mardi 11 mai 2010

Tout ça (surtout) pour ça.

Je sais bien que cela sent atrocement l'autofélicitation mais nous ne résistons pas à l'envie de vous envoyer la rédaction en espagnol de la dernière évaluation de Celestine.
Ne vous inquiétez pas pour nos chevilles et nos cranes, nous sommes en tongs et tête nue.

lundi 10 mai 2010

Ca sent le kerozene.




Bonjour a tous et toutes,

Suivant ma nouvelle ligne de conduite, je n'écris plus qu'aux environs des dates importantes ce qui me permet de justifier mon incroyablement faible rythme d'écriture. Aujourd'hui nous célébrons le fait que dans un mois nous serons normalement (si le volcan ne nous en empêche pas) arrivés dans l'archipel des Canaries. Une nouvelle page de notre vie va donc s'ouvrir avec, je l'espère, autant de plaisir que dans la précédente
. Autre raison de prendre le clavier, demain, 11 Mai, nous fêtons Estelle comme tous ceux qui connaissent une Estelle mais avec la conviction d'en connaitre une vraiment spéciale.



Sinon, en vrac :
. Le 30 Avril, nous avons quitté la maison de Carl pour Korrigan lodge et une semaine dans les bungalows Dour et Avel. J'ai, à cette occasion, réalisé un rêve puisque j'ai conduit le BJ de Frédérique. Il est a l'écologie et au confort ce que Luc Besson est aux convictions, mais bon sang que c'est beau et rigolo a conduire sur les routes défoncées du coin.
. Comme nous étions chez des capitalistes sanguinaires exploiteurs des masses laborieuses, je me suis tapé 3 mètres cubes de gravier à étaler dans les parkings du lodge.
. I&E&Y sont partis en bus pour San Jose Samedi matin. A l'heure qu'il est, ils doivent être en France à combattre le froid breton.
. P&M sont depuis une semaine aux iles Caïman. Nous avons vu une photo sur Facebook qui semble indiquer que leur séjour n'est pas uniquement la corvée qu'ils nous ont décrite avant de partir.
. Nous sommes allés voir les tortues avec Abel (notre client-guide) et Stéphanie (ma patronne-amie) sur la plage de Gandoca. Ce sera, je pense, le meilleur souvenir de notre séjour au Costa Rica. On était dans l'obscurité complète et il a plu pendant le retour mais la vision de cette énorme tortue (carapace de 1.55 mètre, envergure de plus de 2 mètres et 300 kilos) juste a cot
é de nous était tout simplement fabuleuse.
. Nous avons établi le contact avec plusieurs écoles de La Gomera et les réponses reçues sont a priori assez positives.
. M&C commencent la construction de leur maison sur leur terrain de Margarita Road. Nous devrons par contre nous contenter des photos.
. Stéphanie a fêté son 21eme anniversaire au Korrigan lodge, et c'était bien.
. L'année du CNED est presque finie puisque les filles en sont à la dixième et dernière séquence. Je ne parlerai pas de la difficulté car c'est Estelle qui s'est presque tout tapé mais les résultats sont très bons et les progrès réalisés incroyables.
. La route qui traverse le parc de Braulio Carillo a été fermée plusieurs jours rajoutant deux bonnes heures aux cinq déjà nécessaires pour aller à la capitale. Pour éviter de nouveaux glissements de terrain, ils ont fait exploser un bout de montagne avec 500kg d'explosifs. Malheureusement, sur les quatre mille camions de gravats qu'ils avaient escompté, seuls deux ont daigné descendre.
. J'ai testé le contrôle technique au Costa Rica avec Erwann. Je me suis ensuite demandé comment font pour rouler les épaves qui constituent 90% du parc automobile du coin. A l'heure ou je vous écrit, je n'ai pas trouvé la réponse.
. Je me suis acheté deux paires de lunettes pour le cinquième du prix d'une seule en France.
. J'ai fait faire un double de clefs pour 600 colones.
. Les quatre filles de la maison ont à nouveau des poux et Sidonie et Paola ont subi une attaque de puces de lit.
. On a vendu Boton de Oro à notre ancienne voisine pour 1.200.000 US$ avec un rabais de 1.200.000 US$.
. On a actuellement deux ordinateur et trois écrans (dont deux de 19 pouces) munis d'une connexion internet lente mais stable et légale. Le luxe.

On vous fait des bises.

Les MEJEAN PAOLI

samedi 17 avril 2010

Une si longue absence

Bonjour à tous et toutes,

Cela fait maintenant très (trop) longtemps que je n'ai pas donné de nos nouvelles et je sais, alors que je commence à peine, que je vais oublier une foule de petits événements qui, lorsque nous les avons vécu, nous ont pourtant paru essentiels.
En guise d'explication et non d'excuses (je déteste les excuses), je citerai seulement mon immense propension à ne rien faire, la douceur de vivre d'ici et ma nouvelle activité qui, du fait de mon incompétence et de mon inexpérience, me prend beaucoup de temps.
Peut-être aussi une mélancolie naissante à l'approche de la fin d'une aventure si riche et dont nous ne soupçonnions pas que le terme arriverait si rapidement. Nous avons vécu tant de choses en neuf mois que le ratio (j'adore les ratios qui ne veulent rien dire) "Découvertes / Temps écoule" a été sans doute presque aussi élevé que celui que nous connûmes durant les premiers mois de nos existences respectives.
Nous nous retrouvons donc empêtrés dans un mélange de nostalgie préventive et de bonheur rétrospectif qui n'est finalement pas si désagréable a vivre.
Mais trêve de verbiage, des faits, encore des faits :


. Nous avons vécu une semaine sainte de folie. Les deux maisons qui nous entourent étaient occupées par ce que Darwin n'aurait pas manque d'appeler "des sous produits de l'évolution" mais qu'humblement nous dénommions "ces cons de Sanjosites". Nous avions le type anglophone à droite qui poussait des "youhouuuuuuuuuuuuu" en applaudissant jusqu'à deux heures du matin, et le type hispanophone à gauche qui poussait des cris de bête à toute heure de la journée et jusqu'à onze heure du soir. Vous ne pouvez imaginer le plaisir que nous avons ressenti après leur départ. Sinon, nous avons découvert la fête de Manzanillo avec ses deux manèges hors d'age. La grande roue appelée ici "Rueda de Chicago" parce que Chicago c'est grand et ça en jette, vaut un voyage de 9000 kilomètres à elle toute seule.




. Nous avons gardé "Korrigan lodge" pendant deux jours alors que les propriétaires s'adonnaient à leurs penchants consuméristes les plus vils dans l'antre de ces "cons de Sanjosites". Nous avons profité de plaisirs qui nous étaient devenus inaccessibles :
. Une baignoire.
. Un grand lit sans tente moustiquaire.
. Un four qui chauffe vite et uniformément.
. Une connexion internet lente mais stable.
. Une balance de cuisine précise (la nôtre ne fait pas la différence entre 100gr et 200gr).
. Un rouleau à pâtisserie.
. P&M sont maintenant et pour six mois, gérants du "Blue Conga" à la sortie de Puerto Viejo. Le sourire immense qui depuis barre le visage de Marise dit à lui seul combien elle est contente de sa nouvelle vie. Les connaissant, nous ne doutons pas une seconde que le même type de sourire barre aussi les visages des propriétaires qui ont trouvé des perles dont ils ne pouvaient soupçonner l'existence.
. Les quatre filles de la maison ont eu droit à une séance de coiffure à domicile avec la maman (italienne) d'Israël qui est en classe avec Paola et Marin. En parlant de sourire, celui qu'arbore depuis Sidonie est à mettre lui aussi dans le Top 10 des plus grands sourires de l'histoire de l'Humanité. La coiffeuse nous a d'ailleurs appris qu'il ne faut jamais savonner l'intérieur d'une cafetière italienne, chose que nous faisions pourtant consciencieusement depuis 7 mois.
. Les évaluations des filles à l'école du Costa Rica se sont très bien passées et celles du CNED aussi, pour notre plus grande joie.
. Paola n'a plus du tout peur des vagues ce qui n'est pas le cas de Marin. Il faut dire qu'elles sont parfois impressionnantes.
. Célestine continue à effrayer tous les conducteurs de la région par sa capacité à traverser la route de façon aléatoire, inappropriée et impromptue. Nos sermons passent sur elle comme la confiture sur la tartine beurrée.
. Nous sommes allés, Estelle et moi, faire un tour à Manzanillo. La soleil brillait tellement que les photos prises sont toutes fabuleuses mais mon dos cramoisi. Bassam, le chien de I&E&Y nous a suivi tout le temps. Pour faire notre tour du village, nous avions emprunté Noah et son sourire ravageur. Mal nous en a pris, il a dormi tout le temps.
. Un matin, sur le chemin de l'école, Paola, assise en amazone sur le porte baguage, a demandé à Estelle si le petit Nicolas S. avait inventé le vélo. Devant la réponse négative de sa maman, elle a demandé ce qu'il avait donc inventé. Estelle a du avouer la triste vérité à sa fille : Nicolas S. n'a rien inventé du tout.
. Sidonie a fait une maquette des quatre cordillères du Costa Rica en pâte à sel. La conservation de l'œuvre dans notre paradis tropical humide n'a pas été simple et nous avons du effectuer plusieurs cuissons.
. Je me sert depuis quelques temps déjà d'un clavier Qwerty sans accents. Je serai reconnaissant à mon immense lectorat qu'il ne fasse part de son incommensurable admiration pour l'abnégation qui ne pousse à faire une centaine de copier-coller de "à", de "ô" et de "é" à chaque message.

Nous envoyons un gros bisou à Jean-Marc qui se remet d'un grave accident de coupe de bois.
Les anniversaires :
. Mamie Odile le 29 Mars : 23 ans
. Mamie Jojo le 08 Avril : 24 ans
. Ingrid le 16 Avril : 33 ans

Portez vous bien.

Les MEJEAN PAOLI

mercredi 24 mars 2010

Jésus est-il goofy ou regular ?

Cette interrogation au faîte de la théologie mondiale, nous est venue suite à une discussion avec Sidonie.
La semaine prochaine est en effet la semana santa (semaine sainte, quand on vous dit que l'espagnol, c'est facile), qui est LA semaine de vacances au Costa Rica. La région se remplit de touristes ticos venus passer du bon temps sur la côte caraïbes. Il parait que c'est impressionnant à voir.
Cette semaine, la dernière avant lesdites vacances, est une semaine d'évaluations à l'école et les deux grandes ont donc un emploi du temps chargé.
L'autre jour, nous discutions de la semaine sainte et Estelle en profite pour faire une interrogation orale surprise sur Pâques. Si les enfants se souviennent bien des œufs, tous les aspects bibliques leur sont étrangers. Estelle explique donc et vient à dire que Jésus finit par monter au ciel. Sidonie, qui a hérité du sens pratique de son père, demande la méthode employée pour monter la haut et commence à faire des essais en prenant de l'élan sur la terrasse. Je l'observe et lui demande enfin quel est selon elle le pied d'appel de Jésus, gauche ou droit, goofy ou regular ?
Sinon, de façon plus terre à terre :
.On a explosé un pneu, usé jusqu'à la corde. J'avais fait une réparation à la Jean-Paoli-Marcel-Belin car il y avait un tel trou que la chambre à air sortait en un magnifique anévrisme. La réparation, pourtant du bel ouvrage, n'aura pas tenu longtemps.
. Sidonie et sa perle. Notre deuxième enfant a passé quinze jours avec une bille coincée au fond du conduit auditif gauche. C'est à l'école que l'insertion a eu lieu et ses tentatives d'extraction n'ont fait qu'aggraver les choses. Elle s'est ensuite bien gardée de nous prévenir. C'est en lui nettoyant les oreilles qu'Estelle a découvert la coquetterie de la jeune fille. Nous avons passé le weekend, sur les conseils du médecin de Puerto Viejo qui était alors à San José, à lui remplir l'oreille d'huile d'olive. Cela n'a malheureusement pas fonctionné et Estelle et Sidonie sont allé chez le médecin, lundi après la classe. L'extraction s'est bien passée et il ne devrait pas y avoir de séquelles.

. Je profite de l'occasion pour dire tout le bien que je pense du médecin de Puerto Viejo. Les deux fois où nous avons eu besoin de ses services, nous n'avons eu qu'à nous en féliciter. Il est compétent, appliqué, disponible, très gentil et patient avec les enfants, il tente toujours de dédramatiser la situation et, chose impensable en France, ne fait pas payer les consultations de suivi. Je rêve, sans y croire, de trouver un énergumène semblable en France.
. Nous sommes allé ce matin en vélo jusqu'à Manzanillo (je n'ai pas mis le pied à terre, alors que mon équipière d'échappée oui). Comme presque à chaque fois que nous allons à Oh La La, les québécois sont arrivés peu après. Ce matin, pour changer un peu, ils avaient apporté les parents de Pierre, venus passer trois semaines dans la région.
. Les assureurs au Costa Rica semblent eux être pires que ceux présents en France. Les formalités nécessaires à la moindre réparation sont telles que les gens préfèrent régler eux même les réparations (S&O vont ainsi payer le remplacement de leur pare brise évitant ainsi une demi douzaine de rendez vous à 50 km d'ici) . Heureusement, ici, l'assurance n'est pas obligatoire.
. Ma vie changé il y a quelques jours lorsque Stéphanie, dont l'ordinateur du restaurant vient de mourir sous les coups conjugués et répétés de la poussière et des embruns, m'a prêté l'écran de 19' qui y était branché. Non seulement, cela me change de mon 10' habituel mais en plus je peux brancher les deux écrans en même temps ce qui constitue un rêve éveillé.
. A l'école, Célestine lit "Le vieil homme et la mer" en espagnol (El viejo y el mar) de Ernest (pas Saison, l'autre, moins connu, qui picolait un peu trop). En Estudio sociales, on est en plein dans la tectonique des plaques. On a aussi préparé un exposé sur "Acento prosodico y acento ortografico").
. Sidonie a eu 100/100 en Français. Nous avons très largement relativisé lorsque nous avons vu les questions. Toutefois, une bonne note est une bonne note. Son 91/100 en espagnol est lui inrelativisable.
. Célestine a chuté en vélo. Son explication est limpide : elle a glissé dans une flaque d'eau.
. Le weekend dernier, nous avons fait une affiche commémorative (photo sur le blog) de la Batalla de Santa Rosa. C'est une date majeure (20 Mars 1856) pour le patriotisme costaricain. Les enfants avaient même une cocarde bleu blanc rouge (le drapeau costaricain est bleu blanc rouge blanc bleu) lundi matin.

lundi 15 mars 2010

Fatche de ! six mois déjà.


Mon mutisme de ces dernières semaines aurait pu trouver une justification satisfaisante si j'avais pu attendre un jour de plus.
J'aurai en effet pu arguer que j'attendais un chiffre rond pour reprendre la clavier mais non, finalement, tout s'écroule comme un château de cartes, je suis simplement à la bourre.
Demain, vous ne le savez surement pas, sera le sixième moiniversaire de notre arrivée au Costa Rica. Six mois donc que nous sommes ici, à ne rien faire si ce n'est essayer de profiter au maximum de la chance que nous avons de vivre cette expérience. Comme à chaque fois, on a l'impression que cela est passé à une vitesse folle et pourtant les chiffres sont là, implacables.
Le pendant obscur de ce constat est que nous partons dans moins de trois mois. Les matheux de mon lectorat vous diront que les deux tiers sont faits et que le séjour n'aura duré en fait que neuf mois (sur les onze initialement prévus) et je les en remercie (on a toujours besoin de matheux près de soi). Nous ne rentrons pas à la mine, il ne nous est donc pas permis de faire la tête. Néanmoins, instinctivement, j'aurai bien fait une petite moue.


A part ça :
. Katie, Morgan et leurs trois enfants sont rentrés de France après un long séjour dans le froid. Nous avons de ce fait perdu 90% du matériel que nous avions chez nous : une voiture, une chaine hifi, un téléviseur, un disque dur multimédia, un balai et un pelle. On était quand même bien contents de les revoir.
. Estelle continue à gérer les cours du CNED et elle se débrouille incomparablement mieux seule qu'avec mon aide (que je croyais pourtant précieuse).
. Je me suis lancé dans le monde merveilleux de la création de sites internet. J'ai comme première cliente Stéphanie de chez Ohlala qui m'a chargé de finir le site de Manzanillo. Je me régale malgré les heures passées sur un écran 10 pouces avec un pad farceur.
. Nous avons fait notre dernière sortie au Panama. Cette fois-ci, nous sommes partis sans P&M. Le déroulement :
1. Départ vendredi 10h00 en taxi réservé par Ingrid qui nous sauve à nouveau la vie.
2. Punta Uva - Sixaola par Paraisio road pour 40 US$.
3. Passage à la douane costaricaine sans encombre et sans faire la queue (nous sommes seuls).
4. Traversée du pont à pieds. En fait, c'est impressionnant car les espaces entre les planches peuvent facilement laisser passer Paola ou Marin. On vise, on se concentre et on passe.
5. La douane panaméenne me force à acheter trois billets Sixaola - San José (à 12 US$ pièce) pour prouver que je ne veux pas m'installer illégalement au Panama. J'obtempère (j'ai failli appeler Dominique de Villepin) et on me tamponne mes passeports.
6. Sixaola - Almirante en minibus pour 40 US$ en compagnie d'un monsieur d'origine allemande très gentil mais qui pèse, selon mes estimations, autant que nous six réunis.
7. Almirante - Bocas town en bateau (Bocas Marine Tours) pour 12 US$. Comme d'habitude lorsqu'il est près d'un moteur qui hurle, Marin s'endort.
8. Bocas town - Saïgon bay (hôtel Bahia del sol) en taxi : 2 US$.
Entre 8 et 9 : trois jours à Bocas del toro.
9. Saïgon bay - Bocas town en taxi : 2,5 US$. C'est 25% plus cher, le taxi était pourri et on a même pris son fils en route.
10. Bocas town - Almirante en bateau (taxi 25) pour 12 US$. Le bureau de Bocas et les bateaux sont un peu moins beau mais le bureau d'Almirante est magnifique et il y a des gilets de sauvetage taille enfant.
11. Almirante - Sixaola en minibus pour 40 US$. On a fait la route avec un surfeur américain et sa copine (Estelle donnait 12 ans au jeune homme) et le fils fashion-victim du chauffeur. Le minibus était pourri et il a essayé de me faire payer 50 US$ (en rêve).
12. Passage des douanes sans problème et du pont avec des sueurs froides (cette fois un gros camion nous a dépassé au milieu en nous rasant les moustaches). A la douane du Panama, j'ai rencontré un motard français qui descend tout le continent en trail BMW avant de remonter jusqu'au Mexique.
13. Sixaola - Punta Uva en taxi partagé pour 30 US$.
Je profite de l'occasion pour parler des taxis à Bocas. Les tarifs sont simples : c'est 0,50 US$ par personne et par course, quelque soit sa longueur. Pour les parisiens qui voudraient se suicider, je voudrai rajouter que les deux petits n'ont jamais payé.
. Sinon a part ça on a passé un excellent séjour chez Jack et Lee (même endroit que la dernière fois). On a eu beaucoup moins de pluie ce qui nous a permis de visiter. On a vu :
. Des dauphins.


. Bastimentos.
. Solarte.
. Des grenouilles rouges.
. Des dizaines d'étoiles de mer de trente centimètres de diamètre.
. Des plages paradisiaques.


. Marin est tombé à l'eau à l'hôtel (qui est donc sur l'eau) mais Estelle, qui était à côté, est arrivée en même temps que lui au niveau de la surface.
. On a testé de nouveaux restaurants dont l'excellent "Lemmongrass" et ses mojitos de la mort avec ses amuses gueules qui tuent.
. Profitant du wifi rapide, on a mis plein de nouvelles photos sur l'album Picasaweb.
. Les québécois ont donné le coup d'envoi d'une guerre terrible qui va, à n'en pas douter, donner lieu à de féroces batailles. Soyons beaux joueurs, le premier coup ne manquait ni d'ingéniosité, ni d'efficacité, ni de classe. Le niveau est élevé mais nous relevons le gant.

On espère que vous allez tous très bien.
On vous fait des bises.

mardi 2 mars 2010

L'aventure est au bout du chemin.


Comme vous le savez peut-être, hier, je suis allé chercher les parents d'Olivier à San José.
Comme nous sommes, Estelle et moi, des professionnels de l'organisation, nous avons fait une liste des courses à faire et un liste des choses à prendre.
Le déroulement a été le suivant :
. Départ 07h40 de la maison, comme prévu ..... Ok
. Route jusqu'à l'entrée du parc de Braulio Carrillo sans encombre et dans les temps .... Ok
. La route qui traverse le parc est fermée à cause d'un glissement de terrain. Le policier me dit que les deux routes (San Carlos ou Turrialba) sont de durée identique soit encore quatre heures (il me restait une grosse heure normalement) .... pas Ok
. Le GPS ne trouve pas San Carlos (normal, j'apprends plus tard que cette charmante bourgade s'appelle maintenant Ciudad Quesada qu'Estelle s'obstine à appeler la Cité du fromage alors que fromage c'est queso et pas quesada) et m'ordonne de faire demi tour pendant les deux heures suivantes .... Pas Ok
. Je retire de l'argent au distributeur automatique de La Virgen où deux jeunes femmes se battent à mains nues au milieu de la route et sous l'œil amusé de tous les hommes de l'assistance (oui, sauf moi, je suis pas comme eux, moi, madame) .... Ok
. Je fais le plein à San Miguel et le pompiste me dit Pura Vida lorsque je démarre .... Ok
. Comme le parc est fermé, il y a du monde sur la route, dont nos amis camionneurs qui ont beaucoup de difficultés à se croiser sur les petites routes de montagne d'où de fréquentes pauses propices à la méditation transcendantale .... moyen Ok.
. A partir de Ciudad Quesada, c'est pluie et brouillard mais ça roule mieux et ça finit sous le soleil à Najanra .... Ok.
. Pas de bouchons à San José et je tombe pile sur le CCCAC grâce au GPS .... Ok.
. Passages hyper efficaces au Price Smart (j'ai donc la même tête de narcotraficant que le dealer de crêpes de Manzanillo) et à l'Hipermas .... Ok.
. Récupération à 18h30 de abuelo y abuela et départ vers la maison. J'ai demandé à un taxi s'il savait si la route à travers le parc était ouverte. Il m'a répondu "Claro que no". Je m'en fous, je parle moyen l'espagnol, je tente .... Ok.
. La route du parc est ouverte mais c'est nuit + pluie + brouillard. Quand il y a des voitures et des camions devant, je repère un bout droit sur le GPS puis je déboite et je scrute pour voir s'il y a des feux en face. Je ne me suis pas fait que des amis sur la route mais j'ai l'habitude, en France je suis immatriculé 30. Quand il n'y a personne, on ne voit plus la route alors je conduis avec le GPS. On s'en sort. .... Ok.
. Le reste est plus facile et au passage de Cahuita, l'ETA (Estimated Time of Arrival) est de 23h20. .... Ok.
. Quelques kilomètres plus tard, je perds l'arrière : pneu arrière gauche crevé. Quand je sors pour changer la roue, j'entends le pneu arrière droit siffler. Les Hyunday sont mal foutues, nous n'avons qu'une roue de secours. .... Pas Ok.
. Je roule au pas jusqu'à la station service de Hone Creek (fermée mais gardée et éclairée) et j'appelle Olivier qui vient récupérer ses parents. .... Ok.
. Je dors dans la voiture pour ne pas la retrouver désossée le lendemain. .... Moyen Ok.
. Je suis à 07h10 chez le réparateur de pneus qui ouvre à 07h00 mais qui aujourd'hui ne sort de son lit qu'à 07h40. Il n'a pas de voiture mais une moto. Il siffle la première voiture qui passe, m'y met avec un cric et me dit qu'il arrive. ..... Ok.
. Il arrive 40 minutes plus tard et le verdict est sans appel. Il faut acheter des pneus. Il n'en a pas mais il siffle la première voiture qui passe dans la station service. .... Ok.
. C'est un ami accompagné de sa femme et de son jeune fils dans un pick up dont les morceaux, rouillés, tiennent par magie. Il connait un endroit où il y a des pneus. Il peut m'amener à Chase (qui est en fait un bout de Panama de l'autre côté de la frontière,le rio Sixaola; où tout est moins cher. Vaya con dios. .... Ok.
. On s'arrête à la banque à Bribri où il y a une queue de 45 personnes pour entrer et une queue de 20 personnes pour le distributeur automatique. L'argent sort quand mon tour arrive. Le vent est-il en train de tourner ? .... Ok.
. Je conseille à tout être humain d'aller un jour à Chase. C'est rien au milieu de nulle part avec de la jungle partout et un rio avec des crocodiles au milieu. Trois bicoques. Dans la notre, plein de trucs pas chers mais qui ne valent pas plus. Sept ou huit employés dedans, trois dehors qui construisent un nouveau bâtiment et à l'entrée, splendide, un appareil à karaoké de 3600 W (389 US$ si vous êtes intéressés) qui hurle des sourates du Coran vers la jungle. Comme on a attendu une bonne demi heure, j'ai essayé de profiter au maximum de l'instant, spécial entre tous. On est aussi reparti avec des pneus Dunlop. .... Ok.
. On rentre à Hone Creek et là, l'histoire bafouille puisque tout s'enchaine sans temps mort. .... Ok.
. Je repars vers la maison je retrouve Estelle et les enfants alors qu'ils montent dans la voiture d'Olivier. Je les récupère ainsi qu'un bidon de 40l d'essence pour la morganmobile.

Cela fait 28 heures que je suis parti, l'Imperial, lorsque je la savoure enfin, a un goût divin.

Portez vous bien.

mardi 23 février 2010

Les cowboys, les indiens et l'amour

Sur notre carrelage

Les questions de sécurité sont un point important de la vie au Costa Rica (bon, maintenant on a Laura "firme y honesta" donc cela va rapidement aller mieux mais en attendant) :
. San José est une accumulation de petites prisons d'habitation et de grands immeubles sécurisés.
. Le reste du pays pense que la région caraïbes est bien pire que les quartiers chauds de Los Angeles.
. Soyons honnêtes : ici, tout ce qui a un peu de valeur et qui n'est pas soit enfermé, soit attaché, soit surveillé a de grandes chances de disparaître.
Toutefois, nous vivons ici depuis maintenant plus de cinq mois et nous ne nous sentons pas plus inquiets qu'en France.
Un truc peut toutefois mettre les gens sur la mauvaise route : les vigiles ultra-armés des vendeurs itinérants. Cela a l'air nébuleux, je vais développer un peu. Ici, tous les commerçants, tous les hôtels et tous les restaurateurs, aussi petits soient-ils, sont livrés par une myriade de camions qui passent inlassablement sur les chemins défoncés qui nous servent de routes. Légumes, gâteaux, produits laitiers, boissons alcoolisées ou non, conserves, papier toilette et balais à chiottes ... tout arrive avec ces petits camions et leur chauffeur accompagné de deux livreurs ce qui a beaucoup amusé papi Roland qui a trouvé le ratio force de manutention / volume de marchandises particulièrement faible. Il faut dire que les salaires sont si faibles que cela ne vaut pas la peine de se priver. Et ils sont parfois accompagnés d'un vigile avec gilet pare-balles et fusil à pompes. C'était le cas il y a quelques jours devant le Duende et bien je peux vous dire qu'Estelle, pourtant totalement raide à cette heure avancée de la journée (10h35 du matin), s'est beaucoup mieux tenue qu'à l'accoutumée. Il devait y avoir pour 10.000 euros de marchandise dans le camion mais il était presque aussi bien gardé qu'un fourgon de la Brinks.
Sinon à part ça :
. Cela fait aujourd'hui 14 ans que j'ai la chance de partager la vie de mon alcoolique préférée. Le coût prohibitif de son addiction n'est rien en comparaison du plaisir que j'ai à vivre à ses côtés.
. Nous allons fêter dignement l'évènement au restaurant "La pecora negra" de Cocles.
. Nous avons mangé hier au restaurant "El refugio" avec trois québécois d'un coup. De façon tout à fait inexplicable, ce fut tout à fait plaisant. La nourriture, le cadre et les hôtes y sont parfaits. Les québécois étaient écarlates d'avoir passé les heures les plus chaudes de la journée à marcher sur une plage superbe mais sans ombre.
. Je vais aller faire un tour à San José récupérer des grands-parents (pas à nous) et faire quelques courses. Je remplace les canadiens qui, débordés par leurs importations de compatriotes, n'ont plus de temps pour aller passer leurs 72 heures règlementaires au Panama.
. Il fait aujourd'hui une chaleur de folie. Les enfants sont rentrés trempés de l'école ce qui n'a pas empêché Marin de courir comme un malade autour de la table en criant "décollaaaaaaaaaage".
. Comme il fait super chaud, Pacho (le frère de Marisela) s'est dit qu'il serait judicieux de passer la débroussailleuse (ici on dit chapiador). Il est habillé de bas en haut avec chaussures de protection et chaussettes, pantalon et teeshirt à manches longues plus un teeshirt sur le tête, une visière de protection et un épais tablier en plastique. J'ai failli aller lui gueuler dessus car même sous le ventilateur, il me donne chaud.
. Katia finit de travailler ici Dimanche. Lundi, après 8 bonnes heures de repos suivant trois ans de travail ici, elle attaque comme caissière au Pali. Elle est très contente car c'est à 200 mètres de chez elle alors qu'ici c'est 10 bornes aller et retour de vélo ou de bus chaque jour. On est donc bien contents pour elle.
. Ruben a attaqué l'école Lundi et comme prévu cela se passe mieux pour lui que pour sa mère.
. C'est officiel, nous serons au Korrigan lodge à partir du 01 Mai et ce jusqu'à notre retour en Europe.
. Un relevé scientifique nous a permis d'arriver à la conclusion suivante : les gens roulent de plus en plus vite dans le coin. Il se peut que les résultats soient faussés par notre passage de la voiture au vélo. Je refais mes calculs et je vous donne le résultat définitif.
. On a choisi notre logement à la Gomera : Villa Agulo à ..... Agulo (celui qui a choisi le nom de l'endroit a dû faire de sales études et doit être méchamment payé).
. Je connais presque par cœur l'hymne national du Costa Rica. Dès qu'il est totalement assimilé, je me mets à celui de l'Espagne.
. Pour ceux qui veulent voir la future classe des enfants, un petit lien.
. Hier, la leçon de français de Sidonie parlait de haikus. Je vous donne une de ses créations (sortie aux forceps) :
Le ruisseau dans le ciel
Me renvoie mon image
Pourquoi suis-je là-haut ?

C'est tout pour aujourd'hui, je vais casser la gueule à Pacho qui continue à bosser pour me narguer.

Feliz dia.

samedi 20 février 2010

Regalo de Dios et "Fallait pas la ramener"


Chacun d'entre nous arrive sur terre avec des prédispositions voir, un don. On pourrait même appeler ça, un cadeau de Dieu. Vous vous dites que je suis tombé dans le religieux et vous auriez tort, j'ai par contre un voisin religieux. En effet, nous avons un vecino (c'est pratique d'avoir deux langues quand on est à court de synonymes) qui a pensé à décorer sa voiture avec un magnifique pare soleil teinté (vous savez, la bande collée en haut du pare brise qui sert à calmer les ardeurs du soleil et à faire passer des messages philosophiques comme "GTI" ou "J'aime Solange"). Ben mon voisin, qui n'a pas de quoi se payer une voiture GTI et qui n'est pas non plus attiré par Solange (que je salue), il a un pare soleil avec marqué "Regalo de Dios" dessus, et c'est la super classe.
En parlant de regalo de Dios, il faut que je vous parle du mien. Personnellement, je trouve que c'est un regalo mais mon entourage parle plutôt d'une malédiction. Cela consiste en fait à avoir une idée pourrie toutes les 15 minutes et à agir ensuite pour la mettre en pratique même si les probabilités de succès sont très voisines du zéro absolu.
En ce moment, par exemple, je suis en train de faire les plans de ma future maison qui sera sur deux niveaux d'où la nécessité d'avoir un terrain au moins en pente et pourquoi pas en terrasses. Le problème vient du fait que je n'ai pas ce terrain mais cela ne me freine pas plus que cela. Je suis donc en train de chercher des terrains à vendre dans des endroits où je ne suis jamais allé. Heureusement, ma tâche est rendue beaucoup plus facile par des amis capitalistes sanguinaires exploiteurs des masses laborieuses : Sergey Brin et Larry Page. En effet, grâce à Google Earth, je peux voyager dans le monde entier à moindre frais (surtout qu'en ce moment je ne paie pas mon accès internet).
Le truc rigolo c'est que quand une de mes idées moisies se réalise (sur ces bases sablonneuses), c'est vraiment rigolo à vivre. Dernier exemple en date : notre séjour d'un an au Costa Rica en n'ayant jamais posé le pied au Sud de New-York.

Deuxième thème de ce jour : la malédiction qui touche ceux qui ouvrent un peu trop leur bouche. Dans une des dernières notes de mon cru, j'ai cru (ah !) bon de vous jeter au visage les exceptionnelles conditions climatiques que nous vivons alors. Bien mal m'en a pris puisque depuis, le temps est beaucoup moins ensoleillé et la pluie ne se cantonne plus aux heures obscures.

Sinon en vrac :
. Certains de nos enfants trouvent qu'Estelle sent parfois l'œuf au plat.
. On va manger ce soir au Refugio avec I&E&Y.
. Salina a réparé en deux minutes ce que j'ai mis des heures à ne pas réparer.
. Marin vient de se mettre à l'espagnol.
. On n'a rien fait pour la Saint Valentin mais avant hier matin, on a marché main dans la main tous les deux entre Arrecife et Manzanillo (c'est beau l'amour, hein ?). Oui, après, on a bu une Imperial les yeux dans les yeux et c'est ça aussi l'amour, mais chez les alcooliques.

On vous love comme disent les jeunes sans vocabulaire.

lundi 15 février 2010

La mère Denis


L'immense majorité de mon lectorat connait bien entendu cette icône française qui a permis de lier à jamais dans notre inconscient collectif des notions pourtant à priori fort éloignées : le plaisir et le lavage du linge à la main.

Voyageant de par le monde avec mon bout d'inconscient collectif à moi, c'est la fleur au paquet de lessive que je me suis attelé, il y a de cela déjà quelques jours, à un nouveau hobby : le mèredenisme ou lavage du linge à la main.
Afin de mettre un terme précoce aux railleries qui ne sauraient tarder à fuser, je voudrai dès à présent dire que non seulement le Costa Rica est rempli de lave- linges mais qu'en plus ils sont de taille américaine (jusqu'à 16kg pour laver tous les teeshirts tachés de crème glacée fat-free des petits enfants obèses des chez nos amis d'au dessus) et parfois couplés avec un sèche-linge de taille équivalente.
Non, si j'ai décidé à mon tour de rendre hommage à notre idole à tous, c'est que les uniformes des enfants sont colorés et costaricains. Je me doutais donc que lors du premier lavage, une part non négligeable des pigments bio-naturels-durables-chimiques présents dans le modèle neuf se feraient la malle avec l'eau et la lessive. Je ne vous donnerai pas le résultat mais si certains d'entre vous vont sur la côte atlantique ce printemps, faites attention en vous baignant, il se peut que vous ressortiez légèrement violacés.

A part ça on a fixé la date de notre retour en Europe. Ce sera le 10 Juin 2010. Le départ se fera donc de San José le 09 Juin à 17h20. La nouveauté tient dans le fait qu'au lieu d'atterrir à Marseille, on a opté pour Ténérife. Je suis d'accord, c'est moins pratique pour rejoindre Connaux, c'est pourquoi nous allons passer deux semaines à la Gomera. Il ne nous reste plus qu'à trouver un logement dont le tarif ne nous oblige pas à porter en permanence un panneau lumineux "Je suis un gros pigeon".

Sinon il semble que l'hiver continue à être exceptionnel en France. Nous avons reçu des photos de la Croix de Bauzon qui semblent tout droit sorties du grand nord canadien. Comme il y avait papi Roland et mamie Odile au milieu, on a fini par y croire (mais bon cela a été dur).

En vrac :
. J'ai rasé la tête de Marin et la mienne.
. La roue arrière de Sidonie est morte.
. On a fini de payer ce qu'on devait à l'école. J'espère que mes enfants me rapporteront plein d'argent plus tard parce que l'investissement est important.
. Rouler en vélo par temps chaud donne très chaud (je suis et reste un scientifique de premier ordre).
. Ingrid a changé Youenn d'école mais elle est autant à la bourre qu'avant (la honte ces bretons).
. On a rencontré des français sympas (faut dire qu'ils ne sont pas bretons).
. S&O&R&N sont à San José.
. Laura "firme y honesta" Chinchilla est notre présidente. Je suis d'accord, son nom de famille craint un peu mais c'est toujours mieux que d'avoir Nicolas S.

On vous bise.

vendredi 12 février 2010

Manpower au Costa Rica


Peu d'entre vous savent que nous sommes référencés sur le site Expat-blog et pourtant ces mêmes personnes vivent une existence tout à fait normale (ce qui pourrait, au premier abord, paraître étrange).
Ce site est pourtant la source d'une part non négligeable des quelques visites que nous recevons.
Il y a quelques temps, j'ai été contacté par une dénommée Leylen, argentine de son état, qui voulait des renseignements pour venir s'installer ici. Elle avait trouvé notre blog par ce même site spécialisé en personnes parties, le plus souvent, rien foutre à l'autre bout de la terre. Ma réponse fut brève car en espagnol et consistait à lui conseiller de prendre contact avec Patricia, notre argentine préférée et propriétaire du soda "La Biela".
Il y a deux jours, en arrivant chez Patricia, nous l'avons trouvée avec une jeune femme qui n'était autre que Leylen, laquelle travaille maintenant au soda. Toutes les deux nous ont remercié et c'est alors que nous avons décidé, prenant conscience de nos dons immenses en la matière, de monter une agence de travail intérimaire. Un bonheur n'arrivant jamais seul, Patricia a enfin l'adsl et propose le wifi à ses clients.

Sinon à part ça, les enfants ont repris le chemin de l'école. Tout se passe très bien et la nouvelle équipe enseignante semble aussi professionnelle qu'agréable. Les classes sont malheureusement surchargées comme le montrent les statistiques suivantes :
. Materno (Marin) : 3 élèves
. Preparatorio (Paola) : 8 élèves
. Tercer grado (Sidonie) : 8 élèves
. Cuarto grado (Célestine) : 6 élèves
Nous avons pensé occuper l'établissement pour obtenir l'ouverture d'une classe supplémentaire mais il fait trop chaud pour ce type d'activité contestatrice.
Cette année nous avons un "uniforme" qui consiste en un teeshirt bleu du Lundi au Jeudi et un teeshirt orange pour le Vendredi. Il faut un bas bleu marine (bermuda ou pantalon) que nous n'avons pas encore trouvé (demain, nous allons à Bri-Bri). Les tongs sont interdites mais pas les crocs (nous avons eu peur qu'ils imposent des chaussures fermées).
J'ai repris le chemin de la mer et Estelle est retournée à ses cours de yoga.
Je suis désolé de devoir vous le dire mais il fait ici un temps absolument fabuleux. Le ciel est la plupart du temps d'un bleu immaculé et pour éviter que la sécheresse ne nous atteigne, le ciel a l'heureuse idée de nous envoyer presque quotidiennement une pluie bienfaisante mais nocturne (c'est important pour nous qui nous déplaçons à vélo et faisons sécher le linge sur un fil).
En parlant de vélo, Célestine sait maintenant remettre une chaîne en place, chose dont je pensai qu'elle ne serait capable que dans une quinzaine d'année.
Ne vous méprenez toutefois pas, ce n'est pas le paradis ici. La preuve : aujourd'hui internet ne marche pas et je suis en train de me demander si nous avons de l'Imperial au frais (une goutte de sueur perle sur mon front tandis que mon rythme cardiaque accélère).

Je m'en vais donc vérifier l'état de fraîcheur de ma boisson préférée.

Excellente journée à tous.

lundi 8 février 2010

Un long fleuve tranquille

e vais tout de suite couper la luzerne sous la charentaise de ceux qui auraient vocation à râler à propos du rythme actuel de publication plus que relâché.
Oui, j'ai une grosse flegme, j'en suis conscient et rien n'est actuellement prévu pour y remédier.
Je ne suis pas particulièrement en quête de circonstances atténuantes mais néanmoins :
. Nous avons eu la visite de Mamie Danièle puis de Papi Roland et Mamie Odile. Je n'apprendrai à personne que la gestion à l'étranger des personnes du deuxième âge et demi est une activité très plaisante mais prenante.
. Nous venons de concrétiser une de mes idées moisies qui va chambouler notre planning et nous faire rentrer un peu plus tôt soit mi Juin 2010.
. Nous avons fait des bonds de géant au niveau du CNED (grâce à l'aide précieuse desdites personnes du deuxième âge et demi).
. On a fait pas mal de visites, on a souvent mangé au restaurant et ce qui devait arriver, est là : le budget prévisionnel est en train de prendre une sale claque dans la tronche. Vous me direz : "A quoi vous attendiez-vous en recevant des capitalistes sanguinaires ?" que vous auriez parfaitement raison. Ces gros propriétaires terriens, c'est cher à suivre.


Sinon à part ça :
. Suite à une visite au siège social de chez Ohlala, nous avons été sensibilisés au problème de la dengue. Je pensai que la dengue, c'était au Nord de Puerto Limon mais Stéphanie m'a dit que l'année dernière, Manzanillo avait eu 80 cas. Comme on a une fontaine d'eau stagnante à la maison et que j'ai trouvé ce matin un moustique zébré des pattes (blanc et noir, ceux qui filent la dengue), on a commencé à vider la fontaine aujourd'hui. Heureusement, je suis le fils spirituel de tonton Marcel et de Jean Paoli. J'ai donc pris une pompe d'aquarium de l'ancien locataire que j'ai fixé à la TMJP (Tonton Marcel Jean Paoli) avec un élastique à un tuyau d'arrosage et il ne reste plus que 6 ou 7 cm d'eau au fond. Sidonie inquiète, s'est renseignée. Après avoir bien écouté mes explications elle en a fait une synthèse personnelle: "Alors quand il nous pique, après on est dingue ?".
. J'ai vu un truc complètement fou passer devant chez nous : une Porsche Boxter. Quand on sait l'état des routes, on a du mal à imaginer qu'une même personne ait simultanément autant de connerie et d'argent. Le même jour, nous avons appris que le salaire minimum n'est pas de 1000 colones mais 750 colones. Dès que j'ai le temps, je calcule le prix de la Porsche en nombre d'heures.
. Nous sommes allés à l'inauguration de la nouvelle école de Jutta, Mi jardin, qui est très jolie (juste à côté de chez P&M). Nos craintes étaient fondées, on ne peut pas se fier aux gens originaires du Nord de Saint-Privas. Ruben et Youenn, avec l'ignoble complicité de leurs fourbes parents nous ont sauvagement abandonnés et s'y sont inscrits. Bon, on a les boules, il y a un avion et un trampoline.
. Ce matin, nous sommes allés à l'école (oui, je sais, il est temps, la rentrée c'est Mercredi) et on nous a donné les listes de matériel à fournir (dont une brosse à dents, du dentifrice et du papier hygiénique pour les deux petits). Nous avons aussi acheté nos superbes uniformes (un pour les cours, un pour le sport). Je dois dire que cela est plus en rapport avec notre standing de capitalistes sanguinaires exploiteurs des masses laborieuses. Comme ce sont de simples tee shirts (un bleu, un orange), nous allons demain acheter les bas qui iront avec.
. On a eu une grosse pluie cette nuit et c'est maintenant définitif, le toit est étanche. Nous n'avons par contre plus de sèche linge et notre nouvelle machine à laver ne fonctionne pas plus de 5 minutes d'affilée. Ce n'est pas grave, nous avons toujours ceux de Carl. Ledit Carl a troqué son gros pick up contre un 4x4 normal, ça fout vraiment la honte.
. P&M ont commencé l'importation illégale et massive de québécois. J'en ai rencontré deux. Ils buvaient de la bière et (donc) avaient l'air sympathiques mais vous savez, avec ces gens il vaut mieux faire attention. On est plus méfiants maintenant, on s'enferme la nuit tombée.
. Pas de nouveau supermarché à Puerto Viejo depuis plus de deux mois. On commence sérieusement à se faire du soucis.
. La station service de Hone Creek n'est toujours pas ouverte.
. Aux dernières nouvelles, M&C arriveront en Mars.
. Marin a eu une méchante infection au genou et nous sommes allés trois fois chez le médecin de Puerto Viejo (très gentil d'ailleurs, 30 US$ la première consultation et les suivantes sont gratuites). J'ai personnellement enlevé une quantité impressionnante de pus mais c'est surtout qu'il avait peur qu'une mouche ait pondu à l'intérieur. On a un peu flippé mais finalement tout s'est bien terminé (les antibiotiques, c'est pas automatique, mais bon, ça dépanne un peu).
. Sidonie a eu une sorte de gastro. Elle a fertilisé les canaux de Tortugero en vomissant du bateau lors du trajet Moin-Tortugero. En parlant de cela, nous conseillons vivement à tout le monde d'aller faire un tour à Tortugero. Les canaux sont absolument magnifiques et la faune est plus que riche.
. Notre deuxième passage à Arenal ne nous a pas permis de voir le volcan. On a donc picolé dans les piscines chaudes et on a fait du canopy. Les photos prises n'étant pas trop à notre avantage, on espère que Papi Roland et Mamie Odile vont paumer le CD.

C'est tout pour ce soir.

Labizatous (bonsoir Jean-Luc).

mardi 2 février 2010

Still alive

Bonsoir,

Nous sommes à Arenal, à l'hôtel "Tres lagos" et nous venons de finir de manger.

Notre visite de Tortugero a été fabuleuse (si vous venez au Costa Rica et que vous ne visitez pas Tortugero, on ne vous parlera plus).

Il y a beaucoup de nuages, nous n'avons donc toujours pas vu le volcan mais nous gardons espoir.

On a eu un mail très agréable à lire de la part de Marie-Odile (on vous en parlera plus tard).

On vous embrasse.

Les MEJEAN PAOLI

lundi 25 janvier 2010

Abuela y abuelo.


Comme vous le savez déjà, papi Roland et mamie Odile sont au Costa Rica depuis le 16 Janvier.
Leur acclimatation s'est remarquablement bien passée et ils semblent prendre beaucoup de plaisir à être ici.

Ils ont, dans le désordre et en une semaine :
. Visité le parc de Cahuita avec les québécois. Nous sommes ensuite allés prendre l'apéritif chez un italien qui a un petit établissement à l'ancienne entrée du parc (sur la route Cahuita - Puerto Viejo). C'est très joli, très calme, très agréable et très bon.
. Mangé des crêpes chez Ohlala.
. Fait des courses au Duende, au Mega Super et au Pirripli.
. Mangé des langoustes chez Maxi.
. Testé le pain de chez Maïo.
. Visité la jungle après Manzanillo.
. Testé toutes les plages entre Punta Uva et Manzanillo.
. Fait du vélo sur nos routes défoncées.
. Mangé chez Pizza Hut à Puerto Limon.
. Visité le refuge pour animaux de Cocles (une première pour nous aussi et une excellente adresse que nous recommandons vivement).
. Papi a adopté l'Imperial et le hamac, mamie la Smirnoff Ice rouge.
. Fait, à pieds et avec Sidonie, Manzanillo - Arrecife par la plage.
. Fait le marché du samedi matin à Puerto Viejo.
. Ecouté des chants à l'église évangélique de Puerto Viejo.
. Testé les stations services légales et illégales.
. Vu plein d'animaux.
. Admiré un élagage à la tico (découpe à la machette, à 15 mètres du sol, tenu par une mauvaise corde après être monté à la force des mains). Papi en est resté scotché dans son fauteuil.

Nous avons, avec le concours d'Ingrid, réservé notre voyage pour les ramener à San José :
. Forfait deux jours/une nuit à Tortuguero. Agence Terraventuras (Puerto Viejo) avec transport jusqu'à Arenal (départ de la maison).
. Deux nuits à l'hôtel "Los lagos" où nous espérons bien voir le volcan cette fois-ci.
. Transfert en minibus Arenal - San José
. Une nuit à l'hôtel "Adventure inn" car les autres étaient pleins ou dépourvus de chambres pour quatre personnes.

Il fait un temps splendide depuis leur arrivée et ils n'ont pas vu une goutte de pluie de jour.

Durant nos vacances (je sais, c'est très méchant de ma part mais nous avons des vacances durant nos vacances), Marisela a fait nettoyer le toit mais l'absence de vraie pluie ne nous a pas permis de tester son l'étanchéité potentiellement retrouvée.

Ici donc, tout va bien, on espère évidemment qu'il en est de même pour vous tous.

A bientôt.

dimanche 17 janvier 2010

Ils sont là !

Bonjour à tous,

Après un long voyage, nous les avons récupérés à l'heure prévue.

Ils sont en forme et ils ont un peu dormi cette nuit, j'espère que cela leur permettra de profiter du paysage lors du transfert vers Punta Uva.

On vous embrasse.

A très bientôt.

Les MEJEAN et les MEJEAN PAOLI

samedi 16 janvier 2010

On the road again

Papi et mamie doivent normalement être en train de patienter chez W.
Nous sommes au restaurant "Las tres hermanas" entre Playa Grande et San José. Ce restaurant sert de succulentes viandes au barbecue (nous sommes dans le pays des cowboys) et possède à l'entrée deux statues géantes (une vache et un singe) qui en plus font du bruit. La quasi totalité des clients se font photographier devant.
Il fait encore très chaud, on attend la vallée centrale avec impatience.

Bon, ça y est, on est à San José dans un hotel sans fenêtres sur l'extérieur. Comme le wifi est gratuit et fort rapide, je ne dis rien mais bon, c'est tout de même assez bizarre comme concept.

Je profite donc de la civilisation pour envoyer plein de photos sur notre album picasa.

Aux dernières nouvelles, Odile et Roland MEJEAN volent vers San José.

jeudi 14 janvier 2010

Alors, cette côte Pacifique ?

Vous connaissez tous ma propension à tirer des conclusions sur la base d'observations pour le moins partielles.
C'est donc après seulement un jour sur place et la visite d'une seule plage que je peux dès à présent vous parler, en toute (mé)connaissance de cause, du Nord de la côte Pacifique du Costa Rica.
Mes conclusions sont les suivantes (soyez attentifs, c'est du haut niveau) :
"C'est bien mais je n'y vivrait pas" ou encore "C'est sympa pour les vacances".
Tout est tellement différent par rapport à l'autre côté que s'en est surprenant :
. Le soleil se couche dans la mer, chez nous il s'y lève.
. Les maisons sont grandes, en dur, manucurées, barricadées (pas comme à san José quand même) et sous alarme.
. La végétation est incomparablement moins luxuriante sur la côte Ouest. Pour les initiés, cela ressemble à la Grande Motte en plein été.
. Les plages sont belles, larges mais les courants sont violents et il n'y a pas de végétation pour se protéger des attaques (violentes) du soleil. Les enfants eux se régalent à chercher des coquillages dans le sable. La couleur est aussi moins belle que par chez nous.
. Ici, les serveurs des restaurants parlent spontanément anglais et il faut leur répondre plusieurs fois en espagnol pour qu'ils s'y mettent enfin.
. Ici, les gens viennent en vacances, de l'autre côté, les gens viennent pour y vivre, c'est je pense la différence fondamentale d'où découlent toutes les différences qui ne sont pas strictement environnementales.
Par contre, la description que nous avait fait Jean était à mon avis exagérée. Nous n'avons pas vu de grand bâtiment et la densité des habitations est assez faible.

Sinon :
. Le restaurant de l'hôtel "Bula-Bula", "The great Waltini" est effectivement excellent, le guide "Lonely planet" était dans le vrai.
. Nous n'irons pas voir pondre les tortues car ces flemmasses ne commencent qu'à partir de 23h00 et n'ont pas d'obligation de résultat. Si j'étais un capitaliste sanguinaire exploiteur des masses laborieuses, je dirai qu'elles ont un emploi de fonctionnaire. Par ailleurs le musée des tortues a fait faillite donc pas de visite. On va donc continuer à ne rien foutre en attendant de repartir.
. Les enfants passent leur temps dans la piscine et les adultes lisent.
. Sur TV5 monde, on a vu que B. Obama veut taxer les banques. Marin a violemment réagi à cette annonce qui va à l'encontre de tous ses principes capitalistes ultralibéraux. Pour marquer sa désapprobation il a décidé d'arroser le jardin à poil.
. Les filles viennent de partir se promener jusqu'à l'hôtel "Bula-Bula" pour y retrouver le perroquet qui s'est perché sur le bras gauche de Célestine ce matin. Nous ne sommes pas tout à fait sûrs de les revoir un jour.

Une grosse bise à Jeanne qui se remet parfaitement, nous l'espérons, de son intervention chirurgicale.

mercredi 13 janvier 2010

Dégradés de nébulosités


Arenal restera pour nous un concentré de gris et de pluie. Si la pluie a parfois cessé de tomber, le gris ne fut remplacé que par le noir. Nous avons néanmoins (mais n'a-t-on pas simplement fait contre mauvaise fortune bon cœur) passé un excellent séjour. Nous avons particulièrement apprécié les piscines d'eau chaude de l'hôtel par le temps froid et pluvieux que nous avons eu durant ces deux jours. Nous n'avons rien fait de notre programme prévu et c'est ainsi, inutile de se flageller pour cela.
Par contre :


. Nous avons visité un excellent établissement (El jardin zoologico des serpientes del Arenal) avec des serpents , des lézards, des grenouilles des insectes et des papillons dans un tout petit village perdu au bout d'un route de terre. Nous avons en particulier fait la connaissance d'Elisa, 10 ans et 120 kg qui a défaut d'être une petite fille obèse est en fait un python de 10 ans et 5 mètres. Elle a beau ne manger qu'un poulet (ou un lapin) vivant tous les 10 jours et ne pas être vénéneuse (tout du moins pas plus que les autres femelles du monde animal), son souvenir restera quelques temps avec nous. L'établissement ne payait pas de mine mais comme souvent l'habit ne fait pas le moine et nous en avons eu largement plus que pour les 28.000 colones que nous a coûté la visite.
. Nous avons vu des crocodiles, des tortues, des papillons (tétanisés par les froid et la pluie) et pas de grenouilles à l'hôtel "Los lagos". Les piscines et les activités annexes sont un plus évident si vous voyagez avec des enfants. Le wet-bar est lui un gros plus si vous voyagez avec une femme et une belle-mère alcooliques.


. Nous avons acheté des chaussures pour Célestine et Marin (16.000 colones pour les deux) chez un fabuleux cordonnier de La Fortuna. J'y ai découvert la marque "Tibetland" que "Timberland" a honteusement copiée dans le nom et le logo ainsi que la très chère à mon cœur et prestigieuse marque "Paulette" qui n'est autre que le surnom dont j'affuble Paola, ma blonde folle.
. J'ai mangé du gallo pinto matin, midi et soir et j'ai adoré ça.
. Estelle nous a obligé à regarder "La boum 2" sur TV5 monde - Amérique du Sud. Elle fait semblant de ne pas avoir apprécié mais nous savons tous qu'elle ment.
. On a porté des bracelets inviolables fluo pendant deux jours et on a trouvé ça hyper chic.
Nous avons donc quitté Arenal (à 11h00) en faisant le tour du lac. La route est très belle et nous avons même rencontré un troupeau de petits animaux dont j'ai oublié le nom. Il doivent être habitués à l'homme et aux véhicules motorisés car ils sont spontanément venus autour de la voiture lorsque nous nous sommes arrêtés pour les photographier. Le lac Arenal est réputé dans les mondes du windsurf et du kitesurf et nous avons pu le vérifier car il y avait un vent impressionnant (et de belles vagues). Nous avons ensuite traversé un bonne part du Guanacaste avec ses paysages secs et ensoleillés comme dans "Out of Africa". Comme nous commencions à nous trouver ridicules de manger dans les Burger King (Puerto Limon et Guapiles à notre tableau de chasse), nous avons décidé de passer au local, durable, écologique et tout et tout : le Mac Donald's de Liberia.
Nous sommes arrivés vers 15h30 à l'hôtel Bula-Bula (ce sont eux qui gèrent la location de la maison) de Playa Grande où un charmant monsieur raide mort m'a longuement proposé de nous faire faire des tours en bateau. J'ai promis d'y réfléchir et nous sommes partis découvrir notre maison pour les trois prochaines nuits. Elle est très jolie, a trois chambres et une piscine mais est surtout caractérisée par un taux d'humidité proche du zéro absolu. Estelle est en transes et elle parcourt la maison en répétant frénétiquement : "C'est génial, tout sèche, tout sèche". Il est vrai qu'après quatre mois d'humidité caribéenne, c'est agréable. Par contre, même en essayant d'être objectif, je trouve cela beaucoup moins bien que le côté Caraïbes. C'est super sec, le vert des végétaux est foncé et poussiéreux, cela n'a pas du tout le même charme. L'Imperial est hors de prix et il n'y a que des maisons de mythomanes. Nous n'avons pas encore vu les plages, je vous donnerai un avis plus complet une fois que cela aura été fait (dès demain matin). On va buller pendant trois jours et l'endroit semble parfaitement adapté (il y a juste des tortues luth qui nidifient ici et des jolies plages au Nord).
On suit de loin vos problèmes de neige mais on vous avoue que malgré les excellentes photos de la maison cassée sous la neige envoyées par Marie-Odile et Mike, on a du mal à conceptualiser la chose. On vous envoie du chaud, si ça peut vous aider.

lundi 11 janvier 2010

Nager dans la soupe

Bonsoir,

Je suis en train de surfer discrètement assis dans le restaurant de l'hotel "Los lagos" près du volcan Arenal que nous n'avons pourtant pas encore vu. La faute à un temps plus qu'exécrable qui nous suit depuis cette nuit. Nous avons dormi puis roulé sous des trombes d'eau. Nous avons même traversé un rio (en serrant très fort les fesses mais juste derrière une voiture plus petite, plus basse et plus légère) et je pense qu'une heure plus tard, il nous aurait fallu faire demi tour. En plus de la pluie, nous avons un ciel bas et fort chargé. On ne voit donc pas très loin ni très haut, donc, pas de volcan.
Tout cela aurait pu être désagréable s'il n'y avait eu les piscines chaudes de l'hotel. Nous avons donc barboté sous la pluie pendant deux heures. On n'a même pas dû sortir pour boire un coup et je vous l'annonce avec une joie non feinte : l'Imperial se boit très bien dans l'eau chaude d'origine volcanique.
Je vous laisse, les plats arrivent.

A bientôt.

dimanche 10 janvier 2010

Marchamo y Costa de Papito y Jean-O (pour la rime)

Cela fait maintenant bientôt quatre mois que nous sommes arrivés au Costa Rica et le rythme auquel nous découvrons de sympathiques nouveautés ne faiblit toujours pas (si je m'écoutais, je dirais même qu'il augmente).
Imaginant déjà la salive perlant aux commissures de votre cortex cérébral, je m'en vais vous en compter certaines pas plus tard que maintenant :

1. Le marchamo. C'est la vedette incontestée de ce début d'année et cette popularité est tout à fait justifiée. Sous ce doux patronyme chantant aux accents sudaméricains indéniables se cache en fait un phénomène autrement moins exotique : la vignette automobile. Vous n'êtes pas sans savoir que M&C nous ont laissé, entre autres choses, un Mitsubishi Montero Sport de 1999. Certaines personnes de notre entourage costaricien appellent cela une voiture de trafiquant de drogue pour l'unique raison qu'elle est noire, avec des vitres teintées et un V6 essence glouton (qu'est ce que les gens sont médisants à Manzanillo). Elle nous a sauvé la vie durant la saison des pluie (même si celle-ci fut beaucoup plus sèche que la précédente). Depuis quelques temps, les gens me demandaient si j'avais payé mon marchamo (j'ai, je dois l'avouer, mis un bon moment avant de pouvoir le mémoriser). Comme il trônait sur le pare brise une étiquette avec un gros "10" dessus, je pensai (alors et à torts) que M&C avaient déjà fait les démarches. Mercredi, Frédérique passe nous dire bonjour et m'annonce que je n'ai pas le marchamo (le "10", c'est le contrôle technique) et que les policiers font un carnage en vérifiant le marchamo de toutes les voitures qui empruntent la seule route du coin. Je prends peur et décide que la voiture restera à la maison, quoi qu'il advienne. Cela tombe bien puisque je dois aller à Puerto Viejo retirer de l'argent car nous sommes à sec. Je pédale donc quarante minutes aller et quarante minutes retour sous le soleil mais c'est agréable et ma chaine ne saute pas une fois : le paradis avec de la transpiration. A l'aller, je croise Erwann mais aucun policier (ni au retour d'ailleurs). Le soir, nous sommes au restaurant avec Ingrid et Erwann, Stéphanie et Olivier (et Noah mais nous n'avons pas discuté car il a deux mois), Pierre et Marise et Jean. On commence à papoter et là j'apprends qu'Erwann, juste avant de me croiser, avait croisé des policiers et comme il n'avait pas son marchamo, ils lui ont mis une amende de 13.000 colones, lui ont pris les plaques et lui ont annoncé qu'il devrait aller à Bribri puis Puerto Limon pour les récupérer. Inutile de vous dire que j'étais aussi content d'avoir fait du vélo qu'eux étaient dégoutés (j'étais quand même désolé pour eux). Je suis retourné le lendemain à Puerto Viejo en vélo pour payer mon marchamo.

2. La clef 3G. Les gringos du coin sont en transes : la clef 3G est arrivée. Pour nos amis sevrés d'internet depuis des mois, voire des années, cette nouvelle a fait l'effet d'un champignon hallucinogène particulièrement violent. Elle part par dizaines, on fait la queue devant les magasins ICE comme au bon temps de l'URSS, c'est la folie. Le talon d'Achille de la chose : la couverture réseau tout sauf complète. Frédérique a déjà la sienne, je vous donnerai des nouvelles.

3. La Costa de Papito. Pour ceux qui ont fait plusieurs fois le chemin Puerto Viejo - Cocles (ou plus loin), la Costa de Papito évoque des panneaux aux slogans accrocheurs tel que "Que rico Papito" que j'utilise le plus souvent possible (c'est comme le noir, ça va avec tout). En plus de cela (et c'était déjà pas mal), ils ont aussi un spa appelé "Pure jungle spa" (je suis tout à fait d'accord avec vous, ils ont le sens de la formule). Estelle ayant reçu du père Noël un bon pour un massage, elle a convaincu sa maman de l'accompagner et elles sont, à l'heure où je vous écrit, en train de se régaler d'un "Pure immersion jungle massage" ou un truc dans le genre.
4. La casa del pan : restaurant français de Playa Chiquita. On y a donc mangé et c'est très très bon et fort joli. Seul point noir : nous avons mangé à côté d'un groupe de 19 allemands qui, bien qu'étant pour la plupart intégré depuis fort longtemps, ont gardé pour la langue de Goethe et son niveau sonore des capacités quasiment intactes. J'en profite pour lancer un appel : Carole, la propriétaire doit changer le nom de son restaurant. Elle est à la recherche d'un nouveau qui envoie du bois.

5. Jean, le guide. C'est un ami d'Ingrid et Erwann qui vit au Costa Rica depuis 13 ans. Il est guide pour touristes francophones et comme il sait plein de choses sur notre petit pays de résidence actuel et qu'en plus il est fort sympathique, on s'est dit que cela aurait été bien de le rencontrer plus tôt. Seul point noir : il nous a dit que Playa Grande, où nous allons passer trois jours, est moche comme tout. J'espère que pour une fois, il a tort.

6. La finca la Isla. Sur les conseils avisés de Jean, nous sommes allés au jardin botanique de Puerto Viejo (black beach, un peu avant Puerto Viejo, à droite en arrivant de Hone Creek). C'est très bien, très joli, très intéressant et très raisonnable au niveau du prix. On a vu plein de grenouilles rouges vénéneuses mais pas de toucan (crotte, encore raté). On vous le conseille vraiment.

7. Un évènement dans ma vie : le marcel. Jeudi, comme il faisait très chaud, je suis parti à Puerto Viejo en vélo, avec un chapeau mais sans tee shirt. A l'entrée de la BCR (Banco de Costa Rica), un des deux vigiles armés me dévisage et me dit : "camiseta". J'ai d'abord pensé lui casser le cou d'une prise de Jujitsu puis j'ai pensé qu'il avait peut-être de la famille et je suis allé acheter un truc pour cacher mon corps d'athlète. Là, dans une boutique spécialisée en vêtements moches, j'ai perdu la raison et j'ai acheté mon premier marcel (jaune en plus). Je dois maintenant faire très attention pour contenir les assauts d'Estelle et maintenir le volume de notre progéniture à son niveau actuel.

Pour finir, le séjour de mamie Danièle à Punta Uva touche à sa fin puisque nous partons Lundi matin en direction du volcan Arenal. Je pense qu'elle a passé un bon séjour parmi nous et que son adaptation a été rapide et facile. Papi Roland et mamie Odile arrivent le 16, mamie Danièle décolle le 17 et nous rentrons le jour même à Punta Uva.

A très bientôt.

mardi 5 janvier 2010

Il fallait bien que cela arrive


Cela aura mis presque quatre mois mais je viens de trouver ce qui me manque de la France : les soirées d'été.
Ici, il fait toujours chaud et le vêtement le plus chaud que je porte est un tee shirt ce qui rend la vie presque exclusivement "externe".

Je profite de l'occasion pour faire d'un morceau de récif deux coups :
. Madeleine Bompart, outre ces innombrables qualités (je prépare subliminalement mon retour) est blonde mais intelligente. Elle nous a offert pour Noël des tee shirts Décathlon en microfibres qui nous permettent d'être habillés sans avoir chaud. Pour elle qui a par ailleurs beaucoup souffert d'avoir un enfant extrêmement pénible, nous demandons à la Providence de lui rendre ses largesses au centuple (et on lui envoie des bisous).
. Les vêtements, ici, doivent être choisis selon deux critères principaux : la finesse et la faible valeur. La finesse permet de minimiser le poids à porter une fois que le tissu est gorgé de sueur (au bout de 13 secondes) et le faible prix permet de minimiser la tristesse lorsque le tissu sort de la machine à laver avec de grosses taches marron (au bout du premier lavage).

Mais revenons à nos singes hurleurs (qui ont gueulé une partie de la nuit) : les soirées. Ici, la nuit tombe d'un coup(mais vraiment d'un coup) vers 17h30. On a beau décaler l'heure de l'apéritif d'une heure, cela fait un peu tôt et on se retrouve souvent à finir la vaisselle de repas du soir à 20h15. Comme ensuite, les moustiques continuent à piquer alors que les effets anesthésiants de l'alcool s'estompent, il devient moins intéressant de rester très longtemps dehors pour profiter de la fraicheur nocturne (précoce, agréable mais relative).

Nouvel aparté : les moustiques d'ici.
Notre maison a l'avantage d'être relativement épargnée par ces charmants insectes qui ont une amusante spécificité : on ne les voit pas. On se fait piquer, c'est indéniable, mais il est très rare d'en croiser un. Estelle, toujours à la pointe de la connaissance, nous assure qu'ils sont zébrés. Mamie Danièle, elle, se fait copieusement piquer. Je me demande toutefois si elle est plus visée que nous ou si nous ne faisons plus attention aux petits ronds rouges et urticants qui sont les traces éphémères des discrets passages de nos amis de la fin de journée.

Revenons à nouveau au principal sujet du jour : les soirées. Oui, je l'avoue, les diminutions très progressives de la luminosité (avec leur concert de couleurs) dans la campagne gardoise ont un charme que j'aurais aimé retrouver ici, même en plus chaud et plus humide. A n'en pas douter, ce type d'ambiance siérait parfaitement à la dégustation contemplative d'une Imperial ou d'un Abuelo - orange (passion naissante complémentaire et non concurrente de celle de ma bière costaricienne préférée). Vous me direz que cela n'est pas grand chose comme désagrément. Vous êtes dans le vrai.

Sinon, en vrac :
. Nous avons testé Selvyn. C'est très bon mais le service est au Costa Rica ce que la boulangerie des Embiez est à la France : dans le peloton de queue. La dame que nous avons identifié comme étant la femme de Selvyn, lorsqu'elle se faisait engueuler par des clients qui attendaient depuis des heures une nourriture qui ne viendrait probablement pas, allait, pour faire bonne figure, engueuler le monsieur de la parrilada (qui n'y était pour rien, la cuisson ayant ses raisons que la restauration ne connait pas) et la serveuse québécoise (arrivée la veille au Costa Rica), qui en plus d'avoir des problèmes en anglais, ne parlait pas un mot d'espagnol. Elle était formée par un collègue employé ici depuis trois jours.
. Les éboueurs ne sont pas passés ce Lundi. Cela tombe très bien puisque cela vient après une semaine où la population, en plus d'être environ dix fois plus importante qu'à l'habitude, était dans une fièvre consumériste à la limite de la transe. Inutile de vous dire que le côté biologique du pays est encore plus difficile à cerner qu'à l'accoutumée.
. Mamie Danièle a rencontré Patricia.
. Frédérique a trouvé des locataires (quatre nuits à 200 US$ l'une) pour la maison de Carl. Ils étaient dix, venaient de San José et l'une d'entre eux étaient une belge vivant en Amérique du Sud depuis neuf ans et rentrant bientôt en Europe. Ils ont ruiné le terrain avec leurs 4x4 et ont réussi à en embourber un. Ils avaient en plus très peur de Spike et ont demandé à ce qu'il reste attaché tout le temps.
. J'ai reçu un mail d'une argentine qui veut s'installer dans la région. Le ton résolument péremptoire de mes notes est en train de me faire passer pour ce que je ne suis pas : un spécialiste du coin. Je vais lui filer l'adresse mail de Patricia qui cherche quelqu'un pour l'aider. La jeune femme qui travaillait chez elle la dernière fois s'est révélée être schizophrène : mala pata !
. Quatre glaces, un Coca light et une Imperial au bar de la plage d'Arrecife : 5000 colones.
. Salina et Martina se sont fait voler leur bouteille de gaz aux environs du jour de l'an. Il faut dire que Carl et sa charmante épouse les obligent à cuisiner sous un abri de fortune au bord du ruisseau qui coule à l'arrière de la propriété. Salina, a juste titre, a fait remarquer que la bouteille étant sans surveillance et le chien attaché, il trouvait plutôt normal que le coût de la bouteille ne lui soit pas facturé. Marisela l'a plutôt bien pris : elle lui a dit qu'il était viré et qu'il devait immédiatement vider le taudis dans lequel ils vivaient. Heureusement, les propriétaires de l'autre maison (où Martina fait le ménage) ont proposé de les héberger. Nous leur avons avancé l'argent pour acheter une nouvelle bouteille de gaz (les plus de 40.000 colones nécessaires sont hors de portée d'un grand nombres de bourses locales). Voici une des raisons pour lesquelles nous n'envisagerions pas de faire notre vie ici.
. Pour finir, voici ce qui rend les adultes costariciens mâles le plus heureux : une alarme de voiture qui fait "bip - bip - biiip" lorsqu'on l'allume ou on l'éteint. Nous avons eu droit à un concert stéréophonique ininterrompu durant les cinq jours d'occupation des deux maisons qui nous entourent.

Bonne journée à tous.

vendredi 1 janvier 2010

Et plein de felizzzzzzzzzzzzzzz


Ça y est, cette année encore, pas de buzz de l'an 2000, tout s'est bien passé.

Cela commence donc de la meilleure façon et nous espérons que cette toute nouvelle année qui finit en 10 (excellent présage selon d'anciennes croyances de l'Ouest du Turkménistan, dans les environs de Balkanabat) vous apportera tout le bonheur possible. Aux capitalistes sanguinaires (et à eux seuls) nous souhaitons la prospérité et la possibilité d'exploiter les masses laborieuses.

En ce qui nous concerne, on va juste essayer de ne toucher à rien et de continuer comme ça le plus longtemps possible.

Le réveillon s'est fort bien passé. Les denrées apportées par mamie Danièle étant épuisées depuis longtemps, nous avons mangé et bu local et ce fut tout à fait excellent (Crevettes et mahi-mahi à la Estelle). La fin de soirée a malheureusement viré au cauchemar puisque les six autres membres de la fête se sont tassés sur un canapé sentant le moisi pour regarder le monument cinématographique que n'est pas : "Treize à la douzaine". Le pire est à craindre car le disque dur de M&C contient le deuxième opus.

Aujourd'hui, il est prévu d'aller manger à midi chez Selvyn (à 200m de la maison). Selvyn est, avec Maxi (le restaurant de Manzanillo), le restaurateur prioritaire dans l'attribution des langoustes. Ils ont eu l'idée astucieuse de fournir des bateaux aux pêcheurs contre la promesse d'être les premiers servis. On vous dira si c'est bon.

Encore une fois excellente année à tous.



mercredi 30 décembre 2009

Que faire, lorsqu'on habite vers Puerto Viejo de Talamanca


Je ne traiterai pas de la possibilité pour nos amis les hommes blancs mais néanmoins fort mûrs de rencontrer une femme (la plus jeune possible) pour l'épouser (ou pas) et lui faire quelques enfants. Ce phénomène, connu sous l'appellation Eddybarclaysmo-Yvesmontantisme (ou amour transgénérationnel) est ici extrêmement répandu. Ainsi, Carl, notre gentil propriétaire américain de 64 ans est l'heureux papa de trois enfants dont l'ainé a 11 ans et la cadette 2. Pour sa défense, il faut dire qu'il a un gros pick-up blanc GMC ZZ1 (je sais, cela n'a rien à voir) et plein de propriétés dans la région.

Je ne traiterai pas non plus de l'expérience quasi orgasmique consistant à employer toute une ribambelle de gentils sud américains dociles à 1000 colones de l'heure sans contrat de travail ni charges.

Je ne ferai pas plus mention de la possibilité de faire ou d'obtenir à peu près tout en graissant les nombreuses pattes qui ne demandent que cela. Charles Pasqua et Edith Cresson (j'essaie de ne pas toujours taper au même endroit) feraient ici figure de couple mormon à cheval sur les principes.

Je vais simplement vous parler des choses qui peuvent agréablement occuper vos journées sans pour autant vous faire passer pour de sombres abrutis :
. Aller à la plage. Elles sont désertes, superbes, blanches ou noires, avec des eaux calmes ou agitées, des récifs ou pas. Pour ne pas y brûler, le mieux et de ne s'y aventurer que le matin tôt ou à partir de 16h00. Venez avec un ensemble MPT (Masque - Palmes - Tuba) de qualité car ici, il n'y a que des modèles de merde et les récifs étant magnifiques, mieux vaut pouvoir les admirer. Il faut aussi savoir que les plages sont très fréquentées le weekend.Par contre, c'est amusant à voir, ils viennent avec les tentes, les glacières, les chaises, les barbecues et les grand-mères.
. Aller au refuge de Cocles. Ils ont plein d'animaux du coin, il parait que c'est très bien.
. Aller au parc national de Cahuita. C'est propre, superbe, il y a des douches et plein de singes. Vous donnez ce que vous voulez à l'entrée mais ne soyez pas trop radins. Juste à côté il y a Cahuita qu'il serait dommage de ne pas traverser, cela fait des souvenirs (penser à rentrer dans le supermarché Safari).
. Aller un samedi soir à Puerto Viejo. C'est très animé et beaucoup plus joli dans le noir qu'en plein jour. Manger au Chile rojo et rester dans la rue principale sans dépasser la banque BCR (à moins que vous ayez besoin de crack ou d'héroïne).
. Passer une journée à Manzanillo. Le matin, petit déjeuner chez Olala (à l'entrée à droite), puis matinée dans le parc en direction de Punta Mona, à midi chez Maxi et l'après midi à la plage.
. C'est un peu plus loin mais cela vaut le déplacement : Puerto Limon et Bribri.
. Manger du gallo pinto, des bananes, des ananas, boire de l'Imperial, des batidos.
. Acheter des patis au monsieur habillé tout en blanc qui parcours la région en vélo en criant "pati-pati-patiiiiiii". Ceux à la viande sont très bons mais très épicés (500 colones pièce vendus par paquets,bien gras, de deux.
. Faire du yoga au Tree house (Playa Chiquita). Le prof est très bien et c'est 2000 colones la séance.
. Acheter son pain chez Maïo (Playa Chiquita). Il est excellent (nous, on préfère l'intégral).
. Manger des mamon chino achetés au marché du Samedi matin au marché de Puerto Viejo (à côté de la ferreteria du centre ville). Ceux du monsieur blanc à gauche en arrivant sont excellents. Cela devient rapidement une drogue.
. Prendre un petit déjeuner au "Bread and chocolate" de Puerto Viejo.
. Etre patient, tolérant, discret.
. Eviter de faire du vélo s'il n'a pas plu depuis plusieurs jours. Les routes sont alors pleines de poussière et c'est un enfer.

Voila; c'est tout pour aujourd'hui, amusez vous bien.

dimanche 27 décembre 2009

Feliz Navidad


Quitte à être en retard, autant le faire avec panache.
C'est donc avec deux gros jours de décalage que nous vous souhaitons un très joyeux Noël et nous espérons qu'il l'a effectivement été.
En ce qui nous concerne :
. Mamie Danièle est arrivée comme prévu le 22 Décembre 2009 vers 22h30. Les décalages horaire et climatique n'ont en rien affecté sa capacité à parler sans interruption avec sa fille (il est vrai, unique, et ce à tous points de vue) et ce sur des durées très importantes. L'endroit semble lui plaire, elle s'est acclimatée à l'Imperial en un temps record et la température de la mer correspond à ses standards, pourtant très difficiles à atteindre. Les enfants ont été très contents de la voir et semblent toujours dans le même état d'esprit. La nouveauté, avec sa présence, est que nous avons dans notre nouvelle vie quelqu'un qui vient de notre vie d'avant. Cela donne un sentiment étrange et nous rappelle combien nous n'avons finalement que peu changé malgré ce que nous pourrions penser.
. Clément, que vous connaissez peut-être sous son nom de scène "Kiki" a eu 22 ans le 26 Décembre.
. Son papa, qui n'est jamais très loin de lui, a fêté ses 62 ans le lendemain.
. L'ensemble des Mejean-Paoli se joint à moi pour leur souhaiter à nouveau un très joyeux anniversaire.


. Le père Noël, malgré l'éloignement, a été très gentil avec nous. Nous avons maintenant, entre autres, à la maison : un xylophone, une flute de pan, un djembe et des maracas. Chaque annonce est donc maintenant le plus souvent musicalement illustrée. Cela donne part exemple : "Poum - Tchac - Ding - Tchac - Tchac - Ding - Poum - Poum - Tchac - On mange".
. En ce qui me concerne, j'ai eu un masque de plongée correcteur qui a littéralement changé ma vie (il parait que je suis à peine reconnaissable). J'écume depuis chaque bout de récif qui se trouvé à proximité et croyez moi, cela ne manque pas.
. Depuis quelques jours il fait beau, très chaud et la mer est très calme. Nous allons souvent à la plage et comme nous sommes des sortes de leaders d'opinion, une bonne partie du Costa Rica nous imite et les plages sont bondées. Tout est relatif, on reste loin des densités estivales des plages de la Méditerranée mais la quasi solitude habituelle est définitivement partie (on espère son retour pour bientôt).
. Le 25 Décembre à midi, nous avons testé le fameux restaurant Maxi de Manzanillo. Leur réputation n'est pas usurpée, c'est excellent et plus qu'abondant. Je rappelle aux plus étourdis que la plage de Manzanillo est d'après mon humble avis la plus belle de la région.
. Le 24 Décembre au soir, nous avons mangé à la maison. Décors de fête, robes de soirée et pour ma part, chemise de l'ambassadeur (chemise blanche que je ne mets que pour entrer dans l'ambassade de France à San José). Mamie Danièle avait apporté de France (boucherie de Saint-Chaptes plus exactement) du foie gras et du saumon fumé et de l'aéroport de Madrid une bouteille de champagne. Nous nous sommes promis de garder le souvenir de cette excellente soirée le plus longtemps possible dans nos mémoires, j'espère que nous y arriverons.
. Nous avons soigné ce matin le jeune fils de Carl (13 ans je crois) qui semble prendre un certain plaisir à se blesser. On a commencé au Cicatryl mais je pense que les antibiotiques seront probablement nécessaires. Dès qu'elles l'ont vu arriver, les trois filles sont parties en gloussant et j'ai (et je m'en serai bien passé) entendu Paola (5 ans) dire à sa sœur : "Il est trop sexy pour toi". Comme elle courait, j'ai fait semblant de ne rien avoir entendu (je sais, c'est un peu facile mais comprenez moi, j'en ai trois).
. Une petite pensée pour Jackie qui réalise actuellement un audit surprise à l'hôpital d'Aubenas. Si vous avez du rab de pensées positives, n'hésitez pas à lui en envoyer, elle est à sec (d'un autre côté, force est de constater que ce n'est pas sa spécialité). On vous tient informés.
. Pierre, en ce qui le concerne, semble totalement guéri.
. Vous savez que je répugne à étaler les points positifs de la vie de vacancier au Costa Rica. Je ne résiste pourtant pas à vous confier ceci (et c'est totalement véridique). Nous n'avons pas entendu un mot sur les problèmes de santé de J. Hallyday. Rien, nichts, nada, nothing, queud.

Voili voilou, cela semble être tout pour le moment. Amusez vous bien, gaffe au chocolat.

Comme dirait un certain JLG : labizatousettoutes