Détestant la sauce barbecue, j'ai pris la précaution d'envoyer un mail avec accusé de réception à mon conseiller préféré du Crédit Patates (habile jeu de mots signifiant primesautièrement Crédit Agricole, découvert lors d'un stage "Poésie contemporaine ultra-fine et un brin guindée" au café philosophique "Chez Madeleine et Youko" - Route de Saint Dionisy - 30980 Langlade - France - Happy hour de 14h00 du matin à 05h00 du matin) lui intimant gentillement l'ordre de refuser tout prélèvement que l'opérateur pourrait, par mégarde bien entendu, présenter après le dernier versement suivant la rupture du contrat.
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir quelques semaines plus tard, tout en sirotant une Imperial afin de contenir une température interne que le chaud soleil costaricain s'évertuait à hausser, que mon opérateur favori avait pris la charmante initiative de me faire payer d'un coup d'un seul, les mois restants sur les deux contrats résiliés. Mon excellent conseiller du Crédit Patates avait bien entendu laissé passer la traite (d'un autre côté, il n'avait pas que cela à faire, c'était la pleine saison des binjes). Les pommes de terre, ça ne doit pas payer assez car il est aussi magicien à mi-temps. Mes sous sont en effet mystérieusement revenus lorsque j'ai renvoyé les copies de mon mail, de l'accusé de réception et de sa réponse.
Comme toutes les belles histoires, la fin est ici aussi heureuse. Nous trouvant déjà fort pourvus, nous décidâmes, Estelle et moi, de continuer à vivre heureux sans pour autant faire plus d'enfants.
En bref :
. La neige est tombée hier dans le Gard. Estelle, qui est une femme d'intérieur tout à fait exceptionnelle, a décidé de laver notre tente moustiquaire en laissant à l'intérieur un kleenex usagé (elle est tout le temps enrhumée, même sous les tropiques). Nous avons donc le plaisir de dormir sous un ciel constellé de petits flocons blancs, c'est absolument féérique. Elle est tellement humble qu'elle a même essayé de nous faire croire qu'elle ne l'avait pas fait exprès.
. Célestine a aujourd'hui 9 ans. Inutile de vous dire qu'il m'est plus que difficile de réaliser que j'ai un enfant de cet âge.
. La cochonnerie de Pierre ne semble pas vouloir rendre les armes aussi facilement que nous l'avions espéré. Nous avons donc tout planifié pour un (toujours éventuel) départ à San José.
. Marin devient aussi pédant que moi. Cette après-midi, sur la plage, à Estelle qui remplissait le crabe vert (en plastique) de sable, il a sèchement déclaré : "Non, c'est moi qui fait les attributions". D'un autre côté, ce serait bien qu'Estelle sache rester à sa place.
. Plan social chez nous. Salina et Martina (Salina, c'est le mari et il est super fort avec une machette alors pas de blague avec son prénom) ne travailleront plus ici à partir de Février. La procédure est assez simple : le patron dit "Tu te casses dans un mois" et après un mois, tu te casses. Pas de gaspillage de temps, de papier ou d'argent. Cela peut vous sembler un peu dur mais ils étaient logés dans une bicoque ouvertes aux quatre vents et payés au lance pierre, cela leur a fait un excellent échauffement. Ce soir, sous le coup de l'émotion et de l'écœurement, nous avons ouvert une bonne bouteille de rouge. Oui, je sais, moi aussi je me fais peur. Va vraiment falloir que je trouve un truc réellement utile à faire de ma vie sinon je vais finir sur la liste d'attente pour une transplantation hépatique.
vendredi 18 décembre 2009
Note en F : Fasciite nécrosante et Fête de l'école

Costa Rica, terre de contrastes.
Cela sonne comme un slogan publicitaire mais c'est seulement ce qui me vient à l'esprit pour illustrer mon propos du jour.
Les 15 et 16 Décembre 2009 ont eu lieu deux demi-journées de fête au Centro Educativo de Playa Chiquita Punta Uva.
Le 15 à partir de 15h30, nous admirâmes donc Paola et Marin dans une représentation théâtrale de haute tenue (Paola était une lune de catégorie mondiale avec une tirade d'une portée planétaire et Marin nous a gratifié d'une performance hallucinante de bébé oiseau avec une séquence de vol criante de vérité). La cérémonie a été très agréable.
Le 16, dès 09h30, nous nous pâmâmes devant les prestations de Célestine et Sidonie qui, dans une explosion de talent et de justesse, tinrent des rôles aussi variés que complexes et criants de vérité : un papillon et une princesse. Leurs démonstrations de chant et de flûte à bec furent, aux dires de tous (Estelle et moi) d'un niveau jamais atteint.
Trêve de plaisanterie, nous sommes très contents de cette école. Les enfants prennent beaucoup de plaisir et ont fait d'énormes progrès en espagnol et en anglais.
Le 16, vers 21h00, la voiture de P&M se gare devant la maison. Ils veulent nous montrer des médicaments pour que nous leur disions ce à quoi ils correspondent. Ce sont deux antibiotiques : un à avaler et un à injecter en intra-musculaire. On pose des questions et ils nous parlent d'une bactérie mangeuse de chair. Estelle monte avec Marise (passablement liquide) pour chercher des renseignements sur internet et je reste discuter avec Pierre. Il me montre son pansement (un demaq'up et deux bouts de scotch) avec dessous une plaie bicolore (la partie centrale suinte) de 6cm de diamètre. Je profite de notre trousse à pharmacie de 15kg pour lui faire un vrai pansement avec un peu d'acide fusidique en crème (ça ne peut pas faire de mal). Vous ne le croirez surement pas mais malgré mon incroyable assiduité à la fac, je n'avais jamais entendu parler de cette saloperie. Je rassure tout le monde, le médecin l'a revu le lendemain matin et l'infection semble jugulée. Le truc rigolo c'est qu'en France, la prévalence est de 1 pour 1.000.000 et qu'en ce moment, le médecin qu'à vu Pierre a un cas par semaine (et il ne voit qu'une partie d'une population estimée 3.500 personnes). Mais si, cherchez bien, c'est rigolo.
A part ça :
. Nous avons fait les cadeaux de Noël des enfants. C'est potentiellement du bio-durable-équitable (ou une arnaque pour abrutis de gringos, je n'ai pas osé demander). Nous avions laissé les enfants à Martina et donné des consignes aux grandes pour qu'elles fassent un peu de CNED. Ce soir, lors des vérifications, nous nous sommes rapidement aperçu que Sidonie avait préféré travailler avec les corrigés (il est vrai que c'est beaucoup plus pratique). Nous lui avons fait savoir que vous trouvions cela extrêmement judicieux de sa part.
. Le taxi de mamie Danièle est réservé (merci Ingrid de I&E&Y).
. Nous avons testé le "Bread and chocolate" de Puerto Viejo : excellent !!
. La pluie a cessé ce qui nous a permis d'aller nous baigner à Arrecife. L'endroit a beaucoup perdu depuis la dernière fois puisqu'il y avait trois autres personnes avec lesquelles nous avons dû partager la plage. Cette promiscuité me pèse atrocement.
. L'eau qui sort des robinets est étrangement claire. Estelle, qui a mauvais esprit, a fait le lien avec la récente arrivée des propriétaires.
. J'ai vu mes premiers singes araignée.
. Estelle tourne à la Corona et moi au rhum-orange : souvenirs du Panama.
. Mes lunettes déposées il y a trois semaines chez un opticien de Puerto Limon et qui devaient être réparées en 8 à 10 jours maximum devraient normalement l'être avant notre retour en France (sous toutes réserves).
. Ce n'était pas leur jour. Le 16, M&P ont trouvé un serpent et un scorpion dans leur maison.
. Le 16 Décembre, ce fut aussi la fin de notre troisième mois de présence au Costa Rica. Inutile de vous dire que nous sommes bien contents que cela dure encore un peu.
Je voudrai par ailleurs souhaiter la bienvenue au jeune Quentin A., 13 jours, qui devient ainsi notre plus jeune lecteur. Que sa vie soit aussi pleine et heureuse que possible. Nos plus sincères félicitations aux heureux parents.
lundi 14 décembre 2009
Bocas del toro et bains de boue
Je vous ai entretenu, il y a quelques temps de cela, du problèmes des étiquettes.
Lors de notre sortie trimestrielle, les 10, 11 et 12 Décembre, nous avons pu à nouveau étudier ce curieux phénomène.
Nous sommes comme convenu allés à Bocas del toro, petit ensemble d'îles juste au Sud de la frontière costarico-panaméenne.
Avant de partir, voila ce que j'imaginais :
. 1. Le pont qui franchit la frontière est vétuste, dangereux et vertigineux.
. 2. Le Panama est un pays pauvre avec de jolies (c'est-à-dire bien entretenues) routes.
. 3. Bocas del toro et Bocas town sont jolis mais un peu moins développés (si si, c'est possible) que la région où nous habitons.
Après notre visite, voici ce que sont devenus mes a priori :

. 1. Le pont est vétuste, pas si dangereux que cela et pas du tout vertigineux. Il y a des milliers de gens qui le traversent chaque jour. Les planches de bois ne sont pas bien fixées et le passage n'est pas large mais les véhicules passent au pas (un par un) et la probabilité qu'un camion écrase un piéton est ridiculement faible. Le déroulement type :

a. Remplir une fiche de renseignement par personne (à demander au guichet ou à un employé des douanes mais attention ils sont en civil) et la présenter au bureau qui se trouve à droite juste avant le pont pour faire tamponner la sortie du Costa Rica sur son passeport.

b. Traverser le pont

c. Présenter son passeport au premier guichet du bâtiment blanc à gauche après le pont. Attention, si vous êtes français, vous n'avez pas à payer les 5 US$ de taxe pour les touristes. Il vous faut par contre, si vous êtes à pieds, avoir un billet de bus pour San José afin de prouver que vous pouvez repartir (même si ce n'est pas votre intention). Vous avez maintenant un passeport avec un joli tampon d'entrée pour le Panama.

. 2. Le Panama est en effet un pays pauvre avec de belles routes. Les maisons sont le plus souvent minuscules, sur pilotis, faites de planches de bois disjointes avec un toit en tôles ondulées. Il y a souvent un cochon en dessous ce qui est moins classe mais plus nourrissant qu'un pur sang anglo-arabe. Les routes sont superbes, larges et parfaitement revêtues (il n'y a par contre pas le moindre panneau indicateur). Les villes de Changuinola (centre commercial de la région) et Puerto Almirante (port où Chiquita vient chercher ses bananes avec ses propres porte-conteneurs et où les touristes et les gens du coin prennent des vedettes rapides pour les îles) sont des villes moches, sales avec une population pauvre. J'ai vu à Changuinola des petits cireurs de chaussures, chose que je n'avais jamais vu et dont, je vous l'avoue, j'aurais pu me passer encore de longues années (surtout que j'étais en train de me battre avec mes enfants pour les forcer à ne pas laisser leurs assiettes presque pleines). A part les cigarettes, tout semble moins cher au Panama.

. 3. Bocas del toro est un archipel magnifique. L'eau est somptueuse, il semble y avoir plein de poissons (et des dauphins) et la zone de navigation parait infinie. La végétation est luxuriante et la quasi totalité de la zone semble vierge de toute présence humaine. L'arrivée à Bocas town est un choc. Vous venez de quitter Almirante et son savant mélange de misère et de saleté (vous me direz, elles vont souvent de pair, ces deux-là) et l'arrivée au ponton n'a pas franchement inversé la tendance. Vous avez simplement noté qu'ici, malgré le nombre de bateaux à moteur, l'eau est parfaitement claire. C'est en sortant du bâtiment que le choc arrive : ici aussi, les routes (rues) sont magnifiques. En fait, Bocas town est bien plus propre et développé que Puerto Viejo, Puerto Limon et un grand morceau de San José. Une bonne partie des bâtiments du centre ville sont propres et bien construits. La banque est magnifique, il y a un parc éclairé et les taxis sont jaunes et en bon état. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas Zurich (où je ne suis d'ailleurs jamais allé) mais comparé à ce que nous connaissons, c'est totalement incomparable. Il a plu la plupart du temps mais je garde un excellent souvenir de notre séjour (d'autant que le B&B était très bien et que les restaurant sont aussi bon marché que délicieux). En parlant de cela, nous avons testé "El Pecante", "Bocas paradise hotel" et "El ultimo refugio" et nous vous recommandons les trois.
Quelques points importants :
. La monnaie est le dollar panaméen. Le taux de change est assez simple : un dollar panaméen vaut un dollar US. Les deux monnaies ont cours et si le Panama imprime ses propres billets, seules les pièces américaines existent.
. Les enfants sont payés pour aller à l'école.
. Le pack des tampons illégaux pour éviter les trois jours dans le pays voisin est ici à 150 US$ (80 au Costa Rica). La corruption est ici aussi endémique.
. Vendredi soir, Marise nous dit que l'anniversaire de Pierre est le lendemain. Nous avons passé tout le Samedi en leur compagnie sans songer un instant à lui chanter un "Compleanos feliz" de compétition. Rouges de honte, nous nous sommes rattrapés Dimanche après-midi en leur apportant les 2kg de Pizzero (à 4800 colones le kilo) achetés par l'intermédiaire de Patricia.
Sinon ici, depuis quatre jours, il pleut presque tout le temps. La plus fâcheuse conséquence est qu'à présent, l'eau dont nous nous servons pour laver notre vaisselle, notre linge et nos corps de rêve est franchement boueuse. J'évite la dépression de justesse grâce à l'acuité visuelle dont m'ont gratifié mes parents. Mon hypermétropie et mon astigmatisme m'empêchent de voir la coloration de l'eau lorsque je suis sous la douche. Je pleure toutefois à la fin de chaque vaisselle. Avec la méthode Coué cela donne : "Cela nous fait un masque exfoliant gratuit à chaque douche".
Nous avançons comme des balles en ce qui concerne le CNED.
Estelle vient de nous faire une de ses spécialités qui la rendent célèbre dans le monde entier. Cela fait plus d'un mois qu'elle dit à tout le monde que se maman arrive le 23 Décembre et P&M ont planifié leur séjour au volcan Arenal pour être à San José le 23 et ainsi nous ramener ma belle-mère. Ce matin, elle a donc eu la joie de leur annoncer que finalement, elle arrive le 22 et qu'ils ont fait cela pour rien. Cheeeeese !
Message personnel d'Estelle : désolée Pierre et Marise, je m'excuse platement.
Lors de notre sortie trimestrielle, les 10, 11 et 12 Décembre, nous avons pu à nouveau étudier ce curieux phénomène.
Nous sommes comme convenu allés à Bocas del toro, petit ensemble d'îles juste au Sud de la frontière costarico-panaméenne.
Avant de partir, voila ce que j'imaginais :
. 1. Le pont qui franchit la frontière est vétuste, dangereux et vertigineux.
. 2. Le Panama est un pays pauvre avec de jolies (c'est-à-dire bien entretenues) routes.
. 3. Bocas del toro et Bocas town sont jolis mais un peu moins développés (si si, c'est possible) que la région où nous habitons.
Après notre visite, voici ce que sont devenus mes a priori :

. 1. Le pont est vétuste, pas si dangereux que cela et pas du tout vertigineux. Il y a des milliers de gens qui le traversent chaque jour. Les planches de bois ne sont pas bien fixées et le passage n'est pas large mais les véhicules passent au pas (un par un) et la probabilité qu'un camion écrase un piéton est ridiculement faible. Le déroulement type :

a. Remplir une fiche de renseignement par personne (à demander au guichet ou à un employé des douanes mais attention ils sont en civil) et la présenter au bureau qui se trouve à droite juste avant le pont pour faire tamponner la sortie du Costa Rica sur son passeport.

b. Traverser le pont

c. Présenter son passeport au premier guichet du bâtiment blanc à gauche après le pont. Attention, si vous êtes français, vous n'avez pas à payer les 5 US$ de taxe pour les touristes. Il vous faut par contre, si vous êtes à pieds, avoir un billet de bus pour San José afin de prouver que vous pouvez repartir (même si ce n'est pas votre intention). Vous avez maintenant un passeport avec un joli tampon d'entrée pour le Panama.

. 2. Le Panama est en effet un pays pauvre avec de belles routes. Les maisons sont le plus souvent minuscules, sur pilotis, faites de planches de bois disjointes avec un toit en tôles ondulées. Il y a souvent un cochon en dessous ce qui est moins classe mais plus nourrissant qu'un pur sang anglo-arabe. Les routes sont superbes, larges et parfaitement revêtues (il n'y a par contre pas le moindre panneau indicateur). Les villes de Changuinola (centre commercial de la région) et Puerto Almirante (port où Chiquita vient chercher ses bananes avec ses propres porte-conteneurs et où les touristes et les gens du coin prennent des vedettes rapides pour les îles) sont des villes moches, sales avec une population pauvre. J'ai vu à Changuinola des petits cireurs de chaussures, chose que je n'avais jamais vu et dont, je vous l'avoue, j'aurais pu me passer encore de longues années (surtout que j'étais en train de me battre avec mes enfants pour les forcer à ne pas laisser leurs assiettes presque pleines). A part les cigarettes, tout semble moins cher au Panama.

. 3. Bocas del toro est un archipel magnifique. L'eau est somptueuse, il semble y avoir plein de poissons (et des dauphins) et la zone de navigation parait infinie. La végétation est luxuriante et la quasi totalité de la zone semble vierge de toute présence humaine. L'arrivée à Bocas town est un choc. Vous venez de quitter Almirante et son savant mélange de misère et de saleté (vous me direz, elles vont souvent de pair, ces deux-là) et l'arrivée au ponton n'a pas franchement inversé la tendance. Vous avez simplement noté qu'ici, malgré le nombre de bateaux à moteur, l'eau est parfaitement claire. C'est en sortant du bâtiment que le choc arrive : ici aussi, les routes (rues) sont magnifiques. En fait, Bocas town est bien plus propre et développé que Puerto Viejo, Puerto Limon et un grand morceau de San José. Une bonne partie des bâtiments du centre ville sont propres et bien construits. La banque est magnifique, il y a un parc éclairé et les taxis sont jaunes et en bon état. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas Zurich (où je ne suis d'ailleurs jamais allé) mais comparé à ce que nous connaissons, c'est totalement incomparable. Il a plu la plupart du temps mais je garde un excellent souvenir de notre séjour (d'autant que le B&B était très bien et que les restaurant sont aussi bon marché que délicieux). En parlant de cela, nous avons testé "El Pecante", "Bocas paradise hotel" et "El ultimo refugio" et nous vous recommandons les trois.
Quelques points importants :
. La monnaie est le dollar panaméen. Le taux de change est assez simple : un dollar panaméen vaut un dollar US. Les deux monnaies ont cours et si le Panama imprime ses propres billets, seules les pièces américaines existent.
. Les enfants sont payés pour aller à l'école.
. Le pack des tampons illégaux pour éviter les trois jours dans le pays voisin est ici à 150 US$ (80 au Costa Rica). La corruption est ici aussi endémique.
. Vendredi soir, Marise nous dit que l'anniversaire de Pierre est le lendemain. Nous avons passé tout le Samedi en leur compagnie sans songer un instant à lui chanter un "Compleanos feliz" de compétition. Rouges de honte, nous nous sommes rattrapés Dimanche après-midi en leur apportant les 2kg de Pizzero (à 4800 colones le kilo) achetés par l'intermédiaire de Patricia.
Sinon ici, depuis quatre jours, il pleut presque tout le temps. La plus fâcheuse conséquence est qu'à présent, l'eau dont nous nous servons pour laver notre vaisselle, notre linge et nos corps de rêve est franchement boueuse. J'évite la dépression de justesse grâce à l'acuité visuelle dont m'ont gratifié mes parents. Mon hypermétropie et mon astigmatisme m'empêchent de voir la coloration de l'eau lorsque je suis sous la douche. Je pleure toutefois à la fin de chaque vaisselle. Avec la méthode Coué cela donne : "Cela nous fait un masque exfoliant gratuit à chaque douche".
Nous avançons comme des balles en ce qui concerne le CNED.
Estelle vient de nous faire une de ses spécialités qui la rendent célèbre dans le monde entier. Cela fait plus d'un mois qu'elle dit à tout le monde que se maman arrive le 23 Décembre et P&M ont planifié leur séjour au volcan Arenal pour être à San José le 23 et ainsi nous ramener ma belle-mère. Ce matin, elle a donc eu la joie de leur annoncer que finalement, elle arrive le 22 et qu'ils ont fait cela pour rien. Cheeeeese !
Message personnel d'Estelle : désolée Pierre et Marise, je m'excuse platement.
mercredi 9 décembre 2009
Claude Allègre avait tort ou la preuve de l'existence du réchauffement climatique

Vous lisez peut être pour la première fois ce blog et vous faites bien car sa hauteur morale n'a d'égal que sa valeur scientifique.
Aujourd'hui, en effet, et sans contestation possible, je vais vous démontrer que le réchauffement climatique est une réalité scientifiquement quantifiable et ce avec un matériel à la portée de tout un chacun. Les Saint Thomas qui passeraient pourront eux aussi, même si Dame Nature n'a pas été aussi généreuse qu'avec l'auteur de ces lignes, faire, à l'aide de manipulations basiques, la série d'expériences que je m'apprête à vous relater.
Le matériel :
. Un calendrier grégorien
. Une montre
. Un short
. Un appareil photo
La première étape consiste à noter la date du jour (le 09 Décembre 2009) et l'heure approximative (21h40).
La seconde étape consiste à prendre une photo en short, sans tee shirt et avec d'ignobles imitations de Crocs .

La troisième est une analyse poussée de la situation : Nous sommes à la fin de l'automne, au début de la nuit et pourtant il fait jour, soleil et très chaud.
La quatrième étape consiste en l'élaboration de la théorie : Le réchauffement de la terre est tel, que notre bonne vieille planète a subi une spectaculaire modification. L'hémisphère Nord est devenu l'hémisphère Sud et nous sommes en fait à la fin du printemps (relativement chaud d'ailleurs cette année).
Pour ceux qui voudraient attaquer cette avancée majeure dans la connaissance des modifications de notre planète, je souhaite bonne chance car les calculs, maintes fois répétés, tombent tous parfaitement juste.
Tout autre chose maintenant : de la sociologie. Je voudrai vous annoncer que le Costa Rica vient de voir apparaître une nouvelle population laissée de côté par la marche incessante du développement : les SAF. Il n 'y a pour le moment que deux individus (Estelle et moi) mais nul doute que le nombre va croitre rapidement. Et comment reconnait-on un Sans Accès Fixe ? me direz vous. C'est très simple, ce sont des gens qui parcourent les routes de la région à la recherche d'un point d'accès wifi non sécurisé (de préférence rapide). Lorsqu'ils l'ont trouvé, ils se cachent à l'abri des regards et du soleil (toujours le problème du réchauffement climatique ignoblement nié par Mr Allègre) pour relever leurs mails et surfer un peu. Ils sont aussi malheureusement souvent alcooliques et celui qui ne tient pas l'ordinateur a une bouteille de bière (cachée dans un papier journal) et un petit paquet de noix de cajou (le plus souvent Estelle, comme vous pouvez l'imaginer). C'est triste à pleurer mais La Terraza et Miss Holly sont fermées, Puerto Viejo est trop loin et rien ne passe à la maison.
Aujourd'hui est le dernier jour d'école pour les enfants. L'année scolaire se termine Vendredi au Costa Rica mais nous partons demain au Panama. La rentrée est prévue la deuxième semaine de Février 2010. Cela peur paraître parfaitement fou mais hier soir, j'étais tout content car nous partons en vacances. J'ai eu un peu honte quand je me suis aperçu que nous sommes déjà en vacances depuis plusieurs mois. Comme quoi, on s'habitue à tout.
mardi 8 décembre 2009
La vie du gringo au Costa Rica

Un des points importants du Costa Rica est le fait que pour la majeure partie des étrangers (en gros si les problèmes de poids dans votre pays d'origine sont des problèmes de surpoids et non de sous alimentation), il n'est point nécessaire d'avoir de visa. Un passeport avec six mois de validité et un billet de retour suffisent pour que l'on vous autorise à rester 90 jours dans ce pays vert et moite.
Toutefois, lorsque vous êtes un capitaliste sanguinaire ET un adepte de la décroissance (c'est plus chic que de dire qu'on a un baobab dans la paume de la main) et que vous désirez rester au moins 91 jours, il va vous falloir choisir entre deux options :
1. Sortir du territoire pour 72 heures au moins (en fait pas exactement 72 heures mais il faut que le tampon d'entrée soit à J+2 de votre tampon de sortie). Dans le coin, tout le monde va au Panama qui est juste à côté. Nul besoin d'avoir un billet de retour pour revenir au Costa Rica, contrairement à ce que je croyais. Le Panama n'ayant pas de taxes, la région frontalière est pleine de magasins, ce qui donne un intérêt supplémentaire (on ne peut toutefois pas rapporter pour plus de 500 US$ de marchandises).
Pour y aller :
1.1. En bus. C'est facile, pas cher et long à la frontière. Par ailleurs vous avez la chance de traverser le pont à pieds et il parait que c'est extrêmement impressionnant. Pour rentrer au Panama, il vous faut par contre un billet de bus vers le Costa Rica pour prouver que vous ne resterez pas. Comme cela ne coûte rien, je ne crois pas que la méthode soit très efficace.
1.2. En voiture de location. Ce n'est pas possible.
1.3. Avec votre propre voiture. Il vous faut des papiers de votre avocat (ici, il faut passer par un avocat pour aller aux toilettes ce qui a permis l'émergence qu'une classe de gens bourrés de frics qui construisent des maisons de 500 m2 et roulent dans des 4x4 américains) qui stipule que le véhicule nous appartient. C'est plus cher, plus rapide et plus court à la frontière et vous passez en sureté dans votre voiture (pour les chochottes friquées, donc).
1.4. En bateau, avion ou hélicoptère : pas d'information disponible mais je pense que ce doit être fun.
2. Payer un fonctionnaire ayant de gros besoins d'argent ET les tampons du Costa Rica et du Panama pour qu'il vous fasse une fausse sortie. C'est risqué et cela vaut 80 US$. C'est extrêmement courant dans le coin et il ne faut pas discuter longtemps pour trouver quelqu'un qui connait ce type de monsieur accommodant.
Comme je suis quelqu'un de très honnête (et que j'ai une famille nombreuse d'où un coût prohibitif avec la solution 2), nous partons ce Jeudi à la découverte de Bocas del toro. Je vous raconterai bien entendu la découverte de ce nouveau pays.
Nous venons de faire des ailes de papillon pour le spectacle de Célestine. Pour ceux qui connaissent sa délicatesse légendaire, nulle inquiétude, elles sont blindées.
dimanche 6 décembre 2009
La quadrature du citron

Lorsque l'on habite ici, il est des choses de notre vie d'ailleurs qui sont difficiles à transposer sur place.
Un des points les plus importants de ma vie en France est le lavage de la vaisselle à la main (et aussi le prélavage à la main de la vaisselle ultérieurement lavée en machine). Cette caractéristique me fait le plus souvent passer pour un fin psychopathe mais je dois avouer que cela ne me dérange pas le moins du monde (l'habitude sans doute) . D'ailleurs, et sans vouloir faire le moindre prosélytisme, je ne peux m'empêcher de mettre en doute la capacité de l'eau chaude (même en mouvement et avec du produit nettoyant) à enlever des taches de jaune d'œuf séché sur une assiette.
Dans cette maison, nous avons un système d'alimentation en eau tout à fait particulier. Il y a une pompe électrique (vétuste) qui récupère l'eau directement dans la rivière qui longe l'arrière de la propriété. Le traitement clarifiant et désinfectant se résume à stocker ladite eau dans une citerne (hors d'âge) située juste après la pompe. Les plus éduqués d'entre vous me rétorquerons qu'ils ne voient pas en quoi cette opération aurait le moindre effet clarifiant et/ou désinfectant . Je leur répondrai avec mon ton le plus assuré qu'il ont ..... parfaitement raison. La conséquence première de cet état de fait (hors le doute atroce qui s'immisce en moi à chaque fois qu'Estelle me demande si je suis bien sûr que nous pouvons boire l'eau sans risque après un passage dans mon purificateur personnel) est qu'à chaque pluie (et cela arrive tous les jours en ce moment), l'eau qui sort des robinets est tout sauf limpide. Mon purificateur est sensé tout arrêter mais l'eau qui en sort est malheureusement encore un peu colorée. Vous comprendrez donc qu'il m'a fallu faire un gros travail d'introspection pour rester sobre après chaque vaisselle avec ce type de liquide. Il est est d'ailleurs de même pour Estelle et sa lessive.


A part cela, je suis officiellement devenu un Dieu pour la population locale. Seul le manque de moyens financiers les empêche d'ériger, au centre de chaque bourg, une statue à mon effigie. Les voisins ont en effet adopté mon invention sobrement appelée "meilleur ramasse citron au monde" et la fierté m'emplit lorsque je les vois utiliser le fruit de mon cerveau malade. Je suis donc définitivement le digne descendant d'une lignée prestigieuse de bricoleurs fous : mon grand oncle Marcel BELIN (dit Tonton Marcel) et mon beau-père Jean PAOLI étant les plus connus.
Des grenouilles ont pondu des grappes d'œufs au dessus de notre fontaine. Les têtards, à l'intérieur d'une des grappes, sont assez développés pour qu'on les voie bouger dans leur œuf. J'ai récupéré un aquarium que j'ai posé sous cette grappe. J'espère que lorsqu'ils vont éclore, les bébés grenouilles y tomberont afin de nous permettre de suivre leur développement.
Les évaluations des deux grandes se sont relativement bien passées. Cela nous permet de boire l'apéritif avec un vrai alibi validé par le CIAPA (Comité International des Alibis Pour Alcooliques). Célestine a toutefois oublié de recopier la fin du conte qu'elle devait produire (oui, maintenant, chez nous, on dit produire un écrit, nous sommes presque syndiqués au SNES). Cela a ravi Estelle lorsqu'elle s'en est aperçue.
La vie suit son cours, imperturbable. Nous, on a décidé de la laisser faire.
samedi 5 décembre 2009
Se fondre dans le décors

Partir loin de chez soi, c'est bien. Faire en sorte que son nouveau domicile soit une sorte de nouveau chez soi, c'est mieux.
Cela fait maintenant deux mois et demi que nous sommes arrivés.
Nous avons passé :
. Deux semaines à Cahuita
. Un mois à Playa Chiquita
. Un mois à Punta Uva
La maison n'est pas parfaite mais elle nous convient et nous avons décidé d'y rester pour le reste de notre séjour ici.
En parlant de cela, I&E&Y, qui prennent goût aux vacances, ont le projet de partir un mois et demi en vacances en Mai et début Juin. Nous avons proposé de leur garder leur maison pendant cette période. Au cas où Carl, notre propriétaire, ne voudrait pas nous reprendre par la suite, je suis en train d'échafauder un plan B de derrière les fagots pour aller voir le Machu Picchu (un de mes rêves ultimes) et quelques autres merveilles. Vous conviendrez qu'il serait dommage d'avoir traversé un océan, d'avoir appris l'espagnol et de ne pas en profiter pour tâter du patrimoine sud américain.
Mais ne mettons pas la queue avant l'iguane. Nous sommes, jusqu'à preuve du contraire, chez ce bon vieux Carl pour encore neuf mois et demi. En parlant de Carl et d'adaptation à son nouveau lieu de vie, il est à noter que ce charmant monsieur a adopté tous les caractères de la vie caribéenne. Lors de nos deux seules conversations (dont la dernière remonte à environ trois semaines) il a toujours répondu positivement à mes demandes de réparation du toit (je vous rappelle qu'il pleut dans plusieurs pièces lors des grosses averses) sans jamais faire quoi que ce soit de ce qu'il m'a promis.
Nous faisons donc, comme le sous entend le titre de la note du jour, totalement partie du paysage puisque ce matin, Salina (de Salina et Martina, les gardiens panaméens de la propriété) nous a demandé si nous pouvions aller lui acheter une nouvelle bouteille de gaz au Duende. Comme il est intelligent, il a demandé à Estelle qui, malgré une remontée spectaculaire de ma part, est encore infiniment plus hispanophone que moi.
Estelle (quand on parle du loup), pour sa part, surveille les allées et venues sur la route comme une habitante installée ici depuis plus de trente ans. J'ai pensé lui mettre une chaise derrière la fenêtre, à côté du poêle mais nous n'avons ni fenêtre ni poêle.
Je me suis surpris à dire "chez nous" en parlant de la région. A l'attention de ceux qui pensent (et râlent donc déjà) que ceci est un message subliminal, je voudrai apporter un démenti ferme et sincère : nous ne resterons pas au Costa Rica au delà du 15 Août 2010.
La chaine du vélo d'Estelle est cassée. Nous sommes allés à la ferreteria San Francisco (au San Francisco pour les gens du coin). Etant maintenant hispanophone, j'ai demandé une chaine pour vélo de 26 pouces et un démonte chaine. J'ai payé 3500 colones pour deux chaines et un démonte chaine. Arrivé à la maison je me suis aperçu (dans l'ordre) :
1. Qu'il m'est impossible de changer une chaine sans se pourrir les doigts.
2. Que le vendeur n'a rien compris et qu'il m'a donné une chaine deux fois trop longue.
3. Que le faible prix du démonte chaine est parfaitement justifié puisque l'outil est cassé au bout de dix minutes d'utilisation.
Le CNED me plonge régulièrement dans d'insondables abîmes de désespoir. Si d'un côté, je suis très heureux de participer à l'éducation de mes deux ainées, les manifestations d'évidente mauvaise volonté (et leur cortège de réponses plus stupides les unes que les autres) sont autant de coups de masse dans le mur de patience que je tente, jour après jour de maintenir debout. Nous avons reçu les résultats des premières évaluations de Célestine et les commentaires du correcteur sont positifs. Je cherche donc désespérément à relativiser la désagréable impression qui me pousse, certains soir, à boire mon Imperial presque aussi vite que ne le fait Estelle.
Aujourd'hui nous sommes passés chez I&E&Y où habitent actuellement P&M. Pierre est tellement surpris que des humains (même avec une vue basse) puissent habiter dans le coin depuis deux mois et demi sans avoir encore vu le moindre toucan qu'il croit maintenant que nous le faisons marcher. Il a pour sa part une quantité impressionnante de photos et de films de ces superbes volatiles. Nous sommes ensuite allés chez Stéphanie, Olivier et leurs enfants Ruben et Noah (S&O&R&N à partir de maintenant). Ces français, originaires de la région parisienne, habitent à Manzanillo depuis plusieurs années et y possèdent un petit restaurant : le "Ho la la". Nous y avons pris un excellent petit déjeuner. Si l'un d'entre vous passe à Manzanillo un de ces quatre, ne pas s'y arrêter serait faire preuve d'une indéniable faute de goût. Il faut aussi aller manger chez Maxi que nous n'avons pas testé mais qui a une excellente réputation. La baie de Manzanillo est par ailleurs toujours aussi belle. Ils ont reçu il y a quelques jours des membres de l'organisation de la transat Jacques Vabre. Tous les gringos de la région (je nous compte même si nous ne sommes pas ici depuis longtemps) sont persuadés que le manque d'organisation, la faiblesse des moyens et l'extrême simplicité des infrastructures ont rendu cette première expérience pour le moins pénible pour les métropolitains flottants. Quelle ne fut pas leur surprise d'entendre dire que l'arrivée à Puerto Limon a été la meilleure jamais vécue. L'accueil a été, en nombre comme en chaleur, incomparablement meilleur qu'au Brésil, habituel récepteur des voileux amateurs de café. L'expérience sera d'ailleurs renouvelée encore trois fois.
Nous avons trouvé dans une des dernières édition de "La nacion" (plus grand quotidien du pays), un article (avec photo s'il vous plait) sur l'"attaque" de l'Assemblée nationale par des militants de Greenpeace.
Nous espérons que tout le monde va bien et que l'approche des fêtes de fin d'année signifie un taux d'endorphines supérieur à vos moyennes respectives (ceux qui disent : "t'ain, qui est pédant" ont raison mais rien ne m'arrêtera).
mardi 1 décembre 2009
Papas fritas y pescados
Hier soir nous sommes allés chez Ingrid et Erwann mais il n'y avait ni Ingrid, ni Erwann et encore moins leur fils Youenn. De leur famille ne subsistait que le chien Bassam et le chat dont je ne connais pas le nom.
A la place de cette sympathique famille bretonne, nous trouvâmes (Célestine fricote avec le passé simple ces jours-ci) deux québécois et leur chien de race mexicaine et de naissance costaricaine.
Nulle inquiétude, c'était prévu, I&E&Y sont partis dix jours en vacances et c'est P&M qui gardent leur lodge.
Ça discute velu (avec des Smirnoffs et des gâteaux apéritif, c'est plus facile) et l'heure du repas du soir arrivant au galop (ici c'est possible car il y a plein de chevaux partout voire même au milieu de la route mais toutefois improbable car le galop est une allure rapide et ici rien n'est rapide), nous décidons, Pierre et moi, d'aller acheter des pizzas et des frites.
Le plus "proche" est à Cocles. C'est l'hôtel Totem (qui fait d'excellentes pizzas et autres barquettes de frites) mais il est fermé et nous poussons jusqu'à l'entrée de Puerto Viejo où la pizzeria Mama mia est .......... fermée. On repousse un coup jusque dans le centre de Puerto Viejo (cent mètres plus loin) où le Café Viejo fait de gigantesques pizzas que l'on peut emporter (et en plus ils sont italiens ce qui est de bonne augure). On boit une Imperial en attendant et une demi heure plus tard on repart. Le problème vient du fait que ces satanés italiens (j'en viens à comprendre le geste du bouillant Zinedine) ne font pas de frites. Une des employées du Café Viejo nous indique un endroit qui pourrait nous sortir de ce mauvais pas. Il est 100 mètres plus loin (et en plus dans la direction du retour). On entre, on commande et on prend des Imperial. A cet instant, vous êtes en droit de vous dire :
1. Encore une ? et vous auriez raison. Pierre abuse un peu de la boisson et comme je suis très poli, je l'imite mais cela me coûte énormément.
2. Ben, sont ballots, z'auront jamais le temps de la boire. Tout d'abord je trouve que votre langage gagnerait à être un peu plus châtié mais surtout il vous faut savoir que les trois barquettes sont arrivées 45 minutes plus tard. Nous avons d'ailleurs eu tout le temps de réfléchir aux raisons de ce curieux phénomène temporel :
1. Ils sont allés à San José acheter les pommes de terre et à Puerto Limon acheter l'huile.
2. Ils ont fait pousser les pommes de terre dans un jardin situé à l'arrière.
3. Le cuistot est raide mort et il ne retrouve plus le sel.
4. Ces satanés allemands ont attaqué le Costa Rica qui est, comme vous le savez surement, dépourvu d'armée et le plan d'invasion comprend la cuisine où cuisent nos frites.
Avec tout ça, on a mis plus de deux heures pour acheter deux pizzas (très grandes néanmoins) et trois barquettes de frites. S'il n'y avait pas eu les Imperial, cela aurait pu facilement devenir désagréable.
Autre fait marquant. Hier lors de ma séance de natation (de cinquante minutes tout de même), j'ai fait une rencontre pour le moins surprenante. Pendant mon athlétique retour vers la plage, j'ai rencontré un gros poisson. Voici sa description :
. Longueur : 1 mètre
. Hauteur : 15 cm
. largeur : 8 cm
. Couleur : argenté avec des points noirs à la base de la nageoire caudale
. Nageoires dorsales : une, argentée avec extrémité noire
. Nageoires ventrales : deux, argentées
. Nageoires caudales : une, noire, en deux parties triangulaires
Vous me direz, un poisson dans la mer, rien de très passionnant. Oui, mais ce poisson est resté avec moi un moment, il est venu à moins d'un mètre de mon visage, il n'est pas parti lorsque j'ai fait de grands mouvements pour lui faire peur et surtout, il est revenu me voir deux autres fois et m'a accompagné presque sur le rivage (j'avais pieds quand il est parti).
Vous savez tous que je suis muni d'un légendaire courage et pourtant j'ai bien flippé ma race (comme disent les djeun's). Il faut dire qu'il avait quand même une sale tête. La prochaine fois, je nage en cotte de maille, ce sera un peu moins pratique mais d'un autre côté, cela rendre l'exercice plus efficace.
Pour finir, je voudrai annoncer officiellement l'invention par votre serviteur, d'un outil qui va sensiblement améliorer le bien-être de milliards de personnes : le ramasse citrons.
Nous avons en effet dans le jardin un citronnier qui fait de fabuleux fruits moitié citron, moitié mandarine qui ont la sale habitude de pousser très haut.Une photo explicative arrivera un peu plus tard.
Pour définitivement clôturer, je lance un appel à l'aide. Notre internet déconne depuis quelques jours. Au mieux nous avons accès à nos mails et à Skype mais nous ne pouvons jamais surfer sur la toile (comme le disent les gens qui s'y connaissent).
PS : dans ma liste de la dernière note, j'avais oublié certaines personnes, certains objets et certains concepts. Je m'excuse platement et répare séance tenante ces coupables omissions :
. Frédéric Lefebvre
. Les brocolis
. Eric Besson
. Les œufs en gelée
. Rama Yade
. Les moustiques
. Les néo conservateurs américains de ces dix dernières années
. Les champignons chinois.
. Mon prof de maths de terminale
. Les lunettes qui font mal aux oreilles
Inscription à :
Articles (Atom)

